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 Valses et petits fours [pv Martin]

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MessageSujet: Valses et petits fours [pv Martin]   Mar 29 Nov - 20:32

- Bienvenue Sieur De Casteljoli, Dame Magdère... Soyez les bienvenue chez M. Le marquis Vanderkan... Si vous voulez bien me suivre.

Voila quelques semaines que j'étais arrivée chez le seigneur Vanderkan, mais jamais encore il n'avait donné de réception mondaine en ma présence. C'était la première fois qu'il y avait autant de personne sous ce toit, quelque part, cela me soulageait de savoir qu'il n'était pas seul, mais moi, je n'aime pas vraiment la foule, ça me met mal à l'aise et j'avais toutes les peines du monde à garder le masque qu'il fallait. Ce soir là, j'étais souriante au possible, rayonnante même, une attitude qui ne me plaisait pas moi même mais qui semblait plaire aux invités. Bon... Si cela conforte la réputation du maitre, je tiendrais jusqu'à la fin de cette soirée. Pour le coup, nous avions fait venir des bardes, histoire de mettre un peu de musique et d'ambiance. Je marchais comme on me l'avait toujours appris, lentement, trop lentement pour moi, mais au final, c'était ainsi que devait se comporter une domestique. Je menais les deux invités vers la grande salle leur faisant signe d'entrer sans pour autant les suivre plus loin. Mon seul rôle dans cette pièce était de réapprovisionner en petits fours. Je lançais quelques brefs coups d’œil à mon maitre non loin, gardant un œil aussi sur toute cette populace en apparat. Je n'étais pas tranquille, après tout il était possible qu'il conviait quelques vampires dont j'ignorais l'identité, et qui pouvaient s'avérer dangereux pour moi... pour nous. La soirée semblait paisible... Du moins pour le moment, j'avais peur qu'il ne se passe quelque chose, mais peut-être étais-je trop méfiante. Je retournais en cuisine où, pour une fois, il n'y avait pas que mon assiette. Heureusement que je savais m'y prendre, et surtout, qu'il n'y avait pas tant de personnes que cela... J'avais préparé un bon nombre de plats, certains se mangeant froid, d'autres tièdes, je m'assurais alors qu'aucune cocote et aucun chaudron ne faillisse à la tache, gardant au chaud les précieux mélanges.

Terminant mon inspection, rassurée de voir que tout se passait comme prévu en cuisine, je retournais auprès de mon maitre, saluant les quelques personnes sur mon passage en courbant l'échine en signe de respect. Ca parlait de tout et de rien, de potins principalement... "Et le duc de je-ne-sais-quoi à fait ci" " la comtesse de quelque-part-ailleurs a fait ça"... Je me retenais de soupirer. Les gens de la haute n'avaient donc rien d'important à ce dire ? Je pensais que ça parlerait combat, stratégie, ou autres... Non, rien de tout cela, rien non plus qui pouvait laisser présager d'un vampire... Enfin autre que mon maitre, et je n'allais pas leur retrousser la babine à chacun pour débusquer quelques crocs. C'était impoli même si la tentation était grande. J'écoutais tout de même les diverses conversations histoire de me faire une idée de chacun. Tous parlaient avec prestance, du charisme à revendre. Je m'arrêtais à l'endroit où était supposer se trouver mon maitre pour lui demander si les derniers petits fours avaient ravis ses invités.

Mais il n'y étais pas, où avait-il encore pu se volatiliser ? Je me retrouvais ainsi à porter les petits fours, voyant parfois une main s'avancer pour en saisir un. Je jetais un coup d'oeil par la fenêtre. Pour le moment, j'étais parvenue à cacher les quelques cadavres de jeunes jouvencelles dévorées. Ça n'avait pas été une mince affaire, et j'avais eut du mal à ne pas me salir lorsque je leur ouvrais les entrailles pour en sortir les quelques viscères anorexiques qui les composaient. Mais au final, ça avait semblé marcher, la police parlant d'un tueur en série qui avait sévit à Londres quelques années plus tôt. Jack qu'ils l'appelaient, ou plutot dans le cas présent, qu'ils m'appelaient. Au final si j'en avais été capable, cela m'aurait fait rire, moi qui passait mes sorties de nuit en costume masculin, on m'attribuait finalement un prénom d'homme. Je finis par détacher mon regard de la vitre sombre et chercher à nouveau mon maitre des yeux, cherchant par la même occasion si une jeune fille n'avait pas aussi disparue.
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MessageSujet: Re: Valses et petits fours [pv Martin]   Mer 30 Nov - 15:33

C’était une belle soirée, quelque semaine s’était écoulé depuis la rencontre de sa servante, lia de son prénom. Elle avait déjà bien acquis les principes de base de la bienséance comme la tenue à respecter, les courbes à chiner, les discutions bien que soporifique à s’intéresser de manière subtile, tout se déroulait donc pour le mieux pour cette premier organisation chez lui avec toute la haute des alentours. Il les connaissaient tous dans les moindre détails, chacun avait son point faible, son historie un peu fâcheuse a ne pas conter et le plus drôle était donc d’y faire allusion de façon a faire comprendre a la personne que l’on avait quelque chose sur lui, que c’était nous qui étions « le plus fort » et qu’il valait mieux donc se tenir a son écoute, a son service…

Martin n’aimait pas la foule, encore moins la haute, les beaux parleurs et leur discours qui résumait si aisément la vie et le fonctionnement de la civilisation. Mais il était joueur, il aimait se jouer d’eux, il aimait tout savoir, comprendre et la meilleur façon était de côtoyer ceux qui avait les oreilles partout, qui passait leur temps a blablater sur le voisin, l’air de dire « moi je suis mieux que lui », une histoire d’orgueil au fond qui portait de terrible conséquences quand les informations ou les rumeurs était fausse et infondé. Il observait lia les servir tout en s’occupant pour sa part de récolter les derniers potins mondain et faisant bonne figure. Il voyait ses rencontre comme un jeu ou il devait se faire passer pour un noble bien élevé, sans histoire, sans problème, un parfait gentleman en quelque mot.

En somme cette première partie de soirée était peu intéressante bien qu’amusante, se prêter au jeu de la noblesse était assez … disons agréable mais lassant au bout d’un moment. Chaque personnalité, chaque invité était venu accompagner soit d’une dame soit d’un homme selon si l’invité était de personne féminine ou masculine, chaque couple était donc composé d’une femme et d’un homme, un nombre paire, c’était essentiel ! Pourquoi vous demandez vous ? Eh bien pour la suite de la soirée évidemment … Cette liste de personne c’était lui qui l’avait scrupuleusement composé, en fait il n’avait pas eut beaucoup d’effort à faire car a quelque expression prêt elle était toujours la même que cela se passe chez lui ou chez un autre de ses convives. Le « jeu » du moins c’est comme ca qu’il le voyait comme beaucoup d’autre était donc de trouver un cavalier ou une cavalière pour venir a ses soirée, c’était la première chose essentiel. En général cela ne posait pas de problème, seul quelque un pas très habile était exclu certaine fois faute d’être accompagné. La deuxième chose importante était de trouver une personne plutôt belle, une beauté naturel, que ce soit un homme ou une femme, de façon a montré sa réussite, prouver aux autre que l’on est meilleur qu’eux car notre partenaire est d’une beauté plus importante que celle du voisin. Je vous confierais que certain ne préférait pas venir, n’ayant pas trouvé une personne correspondant a leur critère et leur exigence plutôt que de se faire ridiculiser par les autre convives, c’était plutôt compréhensible au fond. Mr Vanderkan n’avait en général pas de mal a trouver quelqu’un pour l’accompagner seulement personne n’était assez bien pour se présenter a son bras c’est pourquoi il venait seul a ce genre de soirée. Vous allez me dire que je me contredis, que nenni, je ne vous est seulement pas énoncé l’exception, en effet on pouvait venir seul mais dans ce cas le jeu était de dérobé l’une des accompagnatrices d’un des invités en la charmant plus que celui qui l’avait convié. Un jeu auxquelles il était tres fort, cependant une fois acquise il la laissé, plus aucun intérêt une fois la victoire acquise.

Il s’éclipsa alors afin de lancer la seconde partie de soirée, la première devenant plus que lassante a son gout. Personne n’avait attiré son attention pour qu’elle en vaille la peine qu’il joue avec elle et la « dérobé » a l’un de ses invités. Cependant il garda un œil sur le déboulement de la soirée, laissé lia ainsi entouré était plus que dangereux si l’on connaissait chacune de ses personne qui composé cette soirée. Il était allé sur le balcon afin de respirer et s’éloigner quelque peu du bruit ambiant. Soudain il aperçu l’un de ses convive s’approcher un peu trop prés de lia avec un regard qui en disait long sur ses intentions, cela lui déplu particulièrement et pour une raison qu’il ignorait un instinct de protection se fit ressentir en lui, il quitta le balcon pour entrer précipitamment dans la pièce et se placer devant lia lui chuchota au passage de rester derrière lui


« Elle m’appartient, inutile donc d’y songer, va voir ailleurs ! »

Dit-il sur un ton ferme au contrevenant. Quoi ? Vous n'avez pas encore deviné en quoi consistaient ses soirées ? Mais si, faite travailler vos méninges vous verrez cela tombe sous le sens. Il porta alors sa main à son bassin de façon a être prêt s’il osait le défier d’une quelconque manière. Il n’était pas à se questionner sur l’origine de sa réaction mais la question était en suspend dans sa tète. Il se demandait bien pourquoi avait-il réagit comme ca face une personne s’approchant un peu trop prés de sa servante. Tous les regards étaient tournés vers eux, les gens s’était quelque peu regroupés tout autour afin de former un cercle, rongé par la curiosité de la scène. Il était placé a quelque pat de la fenêtre, lia derrière lui contre les rideaux. Sa deuxième main placé derrière lui comme pour protéger lia d’un danger, comme pour lui faire comprendre de rester derrière lui. C’était étrange comment tout a coup toute les conversation s’était stoppé net, laissant la place a un calme plat presque inquiétant, s’en était presque reposant. Il sentait comme une sensation de puissance montait en lui. Les humains appelaient cela l’adrénaline, cette substance qui donnait une force décuplé à ceux qui en était enivré.
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MessageSujet: Re: Valses et petits fours [pv Martin]   Jeu 1 Déc - 12:36

J'avais beau observer la pièce, il ne manquait nul autre que mon maitre. Moi qui pensait qu'il était allé se nourrir d'une jouvencelle de l'assemblée, je fut non pas déçue mais surprise. Une nouvelle main s'avança vers moi pour saisir un petit four. Les quelques bagues richement décorées tintèrent sur le plateau d'argent et me tirèrent de mes pensées inquiètes. Un homme se tenait devant moi avec un sourire étrange, je lui souriais également, comme depuis le début de la soirée, mais mes yeux se contentaient de rester baisser, et ma tête demeurait baissée sagement, quoi sur je suis persuadée que même en me tenant droite de toute ma hauteur je n'aurais pu dépasser sa taille. Il devait être aussi grand que le Marquis, mais je tenais vraiment à paraitre irréprochable.

- Les petits fours sont exquis, le Marquis Vanderkan est vraiment très pointilleux sur ses réceptions.

Entendis-je. Me parlait-il ? Je redressais les yeux afin de m'en assurer et constata qu'en effet, son visage, ses yeux, son attention m'étaient dédiés. Je hochais la tête en silence, sans doute ne parlait-il ainsi que par ennuie. J'avais pourtant noté qu'il était venu accompagné, comme tous les autres, mais je ne savais pas où était passé sa dame. Je me confinais dans me mutisme afin de ne pas paraitre trop excentrique aux yeux de ces nobles, une servante se devait de tenir sa langue. Mais il semblait ne pas vouloir repartir comme il était venu.

- Depuis quand êtes vous au service du marquis ?

Sur ce coup là, je ne pouvais pas me permettre de ne pas répondre, le snober serait une pure marque de méprise et je ne comptais pas ainsi lui faire cet affront. Plissant les yeux pour accentuer mon sourire, sans paraitre trop félin cependant, ou alors inconsciemment, je lui répondais doucement.

- Environs un mois mon seigneur...

Une phrase courte, polie, sans blabla inutile, je me disais que peut-être il le prendrait mal vue que la noblesse semblait aimer les bavardages inutiles, pour ma part, en temps que simple bourgeoise non invitée, je préférais ne pas m’étendre sur le sujet. Que pouvais-je dire dessus d'ailleurs ? Qu'il était gentil avec moi ? Peut-être n'était-il pas comme cela avec tout le monde et se traduirait une faiblesse de sa part. Je n'allais donc pas m'étendre sur un sujet que je trouvais dangereux. Il prit un nouveau petit four, et dans ma tête, je priais mon maitre de revenir prestement. Le regard de cet homme, son sourire ne me plaisait guerre, je ne savais ce qu'il voulait de moi, mais à mon humble avis, ce n'était pas un simple sourire niais qui le satisferait. J'espérais simplement qu'il veuille bien partir rapidement, me laissant continuer d'observer la salle tranquillement.

Une brise se fit sentir dans mon dos, quelqu'un avait-il ouvert la baie ? Sur ce, une ombre passa devant moi, grand, massif, mon maitre semblait mécontent, le cachant nettement moins que moi. Il renvoya l'homme dans son coin, mais très vite, un cercle silencieux se forma autour de nous... Qu'attendaient-ils ? Un combat ? Non non non, il fallait à tout prix éviter cela. D'une part car la réputation du maitre serait entaché aux yeux de tous, déjà qu'il n'était guerre prudent de défendre une servante ainsi - bien que cela m'eut fait plaisir mais passons - et d'autre part parce que je craignais qu'il ne dévoile sa force, cela aurait été de mauvaise augure si jamais l'assemblée était composée de non-vampires. Je prenais donc la parole, n'osant passer devant lui tout de même, on ne savait jamais.

- M... Maitre, n'ayez crainte, nous discutions juste de la réussite de cette soirée, il ne m'a pas offusquée rassurez vous.

Mon sourire donnait à ma voix un ton guilleret et de jeune fille timide. Je plaquais mes mains sur ma robe comme stressée, mais en réalité je voulais juste rappeler au maitre le fait que j'étais armée, ma dague toujours accolée à ma cuisse et prête à l'usage en cas de problèmes. Je ne voulais pas qu'il s'affiche ainsi face à ses pairs, cela pouvait être gênant, peu de maitre défendaient leur domestique. Je regardais cependant l'homme étrange, au cas où il ne face le moindre mouvement suspect envers le maitre, me tenant prête à intervenir au cas où. Je me disais que si le maitre réagissait aussi violemment, il s'agissait peut-être d'un vampire, donc prudence oblige. Mais les gens autour m'inquiétaient tout autant, le maitre avait tonte son attention concentrée sur mon précédent interlocuteur, si un coup bas venait de son flanc ou derrière, peut-être ses réflexes, dans un espace si restreint ne seraient pas en mesure de le protéger.
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MessageSujet: Re: Valses et petits fours [pv Martin]   Ven 2 Déc - 22:55

Martin maudit lia et lui rétorqua sèchement fasse a sa prise de parole

« Tais-toi ! »

En effet, elle ne le savait pas mais elle n’avait pas le droit de parler dans une tel circonstance, ce n'était qu’une servante, considéré comme un objet de Mr Vanderkan aux yeux des autre, ni plus ni moins. Rah la sotte, oui il était énervé, c’était une situation délicate et le moindre faux pas pouvait être fatal. Simplement par le fait que si les « règles » n’était pas respecté, les autres convives risqué de se rallier a la cause de son opposant et il risquait le bannissement, l’humiliation voir pire peut être … C’était ainsi comme dans toute société il y avait des lois, des règle qui régissait cette dernière. L’une des plus importantes était qu’un humain n’avait en aucun cas le droit d’intervenir dans les affaires des vampires, encore moins amener son jugement, sa justification ou tout autre parole d’ailleurs. Il était l’objet, il appartenait à son maitre. Il espérait qu’avec cette dernière phrase elle comprendrait et se terrait comme elle devait le faire et le laisserais gérer seul la situation. Il s’était brièvement retourné la « tuant » du regard en lui énonçant ses deux mot et avait compris qu’elle avait déjà pensé à se saisir de sa dague, il ne la pensait pas si bête après un tel regard, de tel mot de sa part, qu’elle agirait sans son accord.

En ce qui concerne celui qui avait été repoussé et défendu d’approché de lia, il n’était pas stupide lui non plus, il voyait que tout l’attention leur étaient porté et il connaissait également les capacités de Martin, il ne se mesurerait surement pas a lui et s’inclinerais, du moins si la bêtise ne l’envahissait pas. Il jeta un dernier regard a lia, puis a Martin et disparu dans la foule derrière lui, les gens se dispersèrent en même temps et la soirée retrouvera son « bonhomme de chemin ». Les discutions recommencèrent, le brouhaha repris de plus belle et les éclats de rire également. C’était comme si rien ne s’était passé, comme si c’était anodin, dans un sens ca l’était. Des altercations comme celle-ci était courante dans ses soirée, ca faisait partit du jeu. Cependant cela aurait pu mal tourner si lia n’avait pas cessé ses sottise, si elle ne s’était pas prise pour plus que ce qu’elle représentait, si elle était resté a sa place !

Mr Vanderkan, quand a lui s’éclipsa a nouveau, furieux, remonté contre sa jeune demoiselle, de son erreur. Il fallait qu’il lui parle, qu’il lui explique ou était sa place et quel était son rôle car apparemment elle l’avait oubliée ! Il faut dire qu’il l’a pensé au courant des use et coutume, des règles à respecter, que ce soit dans une soirée comme celle-ci ou dans une soirée classique humaine, un domestique n’avait rien à dire sans l’aval de son maitre au préalable ! Mais il n’allait pas le faire maintenant, il était énervé et il préférait se calmer, c’était un vampire, déjà que le contrôle y était dur parmi tant de sang frais à déguster, si son humeur s’en mêler il risquait de commencer avant l’heure. Ce n’était pas l’envie qui manquait pourtant … Il prit alors le chemin de la sortie, laissant ses invités aux mains de lia, après tout si elle se croyait si maline, au dessus de lui alors qu’elle le prouve, qu’elle se débrouille seul …

Il disparu dans la brume qui avait envahi le foret. La lune était pleine, quelque rare rayon avait ainsi perçait les arbres venant éclairer la brume par endroit. C’était calme, seul ses pas rapide se fait retentir, il courait, aussi vite qu’il pouvait, c’était son moyen a lui de se défouler, se vider la tète, prendre du plaisir a cette vitesse pour ne penser qu’a éviter les arbres et apprécier la douceur de cette brume s’accumulant sur son visage. Les feuilles s’envolait après son passage, comme une explosion de joie, des applaudissements a sa remarquable course effrénée. Peu à peu l’adrénaline que lui procurait cette escapade l’envahit, lui faisant oublier ses tracas, son altercation, son saut d’humeur, il se sentait bien en résumé. Son instinct de chasseur s’éveilla en même temps, guettant si une proie ne venait pas a malencontreusement croiser son chemin. Enfin il aimerait qu’une innocente jeune demoiselle se soit perdue ici, sa soif se faisait sentir, voilà quelque jour qu’il n’avait pas bu une goutte … Tout ceci a cause de lia, elle l’avait comme envouté l’espace d’une nuit et voilà qu’il en avait presque oublié sa nature, qu’il était presque devenu humain, heureusement que cela avait été de courte durée, mais comment être sur qu’elle ne recommencerait pas ? Apres tout c’était bien elle, son odeur, ce plaisir qui l’avait rendu comme cela, sans qu’il ne s’en méfie.

A cette idée il se stoppa net, il valait mieux car il n’était plus concentré sur son chemin il aurait risqué de se blesser voir pire encore. Il se sentait affaibli qui plus est, signe qu’il était temps pour lui de s’abreuver tel un animal. Et comme se dernier il allait aller au plus rapide, au plus facile de façon a garantir sa survit, il tourna donc les talons et retourna a cette soirée mondaine avec une grande hâte. Soudain un bruit parvint a ses oreilles, il bifurqua pour aller se placer derrière un arbre essayant d’en de savoir d »ou il venait pour identifier son auteur.
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MessageSujet: Re: Valses et petits fours [pv Martin]   Mer 7 Déc - 19:52

Je fut frappée comme par un fouet, était-ce sa phrase si courte et si injonctive ou le ton de sa voix ? Plus froide que la glace qui emprisonnait mon cœur depuis des décennies ? Ou encore peut-être son regard plus haineux que les animaux les plus féroces. Je ne savais pas, à vrai dire cela me surprit à peine, je n'étais pas vraiment douée pour comprendre la colère, la haine, la peine... Je fis un pas en arrière, un air faussement apeuré aux yeux, un jeu de scène parfait pour les convives. N'était-ce pas la réaction qu'ils s'attendaient tous à voir ? Mais je trouvais tout de même ses remontrance excessives, je n'avais fait cela que pour son image de marque et il n'avais te cesse que d'être encore plus agressif. Remarquez, j'avais toujours appris chez les humains, c'était ainsi que l'image se préservait chez nous autres, par l'insensibilité, le stoïcisme... Mais il était vrai que je ne comprenais pas encore tout aux parades nuptiales et intimidations mâles des vampires, cela ressemblait presque à des joutes de mâles dominants chez les loups, encore tout cela pour une femelle. Ah ? J'avais donc le statut d'une femelle ? Non, pas vraiment, plutôt un bout de viande que les deux carnivores se disputaient, une carcasse fraichement chassée qu'un autre voulait récupérer. Je n'arrivais toujours pas à m'habituer à ce nouveau statut, un peu comme celui d'une fille de joie, mais là encore il y avait une divergence flagrante, pourquoi le maitre marquait-il tant son territoire ? Après tout ses invités étaient bien plus importants que ma petite personne.

C'est en ruminant ces pensées que je m'inclinais prestement et retournait d'un pas vif au calme de ma cuisine. Quelle soirée charmante, je n'étais pas au bout de mes peines, peut-être valait-il mieux que je m'efface un temps. Oui, excellente idée, si je n'avais pas erré ainsi avec mes petits fours, sans doute cela n'aurait jamais eut lieu, mais comment aurais-je pu prévoir qu'il s'agissait d'un autre prédateur à crocs ? Quel cachotier, n'aurait-il pas pu me mettre en garde quand à la nature de ses invités s'il désirait à ce point me protéger de leur soif ? J'avais la vague impression, tout en préparant un bon vin à servir aux quelques humains potentiels, qu'il était troublé, que lui même balançait entre le blanc et le noir... Depuis mon arrivée je l'avais trouvé... Versatile, lunatique. Qu'avais-je donc fait qui le mette dans cet état ? J'avais toujours obéit à ses ordres, comme il se doit même si la société vampirique m'était toujours flouée. A moins qu'il ne l'eut été avant, et dans ce cas je ne pourrais sans doute rien y changer à part accepter ses sautes d'humeur omniprésentes. Je poussais un soupir en amenant le vin, rasant les murs, dans les quelques rares ombres encore présentes, je posais carafe plate sur la table avant de m'éclipser à nouveau.

Le maitre ne semblait déjà plus dans la salle, par mon sang il n'allait tout de même pas laisser ses invités seuls ! Je ne savais même pas si je pourrais combattre un vampire agressif alors la horde qu'il y avait devant moi - a supposer qu'ils le soient tous - me paraissait clairement impossible. Que faire si la soirée commençait à s'envenimer ? Je n'étais pas de taille à gérer tout ce beau monde toute seule. L'espace d'un instant, j'eus envie de sortir le quérir, sans doute était-il encore partit en forêt, chasser ou passer ses nerfs sur un arbre, ça aussi les humains le faisaient de temps à autre, mais tout bien réfléchit, ce ne serait pas convenable, laisser le domaine ainsi. Je repérais donc rapidement une plaque dans la cuisine, avec toutes ces odeurs de fritures et de viande cuite, c'était encore le meilleur endroit pour se cacher de l'odorat d'un quelconque vampire, et c'était toujours plus prudent d'avoir une issue de secours quand on n'avait pas l'avantage...

J'observais alors la pièce, discrètement comme je savais si bien le faire, me cacher était une de mes activités courantes, et sincèrement, qui regarderait une servante paraissant normale. Je passais parfois ramener des vivres, faisant mon travail comme si de rien n'était, observant sous mes longs cheveux le reste des personnages présents. Personnage, oui, pour moi ce n'était en rien des personnes, tous jouaient un rôle dans cette immense pièce qu'était la vie - ou la non vie pour certains - cachant aux yeux de tous dans un sourire ou un ton de voix leur honte, leur peine, leurs faiblesses les plus inavouables. Prenez le comte De Casteljoli, il se tenait droit et passait la main à la taille de sa compagne, mais ses yeux trainaient souvent sur les formes des autres invitées. Sa perversion était si peu camouflée à mes yeux traquant toute information que c'en était presque ridicule, il ne s'était pas privé se me dévorer du regard à chacun de mes passages, plus discrètement certes que l'homme qui avait eut une altercation avec mon seigneur.

J'espérais vivement que celui-ci ne tarde pas trop, passant alors sur le balcon, je me surprise à observer le lointain, affinant mon regard félin à chaque mouvement pour y déceler son identité. Hâtez vous mon maitre, je ne saurais les tenir très longtemps si les esprits s'échauffent, vous devez bien le savoir...
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