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 Là où tout commence. [Pv Martin]

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MessageSujet: Là où tout commence. [Pv Martin]   Jeu 18 Aoû - 10:25

"Dans un monde ou la survie est une priorité, les risques peuvent survenir à n'importe quel carrefour, n'importe quelle vie peut-être prise sans émotion et d'autres vies apparaissent dans le silence de la nuit. Ce soir, je suis morte, non, mon cœur ne c'est pas arrêté, mais mon esprit a changé, ma destinée sans doute aussi. J'ai cessé d'exister comme j'étais auparavant, une vie simple et peu palpitante, ce soir là, j'ai vue la vie telle qu'elle était, et la mort aussi. Les secrets gardés, les soupirs de la nuits, les âmes transformées par notre époque. J'ai vu tout cela, tout me parut clair, et pourtant, il me reste encore tant de chose à apprendre, à voir, à découvrir. Mon nom ? Lunadea Irae ALINUME, et voici l'histoire de ma rencontre avec un être tout à fait inhabituel."

Sous la légère brise du soir, j'avais quitté mes appartements, ne pouvant dormir à cause des cauchemars qui me suivaient à chaque fois que le soleil déclinait, je pensais qu'il ne pouvait rien exister de plus effroyable que ces mauvais rêves, mais je me trompais sans doute. Bien sur à l'époque je ne le savais pas, je savais juste qu'il était assez imprudent pour une jeune fille de se promener seule la nuit. Mais ces ténèbres m'avaient toujours protégée. Je ne portait pas de robe cette fois ci, une culotte noire, une chemise blanche et ma veste bleue sombre brodée d'argent tombant jusqu'à mes hanches. J'avais rangé mes cheveux en chignon et les avaient cachés sous un chapeau. Ce n'était pas évident de ne pas attirer l'attention, mais au moins, habillée ainsi en homme, je recueillais moins de regards. Mes gants se serraient sur mon arme a chaque fois que j'entendais un bruit suspect, une dague longue, cachée sous ma veste. Après tout il serait inconscient, même pour moi qui connait l'art du combat à mains nues de ne pas prendre mes précautions, qui sait quels fous pouvaient errer dans les rues ?

Cette ville était magnifique, quel dommage que si peux de personne sortaient sous la lune souriante. Je m’attardai quelques secondes à l'observer, debout là, sur cette grande place, le vent manquant de me décoiffer et emportant tout de même quelques longues mèches noires évanescentes et mon parfum vers le ciel. Si c'était ainsi le cadeau qu'elle désirait, soit, ce n'était pas un grand sacrifice, du moins c'est ce que je pensais à l'époque. Souriant à mon tour à celle qui était supposé être ma guide spirituelle, enfin, essayant de sourire comme je pouvais, je reprenait ma route le long des rues pavées. Je n'avais pas l'air d'une noble, juste d'une bourgeoise, certes ne n'avais plus de titre, mais j'en avais gardé toutes les convenances, un port sublime et digne, mes instructrices m'avaient toutes dit que je serais sans doute une excellente gouvernante, mais que je devais être plus détacher, autre qu'en apparence. A cette pensée je souris à nouveau comme je pouvais, ne pourrais-je jamais être moi même ? Était-ce trop demander que de mettre du cœur dans chaque ouvrage ?

Continuant à arpenter les pavés alors que la nuit atteignait son summum, je vis un spectacle peu commun, un chat, noir, comme je les aimais, comme je me sentais être, me coupant la route d'un pas vif et leste, poursuivit pas trois rats. Inutile de vous décrire ma surprise, d'autant plus que les rongeurs en question n'étaient pas ce qu'il y avait de plus gros. Non... Autre chose avait troublé l'équilibre de la rue, ils fuyaient quelque chose. S'engouffrant alors dans la ruelle, je commençais à entendre du bruit, une voix, masculine. Quand le spectacle arriva à mes yeux, je ressentit une grande colère. Un homme, visiblement une classe laborieuse, avait pris en chasse une vieille femme. Que lui voulait-il ? Hors mis la dépouiller, je ne voyais pas d'autres choses, ou alors si, mais c'était encore plus répugnant et de mauvais goùt. Avançant silencieusement, tapie dans l'ombre, de me glissait dans son dos avec prudence. Quand le moment opportun fut tout désigné, je lui présentait ma main gantée sur sa joue, propulsant son visage dans le mur le plus proche. m'écartant maintenant que ma présence avait été remarquée, je notais sans grande stupéfaction qu'il se relevait, oui, je ne suis pas encore assez puissante physiquement pour endormir un homme de cette constitution aussi rapidement. Mais au moins, il ne s'occupait plus de la petite vieille qui déguerpit rapidement.

Voutée et le fixant du regard, j'avais passé ma main sous ma veste, saisissant la dague gravée de symboles mésopotamiens que ma famille se transmettait de génération en génération. Je n'aime pas tuer, je ne le tuerais sans doute pas, mais sur le coup, je n'étais pas parvenue à me contrôler. Ah ? Damne, lui aussi semblait armé, pas une arme à feu heureusement, sans doute était-ce trop cher pour un badaud de cette classe. Mais il fallait tout de même s'inquiéter du poignard qu'il avait tiré. Se jetant sur moi, je l'esquivait sans grande difficulté, mais la précipitation n'étais pas une bonne chose, et la posture accroupie que j'avais prise, ma main effleurant le sol, ne me permit pas de remarquer les petits bouts de verres brisés jonchant le sol dans la pénombre. Un picotement me fit grimacer, ma main venait de subir une légère entaille laissant échapper quelques perles de sang, ce liquide qui était censé être celui d'une descendante des antiques, ce sang qui était supposé avoir une odeur virginale sans pareille. Moi, je ne le sentais pas, mais sans doute d'autres créatures n'avaient pas le même point de vue.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Dim 28 Aoû - 16:35

Il y a avait une certaine fascination a assister progressivement, au fil du temps, aux regnes des ténèbres, reprenant pou levoir perdu au matin, sur la lumiere. Peu a peu, les éclats de lumière se faisait rare, laissant place aux lueurs chaude des bougies, rappelant qu’il y a quelque heurs, la lumière regnait encore en maitre. Ce soir, plus q’un autre soir, la nuit allait être sombre, très sombre, delaissé par son ami la lune. Le vent, quand a lui, avait fais don de sa presence, accentuant un effet d’insecurité sur tous ses mortels, cloîtré chez eux, attendant patiemment le retour du soleil. Seul les personnes comme Mr Vanderkan appréciait cette instant, du haut de leur demeure, n’en perdant pas un seul instant, subjugué par ce phenomene.

Cette énième passation de pouvoir terminée, Martin pouvait a présent profiter de ce nouveau regnes pour laisser libre court a sa nature et ses envies. Quelques pas dans son domaine et le voilà sortit de celui-ci, arpentant les rues deserte ou seul quelque animaux ou ivrogne y figurait. Rien de bien appetissant pour notre noble vampire. Cela faisait plusieurs semaine que les delicieuse jeune demoiselle était aux abonnés absente, les avait-il toutes dégustée ? Il n’esperait pas en tout cas car entre un steak haché et une délicieuse bavette, il y avait une difference indescriptible. Attention cependant, Mr ne se rendait pas n’importe ou pour choisir ses victuailles, les femmes irrespectueuse d’elle et laissant l’argent primer sur leur dignité n’était rien de plus qu’un vulgaire gibier, jeune ou non, elle était pourri de l’interieur, souillé par tout ceux qui en avait abusé ou du moins profité.

Marchant d’un pas rapide mais habile, Martin continuait de se promener dans sa vitrine, pour le moment bien vide, quand un bruit vint troublé le silence caractéristique de la nuit. N’ayant pour le moment rien trouvé de bien probant, il se décida de laisser place a sa curiosité qui le conduirait peut etre a son festin. Il se dirigea donc en direction de ses éclats de voix tout en restant sur ses gardes. En effet, il n’était pas rare de voir de tel supercherie mise en place afin de dépouiller un bon st maritain ou pire encore. Supercherie démontrant l’inteligence que faisait preuve les humains, cette espece brutale et irréfléchi, se condiserant mieux que le reste des animaux.

Parlons en des humaines, cette espèce donneur de leçon, sans pour autant les appliquer eux même, denoncant la brutalité et l’absence d’intelligence des autres espèces, tant en évitant de se regarder et voir qu’au fond il ne sont pas mieux qu’eux. Tant de guerre inutile, pour quelque terre, digne des félins, tout en n’oubliant pas leur immoralité quand a l’asservissement de certain de leur même especes. Il faut aussi parler de leur si brillante idées, qui ne les conduit qu’un peu plus chaque jour vers leur tombe en bouleversant un fonctionnement naturel pour le remplacer par des inventions plus dangereuse les unes que les autres. Alors apres tant de réflexion et remarques, comment penser que l’espece humaine est mieux que les autres espèces animal ? Simplement parce qu’ils ont evolué plus vite que les autres ? ce n’est surement pas leur faculté de se souvenir qui les différencie quand on pense qu’il font et refont les même erreurs a longueur de temps…

Ce moment de réflexions achevé, il était arrivé au centre de cette voix, dont seul ses éclats était parvenu a lui. Discret, comme toujours, il s’était arrêté au coin de la rue, ne faisant qu’observer la scene, caché par la nuit elle-même. Ceci se eroulait comme bon nombre de delis, cependant une personne tierce vint pimenté le spectacle de notre cher noble. Une personne audacieuse pour tenter de risquer sa peau en voulant sauver quelqu’un d’inconnu. Malgré la pénombre, par son courage et sa ténacité, cela devait etre une personne masculine, dommage pour Mr Vanderkan, lui qui cherchait la fraîcheur d’une délicieuse jeune demoiselle encore innocente. C’est en songeant a quitter la salle pour continuer ses divagations, qu’il fut surpris de sentir une odeur très attirante, après que l’agresseur ce soir pris un poing en plein visage. Pourtant cette odeur était plus celle d’une jeune fille que celle d’un homme, preuve qu’elle ne venait pas du malfaiteur. A y regarder de plus pres, notre téméraire avait mal placé sa main et s’était écorché, serais-ce donc une dame ? intéressant, si jeune et tenace, c’était un met rare de nos jours. Martin s’en léchait déjà les lèvres mais avant il fallait l’amadouer et surtout éviter que l’autre brute ne l’abime de trop.

Quelque foulée, un saut, un coup de dague bien porté et le voilà itutbant sur le sol, ce vidant de son sang infecte que meme Martin ne gouterait pas. A présent devant notre heroine, l’autre personne ayant fuit a vive allure, priant surement sa bonne etoile, il lui tandis la main pour l’aider a se relever.

Sous sa longue robe noiratre agrementé d’un capuchon de la meme teinte, Mr Vanderkan devait etre impressionant et surtout intimidant, cependant, apres une tel demonstration, cette jeune demoiselle mettrait peut etre de coté sa peur pour prendre la main de son sauveur. Seul l’avenir nous le dira…



Dernière édition par Martin Vanderkan le Ven 30 Sep - 9:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Dim 18 Sep - 18:50

Une vague de chaleur emplissait ma main blessée, je sentais un doux fluide s'écouler de ma paume et salir mes gants. Quel gâchis, encore un vêtement hors d'usage que je devrais jeter et renouveler, j'avais vraiment perdu l'habitude de me battre pour me blesser si sottement. Mes yeux perles devaient lançer des éclairs à l'homme, je ne voulais pas à avoir à le tuer. Mais je n'en eus même pas l'occasion, alors que je mettais ma main du coté droit de mon cou pour porter une attaque à l'être qui se ruait sur moi, une ombre se jeta sur lui, tranchant sa jugulaire sans le moindre effet d'hésitation pour ensuite le laisser agoniser tant qu'il voulait. La masse sombre s'avança, je crois que j'eus un moment de peur ou même de couardise face à cet événement si imprévu, toujours accroupie, j'eus un mouvement de recul. Qui était-ce ? Encore un homme si on en jugeait par sa stature, mais que voulait-il ? M'abattre à son tour ? Était-ce un tueur en série ? Je ne baissai pas la main, ma dague toujours pointée sur ma nouvelle cible, attendant de connaitre ses intentions, mais on devait me sentir plus hésitante, moins sure de moi même et légèrement anxieuse. Je ne l'avait pas sentit approché, et mon instinct félin ne m'avait rien signalé non plus... Peut-être avais-je été trop prise par le combat ? Ou peut-être me rouillais-je ? Quelle idiotie de ne pas prendre en compte tout ce qu'il y a autour, un homme de cette stature ne devrait pas passer inaperçu à mes yeux...

L'homme se stoppa et me tendit une main rassurante, paume vers le ciel, sans agressivité... Une ruse ? Je levai les yeux pour chercher ceux de mon sauveur et trouvai deux opales rubis me regardant sans animosité. Je crois qu'à ce moment là, mon esprit et mon cœur se scindèrent alors en deux, l'un désirait fuir, m'indiquant que cet homme n'était en rien doux et gentil, faisant trembler mes jambes comme pour les presser de partir, tandis que l'autre guidait déjà ma main gauche vers celle qui m'était proposée. Pourquoi ? Pourquoi ne pouvais-je même pas choisir mon option et que mon corps décidait ainsi de lui faire confiance malgré la peur ? Était-ce mon instinct ou autre chose que je ne connaissais pas ? Je n'en savait pas grand chose mais quelques secondes plus tard, j'étais debout, à sentir ma main blessée comprimée par celle du bellâtre qui m'avait sortie de ce pétrin. Je dû mettre beaucoup de bonne volonté à ne pas grimacer, je pense que je ferais plus attention la prochaine fois. Ma main lâcha doucement la sienne, dans une caresse non désirée, mes doigts ne parvenant plus à se tenir convenablement sans émettre une brève douleur, et je cachait légèrement mon visage sous mon chapeau, bien que mon déguisement ne puisse laisser voir qu'un homme efféminé, je préférais toujours garder un semblant de sécurité. Tenant la bordure de mon couvre chef, je m'inclinait sans prononcer la moindre parole, ma voix n'étant en rien masculine.

Alors que je me redressais, espérant qu'il avait compris mon remerciement malgré ma mutité, je croisais à nouveau des deux sphères de feux qui s'étaient posées sur moi, me faisant détourner la tête dans un son de gêne. Je ne savais que faire, partir serait un bon choix, mais mes yeux semblaient sans arrêt attirés par ceux de l'homme, faisant naitre en moi une sorte de chaleur incompréhensible. Je n'osais pas vraiment le regarder en face, craignant à la fois de me faire démasquée mais également d'être impolie. Pourtant mes yeux ne cessaient d'aller et venir entre le sol, le bout de la ruelle et ses yeux... Quel étrange personnage, son visage était d'une beauté à défier les anges et ses yeux avait un envoutement permanent. Mais finalement je parvins à esquisser un geste, tournant sur mes talons pour partir bien que mes jambes soient si tremblantes. C'était ignoble, son visage hantait toujours ma vision alors que je ne l'avais même plus sous les yeux, et la dague que je rangeais peu à peu dans ma veste tremblait elle aussi sur le coup de la frustration. Je ne m'étais jamais sentie si affaiblie face à un homme inconnu, et cela me mettait dans une rage folle de sombrer dans un si doux tourment. Mes pas étaient si lents et hésitants que j'avais le sentiment de ne même pas avancer.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Ven 30 Sep - 9:00

Le spectacle que lui avait offert ou plutôt forcé à regarder, avait l’air de l’avoir effrayée. Elle avait été hésitante quand a prendre sa main, et encore plus au moment de fuir ou de rester à en croire le tremblement de ses jambes. Elle lâcha sa main peu de temps âpres, sur le moment il ne compris pas mais a en voir l’état de cette dernière la question n’eut pu lieu d’être. Elle paru aussi intrigué et terrifié par ses yeux, ou alors c’était encore la peur de la mort qui la hanté, nul n’aurait pu le dire.

Elle tourna les talons, remerciement auparavant Martin a sa façon, repartant dans la direction opposé à la sienne. Elle était encore tout tremblante, elle mettait péniblement une jambe devant l’autre afin d’avancer, si quelqu’un de malintentionné la voyait ainsi, et croyez moi il y en avait beaucoup a cette heure et dans ses rues, il n’aurait nul mal à en faire ce dont il désirait. Cependant un dilemme se posa a notre jeune Vanderkan, d’un coté elle était presque sur de finir au fond d’un fossé au levé du jour et de l’autre elle n’accepterait pas d’aide de sa part à en voir la peur que lui prodiguait Martin. Il prit donc la décision, tout en la regardant s’éloigner lentement, de l’aider. C’était une exception rare voir inexistante pour ce vampire, simplement par le fait qu’il considérait que quelqu’un devait être digne d’obtenir son aide avant de lui apporter. De plus cette jeune demoiselle n’avait pas l’air de connaitre sa nature, elle faisait partit de la majorité ignorant cette espèce, cela lui donnerait une chance de passer pour quelqu’un de normal pour une fois, sans que la personne soit terrifié de part les gènes qui coulent dans ses veines.

Sans un bruit, il se dirigea vers cette silhouette avança a pas de fourmis dans l’ombre, lui porta un coup rapide mais léger a la nuque afin de l’assommer et la rattrapa aussi tôt, pour ne pas abimer cette enveloppe charnel. Il ne la porta pas comme vulgaire sac à patate, comme à son habitude, mais plutôt comme une malade qu’on emmenait à l’hôpital. Le retour fut plus long que l’allée du fait d’un poids supplémentaire mais l’effort était loin d’être insurmontable pour Mr Vanderkan.

Une fois à l’ abri des regards et dans ses murs, Martin posa tout d’abord la demoiselle sur son divan avant d’aller retirer et accrocher son vetement de sortit. Son visage était des à présent visible enfin pour ceux qui savait regarder dans l’ombre. Il alluma donc quelque bougie afin d’éclairer son hôte et pouvoir lui procurer les soins nécessaire. Tout d’abord il lui enleva tout vetement afin de pouvoir la soigner, apercevant des equimose sur ses jambes entre autre. Puis il commença à la laver dans sa baignoire afin de lui redonner une peau rose et non marron voir noirâtre. Ensuite il la rhabilla avec quelque vêtement féminin accumulé pendant des années. Il l’avait revêtit a la façon d’une princesse, une longe robe bouffante, comme la mode l’imposait en ce moment, de couleur noir parsemé de rouge pour faire ressortir les dessins. Un décoté osé pour le haut, de quoi ne pas passer inaperçu. Il la releva, la mettant en position assise afin de la coiffer des à présent. Martin n’était pas maquilleur, ni coiffeur, ni habilleur mais les règles de bienséance que lui avait inculqué sa mère passait par le fait de pouvoir faire beaucoup de chose seul afin de ne pas être comme bon nombre de noble incapable de quoique ce soit de leur dix doigts. Elle avait une longue chevelure, ce qui lui permit de lui faire un chignon avec une grosse partit de ses cheveux et de laisser les autres tombants sur les coté, encore une fois une coiffure digne d’une princesse. Ce petit exercice fini, il aperçu son visage, du moins il prit enfin le temps de le regarder pour la première fois. Un visage fin, une peau douce à ce qu’il avait constatait auparavant, cette fille avait tout pour devenir une dame que l’on respecterait. Que faisait-elle au beau milieu de la nuit, seul, dans un tel état d’hygiène et dans de tels habits…

Cette demoiselle était des a présent bien plus alléchante a son odorat et a ses yeux qu’auparavant cependant il s’était résigné des lors qu’il avait décidé de la ramener et la soigner, qu’elle n’en serait pas une ou du moins qu’il y gouterait du bout des lèvres. Il avait de plus grand projet pour elle, elle allait devenir celle qui lui obéirait, pas une esclave non, ce terme étant trop négatif et rabaissant mais plutôt sa maitresse de maison, sa conseillère, son encas… tant de rôle à assumer qui n’était pas a la porté de tous. Il espérait cependant d’une part qu’elle ne fuit pas en se réveillant ou du moins qu’elle ne sorte pas de chez lui et d’autre part qu’elle accepte. Elle aurait droit a toute la luxure qu’elle désirait, elle vivrait comme elle voudrait, mangerait a sa faim, s'habillerais a son gout, tant de privilège qu’un esclave n’aurait pas eut le droit.

Il était là, debout devant elle, assise, l’observant sous toute les coutures et se laissant aller a ses pensée. C’était un vampire pourtant et ce qu’il avait fait pour elle était plus digne d’un humain aces ses émotions, ses sortes de pensée affaiblissante, il ne comprenait pas ce qu’il vivait enfin ressentait a présent, c’était un peu comme la loyauté et la fidélité qu’il portait a sa mère, un sentiment étrange qu’une personne compte bien plus qu’une autre a vos yeux. Martin n’était pas non plus un de ses vampires dégoutant, ne pensant qu’a sucer n’importe quel sang, il avait toujours fait attention a être au dessus d’eux, a être plus civilisé que les autres.

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mar 4 Oct - 18:36

Je pensais avoir la peur de ma vie, en même temps qu'un désir profond de ne pas m'échapper de cet enfer, un peu comme on aime une douce folie qui nous fait souffir, non je ne suis pas de celles qui aiment souffrir ou sombrer dans le noir total d'une dépendance forcée. Mais c'était plus fort que moi à chaque fois que son regard traversait mon esprit, ces deux grandes opales rouges sang qui me perçaient à jour comme pour voir tous mes sombres desseins.
Mais alors que mes jambes semblaient parvenir à me porter, une vague de chaleur traversa ma nuque, se changeant doucement en froid glacial, muant ma vision en particules de nuages et brisant le doux équilibre des courbes et des lignes droites que formait la ruelle à mes yeux. Je sentis mon corps basculer en avant à mesure ou mes yeux se fermaient, croisant une dernière fois la lune brillante au loin, cachée derière son voile ténébreux quasi imperceptible. Je le savais, je n'aurais pas dû faire confience à un homme capable de me mettre dans un tel état de faiblesse. Mais était-ce vraiment lui ? Je n'en savait trop rien, et mon esprit se laissa aller aux portes du long fleuve noir qui serait sans doute ma dernière demeure.

Le monde vu d'ici était nettement moins compliqué à comprendre, tout respirait les ténèbres et chaque ronce qui lassérait mon âme n'avait plus rien de niais. Je sentais mon coeur se faire trancher, griffer, briser par toutes ces lianes griffues, venant sans doute de chaque fois où on m'avait manipulée, bridée... Mais peu à peu un élément se dégagea, la vision d'une cage en or, à l'intérieur aucune ronce ne rentrait, cela faisait comme un barage. Certe elle était petite, mais j'y serais protégée si je parvenais à la rejoindre... Mais pour y arriver, il faudrait que je me déplace parmis ces rosiers, que je sois écorchée, mutilée.

Un doux parfum humide, une fraicheur ambiante inquiétante pour la plupart des gens mais qui chez moi est synonyme de traquillité et de paix. Je poussais un léger couinement en ressentant un blocage à ma nuque. Pourquoi avais-je si mal ? Je ne parvenais pas à retrouver tous mes esprits. Je me redressais lentement, les yeux toujours clos et passant une main douce et agacée sur mon col. Je finis par recouvrer la vue, bien que flou je pouvais commencer à mettre des mots sur ce qui m'entourait.

J'étais assise sur un long divan, de là où j'étais impossible de dire si c'était une méridienne ou un simple sofa mais le style traduisait un grand luxe. L'ombre était omniprésente, seules quelques bougies de ci de là éclarait la pièce sans que je ne puisse voir autre chose que deux grandes opales m'observant attentivement. Mon coeur fit un soubressaut à mesure que mes souvenirs revenaient. Ma sortie nocturne, le combat, l'homme étrange m'ayant défendue, cette sensation étrange... Je ne m'en étais pas rendue compte mais sur le coup de la surprise je m'étais levée d'un bond, le regard perdu autour de moi avant de retomber gracieusement sur les coussins où j'avais été préalablement installée. Que me voulait-il et... Baissant alors les yeux je me rendis compte que je n'étais plus déguisée en homme, mais belle et bien en gente dame, presque digne de la cour, richement décorée, je rougis sur le coup, ouvrant la bouche comme pour contrer mon émois.

- Que... Où suis-je ? Pourquoi m'avez vous ainsi...

Je ne terminai pas sa phrase. Toute personne normalement constituée aurait demandé "Pourquoi m'avez vous ainsi enlevée ?" mais moi, ce qui m'avait sauté à l'esprit était plutot pourquoi m'avait-il ainsi vêtue alors que je me faisais passer pour un homme... Certes, la question était réellement déplacée, mais très vite je me rendis compte d'autre chose. S'il m'avait vêtue, il avait d'abord dû m'ôter mes frusques... Ce qui voulait dire qu'il... m'avait...
Sur le moment un réfflexe pudique fit son entrée, me laissant ainsi rougir alors que sincèrement tout ce qui m'importait était surtout que mon futur maitre n'en soit pas outré. Lorsque je rencontrerais mon maitre, je voudrais être irréprochable, et non être concidérée comme une femme de petite nature, alors hors de question que tous les hommes du pays me voient dévêtue. Je redressais à nouveau la tête l'air dur mais toujours une lueur de curiosité aux pupilles, je voyais enfin son visage, un homme inquiétant, intrigant au point de me faire ressentir un frisson dans l'échine, et qui pourtant me laissait croire que je voulais me lier à tout prix à lui, lui vendre mon âme. C'était hors de question ça aussi ! Seul mon maitre aurait droit à mon âme, et ce n'était pas avec un peu de richesse et de beaux yeux qu'il le deviendrait. Mère, comment trouvait-on son maitre ? Je redressais la tête d'un air digne et sans peur alors que tout mon corps se disputait à savoir quelle réaction adopter.

- Qu'attendez vous de moi ?

Demandais-je simplement. Il ne m'avait pas tuée, il n'avait pas l'air de m'avoir violée non plus... Alors que voulait-il pour ainsi me kidnapper ?
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Lun 10 Oct - 20:46

Martin observait le réveil de la jeune demoiselle, impassible, sans un seul geste, la laissant exprimer ses émotions « humaines » tel que la peur, la surprise ou encore l’émerveillement. Elle balbutia quelque phrase sans les finir, pris de panique surement. Une fois ce moment passée, celle-ci rassisse et prête à reprendre ses esprits, Mr Vanderkan se décida à agir a son tour et éclairer la lanterne de cette pauvre âme perdue. S’assit a coté d’elle avant d’entamer sa réponse d’une voie rauque

« Ce que j’attend de vous … tout ce que vous pouvez offrir »

Une phrase ambigüe, énigmatique, comme a son habitude, avec un temps de pause, assez pour la laisser imaginer le pire mais pas assez pour la laisser réagir

« Soyez rassurée, si j’avais voulu vous faire du mal, je l’aurais fais depuis longtemps … »

Ceci étant dit, ses intentions exprimé il la regarda droit dans les yeux, attendant sa réaction.

Son odorant le titiller toujours un peu plus, l’avoir habillée n’avait rien arrangé, bien au contraire c’était comme embellir son assiette pour mieux la dévorer. Seulement il ne pouvait pas se laisser aller a cette gourmandise, du moins il n’arrivait pas a s’y abandonner. De plus elle avait un potentiel et une future utilité certaine pour lui qui se devait de la laisser ainsi et lui proposer un « contrat ». C’est ce qu’il s’apprêtait à faire après avoir quelque peu rassurée son hôte.


« J’ai quelque chose à vous proposer : En échange d’une vie en sécurité, a l’abris du besoin, une vie de princesse, comme toute jeune fille en rêve, je vous demanderais d’être entièrement dévoué à moi »

Sur ses dernières paroles il attendit impatiemment une réponse. Cette réponse allait déterminer la suite des événements, surtout si il gouterait son délicat met ou si il se contenterait de la regardait en imaginant la sensation de ce liquide sur ses lèvres. Si elle savait l’épée de Damoclès qui était sur sa tète, elle se sentirait obliger de répondre positivement c’est pourquoi il n’avait pas dévoilé sa nature, de façon a lui laisser le libre arbitre.

Oulala, que lui arrivait-il, commençait il a pensé comme un humain ? Foutaise c’était simplement par intérêt, enfin il préférait s’en persuader. Il ne devait pas se laisser envahir par ses émotions qui ne le rendrait que plus faible, en souvenir du passé et de la promesse qu’il s’était faite… Il sentait pourtant que celle qu’il avait ramené était différente, elle avait un petit quelque chose qui lui avait fait échappé une mort certaine sous ses crocs. Et puis il avait besoin de quelqu’un, et pas de n’importe qui, rare était les personnes pouvant assumer ce rôle. Il comptait d’ailleurs lui révélait son secret une fois la réponse donnée, de façon a ce qu’elle puisse mieux le comprendre…

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mar 11 Oct - 12:48

Alors qu'il s'asseyait à mes cotés, je ne pu réprimer un geste de protection, menant ma main à coté de ma joue, protégeant mon cou de mon avant bras, et prévoyant de le lever pour protéger mon visage au moindre mouvement suspect. Il n'avait pourtant pas l'air violent, mais que voulez vous, un homme qui nous enlève et nous dévêtit avait toujours notre suspicion, c'était instinctif. Je tâtais discrètement ma cuisse pour chercher ma dague, il me l'avait prise évidement, sans doute quand il m'avait mise à nu. Au final, ce qui me dérangeait le plus dans cette histoire c'était de mettre sentie détestable vis à vis de mon futur maitre, j'avoue ne pas faire grand cas de ma pudeur, mais si mon maitre me désirait plus pure que tout, j'avais déjà trahis cela sans le vouloir et sans même le connaitre. Il finit par entre ouvrir les lèvres pour répondre à la seule question intéressante que j'avais posée. Que signifiait-il par "Tout ce que je pouvais offrir" ? Rien ! Je ne pouvais rien offrir ainsi, tout devait appartenir à mon maitre et rien ne ferait exception, pas plus ma virginité que mon service. Comment osait-il ainsi me demander tout alors qu'il m'avait enlevée de manière assez brutale ? Pourtant quelque chose me trottait dans la tête, une sorte de complainte, de réflexion, me dictant de rester polie et courtoise.

Il me proposa alors un marché, une vie de dévotion contre tout l'or du monde et le plaisir mondain. Attendez une seconde, autant je me contre fichait éperdument de la richesse ou des titres, j'en avait déjà trop avec mon maigre rang bourgeois, mais plus important il me demandais de le servir ? Mes pupilles se dilatèrent, les muscles aux extrémités de mes yeux furent parcourus d'un soubresaut. Bien que mon attitude soit méfiante face à cette proposition, en réalité je me posais bien des questions. Pourquoi dire oui ? Après tout il n'était pas forcement une personne louable vue la manière dont il m'avait conviée chez lui, vue qu'il n'avait pas fait grand cas d'une éventuelle pudeur chez moi alors que c'est une valeur commune à bien des femmes. Mais au fond je me demandais pourquoi mon âme avait réagit étrangement à lui, peut-être était-ce un signe, j'avais pris cela comme une faiblesse au départ mais finalement cela n'était peut-être pas un problème venant de moi.

Baissant alors mon bras d'un geste mécanique quoi que plus détendu. Maintenant c'était réellement la curiosité qui m'animait, je désirais en savoir plus, et tant de question tourbillonnait dans mon esprit que je ne savais par où commencer.

- Et quel serait le nom de mon maitre si par cas j'acceptais ?

Oui, je n'avais pas accepté, il fallait bien reprendre depuis le début, aux présentations, la tradition voulait qu'un homme donne son nom à la femme avec qui il conversait. Mais ce n'était pas par convention que je lui posais cette question. Je voulais juste connaitre la personne qui me mettait tant en difficulté, qui me proposait cette chose qui était la quête de ma propre vie. Je ne pouvais détourner mes yeux des siens, sans doute pour insister sur le fait qu'il s'agissait que quelque chose d'important. Tendant la main vers lui, je voulu la seule chose qui m'importait.

- Je n'ai qu'une seule condition à vous servir... La confiance... Alors rendez moi mon arme je vous prie...

N'importe quel homme saurait qu'à une telle distance, j'aurais tôt fait de le poignarder aisément, un jeu d'enfant en fait, s'il me rendait alors mon arme, il mettrait sa vie entre mes doigts et ma folie. Qu'allait-il faire ? Se défier de moi ou simplement jouer ce petit test. Mes yeux ne semblaient traduire aucune violence, mais sans doute un peu de fourberie, des yeux félins que j'avais lorsque quelque chose d'intéressant se présentait à eux. Ce qui n'arrivais que très rarement. Mais cet homme avait tout pour éveiller et caresser ma curiosité et mon désir de connaissance, ce qui était sur, c'est que si je rentrais à son service je ne m'ennuierais jamais.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mer 16 Nov - 1:09

La jeune fille avait paru méfiante sur le moment, quand je m’en étais approché, rien de plus normal vous me direz, pour une fille dans sa situation fasse a la peur d’un homme comme moi l’approchant. Elle m’écouta attentivement tout en paraissant soucieuse. Mes observations se confirmèrent quand elle me questionna sur mon nom d’abord puis sur la confiance. Avec un léger sourire je lui répondu amusé

« C’est exact, je vous demande de pardonner mon impolitesse quant a ma présentation, je me nomme Martin, Martin Vanderkan et vous ? »

Ceci étant fait, vint la question de la confiance, elle voulait que je lui rende son arme de façon a retrouver une position agréable et qu’elle puisse se sentir moins faible comparé a ce que je lui inspiré. Cependant ce sentiment est aussi bon que mauvais, un mot pervers pour designer la folie de certain tout autant que la raison d’autre personne. Elle désignait le fait de laisser notre vie, notre destin ou toute autre action nous portant atteinte entre les mains d’une personne qui nous était chère souvent comme parfaitement inconnu dans d’autre cas. On peut citer le fait de prendre le train ou la confiance sur notre vie est mise entre les mais du chauffeur et des équipiers tandis que l’on peut parler de confiance entre un époux et sa femme. Mais là il n’en était rien, c’était une inconnu demandant a un inconnu de lui faire confiance quant a sa vie, même si au fond il ne craignait pas grand-chose, si par hasard elle venait a vouloir le planter de sa dague, il aurait le temps de l’éviter et de retourner l’arme contre elle, les vampires était connu pour leur vitesse. Et par pur hasard si elle le touchait, il n’était pas si fragile qu’un humain, il aurait le temps de la saisir et s’abreuvoir de son sang afin de soigner ses blessures. Dans tous les scenarii possible, il en sortait indemne, seulement elle l’ignorait.

Alors c’est après toute sa réflexion, ayant laissé un blanc entre sa dernière réponse qu’il la regarda droit dans les yeux, puis attrapa quelque chose dans sa poche et lui tendit

« Voilà, je n’ais aucune peur de vous la remettre, je ne pense pas que vous soyez quelqu’un de mauvais »

En effet Martin avait pour habitudes de juger assez rapidement les gens et se trompait rarement. Pour cette dernière il sentait un sentiment de tristesse, il sentait qu’elle avait besoin d’un foyer, une situation idyllique comme dans un conte de fée c’est pourquoi il lui avait proposé ce marché. Elle l’avait touché quelque part en lui, il sentait le besoin d’aider cette personne, un sentiment depuis longtemps pas ressenti. Enfin passé ceci il aimait jouer, il aimait le danger c’est ce qui pimenté sa vie, il se disait que vivre sans danger, sans se mettre en position de faiblesse était inutile, ou était l’intérêt ? Si l’on n’avait pas de surprise, si l’on ne pouvait pas simplement voir ce que la vie nous réservé sur un coup de poker ? La vie était simplement comme une chanson bourrée de fausses notes, c’est ce qui la rendait unique pour chacun d’entre nous et imprévisible sans quoi elle sait forte ennuyante.
Puis soudain, une fois sa dague rendu il l’embrassa, comme un acte purement imprévisible, purement fou. Même lui n’y avait pas réfléchi avant, il avait simplement laissé son envie, son désire agir. Il pouvait se prendre une gifle, un coup de couteau ou tout autre chose, l’instant du baiser en valait la peine. Il espérait seulement que cela ne gâcherait pas ce qu’il lui réservait. Il n’avait même pas réfléchit aux conséquences de se baiser, ni a rien du tout, il avait simplement vécu l’instant présent. Un moment délectable pour quelqu’un qui prévoyait tout a l’avance…

Il l'a regardait ensuite, attendant sa réaction, attendant de voir ce que la vie lui réservait pour la suite...

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Jeu 17 Nov - 22:00

Ce fut dans un sourire qu'il finit par m'offrir son nom... Martin Vanderkan... J'avais déja entendu ce nom de famille, mais les histoires de nobles ne m'intéressaient que rarement, sauf que cette famille était entourée de mystères, quelques rumeurs allaient et venaient contre eux mais sur le moment je m'était dit que c'était pareille pour tous les nobles, les gens parlaient beaucoup trop à mon gout. Il me demanda aussi mon nom... Ah, c'est vrai, mais je pensais qu'une servante était surtout un outils, et que par conséquence mon nom n'avait pas beaucoup d'importance. Mais si cela l'intéressait, qu'avais-je à y perdre. Je me levai et, saisissant la robe qu'il m'avait assignée je m'inclinait comme le ferait toute gente damoiselle, la tête penchée vers l'avant en signe de respect.

- Je m'appelle Lunadea Irae ALINUME... Ravie de faire votre connaissance...

"même dans de pareilles circonstances" aurais-je pu ajouter, mais je n'en fit rien, je n'était pas éduquée à attaquer de front toutes les maladresses ou les choses qui pourraient me toucher, une dame devait savoir tenir sa langue et son esprit. Je me rasseyais donc après cette courte présentation théâtrale. Oui, théâtrale car pour moi toute cette bienséance et ces manières n'étaient en rien utiles, sinon flatter la personne d'en face, mais c'était tellement simple que je me pliais à cette pratique incompréhensible. Cependant je n'avais même pas l'esprit à me pencher sur la question des traditions. Non, je préférais me pencher vers l'avenir qui jusqu'à présent était un long couloir noir, on m'ouvrait une porte, qu'allais-je trouver derrière ? Mon destin ou une erreur.

* Écoutes ton instinct...*

Me répétait une voix dans ma tête, c'est vrai, que me disait mon esprit ? Il farfouilla soudain dans sa poche, sur le coup, ça stoppa ma réflexion et me demandai s'il n'allait pas me faire du mal. Hein ? Pourquoi me ferait-il du mal ? En effet, il sortit une dague de sa poche que je reconnu immédiatement, il aurait très bien pu la retourner contre moi vue que j'y voyais une vieille amie plutôt qu'une arme. Il me la rendit sans problèmes, et je ne pu réprimer un soupir de soulagement. Ouf, je ne l'avais pas perdue. Mais avant de pouvoir le remercie celui ci se pencha vers moi avec une vitesse que je ne saurais décrire, et, ses lèvres entrant en contact avec les miennes, je du en premier lieux avoir l'air surprise. Que faisait-il ? Ne lui avait-on jamais dit qu'il n'était pas bien vu d'enlever un baisé à une demoiselle... Un premier baisé qui plus est. Mais au final, la sensation était plaisante, et la seconde de stupeur passée, je pu me concentrer sur la douceur de la chair du jeune homme, pressant contre les miennes, mais je trouvais cela si froid, était-ce normal ? Moi qui avait toujours pensé que ça serait tiède et apaisant, là c'était bien plus froid et... Excitant. Étrange non ? Mais mon esprit ne cessait de divaguer, et s'il n'était pas le maitre que j'attendais, devais-je le tuer ici même pour avoir pris quelque chose qui ne lui appartenait pas ? Ou peut-être était-ce lui que j'attendais depuis tant de temps, mais comment le savoir. Mon instinct me disait de savourer cet instant sans pour autant me perdre dans la folie de l'oublie. Il se recula, sans doute savait-il que ce n'était pas convenable. Mes yeux ne s'étaient pas clos durant ce baisé, aucune émotion ne perçait encore mon visage si habitué à être neutre. Quel maitre imprudent. Je poussai un soupir avant de me lever vers lui.

- Vous ne devriez pas embrasser une femme de mon rang ainsi, si jamais un de vos serviteurs vous voyait, votre réputation serait entachée...

Fis-je en regardant autour de moi, histoire d'être sure que nul ne viendrait troubler le nom de mon seigneur. Il avait l'air à la fois puissant et si... je ne saurais dire, je souriais dans mon fort intérieur, même si sans doute il n'en vit rien. Sur ce, je jouais une brève seconde, ma dague entre les doigts avant de la ranger sans pudeur à ma jarretière, non sans avoir à nouveau vérifié que nous étions bien seuls. Puis, rapidement, je mis un genoux à terre, tel un homme et, posant la main sur mon coté et baissant la tête, lui présentant ma nuque en signe de soumission comme il était coutume de le faire, je finis enfin par répondre à sa demande.

- Mais suivant vos désirs, j’exécuterais vos ordres à la lettre. Appelez moi Lia...

Puis je relevais la tête, sagement, histoire de voir sa réaction, et, lentement, elle dessina un sourire apaisant sur son visage.

- Quels sont vos ordres ? ... Maitre ?

Ce mot sonnait comme une tendre caresse, avait-elle trouvé ?
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Dim 20 Nov - 13:11

Martin fut quelque peu surprise de la réaction de la jeune demoiselle, elle se souciait plus de lui que d’elle, elle n’avait pas fait mine de trouver ce baiser désagréable bien que surement déplacé. Il resta la regarder avec intéressement, elle lui rétorqua qu’il était imprévues d’avoir agir ainsi sans pour autant lui défendre de recommencer. Pourquoi se souciait-elle plus de sa réputation que de l’événement en lui-même ? Étrange trouvait-il. Une fois sa dague acquise elle la rangea puis avec stupéfaction Martin la regarda s’agenouiller et lui offrir son cou ? La tentation y était grande mais il attendit qu’elle finisse pour voir ou elle voulait en venir. Lia, s’était en tout cas le prénom qu’elle lui avait avancé sur un plateau d’argent. Elle finit par se relever et laisser quelque mot s’échapper se sa bouche l’invitant à lui dire quoi faire. C’était surement sa façon à elle de lui dire qu’elle acceptait ce qu’il lui avait proposé auparavant. En tout cas à la voir ainsi, elle avait l’air de connaitre certaine règle de bienséance, sa façon de se tenir aussi, elle avait tout pour faire la candidate idéale, cela le rassurait quant a son choix.

A présent que faire, drôle de question pour quelqu’un qui avait déjà choisi comment aller se dérouler la soirée. Du moins en espérant que Lia l’accepte car des à présent elle ferait partit de sa vie, ses escapades nocturne etc.… D’ailleurs en pensant à cela il se dit qu’il devait la mettre au courant, tout en se demandant s’il n’allait pas un peu vite en besogne. Etait-il pas un peu risqué de lui révéler son plus grand secret, était-il prêt à lui offrir une si grande confiance ? Cela l’effrayait rien que d’y penser et pourtant il n’avait jamais peur de rien mais cette pensée de se dire qu’il était prêt a tout partager avec elle, cette sensation de complicité en quelque sorte, de sécurité même comme si il pouvait tout lui dire, se livrer a elle, lui confier son destin entre ses main si douce. Il eut comme un mouvement de recul sans qu’elle ne puisse comprendre pourquoi, elle du sur le moment avoir un frisson de peur d’ailleurs, ne se demandait-elle pas qui il pouvait être ? …

Puis ne voulant pas l’effrayer, la faire douter sur son identité, ou son choix le concernant, il se rapprocha d’elle, approcha à nouveau vers son visage angélique et tout en l’enlaçant tendrement il lui déposa un baiser sur le cou, la mordillant légèrement, son instinct se réveillait mais il avait su se retenir, pour le moment … Un second doute s’immisçait dans son esprit, serait il capable de se retenir, il ne voulait pas souiller ce corps si pur qu’elle lui inspirait. Il ne désirait pas la condamner à vivre éternellement même si dis comme cela on pourrait penser a une bénédiction c’était du moins le discours de ceux qui ne l’avait jamais vécu. C’était une malédiction plus qu’un don, voir les gens que l’on a apprécié meurt un a un sans que l’on ne puisse rien y faire, se retrouver seul, ce n’était pas une vie pour une si jolie demoiselle qu’était lia. Il ne souhaitait une telle vie à personne d’ailleurs.

Il avait une étrange sensation, cette attention qu’il avait envers elle, cette complicité, cette sécurité qu’il sentait, cela faisait si longtemps que cela lui paraissait étrange. Si longtemps qu’il n’avait pas éprouvait ce genre de chose, il se demandait si c’était possible pour un vampire d’éprouver une quelconque émotion. Il faut dire que les gens disaient tellement de chose sur eux qu’il était difficile de discerner le vrai du faux. Il en était à se demander ce qui lui arrivait, c’était quelque chose non pas d’inconnu pour lui mais de si lointain… La peur ne lui ferait-elle pas faire marche arrière, ne lui ferait-elle pas faire quelque chose qu’il pourrait regretter ensuite ?...
Puis il lui chuchota a l’oreille quelques mots


« Je suis un vampire »

Puis il attendit avec une certaine impatience sa réaction, allait-elle le fuir ? Allait-elle essayer de le tuer ? Les vampires avait un certain charme qui faisait que les personne étaient attiré par eux, cela était très utile pour chasser par exemple mais était-ce suffisant face a une telle révélation ? Il venait de placer son avenir, sa vie entre ses mains, qu’allait-elle en faire ? …

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Lun 21 Nov - 19:38

Alors que je venais de lui déclarer mon allégeance, le jeune homme eut une réaction étrange, un soupçons d'inquiétude pu se lire dans son regard durant quelques secondes qui me parurent interminables. Que lui arrivait-il ? N'était-ce pas ce qu'il m'avait demandé ? Soudain il eut un mouvement de recul, surprise et tendue, je fis de même regardant dans mon dos s'il n'y avait aucun intrus, non, visiblement c'était bien moi qu'il fuyait ainsi. Je n'y comprenais pas grand chose pour le moment, qu'est-ce qui l'avait apeuré à ce point ? Je n'avais pas usé de regard menaçant ou même vicieux, je n'avais pas eut l'intention de le toucher. Je le regardais avec une lueur d'incompréhension alors qu'il s'approchait à nouveau, me saisissant dans ses bras, son souffle venant caresser ma peau et effleurer ma nuque. Je serrais les dents et les poings bordant ma robe, je n'avais pas encore l'habitude de me laisser ainsi approcher et perdre mes moyens, pourtant la tentation était grande de lui rendre son attention sensuelle, ses dents vinrent se poser sur ma gorge et me taquiner. Je poussais un petit gémissement effarouché sans que je puisse le retenir, puisant dans ma dernière volonté pour ignorer le sang venant battre à mes tempes. Je ne le connaissais que depuis peu, comment pouvais-je ainsi me laisser aller ? Mes mains se posèrent sur ses avant-bras, serrant légèrement pour lui faire comprendre que je n'estimais pas ça raisonnable, bien que rien dans mon attitude ne puisse le repousser ou même lui faire savoir que je n’appréciais pas. C'était étrange de ne savoir ce qu'on voulait, à la fois se laisser aller à nos pulsions les plus primaires, à la fois résister et garder notre intégrité morale.

Quelques mots vinrent percer à mon oreille, des mots bien étranges que je ne compris pas immédiatement, il me disait qu'il était un vampire. Que voulait-il ? Je me raccrochais à cette petite phrase pour reprendre mes esprits, cherchant dans mes souvenirs. Nous discutions beaucoup entre servantes, ou du moins apprenties gouvernantes, certaines me racontaient les ordres qu'elles recevaient de leur maitre, pas toujours très sages, certaines disaient devoir jouer un rôle pour le plaisir de leur seigneur, pour leur vice. Etait-ce cela qu'il voulait actuellement ? C'est vrai que ses gestes semblaient plus sensuels que ceux d'un simple gentleman, j'avais juré allégeance, une parfaite obéissance. Levant les yeux au ciel, je lui répondis.

- Pardonnez moi, mais je ne sais pas jouer la demoiselle apeurée, mais j'apprendrais si tel est votre désir...

Pourtant quelque chose me laissait penser que ce n'était pas de cela dont il était question. Je remontais plus loin dans mes souvenirs pour trouver les écrits que j'avais pu rassembler sur cette légende urbaine qu'étaient les vampires. Des êtres froids dont le cœur ne battaient plus sinon pour chasser l'humain dont ils se nourrissaient, on racontait que leur beauté pouvait mettre en émois même la plus prude des femmes... Et qu'ils en usaient et abusaient. Ah... C'était donc ça... Si ce qu'il disait était vrai, il allait me tuer sans plus attendre, ma gorge était à porté de crocs... Je rehaussais ma main, m'attardant sur ma dague pour finalement ne pas la saisir et reprendre ma posture initiale, bras le long du corps. Non, je venais de lui jurer loyauté et dévotion, même s'il s'agissait de ma propre vie, je ne pouvais pas aller contre ces désirs... Quelle ironie, j'avais choisis trop vite peut-être. Fermant les yeux pour accepter mon sort et ne pas voir la mort venir, je finissais par murmurer.

- Je vois... j'aimerais vous poser une question avant de mourir... Votre non vie vous plait-elle ?

J'avoue que la question pourrait parraitre idiote, mais à vrai dire, les questions comme "pourquoi voulez vous me tuer" ou même "pourquoi tout ce petit jeu pour finir ainsi" ne m'intéressait pas, et j'aurais trouvé une réponse toute seule, mais j'étais une curieuse dans l'âme, savoir des choses plus profondes attisaient plus mon cœur même à l'article de la mort. Ce désir de vérité me jouerait sans doute des tours... Enfin... plus maintenant.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Lun 21 Nov - 22:14

Martin sentit qu’elle n’était pas rassurée, elle avait l’air de ne pas comprendre ce qui venait de lui dire en même temps comment comprendre quelque chose que l’on pense seulement possible dans un conte pour enfant, une légende ou des histoire a faire peur. Comment ne pas se poser des questions quant à la personne qui nous dit cela ainsi. On peut la prendre pour folle, vouloir s’en éloigner, se demander si les choix qu’on a fait envers elle n’était pas précipité est cela est légitime dans un sens. Elle s’était en tout cas mis en tète qu’il voulait la tuer, elle devait donc connaitre ce que l’on disait sur sa race, le mauvais du moins, car on ne conte jamais le bon coté de personne que l’on considère comme des monstres simplement par le fait qu’il sont plus fort que nous. En fait le terme « monstre » ou encore « diable » désigne les gens que les humains considère trop fort ou ne comprenne pas comment ils fonctionnent par exemple. L’humain est inquiet et craint ce qu’il ne connait pas et souvent pour faire taire ses peurs il détruit ou condamne…

Se sentant au bord de sa vie, Lia lui posa une ultime question, comme beaucoup le font souvent mais au contraire des autre elle lui demanda, par curiosité surement, si la vie qu’il menait était lui plaisait … Il prit alors un moment puis baissa la tète et commença sa réponse tout en lui faisant une signe de la main pour qu’elle s’assoit, cela allait être long ….


« Quel drôle de question mais soit : Vous pouvez penser que vivre éternellement, sans aucune crainte de personne même la mort est utopique mais ce que l’on vous dit pas c’est le revers de la médaille ! Vous allez me dire c’est génial de pouvoir découvrir tout ce qu’offre le monde est l’univers, pouvoir se dire que l’on n’a pas de date limite que l’on peut tester des choses, chercher de nouveau défis sans craindre pour sa vie. Mais avez-vous seulement pensé que vous verrez mourir chacune des personne que vous connaitrez, que vous apprécierais ou même plus. Que vous ne pourrais jamais être normal, que vous devrez déménager souvent pour éviter de finir sur l’echaffau. Inventer une nouvelle identité a chaque fois. Alors cela nous amuse une fois, deux fois puis ca commence à devenir rébarbatif, on commence a ne plus s’attacher a personne en sachant que l’on va les perdre et que cela nous fera mal. Eh oui les vampires ont un cœur du moins l’organe ils l’ont, âpres beaucoup décide de passer outre leur émotions, leur ressentiment seulement par contrainte de leur parent des leur enfance, simplement pour respecter les « mœurs » qu’impose leur nom et leur race. Il y a aussi le fait qu’éprouver des émotions comme la compassion est destructeur pour nous, simplement car cela peut nous conduire à notre perte. Oui je fais allusion a notre façon de nous maintenait en vie, le sang est la seul chose qui nous permet de le faire et notre instinct de survie nous y contraint »

Il s’arrêta quelque instant, se posant à son tour sur le divan puis repris, ses mains sur ses cuisses

« Pourquoi nous considère comme monstre ? Les humains ne le sont pas aussi, âpres tout c’est bien vous qui vous entretuais a longueur d’année pour quelque terre. C’est vous qui détruisez le monde pour améliorer votre confort, c’est vous qui vous proclamez maitre de la nature en vous appropriant quelque chose qui ne vous appartenez pas… L’humain est doué de raison, de la faculté de se souvenir de compréhension, d’émotion pourtant il n’en fait pas de bon usage car si vraiment il comprenait il éviterait de détruire, si il utilisait sa faculté de se souvenir il éviterait de refaire inlassablement les même erreurs. L’humain à besoin de faire l’erreur pour comprendre, on peut lui marteler les dangers, les limites qu’il ne faut pas franchir, ce n’est qu’un appel à les franchir pour lui, simplement pour voir ce que cela donne. Alors âpres je trouve cela ironique quand j’entends comment on nous décrit, on nous considère…»

Il s’arrêta puis se cacha d’elle, il ne voulait pas qu’elle le voit, disserter sur cette question l’avait beaucoup touché, il prit même la décision de quitter la pièce en se dirigeant vers la chambre, laissant la porte entrouverte comme a son habitude de façon a pouvoir entendre le moindre bruit. Il s’assit sur le lit et attendit ne sachant quoi faire.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Lun 21 Nov - 22:47

Je sentis la pression retomber juste après ma question. Hum ? Que se passait-il ? Me laissait-il partir ? Ou voulait-il jouer au chat et à la sourie comme le racontait les livres ? Non, il n'avait pas l'air de ce genre de personne, mais à vrai dire, j'aimais voir la vérité, pas ce que disait les livres, il ne m'encourageait pas à fuir comme une pleureuse affolée, non, il m'invitait simplement à m'installer à ses cotés... Et bien, au moins je serais bien installée si les livres ne mentaient pas... Bien que pour le coup, peu de choses coïncidaient. Je m'asseyais sagement en ramenant mes cheveux de coté, non pas pour me cacher, mais il serait dommage de m’assoir dessus. Il finit par me parler de ce qu'il ressentait, plusieurs fois je fut tentée de l'interrompre, ce qu'il disait n'était pas faux, non, moins de là, mais ce n'était pas MA réalité, je refusais tout ce qui était préconçu même si parfois cela était difficile, je m'étais vue comme une proie qui c'était faite attrapée, la dure loi de la nature, rien de plus, rien de moins, pourquoi ma vie aurait-elle était plus intéressante que la moindre créature rampante ? J'avais mangé tant de viande, de créatures me nourrissant, et c'était à mon tour d'être la proie, il avait bien joué, j'avais été vaincue... Je ne comprenais pas vraiment pourquoi mon acceptation le faisait ainsi réagir, je voulais simplement en savoir plus avant de mourir, et j'avais dû clairement choisir mes mots pour en savoir le plus possible.

Mais, terminant il se leva avant même que je ne puisse répliquer. Damned, j'avais dû le heurter. Le laissant prendre de l'avance, m'inclinant profondément alors qu'il passait la porte, je me permise de le suivre discrètement. Ce manoir était réellement vide... N'y avait-il aucune autre servante ? Aucun majordome ? Personne, pas même un animal... Il parlait de solitude, mais je ne pensais pas à ce point, je m'imaginais plutôt un sentiment de solitude malgré une cour omniprésente, je montais les escaliers et le trouvais, assis sur son lit... Ce n'était pas correcte, je n'aurais pas dû regarder, mais l'instant était trop intense pour laisser passer cela, qu'est ce qui était le plus important à mes yeux ? La bienséance ou le bien être de mon seigneur ? Poussant un soupir je pénétrais dans les appartements qui auraient dû m'être interdis en sa présence, j'avançais lentement, les mains jointes devant moi, sans armes, sans mauvaises intentions, sans expressions. Puis, lentement, je posais à nouveau un genoux à terre, face à lui, ma main s'avança vers son visage et effleura sa joue de manière presque imperceptible... Il était si froid... Je posais finalement la paume de ma main sur son visage si pale... Et si tourmenté. Lui offrant un sourire, je lui murmurais timidement, consciente que je dépassais les limites habituellement convenables aux servantes.

- Ma chaleur est votre mon seigneur...

Une phrase bien large pour laquelle il pouvait comprendre des choses infinies, une multitudes de possibilité, une dévotion entière. Je ne m'étais pas vraiment demandé si ce qui lui manquait le plus était la considération, la mortalité, ou même simplement la chaleur... Je ne savais rien pour le moment, un nouvel univers s'offrant à moi, je voulais tout découvrir, tout voir... Être digne de ce pourquoi j'avais été formée.

- M'apprendrez vous ce qu'on ne peut lire dans les livres ? M'apprendrez vous la vérité ?

Demandais-je doucement, une tendresse inhabituelle que j'avais précieusement conservée intacte pour mon seul et unique maitre jusqu'à ce jour. Non, je ne le voyais pas comme un monstre, seulement comme un être supérieur à notre simple race, un prédateur pour des prédateurs... Rien de plus, rien de moins...
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Lun 21 Nov - 23:24

Martin fut surpris par le comportement de Lia, elle avait l’air de comprendre si facilement les choses, curieuse plus qu’effrayée, il l’avait bien choisi seulement son statut de dévouée ne lui plaisait plus, il ne voulait pas qu’elle le fasse pas obligation ou dévotion, il aimerait qu’elle le fasse par envie, intéressement, il ne voulait la contraindre alors toujours la tète baissé il lui dit venant caresser sa main posé sur sa joue

« Je ne veux pas que l’on m’aime pas obligation ou te contraindre a quoique ce soit d’autre, je te rends ta liberté »

Il savait qu’en faisant cela il perdait ce qu’il cherchait depuis temps de temps, de la chaleur, de la tendresse, de l’intéressement envers lui. Elle était si fragile qu’il voulait la protéger comme une enfant, lui apportait tout les trésors du monde, lui-même ne se reconnaissait plus là dedans mais il s’en fichait, il découvrait un autre aspect de la vie et cela ne lui déplaisait pas, il laisser ses émotions, ses ressentis ressurgir et l’envahir. Il se laissa submerger sans y penser mais ce n’est pas pour autant bien au contraire, qu’il voulait que Lia lui cède sa personne par obligation. Il se leva et alla s’assoir a l’oppose, de l’autre coté du lit, face a la fenêtre, cette pluie ne cessant de tomber, un triste temps qui s’accordait bien avec ses émotions.

Il avait passé tant de temps à essayer d’en oublier ses sentiments, le propre de l’humain, tout ce qui pouvait le rendre faible, lui faire du mal ou encore lui risque sa vie. Elle avait tout changé, tout balayé comme d’un coup de baguette magique. Il y avait le « avant » et le « âpres », seulement l’âpres allait être, du moins ce qui s’en profilait, très éprouvant pour Martin qui n’avait plus l’habitude d’avoir tant d’émotion à gérer. Tout refaisait surface a telle point qu’il ne savait plus quoi faire, quoi dire ou même si il méritait ce précieux cadeau qu’était la vie. Avec tant de souffrance, tant de regrets, était-ce seulement supportable…

Une idée lui traversa l’esprit comme une lumière s’illuminant en lui, et s’il laissait tout ce qu’il possédait a Lia, elle pourrait enfin vivre comme dans un rêve et lui disparaitrait comme a son habitude. Ou alors…. En fait ce n’était pas tant une lumière mais une des nombreuses possibilités qu’il avait... Il s’était éloigné d’elle de honte en quelque sorte, il ne voulait pas qu’on le voit ainsi alors que pourtant il avait besoin de cette chaleur, cette tendresse voir cette amour qu’une femme pouvait lui apporter, mais était-il a la hauteur, méritait-il tout ceci ?...

Il avait considérait que sa vie de solitaire était un simple châtiment de ses crimes, de son indifférence, de ses erreurs passé, c’était le prix, il s’était fait et puis elle était apparu comme une lueur dans la nuit, une boussole pour lui montrer la voie, le guider, mais ou allait-elle le mener, que pensait-elle de lui, avait-elle envie d’une vie avec lui, d’une vie comme la sienne. N’avait-elle pas simplement envie de retrouver ce qu’elle connaissait, laisser les bonne manières, les tissus de soie et les festins, ne se plaisait-elle pas, ne trouvait-elle pas son bonheur dans sa vie d’avant ? Comment avait-il pu décider de ce qu’elle désirait, comment avait-il pu l’enlever ainsi pensant mieux savoir qu’elle-même. Quelle genre de personne était Martin pour s’autorisé de telle chose, tout ceci il en prenait compte seulement maintenant. Etait-ce trop tard, seul l’avenir pourrait le dire …

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Lun 21 Nov - 23:46

Je se figeai un instant en entendant les paroles de mon maitre. Pardon ? Il me rendait ma liberté ? Quelle était donc cette ire ? Il me renvoyait ainsi ? Non mais qu'est-ce qu'il se passait ! Il ne cessait de changer de comportement. Il finit par se lever et se poser de l'autre coté du lit. J'étais libre, quelle idée ! Comment pouvait-il affirmer qu'il me rendait ma liberté alors que je n'avais jamais eut une telle chance ?! J'étais outrée je vous l'avoue, comment pouvait-il ainsi m'éloigner ? Je m'approchais à nouveau, le sourire aux lèvres, et posais ma main sur sa joue à nouveau.

- Libre ?

Sur ce, je décollais légèrement ma peau de la sienne et lui donna une légère claque sans intention de faire mal, mais espérant que le simple son le réveillait un peu. Posant mes mains sur mes hanches, l’œil sévère et le dominant debout, j'avais le menton haut, lui faisant clairement comprendre que je n'étais pas ravie du tout de cette idée.

- Un peu de dignité je vous prie... Lorsque l'on promet quelque chose à une jeune femme on s'y tient, et vous ne pouvez me demander des sentiments compte tenue de nos positions sociales, non mais ! Quelle idée ! Si vous avez besoin de mes services, je vous ai juré allégeance et vous n'avez aucun pouvoir d'annuler cette promesse...


J'avoue, je profitais un peu du fait qu'il m'avait offert une "légère liberté" que je considérais comme factice pour lui dire un peu ce que j'en pensais. Il ne devait pas s'effondrer comme ça, il était mon maitre, il était mon supérieur, il était l'homme à qui j'avais promis de tout donner... Sauf mon amour vue que je ne savais même pas ce dont il était question. Je ne pouvais lui promettre ceci sachant d'une part que c'était bien évidement impossible vue nos classes sociales respectives, et d'autres part qu'il ne s'agissait pour moi que d'un mot. J'avais outrepassé mes droits, il avait bien le droit de me punir maintenant, eut-il été mon maitre ou non, un noble avait tous les droits sur la simple bourgeoise que j'étais... Mais au final, j'avais le sentiment d'avoir fait au mieux pour lui, s'il ne pouvait pas tenir la tête droite, il s’enfoncerait dans les méandres du désespoir... Et ça, pour moi, servante, il en était hors de question. Je marchais vers la porte, l’œil toujours en colère, comme s'il m'avait clairement insultée, et, me retournant soudain, je lui demandais comme si de rien n'était.

- Voulez vous que j'aille vous chercher à diner mon seigneur ? Peut-être irez vous mieux après...


Non, ce n'était en aucun cas une provocation ou même une manœuvre pour l'écraser, juste une idée qui m'était venue. Et bien quoi ? On disait bien qu'un bon repas soulageait toutes les peines, même si dans ce cas, le repas était un membre de mon espèce. Etais-je une traitre ? Oui peut-être pour certains, mais pour moi qui avait été élevée à obéir et servir mon maitre, ce n'était qu'une situation imprévue... Ni plus, ni moins, et, attendant son ordre, je réfléchissais déjà à la personne que je pourrais bien lui ramener. Elisa ? Alessia peut-être ? Tout dépendait ses goûts , je ne lui avais pas demandé et en toute honnêteté, je n'y connaissais pas grand chose, mes talents de cuisinière seraient bien inutiles en l'absence d'invités de marque, mais mon art du théâtre pourrait bien s'avérer plus indispensable que ce pourquoi nous l’apprennions à l'origine. Et bien et bien... Je devrais ouvrir quelques nouveaux carnets pour prendre des notes, voila des matières qui me seraient indispensables et qui n'avaient jamais été abordées par la révérende... Ce n'était pas plus mal, l'expérience était un terrain que j'aimais plus que tout au monde...
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mer 23 Nov - 14:06

Cette jeune demoiselle avait de la ressource, elle le surprenait dans sa façon de réagir fasse a une tel situation, il l’observait attendant de voir ce qu’elle allait faire dans une telle situation. Au final il fut plutôt surpris de voir qu’elle ne faisait qu’ignorais tout ceci comme pour reprendre le cours des choses. Comme si on n’avait mis pause et qu’on faisait lecture, tout simplement étrange trouva-t-il. Il resta impassible, attendant de voir ce qu’elle allait faire fasse a son silence quand il la vit partir du coin de l’œil. Qu’allait-il faire ? Elle paraissait soit indifférente soit loyale jusqu’au bout, lequel des deux adjectif était exacte ? Comment le savoir si ce n’est en la mettant devant une des situations les plus critiques ? Mais n’était-ce pas ce qu’il avait fait quelque instant avant et ou elle avait su se résigner.

Il se leva puis alla ouvrir la porte fenêtre donnant sur l’extérieur, il sauta du premier étage sans difficulté puis disparu dans la noirceur de la nuit la laissant seule dans ce si grand manoir. Il avait besoin de se changer les idées, retrouver ses repères, ce qu’il connaissait, ce qu’il faisait le mieux, se nourrir, cela lui procurait tellement de plaisir. Ce liquide chaud sur ses lèvres, cette sensation de puissance quand il parcourait son corps, une sensation exquise. Cette sensation de supériorité sur la personne, son regard effrayé, son impuissance, autant de jouissance qu’un tel moment lui procurait. Soudain une idée lui traversa l’esprit, pourquoi courait-il, cherchait-il se qui se trouvait déjà chez lui, au chaud, sans aucun danger, en toute tranquillité. Une jeune demoiselle au sang chaud et plus pur que de nombreuse autre proie.

Précipitamment il tourna les talons et se dirigea à vive allure vers son manoir, revenant sur ses pas tel un félin ayant repéré une proie. Il prit à peine le temps d’ouvrir la porte qu’il était déjà dans ce dernier apparentant les couloirs avec une seule idée en tète, la croquer… Mais impossible de la trouver, ou était-elle donc passée ? Puis il se dit qu’elle avait du aller lui chercher à manger dehors, un genre de festin qu’il serait le seul à déguster. L’agacement l’empara, il pensait la tache plus facile, il pensait simplement rentrer et festoyer, quelle garce elle s’était déjà en allé, il ne pouvait se permettre d’attendre, son impatience grandissait. Il resta quelque instant sans bouger avant de repartir d’un pas brusque et allez voir derrière le manoir, dans les rues, il essayait simplement de réfléchir comme un humain cherchant d’autre humain jeune, simple et dont leur disparition n’inquiéterais personne. Mais ou avait-elle pu aller cette satanée sotte !

Il sortir alors a nouveau ne prenant pas le temps de fermer une seul ouverture, laissant son manoir a la portée de tous enfin il savait que personne ne s’y aventurerait. En effet malgré que personne ne connaisse sa vrai nature, son aspect froid et sa vie nocturne faisait qu’il était crains simplement par ignorance de ceux l’entourant. Il profitait également d’une légende comme quoi un percepteur serait un jour venu récolter son impôt et n’en serais jamais revenu et au fil du temps et des conteurs l’histoire qui avait une part de vérité se transforma en légende puis mythe, certain en était même venu a penser que son domaine était maudit et que une fois entré on ne pouvait jamais en ressortir. Quelque téméraire avait tenté de vérifier cette histoire mais malheureusement pour eux il ne pouvait les laisser casser cette légende qui l’arrangeait tant, cela lui permettait de ne pas avoir à se soucier d’un quelconque fouineur curieux.

Dans cette pénombre il était ardu d’y voir un quelconque individu même habillé tel une bourgeoise lia restait difficile a apercevoir a moins d’en être prés. Il parcourra le pâté de maison tout autour de son domaine et avec une pointe de déception mais surtout une énorme frustration il se résigna quand au loin il vit quelque chose brillait reflétant la faible lueur du lampadaire censé éclairer la rue. Il s’en rapprocha discrètement évitant les coins de clarté et favorisant la noirceur que lui offrait la nuit. A quelque pas d’elle, son odeur lui était familier, sans bruit il se plaça derrière elle et sans prévenir il déposa ses crocs sur sa douce peau au niveau du cou et les enfonça de quelque millimètre seulement.

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mer 23 Nov - 21:55

Je n'avais pas encore passé le pas de la porte que le vampire s'évanouit par la fenêtre. Je ne put réprimer un soupir épuisé... Que lui prenait-il encore ? Ne voulait-il pas me laisser allez "faire les courses" pour le repas du soir ? S'il désirait tant tout faire par lui même, en quoi avait-il besoin d'une servante ? Je haussais les épaules en me disant qu'il avait sans doute besoin de prendre l'air, un oiseau de nuit n'était pas du genre à se laisser bercer par une tierce personne, j'estimais qu'il n'avait en aucun cas besoin de mes services ou de ma protection, la milice n'étant pas spécialement de sortie ce soir, et il avait semblait-il retrouvé tout son aplomb et perdu son petit air d'enfant pleurnicheur... Voila qui me plaisait plus, attention maintenant à ne pas être trop téméraire.

Ah mais du coup j'étais seule ici, moi qui n'étais jamais passée par la porte d'entrée ou en tous cas pas consciemment... Bon... Une période de découverte s'imposait, j'espérais juste qu'il n'avait pas pour habitude de ramener des jeunes filles comme moi sur son divan, soit je passerais un temps inconcevable à nettoyer après le repas, la pane de soie était une horreur à laver, alors du sang en plus, autant changer directement le mobilier. Non, je n'étais pas jalouse, loin de là, mais j'avais appris qu'un enfant mangeait à table et ne devait en aucun cas salir les pièces autres, le sang n'était pas une substance solide aisée à contrôler, le flux sanguin devait pulser à chaque morsure, et du coup, chaque festin devait sans doute se traduire par une flaque... Enfin, inutile de supposer, je le saurais bien assez tôt. Passant la main sur ma gorge tout en arpentant les différents couloirs, je repensais à ce contact que nous avions eut. J'avais à la fois eut peur, et en même temps j'aurais juré avoir ressentit comme une satisfaction personnelle là dedans... J'aurais peut-être du fuir, ou l'arrêter, je ne sais pas... Enfin bon... Je n'ai pas à réfléchir autant, je devrais plutôt me concentrer sur comment prendre mes marques ici pour mieux obéir.

Je découvrais peu à peu les chambres, les cuisines - quelques peu laissées à l'abandon mais dont la propreté niait toute étrangeté - les salles de bain... C'était vraiment très grand, je n'avais jamais vu un tel endroit.... si vide. C'était apaisant et en même temps bouleversait toutes mes connaissances. J'allais enfin devenir une vraie domestique, et pas des moindres, celle d'un vampire, cette expérience promettait bien des surprises. Je décidais finalement d'aller dans les sous sols, non pas sans avoir une petite idée de ce que je cherchais. Une pièce sombre, close, où on pourrait facilement tenir un met très fin en captivité, l’alimentant pour qu'à son tour il puisse produire le nectar dont mon maitre avait besoin. Non, ce n'était pas du sadisme, c'était de l'agriculture, de l'élevage... Je ne faisais qu'adapter. Je trouvais ce qui semblait être les cachots auparavant, pas très luxueux, j'avoue, mais avec une bonne paillasse et une assiette, ça serait viable, pas de froid extrême, pas de chaleur démesurée, parfait pour une culture. Cela me faisait tout de même étrange de parler de mes semblables en terme de pitance, mais à vrai dire, j'avais du mal à les considérer comme mes semblables, ils m’abattraient sans hésiter pour leur survie, je ne faisais qu'en faire de même pour la survie de mon maitre.

Ressortant de là, éteignant la lanterne, je m’étonnais de ne pas le revoir. Je me changeais rapidement, reprenant mes vêtements d'hommes et gardant ma dague. S'il n'avait pas trouvé de proie, je lui en trouverais une, et au pire, s'il en avait croquée une, j'aurais juste ramené de quoi lui faire un bon petit déjeuné... Enfin façon de parler, il ne devait pas prendre le petit déjeuné en même temps que nous autres... Je sortis du manoir sans un bruit, ne passant pas par la grande route, trop visible et trop risqué, si je voulais garder la réputation de mon maitre sauve, il valait mieux qu'on ne me reconnaisse pas en temps que sa servante, ce n'était pas plus mal, tant que personne ne savait, ça me ferait un entrainement. Je m'accroupissais dans un buisson, repérant un bruissement de robe non loin, oui, les femmes ont un sixième sens pour ce genre de bruit de froufrou et de bijoux. J'attendais, la dague au poing, baissant mon couvre chef pour qu'on ne puisse voir mes yeux. Une jeune fille avançait, de longs cheveux noirs, quoi qu'un peu moins long que les miens, elle semblait rentrer chez elle seule... Personne dans les parages. Un vent contraire poussait mon parfum vers elle, j'espérais surtout qu'elle n'ait pas l’odorat trop fin pour me remarquer.

Je m’apprêtais à me redresser quand soudain une ombre fondit sur elle, une forme humaine apparut dans son dos quand mes yeux se furent finalement remis de la vitesse de l'action. Le seigneur Vanderkan avait planté ses crocs dans sa gorge de la demoiselle, pas assez semblait-il pour la tuer puisqu'elle essaya de pousser un cri. Non, il ne fallait pas qu'elle alerte tout le quartier. Ce fut donc ma main qui l'arrêta, sans montrer mon visage, ma lame glissée sous sa gorge. Seul son souffle venait troubler notre mésentente à trois, mon regard se tournant vers mon maitre et lui murmurant à l'oreille.

- Et maintenant ? Que faisons nous ?

J'avais bien envie de lui dire qu'il c'était trop précipité, qu'il aurait soit dû se montrer plus subtil soit la tuer directement... J'aurais aimé lui demander à quoi avait-il bien pu pensé en alertant tout le monde. Mais j'avoue n'avoir pensé que légèrement plus tard à l'hypothèse que j'étais en réalité la cible. Je lui lançais un regard sec. A quoi jouait il ? On aurait dit deux personnes, l'un était un enfant pleurnichard avec beaucoup de remords et d'inquiétudes, l'autre un tyran qui jouait avec les émotions de ses proies. La jeune fille tremblait dans mes mains, levant le fourreau de ma dague, je demandais l'autorisation à mon seigneur de l’assommer, cela serait bien plus simple pour nous deux, surtout si on avait à s'expliquer.

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mer 23 Nov - 23:16

Martin n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il se passa, à peine avait-il les crocs sur sa proie, sur lia, une autre personne bondit sur elle aussi. Il n’eut le temps de rien faire qu’elle l’avait déjà mis en joue et me demanda quoi faire. Il reconnu sa voix, c’était sa servante mais comment, elle s’était changé ?! Décidemment elle était vraiment écervelé celle-ci, elle n’avait pas compris que c’était elle qui visait, elle allait bientôt le découvrir. En attendant il y en avait une qui se demandait ce qu’allait devenir son sort, il fallait d’abord régler ce « problème » et puis comme on dit, il faut mettre en confiance pour mieux poignarder ensuite enfin plutôt mangé pour sa part. Il reprit le contrôle de la situation en portant un coup a la tète a celle qui l’avait voulu croquer avant d’ordonner d’une voix sèche a Lia

« Suis-moi avec elle ! »

Elle n’avait pas intérêt à trainer sinon ca allait chauffer pour elle, déjà qu’il était frustrait de ne pas l’avoir gouté, énervé de s’être trompé si bêtement, alors si en plus elle trainait ce serait la goutte de trop. Il rentra d’un pas lourd, faisant gémir le sol a chaque pas et en même temps assez rapide pour ne pas éveiller de soupçon de la part des habitants. Quelque instant plus tard il était rentré chez lui, claquant la porte derrière lui de fureur. Il devait savoir quoi faire à présent, il n’avait que peu de temps pour se décider, l’autre garce qui lui servait de servante aller arriver sous peu, elle en avait plutôt intérêt d’ailleurs. D’un coté un repas déjà prêt mais qui refroidissait de l’autre un repas tout chaud, exquis même mais qui pourrait lui être utile… Que faire ?...

Sa décision était prise, quelque bruit se fit entendre, cela devait être l’autre cruche qui rentré avec son repas, surement refroidit. Il descendit donc a la cave attendant que l’on lui serve sur un plateau d’argent. Il avait encore quelque instant pour réfléchir a sa décision mais elle lui paraissait la meilleur il ne voyait pas d’autre alternative pou se satisfaire amplement, il n’avait plus qu’a attendre, ironie pour quelqu’un d’aussi impatient que lui… Elle était tel qu’il se concentrait sur le moindre indice qui aurait pu lui être utile, le bruit s’intensifiait, elle ne devait plus être loin, il avait hâte, il s’en réjouissait déjà.

En y réfléchissant il ne savait même pas comment il en était arrivé a paraitre aussi faible devant cette femme, celle qui le servait a présent, comment avait-elle réussit a le percer ainsi, de toute part de façon a ce qu’il ne sache plus quoi faire, qu’il se remette en question, un peu comme un poison se rependant dans le corps et infectant chaque partie de ce dernier. Rien que d’y repensé cela lui donnait quelque frisson, il devait s’en méfier de cette Lia, il avait peut être voir surement accordé sa confiance trop tôt, son instinct l’aurait-il tant trompé ? C’était difficile a croire pourtant ca en avait bien l’air même la chanson. Il détestait se tromper pour la simple et bonne raison que cela n’arrivait jamais a quelque exception prêt et si lia devait en être une il saurait lui faire payer son affront, comment oser essaye de duper un tel vampire issu d’une si grande lignée, quel audace venant de la part d’une pauvre manant qui faisait encore don de son corps contre quelque sous il y a quelque heure surement … Quel idée de ne pas l’avoir simplement consommé sur place et laissé son corps sur la chaussée, ramassé puis balancé dans la fosse au petit matin…


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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Mer 23 Nov - 23:56

Son regard avait changé, il était passé à la colère sans que je ne sache pourquoi. Décidément... D'un coup de tête il assomma la jeune fille qui s'effondra dans mes bras, sans même que mon regard ne lui accorde la moindre importance, je poussais un soupir, ce n'était pas un coup très noble ou même gracieux pour une personne de son charisme... Il avait beau être magnifiquement envoutant, il y avait des manières plus classes pour assommer une simple jouvencelle. Je la portais dans mes bras, même si la charge n'était pas des plus fine... Heureusement qu'elle portait un corset, car vue le poids du corps, elle ne devait pas être en mal de graisse. Mais passons. Il m'ordonna alors de le suivre et de l'emporter, j'inclinais la tête respectueusement, le reste de mon corps étant plutôt occupé à garder son équilibre et sa posture soumise à l'effort.

- Bien maitre.

Mais comme je m'y attendais, il ne fit pas grand cas de ma vitesse de déplacement, moi simple humaine en charge lourde. J'essayais de ne pas être distancée, favorisant tout de même les passages sombre des ruelles et lorgnant les angles de rues pour ne pas être démasquée. Je n'avais pas eut l'intention de chasser ainsi, je m'étais plutôt imaginée rejoindre le dortoir où résidaient mes camarades, réveiller Anna ou Laure et, sur ton ton joyeux lui annoncer que j'avais trouvé mon maitre, que je voulais absolument le lui présenter. Je l'aurais ramener à mon seigneur sagement, sans même qu'elle se pose de question, sans même que la milice ne trouve ça étrange. Un plan simple, non moins efficace, et qui aurait très bien pu marcher.

J'atteignais enfin le manoir, serrant les dents sous la difficulté, comment avait-il pu me confondre avec elle ? Et si jamais il n'arrivait pas à me différencier la prochaine fois ? Ah... Non c'est vrai, il voulait me tuer... Tout ceci n'avait aucun sens pour moi. Je poussais un nouveau soupir et prenait une seconde pour coucher quelques notes sur mon carnet, histoire de me dire que si jamais je mourais quelques minutes plus tard, j'aurais écrit mes trouvailles fantastiques. Par langage codé évidement, que seule moi comprenait... oui, illogique aussi. Mais que voulais vous, quand on a personne à qui se confier, on se parle à soit même.

J'agrippais à nouveau la jeune femme, espérant qu'elle ne se réveille pas tout de suite même si je n'osait tâter son pouls. Un coup de crane de vampire ne devait pas laisser indemne. Je descendis dans les catacombes pour y entreposer la captive, enfin, si elle était toujours vivante. Mais je fut surprise d'y trouver mon maitre, bien sur je ne montrais pas ma stupéfaction, non, je me contentai de déposer la femme et, retirant mon couvre chef, m'incliner profondément, mes longs cheveux noirs coulants le long de mes épaules.

- Quels sont vos ordres... Mon saigneur.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Jeu 24 Nov - 14:24

Elle n’en était pas au bout de ses peines, la jeune lia, une fois la bourgeoise déposé elle s’inclina attendant la suite de ses ordres ce a quoi il lui répondit d’une voix toujours aussi sèche

« Tue la ! »

Il savait qu’elle avait une dague vu qu’il lui avait rendu et elle l’avait encore sortit pour menacer celle qu’elle avait amené, il voulait la tester, voir jusqu’ou elle serait prête à aller en suivant aveuglement ses ordres. Il avait besoin de savoir jusqu’ou elle allait repousser ses limites pour respecter sa loyauté et sa dévotion à Mr Vanderkan. A peine avait-il fini sa phrase qu’il passa a coté d’elle et remonta dans le manoir la laissant derrière lui en laissant échapper quelque mot avant de remonter l’escalier

« Rejoins-moi dans la chambre ensuite »

Telle était la suite de son « plan », il allait encore une fois observait l’entière dévotion qu’elle lui vouait, il en profiterait également mais cela tombait sous le sens, a quoi bon avoir une telle servante si il ne pouvait en profiter, ce serait vraiment du gâchis … Oui Mr Vanderkan avait retrouvé sa froideur, sa noirceur, ses pulsions et son attitude de vampire. Comme le proverbe disait « chassez le naturel et il revient au galop » et c’était bien là ce qui s’était passé, en y ajoutant son manque de sang qui n’avait rien arrangé a la situation.

Il paraissait qu’un vampire privé de sang retrouvé une attitude humaine, des émotions, des sentiments, cela n’était que des rumeurs colporté au sein des vampires mais personne n’avait jamais vraiment pu affirmer cette thèse malgré que certain est fait des expériences de sevrage sur certain de leur espèce, leur résultat avait disparu simplement dans d’obscur circonstance. L’œuvre de vampire ? Personne ne savait vraiment et puis redevenir humain n’était pas très intéressant pour les personne de son espèce il cherchait plutôt un moyen de se nourrir plus aisément, avec des corps plus jeune, un sang plus pur. Une quête qui s’avérait simplifié depuis quelque années avec l’arrivé de bal populaire, de fête de village et autre distraction qui attirait principalement les jeunes gens et poussant leur curiosité et leur innocence à errer dans les rues a des heures inadapté.

Martin monta donc l’escalier, empruntant ensuite le couloir afin de se diriger vers un second escalier le menant a l’étage ou se situait sa chambre. Il se plaça assis sur le bord du lit, attendant simplement Lia une fois qu’elle aurait fini son travail. Le temps lui étant offert avec cette attente lui permet de réfléchir… Qu’allait-il faire si elle ne montait pas ? Et si elle s’enfuyait ? Ou bien elle essayer de le tuer avec l’aide de celle dont il avait voulu prendre la vie ? Toutes ses questions apparaissait dans sa tète lui mettant un doute sur Lia, sa servante. Et puis si cela avait été elle et pas une malheureuse bourgeoise qu’aurait-il fait ? Il n’avait pas réussit a vraiment mordre la demoiselle car il pensait que c’était sa servante, que cela signifiait ? Etait-il encore à ce moment là en position de faiblesse ? Il craignait ce qu’il pourrait ou a l’inverse ne pourrait pas faire a cette charmante Lia. Serait-il capable de la mordre comme une de ses multiples victimes ou se retiendrait-il ?

Un bruit le sortit de ses pensées, qui était-ce ? Avait-elle fini ? Venait-elle le rejoindre ou s’enfuyait-elle comme une lâche ? Il n’allait pas tarder à le savoir …
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Jeu 24 Nov - 17:45

Je m'étais inclinée par réfflexe, non par confiance, mais à vraie dire je pensais savoir ce qu'il me réservait... Je le pensais. Mais à la place de me tuer, il me donna un autre ordre, la tuer elle de mes propres mains. Je ne me redressai pas, attendant qu'il passe à coté de moi pour lui répondre.

- Oui mon seigneur...

Cela était valable pour le meurtre de sang froid, mais également pour son second ordre plus étrange encore. J'attendis qu'il sorte... Avant de me redresser et de me diriger vers la jeune femme. Quel gâchis, à quoi bon l'avoir ramenée si c'était uniquement pour la tuer simplement, elle aurait pu être utile. Mais les ordres étaient formels, je poussais alors un soupir désemparé en me saisissant de la crinière noirâtre face à moi.

- Anima tua inveniet requiem...

Oui, elle n'avait rien fait de mal sinon croiser notre route, et il ne m'avait pas non plus interdit de prononcer quelques mots pour son salut. Même si je ne croyais pas franchement aux balivernes des diacres et des curés, je pensais qu'une chose autre pouvait survenir dans l'au delà... Que voulez vous, je ne croyais qu'en la lune et son rôle. Posant la dague sur la gorge de ma victime, je la tirais sur les dalles froides pour l'amener au dessus des égouts puis, simplement, je fis une profonde entaille dans sa chaire, veillant à ne pas laisser le fluide tiède maculer mon vêtement. La laissant choir, je pris quelques secondes avant de vérifier sa mort. Plus du tout de pouls à son poignet, j'avais bien exécuté ma tache. Je me relevais, la laissant là le temps que mon maitre ne décide de quoi faire, j'avais déjà une idée de comment éviter les soupçons mais j'avoue ne pas avoir été sure d'être encore en vie pour le faire. Je prenais les escaliers et remontai à la surface, fermant derrière moi la porte de la cave.

Je montais alors les marches qui me mèneraient à ma mort certaine. Non bon allez, il fallait que je cesse de ne penser qu'à ça ! Après tout c'était la dixième ou quinzième fois que j'étais sure de mourir mais à chaque fois je parvenais à m'en tirer, pourquoi pas cette fois encore ? Parce qu'il avait l'air plus décidé ? Oui possible, dans le doute je rangeais mon carnet de notes et finit par arriver devant la chambre. Ah ? Mais et si ce n'était pas pour me tuer qu'il m'avait faite venir ici ? C'est vrai que l'hypothèse du corps avait été écartée mais finalement ça devenait tout aussi plausible. Ah... Déjà ? Si c'était le cas, voila qui n'était pas très sage, mais enfin, autant ne pas l'en priver. Je poussais la porte déjà entre ouverte et, posant la main sur mon cœur, je m'inclinais à nouveau.

- C'est fait maitre... Qu'attendez vous de moi ici ?

A vrai dire j'étais plutôt curieuse de savoir laquelle de mes hypothèses étaient fondée. Je ne me souciais pas vraiment du résultat, mais que voulez vous, les esprits taquins cherchent toujours des réponses à leurs questions. Je voulais seulement en savoir plus. J'avais laissé ma dague en bas, couverte de sang, il était hors de question de mettre la moindre tache dans le manoir, d'une part pour le nettoyage, d'autre part pour la milice. Mais au final, je me rendais compte qu'en dehors de l'odeur qui m'enveloppait sans doute, il n'avait aucune preuve de mon acte. C'était un vampire que diable ! Il devait avoir un bon odorat si ce n'est un pouvoir de vision ou que sais-je encore. Et puis si cela ne lui convenait pas, j'irais la chercher, ça me ferait marcher un peu plus mais tant pis.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Jeu 24 Nov - 22:20

Il l’entendit monter les escaliers puis se dirigeait vers lui, il l’aperçu, poussant la porte afin de la rejoindre. Elle s’agenouilla et lui demanda ce qu’elle devait faire à présent, la main sur le cœur. Elle n’avait pas fermé la porte et ce n’était pas lui qui allait le faire, elle ne devait pas encore avoir compris ce qu’il l’attendait…

« Pourrais-tu fermer la porte et tirer les rideau aussi »

Puis il se leva se dirigeant vers sa servante, a peine eut-elle fermé les rideaux qu’il l’agrippa, l’amenant contre lui d’une main placé dans son dos, l’autre se glissant dans ses cheveux de façon a les ranger puis il approcha sa bouche de son oreille et lui chuchota

« Prouve-moi ta dévotion … »

Dis d’une façon à ce qu’elle comprenne sans qu’il soit besoin d’étoffer le sujet. Il lui déposa un premier baiser sur le cou avant d’attendre de voir ce qu’elle allait faire. Ce n’était pas à lui de tout faire, il fallait qu’elle lui montre qu’elle savait y faire avec les hommes sans quoi elle finirait comme repas, un délicieux festin. Mais ca elle l’ignorait même si l’idée lui avait peut être traversé l’esprit, il n’avait rien fait pour confirmer cela.

Ses sens était en émois, des frissons lui parcourait le corps, peut importe ce qu’elle allait décider ou faire il éprouverait du plaisir quelque soit la suite des événements soit il se délecter de son sang, soit de son corps, il y avait pire situation pour un vampire. Plus d’un vampire aurait aimé pour voir avoir une tel créature a leur service, ne voulant que combler leur moindre désire et qui plus est si jolie si dévouée. Il eut quelque soupçon de compassion a ce moment là se disant qu’il allait peut être un peu trop loin, enfin son désire le ramena a la raison enfin si on veut et lui chassa cette idée de la tète.

Il fallait qu’il fasse gaffe le jour allait bientôt se levait c’est l’une des raisons pour laquelle il lui avait demandé de fermer les rideaux, d’épais rideau ne laissant pas le moindre rayon de lumière passer. Il voulait pouvoir avoir le temps de faire ce qu’il avait à faire, surtout qu’une décision lui revenait encore. Allait-il prendre du bon temps avec Lia et ensuite s’en délecter de son nectar ou alors allait-il la garder auprès de lui afin de le satisfaire des que l’envie lui en prendrais ? Il n’avait pas encore décidé mais l’heure fatidique approchait, il devrait se décider le moment venu.

Il savait qu’elle apprécierait ce moment passé avec lui, qu’elle gémirait comme jamais elle n’avait pu le faire à se demander si elle était encore vivante. En effet les vampires avait pour réputation d’être de bon partenaire au lit du fait de leur force, leur endurance, et ce n’était pas une rumeur, plus d’une avait pu en attester, non pas avec lui mais d’autre de ses confrères mais seulement aucune n’avait pu confirmer la rumeur auprès de leur espèce, leur partenaire les ayant tuée avant.

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Jeu 24 Nov - 23:48

Je hochais la tête et m'exécutais, fermant d’abord la porte, sans même savoir pourquoi vue qu'on était bel et bien seuls ici, puis tirant les lourds rideaux sur les fenêtres du manoir. Elle se posait toujours la question de ce qui lui arriverait, mais après tout, il avait l'air hésitant, alors j'attendais de voir. Soudain il me fit me retourner vers lui et, me plaquant tout contre son corps, décalant mes cheveux qui cachaient ma nuque avant de me chuchoter son ordre. Prouver ma dévotion ? Ce n'était sans doute pas pour m'inviter à planter moi même ses crocs dans ma gorge... donc... c'était purement sexuel. Sur le coup je crois que j'ai rougis, surtout lorsqu'il déposa son baisé au creux de ma peau. Non ça ne me gênait pas, ce n'était pas un badaud ou n'importe qui, il était mon maitre. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher d'être gênée, je m'étais réservée mais au final, je n'avais aucune expérience en la matière... Oui, j'étais vierge et soudain ça me faisait peur. Je détournais le regard, et même si sur mon visage on ne voyait pas mon inquiétude, ou en tous cas presque pas, je défaisais lentement mon vêtement. Faisant d’abord tomber ma veste, mes gants, ôtant mes souliers... Mes mains commençaient à trembler alors qu'elles passaient sur ma chemise de soie. Devais-je commencer par ôter mon haut ou mon bas ? Je ne savais pas vraiment, voila quelque chose qu'on ne nous apprenait pas. Sur le coup je me maudit de ne pas avoir questionné mes camarades à ce sujet, elles avaient plus d'expérience que moi en cette matière.

Je ne savais trop quoi faire, le caresser ? Me déshabiller ? Toujours était-il que je n'osais pas le regarder, pendant un instant j'aurais même préféré mourir que le décevoir sur ce plan là. Mince, mes compétences étaient bonne sur tous les autres domaines mais pas celui ci, je n'avais pas l'expérience ou l'éducation pour.

J'avais à choisir, déboutonnant mon corsage, je le tint tout de même à moitié clos devant mon buste, cachant en partie mes seins nu et ma honte peu dissimulée. Je fermais ensuite les yeux, enlevant mon pantalon pour me retrouver dans une situation peu acceptable pour moi. Je n'osais pas vraiment, la témérité n'était pas mon fort, et même si la curiosité me prenait souvent, et que je n'étais pas attachée à ma pudeur, j'avais peur, pour une fois. C'était une sensation étrange, de ne pas savoir où on allait. J'espérais juste... ne pas avoir à tout apprendre aujourd'hui... Ne pas me sentir anéantie par ma propre incapacité. Je ne ressentais pas la tendresse, ni l'amour, je ne savais même pas à quoi cela pouvait bien ressembler, j'avais beau lire des livres dessus, ça y est décrit comme quelques chose de bien et de délectable. Mais là, tout ce que je ressentais ressemblait à de l'angoisse. Je sentais toujours son souffle sur moi, seul le bruit de ma respiration commençait à troubler le silence pavé de bruissement de froufrou à mesure que mes vêtements venaient joncher le sol.

- P... pardonnez moi...

Je posais une main sur son torse, me rendant soudain compte à quel point il était bien plus grand que moi, me dominant de sa taille. Je voulais avancer, savoir quoi faire, mais je n'étais pas une de ces filles qui osaient essayer d'être sensuelle et se prêtait au jeu de la sensualité, j'étais tellement persuadée d'être froide et d'être incapable de ressentir l'excitation que je ne voyais même pas à quel point j'avais été torturée, j'avais eut des pulsions un peu plus tot dans la nuit.
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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Ven 25 Nov - 0:23

Martin la laissa faire, elle paraissait peu sur d’elle, détournant le regard, hésitante a ôter ses vêtement, n’ôtant pas tout. C’est alors qu’il se posa une question a la quelle il n’avait pas songé, était-elle vierge ? Elle n’avait peut être jamais connu d’homme jusqu'à passer une nuit avec ? C’était bien possible du moins c’est ce qu’il pensait au vu de ses actes. Cette fille téméraire, toujours sur d’elle qui ne se laissait pas faire dans une position d’une tel faiblesse, il ne devait pas y avoir beaucoup d’autre raison possible. Maintenant qu’il avait compris cela, du moins il le pensait, qu’allait-il faire, allait-il en abuser comme un vulgaire soldat, allait-il la laisser choisir ? Il n’en était pas question elle lui était dévoué ce n’était pas pour la laisser choisir, ce serait lui donner une mauvaise habitude, se montrer faible et il ne le fallait pas, un maitre se devait d’être fort en tout circonstance.

Il attendit qu’elle est fini de se dessaper avant de lui prendre ses mains et les placer sur son fessiers, oui Mr Vanderkan était un vampire mais ce n’était pas un sauvage, il allait certes poursuivre ce dont il désirait et qu’il avait habilement prévu mais il le ferait d’une certaine manière. Il approcha ensuite ses lèvres des siennes et l’embrassa plutôt tendrement pour un vampire faisant attention à ne pas l’écorcher pour éviter que l’odeur du sang ne vienne le gêner dans ses actions. Puis passant ses deux mains dans son dos il fini d’ôter son bustier avant de le faire joncher le sol avec le reste de ses vêtements, il ne lui restait alors plus que son sous vêtement cachant son intimité. Puis il lui murmura dans l’oreille avant de le lui mordiller


« Accroche-toi à moi »

Il la porta alors pour l’emmener sur le lit, le voilà à présent sur elle, une position qui lui convenait c’était lui le maitre, lui le sexe masculin. Il poursuivi en caressant son corps, frôlant sa peau doucement sans aller trop vite, il continua à lui déposer quelque baiser par ci par là, s’arrêtant quelque instant sur sa délicate et somptueuse poitrine pour ensuite descendre un peu plus. Il remonta ensuite l’embrasser fougueusement. Il sentait qu’elle ne savait quoi faire, il l’aidait ainsi, prenant les initiatives, lui faisant petit à petit comprendre ce qu’il fallait faire. Il était encore vêtu, c’était a elle de délicatement le dévêtir, c’est du moins ce qu’il espérait lui faire comprendre en plaçant ses mains sur son bassin tout en se relevant perpendiculairement au lit tout commençant a lever ses bras. Il n’avait pas de sous vetement, simplement une longue robe noir qu’il suffisait d’ôter par le haut, plutôt simple et rapide dans de telle circonstance.

Il comptait petit a petit l’amener a comprendre ce qu’il désirait qu’elle fasse afin qu’elle puisse apprendre en même temps, il n’y avait pas mieux que les travaux pratique pour apprendre quelque chose et puis il n’était pas bon d’écouter les autres car chacun avait sa manière de faire et beaucoup reporté leur frayeur sur ceux a qui elle contait ceci, ce qui amenait ses personne a avoir des apriori et donc a ne pas prendre le temps d’apprécier de moment de découverte de l’autre et de soi même. L’acte sexuel était assez important surtout la première fois d’une demoiselle, cela devait être fait avec délicatesse et habilité de façon à ce qu’elle en garde un bon souvenir. Il est vrai que sa première fois était déterminant pour le reste de sa vie sexuelle, si c’était mal fait, bâclé elle n’en garderait pas un bon souvenir et donc elle éviterait de reproduire ce mauvais moment inconsciemment surement mais c’était ainsi que fonctionnait le cerveau. Dans un sens il appréciait qu’il soit le premier cela lui permettait de lui en laisser un bon souvenir, du moins c’est ce qu’il espérait, d’autre part cela prouvait son entière dévotion étant donné qu’elle lui accordé quelque chose d’unique et d’extrêmement intime, il ne pourrait pas demander meilleur preuve.

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MessageSujet: Re: Là où tout commence. [Pv Martin]   Ven 25 Nov - 1:23

Je fus nettement surprise quand il saisit mes mains pour les accoler à... Oh ! Je me mit à nouveau à rougir, me disant que ce n'était décidément pas très bien, "une servante ne devait en aucun cas avoir le droit de toucher à son maitre" et là que faisais-je ? J'avais les doigts accolée à une des parties les plus charnues de son anatomie, mon instinct me donnant envie de voir comment était-ce au touché... Mais ce n'était pas bien, j'étais là pour son plaisir à lui, pas le mien, mais en même temps s'il m'invitait ainsi à poser mes mains là... Ahhh, je ne savais plus que penser, tout se mélangeait dans ma tête. Mes mains se crispèrent légèrement sur lui, inconsciemment, mais je pouvais deviner au travers de son vêtement des courbes musclées et fermes. N... Non mais à quoi je pensais là ! Je ne devais pas p... Soudain, il avança son visage vers le mien. Aussitôt toutes mes pensées, réflexions, tortures morales stoppèrent nettes. Il avait plongé son regard dans le mien, peut-être quelques fractions de seconde, peut-être quelques minutes, peut-être quelques heures, je ne saurais le dire... Ses yeux, ces deux opales braquées sur moi, un regard ferme et décidé, une lueur vive et folle dans ces reflets rouges. Je sentais tout mon corps se reposer, je n'étais plus aussi crispée, je me perdais dans ces lacs sanguinolents alors que ma raison me criait de ne pas me laisser aller. Juste une fois... Et si juste une fois je faisais comme font tous les gens, essayer de se sentir bien ? Il avait entrouvert la bouche, je pouvais y apercevoir les deux crocs qui auraient dû tant m'effrayer. Pourquoi n'avais-je pas eut plus peur que ça ? Je sentais finalement son souffle sur ma peau, sur mes lèvres, je frémissais à la simple idée que ce contact ne soit douloureux... C'est vrai, je n'avais jamais embrassé, pour quoi faire après tout, je n'en avais jamais eut l'envie ni la nécessité... Pourtant, à ce moment là, j'aurais tout donné pour essayé ce qui m'avait toujours posé question. Un doux contact se fit, me faisant fermer les yeux, non pas par peur cette fois mais par contentement, une sensation de tendresse et de paix s'installant peu à peu en moi, mon corps entier hésitant à pleurer ou sauter de joie. Quelle sensation étrange.

Ce baisé me semblait si délectable que je ne notais même pas ses mains passant dans mon dos, non, je ressentais cela comme une caresse, me resserrant vers lui, au final, j'en avait presque oublié ma nudité. Celle ci ne me gênait pas tant que ça au final, c'était plutôt la peur de mal faire qui me paralysait. Mais bientôt, ses lèvres se décolèrent des miennes et il vint taquiner le lobe de mon oreille. Je poussai un léger couinement, serrant les cuisses dans le même mouvement. Pourquoi un tel réflexe ? Il m'avait touché l'oreille, pourquoi avais-je eut une sensation... là ? Il me murmura quelques mots, toujours doux. Décidément, son attitude changeait de minutes en minutes. Le maitre que j'avais face à moi semblait sur de lui, mais pas écrasant, il semblait puissant mais pas violent... Et ça... Ça me mettait en admiration. Il m'apprenait ce dont j'avais besoin, il prenait ce qu'il avait envie... L'enfant pleurnichard et le tyran colérique avaient disparut... Et face à cette nouvelle facette... Je ne savais pas être puissante ou stoïque.

Il me déposa sur son lit, mes bras se posant en croix instinctivement sur ma poitrine et mes cuisses tentant de cacher mon intimité. Cela ne servait à rien, je le savais, mais mon corps ne parvenait pas à rester dans une posture neutre. Je ne cessais de me tortiller avant qu'il ne vienne contre moi, au dessus, me dominant. Je sentis ses doigts glisser sur moi, je serrais les dents pour ne pas pousser un cris futile de jouvencelle apeurée. Pourtant c'est ce que j'étais à l'heure actuelle, mais je me refusais toujours à pousser ce cris faible. Pourtant, je fus forcée de constater que je n'allais pas pouvoir me retenir longtemps, ses caresses se firent plus précises, et comme si cela ne suffisait pas à mon corps, ses baisés vinrent s'ajouter. Je pinçais les lèvres, priant pour ne pas faire de bruit, c'était une véritable torture, tout mon corps réclamait quelque chose, mais quoi ? Ma respiration se fit plus bruyante, presque haletante à mesure que ma peau était parcourue de frisson. Était-ce le froid ou... l'excitation ? Non, c'était le froid, c'était forcement le froid ! Soudain les lèvres du maitre vinrent toucher ma poitrine, et sur le coup, je ne su pas me contrôler, un petit cris de faiblesse perça entre mes lèvres et mon corps se cabra quelques secondes, mais pourquoi avais-je eut ce réflexe ? Et non celui de l'en empêcher ou le repousser ? Il se redressa doucement et vint déposer un nouveau baisé à mes lèvres, plus fourbe et puissant cette fois, caressant ma langue de la sienne. Ce fut sans doute à ce moment là que ma raison s'éteignit pour ne laisser que l'envie dominer la situation. Peut-être me verrait-il comme une chienne, comme une femme soumise, comme une personne dont c'était la première fois... Mais je ne m'en souciait plus...

Il m'invita à lui retirer son vêtement, simple, unique, je me redressais contre lui, mon visage atteignant tout juste son torse dans notre posture. Mes mains commencèrent à dégager sa peau, doucement, prenant bien le temps de caresser chaque muscle qui le composaient. Je savourais chaque creux, chaque aspérité de son corps, à la fois souple et tendu. J'aimais ce toucher. Puis, quand j'eus enfin terminé, je ne me rallongeai pas tout de suite, laissant mes lèvres caresser la peau froide de son poitrail, mes mains passant sur son abdomen. Finalement ce n'était pas aussi atroce que ce que ma peur me dictait, enfin, nous n'en étions pas encore à l'acte réel.

Il était dans son plus simple appareil face à moi, on aurait pu croire à un homme d'une grande beauté. Qui étais-je pour poser mes mains sur ce bellâtre ? Non... plutôt ce démon. Je le désirais, du moins c'est ce que je ressentais, je voulais qu'il me possède, moi, sa simple servante, moi une simple humaine.
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