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 Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]

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MessageSujet: Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]   Lun 6 Aoû - 19:15

-Alors... On s'amuse à me défier? Je vais t'en faire manger, sale petit impertinent... Ou plutôt, je vais te manger.
-Je vous prends en duel quand vous le voulez.

Et l'homme se jeta sur lui, même pas armé. Bien que surpris par cela, Gabriel resta sur ses gardes, si son adversaire l'attaquait sans même se soucier d'être armé, c'est qu'il devait être particulièrement fort. Aussi, le jeune aristocrate sortit son épée de son fourreau, se mettant en position défensive, prêt à bloquer ou à contre-attaquer.. Comment cela avait-il commencé déjà? Ah, oui. Une simple dispute dans la taverne.

[Flashback]

Le soleil se couchait sur la ville de Paris, lorsque Gabriel avait décidé d'aller faire un tour. Avec un peu de chance, il ferait quelques rencontres sympathiques, charmerait quelque demoiselle et lui conterait fleurette, sans aller, comme certains hommes, à lui retirer son innocence... Il laisserait cela au futur mari de la jouvencelle à qui il ferait la cour en cette soirée d'été. Pourquoi? Parce que, même s'il se sentait parfois une âme de Dom Juan, ou du moins de tout simplement d'un jeune homme de vingt-deux ans ayant envie de passer du temps avec une gentille damoiselle, il avait été trop dégoûté par l'exemple de son père, pour oser coucher avec quelque fille de passage qui ne deviendrait pas sa femme. Oui, vous avez bien compris l'allusion, à cette heure même de sa vie, Gabriel était encore ce qu'on peut nommer « pur et innocent ». Mais qu'importe, là n'est pas le sujet principal de sa sortie. Donc, le jeune aristocrate avait décidé de sortir. Il avait prit une tenue assez simple: une chemise blanche à jabot, le col étant assez large mais non pas nu, mais des cordons rattachant chaque bordure à l'autre, et pouvant être resserré ou dé-serré au loisir. Ensuite, un pantalon marron foncé assez large, contrairement à la culotte que portaient de nombreux nobles. Non pas que ça n'arrive jamais à Gabriel d'en prendre, mais il réservait cela plutôt aux entrevues officielles et à la Cour. Il était tout aussi à l'aise dans un vrai pantalon. Enfin, par-dessus le tout, il enfila une veste longue, appelée justaucorps, de couleur aussi verte que ses yeux l'étaient. Il prit son épée, l'attacha à sa ceinture; se chaussa, se coiffa un minimum. Il était prêt! Il quitta la demeure qu'il avait hérité de son oncle, et sortit dans la rue.

Après de longues minutes, passées à se promener et à flâner dans le dédale de rues et ruelles qu'était Paris, et qu'il commençait déjà à faire un peu plus sombre, il décida de s'arrêter dans une taverne, pour boire un coup et manger un bout. Il finit par s'arrêter devant une, qui se nommait « Le Poney Fringuant ». Non assez excentrique, il faut le dire, mais qui attirait l'oeil, et qui somme toute, ne semblait pas plus délabré qu'un autre! Alors, autant entrer. L'aristocrate entra dans la taverne, il y avait déjà beaucoup de monde, du bruit, des rires gras, des voix s'élevant par endroits dans la salle, finissant parfois en bagarres vite interrompues par le maître des lieux, qui jetait les malotrus dehors. S'asseyant, Gabriel rajusta la position de son épée pour ne pas être mal à l'aise, et passa commande. Un simple ragoût et une bière, ça faisait peut-être rustique, mais en même temps, ce n'est pas comme s'il était attablé chez le roi. Cependant, alors qu'il avait juste commencé à se restaurer, le jeune homme remarqua qu'un autre était en train d'embêter une serveuse, l'ayant isolée dans un coin de la salle. Voyant cela d'un mauvais oeil, il se leva, avança jusqu'aux deux protagonistes, et, arrivant dans le dos de l'homme, posa sa main sur son épaule, amicalement mais fermement:

-Je crois bien que vous ennuyez cette jeune personne, mon bon ami.

-Que..?! Cela ne te regarde pas, espèce de petit ***... Va t'en!

-Comme vous voudrez, s'amusa Gabriel, qui fit ce qu'on lui demandait, ayant vu la jeune fille prendre la fuite.

Il s'en retourna donc à son assiette, et vit l'aubergiste mettre l'homme aux mains un peu trop baladeuses dehors. Ah, comme quoi, il ne fallait pas faire trop d'écarts où que l'on soit... Et heureusement! Continuant son repas avec satisfaction, Gabriel ne remarqua aucun autre écart, du moins pas envers les jeunes filles. Il finit son repas tout entier, s'il n'avait pas eu l'éducation que lui avaient inculqué ses parents, il aurait sûrement léché l'assiette! Donnant sa monnaie au tavernier, il remercia ce-dernier, et lui souhaita une bonne soirée, sortant le ventre bien rempli. Et soudainement, alors qu'il prenait la petite ruelle à droite pour prendre un raccourci et rentrer au plus vite chez lui, il vit une silhouette, au loin, et qui venait vers lui. Quand elle fut à moins de dix mètres, le jeune homme pu deviner de qui il s'agissait, malgré la pénombre. Allons bon...

[Fin du Flashback]

Voilà comment il en était arrivé là. Décidément, à force de vouloir bien faire, le Sieur d'Estampe de Valencay se mettait dans de sacrés pétrins! Enfin, il était un épéiste, certes encore jeune et donc pas expérimenté comme certains, mais qui possédait tout de même un certain talent et une dextérité plutôt bonne pour une personne de son âge. En même temps, il n'avait pas vécu toutes ces heures d'entraînement pour rien! Alors, il se prépara à accueillir « à bras ouverts » l'agresseur, qui décidément, se mettait dans bien des états pour une pauvre jeune fille qu'il n'avait pu forcer à coucher avec lui comme il l'avait désiré... M'enfin, il y a vraiment des énergumènes dans ce monde. Laissant l'homme courir vers lui, Gabriel ne le quittait pas des yeux, impressionné d'ailleurs par sa vitesse, elle était à peine croyable! Il ignorait que face à lui, se trouvait un vampire, un mordu précisément, et qui à cause de lui, avait perdu sa proie de la soirée. Voilà la raison véritable de sa colère. Mais cela, le jeune homme ne le savait pas. Il réussit à parer l'attaque de l'homme, et le repoussa. Il ne l'avait pas coupé, ayant utilisé le plat de son épée. Il voulait lui accorder une seconde chance, et ne voulait pas le blesser tant qu'il ne sentirait pas un véritable danger pour lui-même.

Cependant, l'adversaire sembla passer à la vitesse supérieure, que ce soit en agressivité ou en ruse, et cette fois-ci, le marquis n'eut d'autre choix que d'utiliser sa lame toute entière, dont le tranchant. Et ainsi, à plusieurs reprises, il parvint à entailler la peau de l'homme. Mais, pourquoi avait-il à chaque fois l'impression que, malgré ses assauts, son ennemi était indifférent, et ne semblait pas plus ralenti ou blessé que cela? C'était étrange, vraiment très étrange... Le jeune homme continua à se battre, de longues minutes durant, mais plus ça allait, et plus il perdait l'avantage. Il fut surpris de constater que l'homme essaya de le mordre à de nombreuses reprises, ce qu'il évita à chaque fois, plusieurs fois à peu de chose, mais qu'il parvint à éviter tout de même. Et, il avait des ongles carrément tranchants! Il avait réussi à le griffer au niveau d'un bras, lui créant une légère entaille, et le faisant saigner. Impressionnant! Cependant, l'agresseur perdit patience, et s'arma lui aussi, pour terminer le combat plus vite. Quant à Gabriel, il avait réussi à le blesser plusieurs fois, mais avec énormément de difficulté, et à chaque fois, il semblait guérir ou du moins ne pas ressentir les douleurs normalement occasionnées par les blessures! Ce fut que, tout à coup, alors qu'il reculait, Gabriel se prit les pieds dans une poubelle à terre, qui traînait là, et tomba à la renverse, sur le dos. Il vit l'homme se jeter sur lui.. Oh non! Il réussit à rouler, juste à temps, car une seconde plus tard, l'homme l'aurait dominé. L'aristocrate, se redressant, écarta une mèche de cheveux qui s'était posée devant ses yeux, gênant son champ de vision. Bon sang, mais qu'était donc l'homme lui faisant face
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Wolfyiel Sweihtter
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MessageSujet: Re: Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]   Dim 2 Sep - 1:58

- " L'Homme, est-il le plus grand prédateur de son espèce ? Et s'il existait ... autre chose ... ? N'avez-vous jamais eut l'impression d'être observé, d'être suivi ? N'avez-vous jamais senti cette oppression qui envahit votre être lorsque vous marchez seul dans la pénombre, entendu ces grondements qui raisonnent jusqu'au plus profond de votre cœur ? Non, pauvres mécréants ... votre misérable vie vous aveugle, vos désirs vous enivrent et vos plaisirs vous rongent ! J'ai vu les yeux du démon luire dans l'obscurité de notre monde ! L'enfer s'abat sur nous ! Jusqu'où fermerez-vous les yeux ?! " -
- Prélude à l'Apocalypse, Chapitre II -




Le Poney Fringuant était un nom plutôt pittoresque pour une taverne située en plein cœur de Paris, mais elle se voulait l'une des rares bâtisses encore fréquentable en ces sombres temps aristocratiques. Les clients festoyaient gaiment, leurs assiettes remplies de viande juteuse et de légumes croquants tandis que leurs verres débordaient d'hydromel, que leurs gorges assoiffées s'empressaient de boire. Les serveuses aux formes voluptueuses semblaient quand à elles danser entre les tables et jouer de leurs charmes entre les tables de ces messieurs déjà ivres.
La musique, plutôt entrainante, venait s'ajouter à ce joyeux tableau qui sortait de l'ordinaire.
Certains chantaient, d'autres flirtaient avec de charmantes demoiselles qui les accompagnaient et dont les graciles doigts s'aventuraient dans les bourses bien remplies de leurs hôtes, sous les regards amusés de leurs commanditaires.

La dispute avait eut lieu dans le vacarme des buveurs sous le regard d'un noble attablé dans un recoin de la taverne qui scrutait l'assemblée, une choppe d'hydromel bien frais dressée sur la table isolée. L'un des clients avait touché une demoiselle réticente, et un jeune homme -pourtant extérieur au problème- était intervenu afin de régler ce différent qui ne semblait nullement déranger ses comparses.
L'altercation ne lui avait pas échappée, le ton était monté d'un cran et certains regards s'étaient rivés sur eux, comme cherchant à connaître par avance l'issue de ce duel verbal qui s'était finalement soldé par un simple abandon conciliant de la part du plus jeune. La fille avait prit la fuite, et l'homme s'en retrouvait à présent expulsé de la taverne. La soirée pouvait continuer.

Qu'en était-il à présent ? Une choppe vide et une populace ivre qui commençait à dériver.
Wolfyiel s'était levé de table lorsque le jeune homme avait quitté la taverne. A en juger par le comportement de l'homme qui l'avait jaugé plus tôt, et qui était ce soir la malheureuse proie de sa personne, les affaires n'en resteraient pas là. Alors marchant dans l'ombre de ses pas, le loup guettait l'arrivée de sa future victime ...


---------------------------------------

-Alors... On s'amuse à me défier? Je vais t'en faire manger, sale petit impertinent... Ou plutôt, je vais te manger.

-Je vous prends en duel quand vous le voulez.

Le noble maudit observait à présent le combat qui opposait le vampire à l'humain, adossé contre un mur derrière des tas de caisse dans l'obscurité de la nuit qui ne laissait transparaître son regard de glace que grâce à quelques rayons nocturnes. Bras croisés, ses yeux scrutaient le vampire -agile et pourtant imprudent- qu'il traquait depuis le début de la soirée.
Beaucoup de coups inutiles, trop de confiance en lui ... attaque parée et rendue. Le jeune humain se débrouillait bien, mais combien de temps tiendrait-il face à un immortel impur dont la seule soif de sang guidait ses instincts ?
L'odeur du sang, la rage de vaincre. Pas l'ombre d'une trace de peur dans les yeux verdâtres du jeune homme qui redoublait d'effort malgré la vitesse inhumaine de son adversaire. Une détermination à toute épreuve, mais le vampire reprenait le dessus sur lui et l'aurait à l'usure. Jusqu'où irait-il ? Ce combat l'amusait autant qu'il le déplorait. Peut-être devait-il y mettre fin et décider lui même du sort du mortel ?

Le vampire leva alors sa lame, prit appuie sur ses jambes, et porta une attaque de biais ... qui n'atteignit jamais sa cible. Son corps se retrouva fauché, emprisonné dans une mâchoire puissante dont les crocs transperçaient ses chairs. La victime hurla, et le loup massif au pelage neige l'envoya valdinguer contre le tas de caisse derrière lequel il se trouvait précédemment. Aucune échappatoire. La bête revint à la charge et posa une patte robuste sur le thorax ensanglanté du vampire, un grognement rauque s'échappant d'entre ses crocs ensanglantés avant que ceux-ci ne viennent ouvrir et déchiqueter la cage thoracique du malheureux qui hurlait sa douleur d'une voix étranglée. Le museau plongé dans les entrailles chaudes, l'animal ne prêtait pas encore la moindre attention au jeune homme, occupé par sa morbide besogne dans la mince ruelle. Ce ne fut qu'une fois le vampire sans vie, qu'il se révéla à celui dont il allait décider du sort ...

Le loup avança sur la petite place, ses pattes massives laissant des empreintes ensanglantées derrière ses pas alors que les torches accrochées sur les murs de la ville le révélaient à l'humain. Son pelage était semblable à un manteau hivernal, et ses yeux ambrés qui fixaient à présent l'individu ne reflétaient que la sauvagerie qui lui était propre en ces sombres temps. De sa gueule gouttait le sang du vampire vaincu, mais la bête ne grondait pas. Elle observait et décrivait des cercles lents, étudiant chaque mouvement, chaque odeur qui pourrait trahir celui qu'elle détaillait avec tant de précision. Allait-il vivre ou mourir ? Il ne tenait plus qu'à lui de prouver sa valeur auprès du prédateur.

Wolfyiel se rapprochait, de façon certes imperceptible, mais il se rapprochait. Quelle était la raison de sa retenue vis à vis de ce jeune homme ? Il le testait, le jaugeait. S'il lui tournait le dos ou qu'il faisait un pas en arrière , c'en serait terminé de lui. S'il se surprenait à avoir peur, l'excitation gagnerait le prédateur et le pousserait à la chasse. S'il brandissait son épée ... et bien, seul l'avenir était à présent en mesure de nous répondre.





[-HRP- Panne affreuse d'inspiration, et vu l'heure ... c'était pas la peine d'insister ... désolé u.u -HRP-]
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MessageSujet: Re: Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]   Dim 2 Sep - 13:52

Gabriel se tenait droit, face à son adversaire. Prêt à parer ou esquiver la prochaine attaque.. Ou a l'encaisser, au pire. Mais bon, il valait mieux que cette solution ne soit pas utilisée, sans quoi il aurait alors un fort désavantage dans ce combat. Il tenait son épée bien droite, en position défensive, ses genoux légèrement fléchis pour permettre de se faufiler plus facilement entre les mailles du filet; après tout, c'était impossible que celui qui lui faisait face n'ait pas d'angle mort et ne laisse pas d'ouvertures, il en trouverait forcément une. Les yeux verts émeraudes du jeune homme, assombris par la nuit, observaient son agresseur dans les moindre détails, pour réagir au mieux et au plus vite lorsqu'il bougerait. Et, lorsqu'enfin l'inconnu prit un plus fort appui sur ses pieds pour aller sur lui, mettant son arme de telle façon que le jeune marquis devina que l'attaque ne serait pas frontale; aussi, il n'était pas simple de deviner où son assaut porterait, alors autant tenter de parer plutôt que d'esquiver, au risque de ne pas partir dans le bon sens.. Et de se prendre l'épée de plein fouet, ce qui serait, somme toute, plutôt désagréable. L'homme se jeta sur lui.. Mais n'arriva jamais à le toucher.

- Que...?


Une bête, énorme, surgit de nulle part, happant dans sa gueule puissante et démesurée le malheureux. A partir de cet instant même, que l'animal le déchiquette ou non, c'en était fini de lui, sans aucun doute, au son des os craquant sous la violente morsure. Gabriel sursauta et hoqueta de surprise, ne s'étant certes pas attendu à une telle intervention. Paix à la pauvre âme de cet homme -même ci ce n'était qu'un voyou- , que les anges aient pitié de lui et que, dans leur grande mansuétude, lui ouvrent tout de même les portes du paradis. Hélas, Gabriel ignorait à cet instant qu'il accordait une prière pour une âme damnée et condamnée depuis bien longtemps déjà, et qu'elle ne pourrait se voir offrir nulle chance de repentance dans l'au-delà. Et il n'aurait jamais pu imaginer la véritable nature de celui qu'il avait affronté; mais cela, il l'apprendrait sans doute un jour. Un hurlement, puis deux, et finalement, d'innombrables cris qui diminuaient en intensité au fur et à mesure que l'homme perdait son souffle vital. De hurlement, il passa à des éclats de voix saccadés, des exclamations étranglées dans son propre sang, avant de devenir des gémissements presque inaudibles. Cette clameur de désespoir firent frissonner le jeune aristocrate, en un long et violent tremblement, c'était décidément horrible.

Cependant, il ne pouvait se résoudre à baisser les yeux. Le spectacle ne se déroulait pas juste auprès de lui, et même s'il avait une vision globale du tout, il n'était pas dans les détails, alors il n'en serait pas traumatisé à vie. Et il n'arrivait juste pas à détourner le regard. Pourquoi? Qui le sait vraiment.. De multiples raisons pouvaient expliquer le tout, mais la plus probable était que, sous le choc de la violence de l'attaque inopinée de la bête, le damoiseau ne put détacher son regard de la scène morbide se déroulant sous ses yeux verts d'innocence. Il aurait pu fuir, déguerpir avant que l'animal massif et plus que dangereux ne reporte son attention sur lui.. Mais il ne le fit pas. Il était à la fois sonné par cette rapidité qui lui avait coupé le souffle, par la férocité de cette offensive, par la bestialité même de cette charge; et il était en même temps, comme fasciné par tout cela. C'était si impromptu, inattendu et hors du commun comme situation!

Puis, le silence. Un silence lourd, pesant, empli de menaces et de promesses de mort sous-jacentes. Une atmosphère glauque prit le dessus, lorsque la bête eut terminé son repas. Ayant pu l'observer à loisir, Gabriel avait déduit, malgré les ténèbres de la nuit amenuisant sa vision, qu'il s'agissait là d'un loup... Un loup aux proportions démesurées, mais bel et bien un membre de cette race. Sinon, il ne voyait pas ce que cela pouvait bien être d'autre. Et, soudainement, parce qu’il avait fini son repas sûrement, le prédateur se retourna face au jeune aristocrate aux cheveux argentés. L’humain observa l’être qui pourrait lui arracher la vie d’une morsure, envoûté. Son pelage était aussi pur qu’un flocon de neige tombant du ciel et n’ayant pas encore frôlé le sol ; d’un blanc qui aurait mérité d’être peint et dépeint avec autant de précision possible que de flou artistique pour auréoler cette beauté sauvage. Et là, dans cette pureté même, la barbarie la plus sanguinaire, la sauvagerie la plus bestiale, l’atrocité la plus affreuse ; la teinte vermeille du sang d’un homme, sur les babines, coulant goutte à goutte sur le sol froid de Paris. Quel tableau ! S’il n’avait pas été dans telle situation, le marquis de Fienne aurait adoré représenter telle scène. Cependant, l’heure n’était pas à l’oisiveté et à la créativité. Il s’agissait là d’une question de vie ou de mort. Gabriel sentit un frisson dément le parcourir, lorsque les yeux d’or de la bête le fixèrent avec intensité.

Que dire, que faire ? Son instinct lui hurlait de faire demi-tour, de fuir, de courir, de partir avant que l’animal lui saute dessus. Vite. Tout de suite. Maintenant ! Surtout que, petit à petit, décrivant des cercles autour de lui, l’animal se rapprochait, diminuant la distance les séparant à chaque pas qu’il faisait. Cependant, l’humain ressentait autre chose aussi, ou plutôt, pensait autrement ; sa réflexion, sa logique lui disait que de toute façon, vu la puissance et la rapidité du prédateur lui faisant face, il le rattraperait avant même qu’il n’ait le dos tourné, avant même qu’il n’ait pu esquisser un geste pour quitter cette ruelle sombre aux allures bien glauques désormais. C’était une évidence même, vu comment il avait happé son opposant en quelques secondes, sans même que ce-dernier ne s’en rende compte, avant de se faire mordre si profondément que des os s’en étaient brisés. Aussi, même si son instinct le plus profond lui hurlait de fuir, de prendre ses jambes à son coup, pauvre petite proie qu’il était, il décida de ne pas bouger. Jusqu’à cet instant, l’épée de Gabriel n’était ni abaissée, ni totalement relevée ; signe du fait qu’il cherchait la meilleure attitude à adopter, qu’il était assez désorienté, perdu. Mais l’humain avait pris sa décision, et quitte à prendre des risques, autant aller jusqu’au bout. Surtout que, fut-ce son imagination ou non, il avait cru déceler dans le regard de la bête une intelligence.. humaine. Ou du moins, une que n’était pas sensé posséder un simple animal. Il en était intimement convaincu, même s’il ne saurait dire pourquoi.

Alors, lentement, ne quittant pas le loup du regard –du moins, quand celui-ci n’était pas dans son dos mais arrivait face à lui- il abaissa sa lame, la pointe vers le sol. Bon, il n’allait tout de même pas rengainer, ç’aurait été pure folie. Il suffirait que la bête se décide à attaquer, il n’aurait alors vraiment plus rien pour se défendre. C’était pour cela que, sans dire de ranger son épée, il l’avait abaissée, ne montrant ainsi aucun signe d’hostilité envers la bête. Evidemment, il était prêt à se battre s’il le fallait, tout d’abord parce qu’il n’était pas un poltron, et aussi parce qu’à cet instant, il en allait de sa vie. Mais il ne voulait pas exciter les pulsions prédatrices du loup, raison pour laquelle il ne le menaçait pas de sa lame. Bien sûr, c’était effrayant, la tension était montée d’un cran depuis l’arrivée du loup. Cependant… Gabriel était plus intrigué qu’autre chose à cet instant, et si son corps, dans un réflexe tout naturel d’une proie face à son prédateur, frissonnait, lui regardait la bête de ses yeux verts avec curiosité et prudence. Ses muscles étaient tendus, prêt à la défense au besoin, mais pas pour l’attaque inutile et idiote. Heureusement –ou malheureusement, tout dépend du point de vue- la ruelle était isolée, et ils n’étaient pas auprès de la rue principale, ainsi, personne n’avait entendu les cris de celui dont il ne restait qu’une carcasse, ou des restes au pire. Alors, ce n’était pas comme si le jeune homme pouvait compter sur une quelconque aide.. De toute façon, il ne s’y attendait pas, et savait qu’il devrait s’en tirer par ses propres moyens. En espérant que l’affrontement ne soit pas une obligation, mais une option parmi tant d’autres, et que cas échéant, il vaincrait la bête, n’ayant décidément pas envie de finir comme celui dont la dépouille n’en était même plus une.
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MessageSujet: Re: Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]   Mar 11 Sep - 23:46

La bête qui décrivait de lents cercles autour de l'humain, l'observait dans les moindres détails, sentant l'odeur de la crainte qui émanait de son corps et percevant les battements réguliers de ce petit cœur mortel envahit par une flagrante incertitude. Arme en main, la proie ne cillait pas devant lui et le fixait d'un regard emplit de détermination, ne se retournant pas même lorsque l'imposant animal passait en son dos. Ses pattes étaient puissantes et ses pas pourtant silencieux, tandis que de sa gueule massive dégoulinante de sang s'échappait une haleine morbide.
Le jeune humain avait alors abaissé sa lame vers le sol sans quitter le prédateur du regard, un mouvement qui ne lui avait d'ailleurs échappé et qui suscita d'autant plus son intérêt envers lui. Pourquoi n'attaquait-il pas ?

Le Sang-Pur termina alors de décrire le cercle qu'il avait commencé et s'arrêta devant le garçon, ses fines pupilles noires plantées dans les émeraudes cristallines du mortel, qui n'était plus qu'à un mètre de lui et qui pouvait à présent sentir son souffle chaud balayer son visage. Lorsqu'il avait surgit, le gamin n'avait pas bougé et avait semblé comme frappé par la force des évènements. Il aurait pu crier de terreur, pleurer de désespoir, tâcher son pantalon d'un liquide jaunâtre fort malodorant, ou même s'enfuir à toute jambe. Mais il n'en avait rien fait. Il se tenait là devant lui, une arme qui n'était destinée à le blesser pointée vers le bas, et le fixait comme fasciné. Wolfyiel avait alors été intrigué par son attitude, qui provoquait en lui une certaine curiosité.

Il huma ensuite son odeur, sa truffe noire et humide frôlant ses membres -tendus par la pression qu'il devait exercer sur lui à ce moment même- et son museau venant tâcher les vêtements du petit noble de ce liquide carmin qui s'écoulait de ses babines. Puis il inspira doucement et expira longuement par les narines, faisant virevolter de son souffle à l'odeur métallique la chevelure argentée de l'humain dont il évaluait chaque réaction.
Wolfyiel mena même le vice un peu plus loin, visiblement aussi curieux que pouvait l'être le garçon, et le poussa du museau avec une force qu'il ne su modérer car ce dernier chuta en arrière sur les pavés froids de la sombre ruelle. Lorsqu'il heurta le sol, le loup se recula d'abord et adopta une attitude visiblement étonnée, oreilles dressées et tête inclinée sur le côté. Il ne s'attendait sûrement pas à voir un si vaillant personnage tomber aussi mollement. Puis intrigué par ce corps qui ne se relevait pas, il se rapprocha et le poussa à nouveau doucement du museau sur son flanc pour l'inciter à se redresser.

La marche militaire d'une patrouille qui se rapprochait attira cependant son attention, aussi la détacha t-il de l'humain. Sa tête se redressa et son regard ambré fixa la pénombre, guettant l'arrivée du groupe armé qui déboulerait sûrement d'une minute à l'autre. Ils se rapprochaient indéniablement, et leurs pas pressés indiquaient qu'ils avaient sans l'ombre d'un doute été alertés par les hurlements de sa proie précédente. Fort bruyante, soit dit en passant, mais tellement plaisant ...

Wolfyiel s'écartait donc de l'humain et se dirigeait vers la sombre ruelle d'où il venait, lorsqu'il s'arrêta et tourna la tête vers lui, marquant un instant d'hésitation qui fut interrompu par le cliquetis des armes de la patrouille qui arrivait. Il s'enfonça alors dans l'obscurité derrière les piles de caisses qui l'avaient auparavant dissimulé, et reprit une apparence humaine.
Son corps devint celui d'un homme sculpté par des années d'entrainements, de sa fourrure il ne resta plus qu'une chevelure blanche mêlée qui lui retombait jusqu'aux épaules, et ses yeux ne furent plus qu'un océan glacial dans lequel flottaient deux pupilles noires et rondes. Son visage et son corps restaient cependant ensanglantés. Il récupéra donc sa veste, l'enfila, puis chercha un point d'eau que son regard perçant ne tarda pas à dénicher. Sur le sol derrière un petite tas de caisses, un tonneau rempli d'eau provenant d'une gouttière vint lui servir à se nettoyer le visage et les mains.


'' Maudite vermine ... '' vint-il à pester doucement, visiblement dégouté d'avoir été entaché par un sang impur.


Dernière édition par Wolfyiel Sweihtter le Sam 17 Nov - 10:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]   Lun 22 Oct - 19:23

Et finalement, la vie. Le loup -s'il en était bien un malgré sa taille incroyable- semblait s'être décidé à ne pas sauter sur Gabriel pour le dévorer comme il s'était délecté du voyou précédent. Il aurait pu soupirer de soulagement, si les pupilles fendues de la bête ne l'avaient pas fixé avec intensité, s'ancrant directement dans ses deux émeraudes. Il était trop tôt pour crier victoire, et donc encore plus pour oser se relâcher. Après tout, même s'il doutait qu'il puisse faire quoi que ce soit face à une telle carrure, le jeune noble ne pouvait se permettre de se détendre et baisser sa garde. Prudent tout de même, il ne comptait pas laisser l'animal le croquer sans opposer de résistance, si jamais cette idée venait soudainement dans la tête de ce qui lui faisait face. Attentif, mais pas menaçant, ainsi pouvait-on qualifier l'humain en cet instant. Le souffle chaud et aux odeurs putrides du loup s'écrasait contre le visage de l'argenté, qui fronça le nez de dégoût. Ce n'était guère agréable comme senteur, il faut bien l'avouer. Le parfum métallique du sang mêlé à celui de l'haleine de la bête... Hum, charmant.

Lentement, centimètre par centimètre, le prédateur avançait, et au fur et à mesure qu'il approchait son museau, Gabriel se sentait instinctivement se tendre d'autant plus, ses yeux ne lâchant pas une seule seconde l'allure massive du loup se tenant devant lui. Il fronça les sourcils, entre appréhension et curiosité, lorsque l'animal vint toucher de son museau ses vêtements. Bon, il n'était guère en mesure de protester.. Quand soudain, il pensa à ses domestiques. Grands dieux, quel cirque ils lui feraient en le voyant revenir à son hôtel particulier, la chemise maculée de sang... Encore des questions indiscrètes à éviter. Enfin, s'il rentrait vivant chez lui, cela va de soi. Gabriel ferma les yeux, non par crainte mais par désagrément, lorsque la bête vint souffler contre sa chevelure et son visage. A croire qu'elle le faisait exprès! Et c'est bien parce qu'il avait fermé un instant les yeux, dans cet espèce de réflexe naturel, que le peintre en herbe se fit avoir par la bête, qui le poussa « un peu » plus fort.. Mais bien plus puissamment que tout ce qu'aurait pu imaginer le marquis de Fiennes, qui se sentit tomber à terre sans même que son corps n'oppose de résistance, avant de percuter le sol humide. Aouch! Il ne s'y était pas attendu, c'est le moins que l'on puisse dire. Il releva une paupière seulement, se massant le bas du dos; bon sang, ce sorte de loup version XXL n'y était pas allé de main morte! Cependant, Gabriel revint bien vite à ce sujet là, et darda à nouveau son regard sur le prédateur, sait-on jamais. Et il fut étonné de constater que la bête avait reculé. Avait-elle été elle-même surprise de sa chute? Décidément, il y avait une sorte d'éclair d'intelligence dans ces yeux lupins, que le jeune homme n'aurait su définir exactement, mais il était bien là. Et quand l'animal s'approcha, il le laissa avancer, le fixant intensément mais sans esquisser le moindre geste de recul. Et quand la bête le toucha du museau, comme l'incitant à se lever, Gabriel rit quelque peu, bon un peu de nervosité se ressentait en fond, mais il y avait surtout de la surprise et un intérêt croissant envers le loup. D'un air un peu contrit, après tout c'était l'autre qui l'avait poussé, il murmura:

- Oui, oui, c'est bon, je me lève...

Appuyant sur ses mains et prenant appui sur ses talons, le marquis finit par se redresser, s'époussetant un peu. Dans quel état il se trouvait, vraiment! La chemise tâchée de sang en divers endroits, le pantalon trempé par l'humidité des pavés, et ses vêtements en général entaillés par endroit à cause du combat qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt.. Décidément, sa bonne allait faire une crise cardiaque. Soupirant, il entendit cependant un bruit qui fit arrêter net son souffle. Des pas, précipités, rapprochés. Oh oh, le grabuge avait du être entendu par quelques personnes.. Dans de brèves minutes, cet endroit grouillerait de monde. Et il n'était apparemment pas le seul à avoir entendu cela; le loup s'en allait déjà, lui tournant le dos. Étrangement, il se retourna pour le regarder un instant, avant de partir dans une autre ruelle... Que faire? Fuir et oublier tout net cette incroyable, fantastique et folle soirée? Pas moyen, pas avec Gabriel en tout cas. Le cœur palpitant, le souffle court, sa curiosité comme sa peur instinctive avaient été trop attisées pour qu'il abandonne l'idée même de savoir d'où venait ce loup. Surtout qu'un aussi gros n'aurait pas du passer inaperçu en ville, à Paris, où la journée, les rues étaient pleines à craquer de badauds comme de gens plus raffinés. Ainsi, à petits pas -pas de loups comme on dit- Gabriel se rapprocha de la ruelle sombre, et y pénétra, arrivant à hauteur d'une pile de de caisses en bois. Et ce qui le vit le stupéfia; il assista tout simplement à la fin d'une métamorphose d'un loup, en homme... Pardon? Que.. Non, improbable, impossible, inconcevable. Et pourtant, ça venait de se passer, devant ses yeux. En cet instant, le loup blanc avait laissé place à un homme de haute stature, aux longs cheveux blancs et au corps qui avait gardé le sang que son apparence lupine avait négligemment laissé l'éclabousser. Cela laissa le marquis planté là, béat devant ce qu'il venait de voir, s'il ne rêvait pas. Pourtant, il n'avait pas abusé des potions farfelues de son frère... Intérieurement, le jeune marquis se signa. Ces légendes absurdes n'étaient-elles pas sensées avoir été créées pour effrayer les enfants et les faire se tenir? Sans quitter du regard l'homme, qui avait enfilé une veste et nettoyait son visage du sang qui le tâchait, Gabriel entendit les pas précipités de la populace ameutée par le bruit. Il fallait partir, et vite. Alors, bien que tout pâlot devant sa découverte impromptue, le marquis s'approcha à pas rapides envers celui qui, un instant plus tôt, aurait pu le dévorer tout cru. Cependant, il laissa une distance respectable, avant de dire d'une voix plus qu'intriguée et en même temps confiante:

- Il faut partir; je connais bien ces ruelles, elles mènent rapidement chez moi. A vous de voir si vous voulez vous retrouver face à la foule, ou pas...

Ainsi, le marquis aux cheveux d'argent n'obligeait l'autre en rien, mais proposait simplement. Comme si on pouvait obligé à quoi que ce soit un être aussi étrange que celui se trouvant à ses côtés! Quelle rigolade! En tout cas, que l'autre le suive ou non -ce qui serait bien dommage- Gabriel ne tarderait pas ici, il n'avait nullement envie d'être impliqué, même en qualité de témoins. Ainsi, ses émeraudes jetant un dernier regard furtif au loup, il se détourna, et après quelques pas, bifurqua dans une ruelle adjacente, ses yeux verts pétillants disparaissant totalement dans l'obscurité de la nuit.
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Il suffit décidément de peu, pour se faire agresser.. [PV Wolfyiel]

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