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 « Entre chien et loup » [PV : Wolfyiel Sweihtter]

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MessageSujet: « Entre chien et loup » [PV : Wolfyiel Sweihtter]   Sam 1 Sep - 23:27





« On dit que tuer une bête n’est pas un péché mais que tuer un homme est un crime. Seulement où est la frontière entre les deux ? »


Depuis plusieurs semaines, le baron de Hiddle n’avait cessé d’entendre parler de cet endroit paraitrait-il aussi étrange et effrayant que magnifique et inédit. Curieux c’est certain, le vampire s’était juré d’y aller au plus vite pour constater pas lui-même de la beauté des lieux. On l’avait mis en garde sur ces falaises, lui disant que nombreux hommes avaient été exécutés ici et que leur âmes erraient parfois jusqu’au Pic lorsque des visiteurs osaient s’y aventurer. Mais comment un vampire pourrait-il être menacé par des âmes en peines sûrement plus effrayées par leur propre mort passée que par un inconnu sur les terres de leur trépas ? Deux jours après avoir pris sa décision, il se rendit à l’écurie du château pour seller son cheval et le préparer au voyage assez tôt dans la matinée. Il profita de la balade sur le dos de l’animal, repérant par la même occasion des lieux propices à la chasse. Ce n’est qu’en milieu d’après-midi qu’il parvint aux pieds des falaises, et il y laissa sa monture bien attachée à une branche d’arbre, proche de l’eau pour que l’animal ne soit pas déshydraté à son retour. Par chance, la chaleur n’était que peu présente et avec la proximité de la mer un vent frais et sec soufflait régulièrement. De plus, le soleil était bien caché par les nuages et Laufey avait juste besoin d’un vêtement long avec une capuche pour éviter les rayons douloureux. Il commença à prendre la route vers le sommet du Pic, désireux d’y être rendu pour voir la nuit tomber depuis cette place.

L’après-midi touchait à sa fin quand Laufey arriva à la moitié de son ascension, et c’est là qu’il choisit de s’arrêter pour consommer un peu de sang volé dans l’infirmerie du château avant son départ. Lorsqu’il n’avait pas le temps ou l’envie de chasser du sang frais, le brun se contentait de remplir sa gourde avec du « sang mort » qui satisfaisait très bien ses besoins nutritifs. Voilà peut-être un des seuls avantages qu’il trouvait à ne pas être un Sang pur. Après avoir étanché sa soif, il essuya ses lèvres d’un revers de manche et rangea la gourde à sa ceinture. Il tourna son regard vers la mer un peu visible de là et soupira d’aise lorsqu’une brise légère caressa son visage pâlit par sa nature de vampire. La pointe de ses cheveux bougea avec le vent tandis qu’il fixait un point à l’horizon. Combien d’années s’étaient exactement écoulées depuis sa naissance ? Environ un siècle, un très long siècle, mais il ne les comptait même plus désormais. Le passé était à la fois lointain et pourtant tellement proche. Où situer la valeur du temps lorsqu’on est immortel ? Une grimace pincée passa sur ses lèvres lorsqu’il s’égara dans ses obscures pensées. Un nouveau soupir franchit la barrière de sa bouche, à la fois agacé et plein de remord. Au final il ne savait plus s’il regrettait de ne pas être mort à l’âge d’un humain, comme si jamais il n’avait été mordu, ou si au contraire sa vie actuelle lui était aussi agréable et distrayante qu’il le laissait paraître. Il aurait tant voulu connaître la peur de mourir… Il aurait aimé pouvoir prendre de réels risques et mettre sa vie en péril afin de sentir l’excitation et l’adrénaline de frôler la faucheuse. A défaut de pouvoir s’amuser comme un humain, il avait appris à jouer avec d’autres individus et à chasser pour le plaisir. Mais il savait que quelque part au fond de lui il y aurait toujours cette part de regret de n’avoir jamais connu une vie normale. Une vie qui se termine à un moment donné, une vie où à la fin on disparait et où seule la mémoire d’un être revenu à l’état de poussière réside. A vrai dire, il se sentait aussi vide qu’un cadavre au fond de lui. Jouer et se battre étaient les seules choses qui lui prouvaient qu’il restait encore une âme sous la chair, que même si son cœur avait en quelque sorte cessé de battre pour l’éternité il pouvait encore faire comme si les siècles à venir lui présageaient de l’amusement sans fin.

Une bourrasque de vent plus forte que les autres le ramena à la réalité et il entreprit de continuer sa montée vers le sommet du Pic des Soupirs. La suite du trajet fut plus rapide et plus aisée que la première partie, et il s’autorisa une expression de satisfaction une fois parvenu tout en haut. La première chose qu’il fit fut d’admirer la vue dont il avait tant entendu parler par les rares personnes s’étant aventurées si haut sur le Pic, et il ne fut pas mécontent de ce qu’il voyait. Les derniers rayons du soleil luisaient sur la surface de la mer assez calme au loin, et le bruit sourd des vagues près de la cote et fracassant leur écume sur la falaise donnaient au décor quelque chose d’à la fois apaisant et régulier. Comme un rythme, comme le tic-tac d’une horloge qui s’impose dans notre esprit. La nature semblait reprendre tous ses droits ici, et l’éclat de ce paysage permit à Laufey de se détendre et de penser à des choses plus sereines que précédemment. Il croisa les bras et appuya son dos contre un rocher, les yeux rivés sur la mer qui devenaient de plus en plus sombre au fur et à mesure que l’astre solaire rendait sa place à la lune. Ce soir, elle serait pleine et plus magnifique que jamais. Le vampire comptait bien passer la nuit ici pour pouvoir l’observer et profiter du calme des lieux. Il se laissa glisser contre la pierre pour se retrouver assis en tailleurs et il inspira l’air frais à pleins poumons. Il huma l’air et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Apparemment, personne n’avait l’air de rôder par ici. Du moins pas pour le moment.

Tellement détendu par le calme de la situation, Laufey avait fini par s’assoupir quelques instants. Seulement il n’avait pas apprécié la raison qui avait poussé son instinct à le tirer hors de son repos. Il se releva silencieusement en fronçant les sourcils. Il n’était plus seul sur le Pic, et même si personne n’était encore à portée de lui il sentait clairement la venue d’un autre individu. Trois hypothèses s’imposaient maintenant à lui. Soit il s’agissait d’un sombre idiot d’humain un peu trop aventurier qui lui servirait de proie pour la nuit, soit il s’agissait d’un autre vampire qui ne devrait pas lui causer vraiment de problèmes… soit il allait se retrouver face à une de ces brutes de lycan sans cervelle qui ne manquerait pas de lui gâcher l’instant. Et plus la présence se rapprochait, plus il sentait qu’il allait être fortement agacé par sa rencontre nocturne. D’un autre côté, à défaut de pouvoir profiter plus longtemps de cet endroit presque parfait où les murmures de l’eau semblaient divins, il pourrait s’amuser avec un de ces loups peu malins mais suffisamment robustes pour servir de distraction plusieurs heures. Méfiant et sur ses gardes, il camoufla sa présence quasi inodore de vampire dans l’ombre d’un rocher assez haut. Peut-être que l’individu passerait près d’ici sans repérer sa présence, alors mieux valait pour lui de ne pas se déclarer tout seul. Néanmoins il doutait rester invisible très longtemps si ses prédictions étaient vraiment bonnes et qu’un lycan était sur ces falaises.


//Tu excuseras mes potentielles fautes d'orthographes ou de syntaxe mais vu l'heure qu'il est j'ai juste trop la flemme de me relire. Je le ferais les prochaines fois en revanche.//
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Wolfyiel Sweihtter
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MessageSujet: Re: « Entre chien et loup » [PV : Wolfyiel Sweihtter]   Sam 8 Sep - 1:20

La forêt située aux abords de la capitale était un lieu de calme et de sérénité, mais aussi un terrain de chasse convoité. Les cerfs, les rares sangliers, mais aussi les lapins et les renards attiraient souvent les convoitises du Roi et de sa cour qui l'accompagnait dans cette activité royale dont il était censé être le seul organisateur et maître. Mais en cette matinée, seuls les martèlements de sabots d'un cheval raisonnaient dans l'épaisse végétation sauvage ...
L'animal d'un noir ébène filait à toute allure à travers les arbres. Ses membres puissants poussaient son corps massif taillé pour la guerre à une vitesse fulgurante pour sa carrure, tandis que sa tête ornée d'un bridon en cuir accompagnait le mouvement de sa course en se projetant vers l'avant. Ses crins, fins et épais à la fois, s'agitaient en tout sens sous le vent de son galop encouragé par le cavalier -dissimulé sous une longue veste noire à capuche- qui le montait, et qui évita habilement quelques branches en se couchant contre l'encolure de sa monture.

La bête fini par ralentir, passant d'abord à un trot rapide puis plus léger pour traverser un petit pont de bois massif recouvert d'herbes et bordé de ronces sauvages, sous lequel se dessinait une rivière large de 10 pieds. Une fois ce pont franchit, un grand portail ouvert se dressait devant eux, et ils le franchirent pour arriver dans la cour naturelle du manoir qui se trouvait être une partie de la forêt. Diverses plantes se mêlaient entre les arbres, et des fleurs poussaient même lorsque la saison le permettait. Laissée à l'état sauvage, elle était entourée de grilles hautes de 12 pieds dissimulées par une végétation très dense et sur lesquelles se dressaient de redoutables pointes. L'immense et ancienne bâtisse de pierre qui dominait le sanctuaire, et sur laquelle en divers endroits grimpait du lierre sauvage, offrait une vue mystique et imprenable à la fois pour quiconque s'aventurait sur ces terres.

Le cheval s'était arrêté à quelques pas de la demeure, lorsqu'un domestique aux cheveux noirs grisés tirés en arrière se présenta à son cavalier qui mit pied à terre. Les bottes noires de ce dernier écrasèrent un nuage de jacinthes, et il marcha en direction de son majordome, d'un pas pressé derrière lequel virevoltait doucement la veste qui le couvrait. Dans sa marche, il ôta un à un ses gants de cuir sombre.


" Une lettre pour vous, Meinen Herren. "

L'homme s'était incliné avant de lui tendre la lettre, et le noble la lui prit en passant sans lui accorder un regard. Puis il entreprit de l'ouvrir, sans toutefois s'arrêter, tandis que le domestique qui s'était pressé derrière lui poussait la porte du manoir qui semblait lourde. Le grincement raisonna dans le hall, et alors que le Maître de Maison prenait connaissance du contenu de la lettre à présent sortie de l'enveloppe, ce dernier s'exprima sans lever les yeux des écritures qu'elle contenait.

"Friedrich, vous devriez songer à faire huiler les gonds. Ce grincement commence à m'agacer. ''

'' Ce sera fait, Meinen Herren. ''

Friedrich allait s'atteler à sa nouvelle tâche quand l'arrêt soudain de son seigneur lui fit lever les yeux.

'' Désirez-vous autre chose ? ''

Wolfyiel tourna son regard, précédemment rivé sur la lettre, vers lui.

'' Je vais devoir m'absenter pour une durée indéterminée, ne faites pas deseller mon cheval. En revanche, j'aurais besoin que vous me prépariez quelques affaires ... ''

~---------------------------------------------~

Quatre jours s'étaient écoulés depuis le départ du noble qui se tenait assit à fond de cale dans le compartiment réservé aux chevaux, aux côtés de sa monture. L'endroit était sombre, et il fallait l'avouer fort malodorant, mais l'animal agité par la précédente tempête nocturne avait requis l'attention de son cavalier. Divers cordages passaient en travers des lieux, et des tonneaux -probablement des provisions restantes du voyage- venaient meubler, avec les bagages des voyageurs, le côté droit de la cale.
Le cheval tapait nerveusement des sabots, visiblement impatient de descendre de cet engin marin, alors que Wolfyiel, malgré l'obscurité, relisait attentivement la lettre qui lui avait été remise par Friedrich ...


<< Mon Seigneur,

L'arbre a porté ses fruits, et l'hiver arrive à grands pas.
Les feuilles tombent unes à unes, et forment un épais manteau qui recouvre d'ors et déjà mes terres. Vous souvenez-vous de ces falaises que vous admiriez tant, à votre dernière venue ? Les rumeurs disent qu'en son sommet, le vent chanterait parfois les sinistres gémissements plaintifs de ceux qui furent jadis jettés du haut du pic. Fascinant, non ? Plus encore, quelqu'un aurait élu domicile en ces lieux peu accueillants, non loin du cimetière des bateaux ... Cette personne, expérimentée dans le domaine, pourrait peut-être vous renseigner ... Prenez garde toutefois à ne pas trébucher, la route est, parrait-il, assez vertigineuse.

Votre fidèle, H. >>


'' TERRE EN VUE MON CAPITAINE ! TERRE EN VUE ! ''

Le noble replia la lettre de ses mains gantées, la glissa dans l'intérieur de son manteau, puis se redressa pour flatter l'encolure de l'équidé et lui adresser quelques mots apaisants. Bientôt, ils descendraient tout deux de cette affreuse construction qui retournait leurs estomacs. Il quitta donc la cale d'un pas peu assuré, car le voilier tanguait, et rejoignit le pont.
Le brick sur lequel il se trouvait fendait violemment les flots en direction de l'Angleterre, ses voiles fièrement poussées par le vent frais du Nord en direction des terres qui venaient d'apparaître aux yeux de l'équipage. Si le vent continuait à être favorable, ils accosteraient en fin de journée.
Sa main fermement agrippée autour d'une corde afin de garder une stabilité, car il n'avait guère le pied marin, Wolfyiel admirait à présent le paysage dans lequel le vent sifflait si fort que sa capuche en retomba. Sa chevelure lunaire -exceptionnellement longue pour un homme- se mit alors à virevolter, de même que les mèches qui retombaient devant son regard d'un bleu opalin. Il fixait l'horizon, silencieux, admirant la beauté de l'île qui s'offrait à lui tandis que les vagues cognaient furieusement contre la proue du voilier qui voguait sous un ciel des plus dégagés.


~-----------------------------------------------------~

La taverne en colombages de la capitale anglaise était réputée pour ses somptueuses chambres, mais aussi et surtout pour les jeux qu'elle organisait au sein d' une atmosphère musicale qui en faisait tout son charme. Les racontars des voyageurs et les rires des buveurs venaient s'ajouter -et ce à tout moment de la journée- à ce tableau atypique dans lequel le Prusse avait fait halte la veille après qu'il eut accosté sur le rivage anglais.
C'était en fin de mâtinée, après avoir équipé son cheval et accroché ses rares bagages restantes à la selle, qu'il avait décidé de reprendre la route en direction des falaises ...

Le soleil, astre diurne qui rayonnait puissamment, était déjà haut dans le ciel et une légère brise soufflait les rares nuages qui masquaient encore le ciel. L'étalon galopait dans l'herbe avec fougue, et ses sabots écrasaient la verdure à une vitesse telle, que l'on aurait pu croire que le diable en personne était à sa poursuite. Ses naseaux expiraient bruyamment l'air, l'animal courrait depuis quelques temps déjà. Wolfyiel l'avait ralenti lorsqu'ils étaient arrivés en bas des falaises, tirant légèrement sur les rênes et y ajoutant un ordre germanique que le cheval attentif avait exécuté avec souplesse. Son allure était devenue plus inconfortable, puis il était passé à un pas léger pour terminer sa course en douceur, aussi courte avait-elle été.
Le noble était alors descendu de selle et marchait à présent aux côtés de Kreiger (car tel était le nom du cheval) qu'il tenait par les rênes, lorsque son regard se posa sur une forme blanche. A l'odeur mais aussi en s'approchant de plus près, il su que c'était un cheval, probablement laissé par un voyageur le temps d'une expédition. L'animal qui s'agita en sa présence était magnifique et superbement sculpté, son pelage d'un blanc aussi pur que s'il avait eu des ailes, Pégase aurait été le nom qui lui aurait été donné. Wolfyiel décida néanmoins de laisser sa monture brouter un peu plus loin, ne prenant cependant pas la peine de l'attacher car une relation d'amitié et d'extrême confiance planait au dessus d'eux, et récupéra quelques affaires qui étaient accrochées à la selle : Une épée à une main et demi qu'il cingla à sa ceinture du côté gauche, ainsi qu'une gourde remplie d'eau qu'il s'empressa de vider dans son gosier puis qu'il raccrocha à la selle.


'' Sei klug. ''

Le prusse pouvait commencer sa route vers le cimetière des bateaux ... et il marcha durant une bonne heure avant d’apercevoir les premières épaves qui surgissaient de la mer doucement agitée. Les carcasse saillaient des eaux, emprisonnées entre des rochers. Entre elles, du bois flottait sur les vagues qui s'écrasaient contre les falaises sous les derniers rayons du jour. Le soleil se couchait, mais Wolfyiel ne prit pas la peine d'admirer le spectacle. A sa gauche, sur les hauteurs, une petite maisonnette en bois avait été construite. A ce moment là, il ignorait ce qui pouvait pousser un Homme à venir s'isoler en ces lieux, et même quel genre d'individu il allait rencontrer. Était-ce seulement un homme ? En réalité, il s'en moquait.
Il se mit alors à escalader la surface rocheuse, posant une première main sur un renfoncement pour commencer à se hisser sur les hauteurs. L'air se rafraichissait, et bien que son sang bouillonnait à l'idée même que sa muse nocturne serait présente dans son plus magnifique aspect ce soir, son corps commençait à frissonner. Peut-être aurait-il du prendre une veste plus chaude, si seulement il avait su que la température serait bien plus basse qu'en la capitale française. La montée ne fut pas bien longue, mais par deux fois il manqua de glisser et de s'écraser sur les rochers. S'il n'avait pas été loup, sa force n'aurait nullement servie et son cadavre ornerait le ponton délabré d'un vieux bateau.

Wolfyiel s'était redressé une fois arrivé devant la maison, ses cheveux agités par un vent dont les murmures étaient emplis de douces mélodies d'agonie. Des chants sinistres dans lequel un sifflement attira son attention. De justesse, il se colla à la paroi rocheuse et attrapa le carreau d’arbalète qui sifflait en sa direction. L'instinct, ce que les humains n'étaient en mesure de développer. Il brisa le bout de bois dans sa main et pénétra dans la demeure dont il fracassa la porte d'un violent coup de pied. Toujours silencieux, il s'avança vers l'individu armé de l’arbalète qui n'eut le temps de recharger un deuxième projectile, et sa main se leva. Le revers qui s'en suivit projeta l'homme à terre, et l’arbalète lui glissa des mains. Étourdi, il ne se débâti même pas lorsque Wolfyiel l'attrapa par son manteau et le traina en dehors de sa maisonnette pour lui faire gravir le sommet du pic sous les rayons d'une lune qui était à présent haute dans le ciel étoilé.


'' Où est-elle, misérable vermine ? ''

Wolfyiel le fixait d'un regard dans lequel luisait une froideur extrême, et au timbre de sa voix -aussi glacial avait-il été- l'homme qui avait à grand peine reprit ses esprits avait su qu'il ne plaisantait pas. En particulier lorsqu'il s'était rendu compte qu'il n'était maintenu dans le vide que par la main robuste qui le tenait par la base du cou. Aussitôt, la panique s'était éprit de lui, et l'odeur âcre de l'urine s'était mêlée à celle de la peur qui émanait de son corps blessé. Le Prusse en était visiblement dégouté.


'' N-ne me lâchez pas ! Pitié ! ''


'' Réponds moi. ''

'' Elle ... a quitté Londres hier ... pour retourner à Paris ... elle savait ... que vous viendriez ici ... Elle m'a aussi donné ceci ... ''

L'homme s'osa à fouiller maladroitement dans sa poche, l'angoisse rongeant ses entrailles, et sorti une pointe de flèche en argent qu'il montra au noble qui le tenait. A ce moment là, il ne savait pas. Il ne su d'ailleurs jamais ce que cela pouvait bien représenter, car la colère vint envahir les prunelles de son agresseur. D'un geste brutal, Wolfyiel fracassa les cervicales de sa victime contre le tranchant d'une roche, ouvrant la nuque et une partie de la gorge. Le craquement morbide avait raisonné, le bruit de la chair déchirée signalée par un froissement affreux. La carrotide avait également été sectionnée dans ce geste macabre et d'épais jets de sang tâchaient à présent le visage et la veste du noble, tandis que la tête de l'homme mort pendait lamentablement en arrière.

'' Tsch. ''

Inerte. Plus un souffle de vie. Et pourtant, des battements de coeur réguliers venaient briser le silence oppressant qui régnait sur les falaises. Un souffle, à peine auditible. Aucune odeur, si ce n'était celle du sang qui excitait son instinct prédateur. Wolfyiel se retourna, et ses yeux ambrés dans lesquels baignaient de fines pupilles noires se fixèrent sur les rochers qui dominaient la scène. Il n'était pas seul, et ce n'était pas un loup. Un humain qui aurait dissimulé sa présence ? Fort ingénieux, mais parfaitement inutile. Ou peut-être un vampire ... qu'il se ferait un plaisir d'égorger en cette douce et sanglante nuit.
Cependant loin d'être stupide, il glissa sa main gauche sur le fourreau de son épée et posa sa main droite sur le pommeau, prêt à dégainer. L'individu avait probablement assisté à la scène, il était inutile de tenter une embuscade.


'' Montre toi. ''

[Pareillement, vu l'heure ...]


Dernière édition par Wolfyiel Sweihtter le Lun 24 Sep - 11:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « Entre chien et loup » [PV : Wolfyiel Sweihtter]   Mar 11 Sep - 17:01

La présence se rapprocha jusqu’à devenir distincte et lui confirmer ses prédictions précédentes. Il s’agissait bien d’un loup-garou, et en colère semblait-il. La scène à laquelle le vampire assista ensuite l’amusa et le fascina dans le même temps. Il remarqua d’abord que la brusquerie et l’emportement des lycans était loin de n’être qu’une rumeur puisqu’une fois de plus il avait la preuve que ces êtres écervelés n’étaient bons à résoudre leurs problèmes qu’avec la violence et la menace. Néanmoins, la situation piqua sa curiosité. Qui était l’humain entre les pattes du loup ? Qui était cette femme partie de Londres pour Paris ? Et par-dessus tout ; qui était ce sac à puce vulgaire tenant la vie d’un banal individu au-dessus du vide ? Ces questions sans réponse, il décida de rester tapis dans l’ombre jusqu’à avoir le dénouement de l’affaire. Il n’était plus en colère d’avoir été dérangé maintenant, puisqu’il avait quelque chose d’intéressant à découvrir en retour. Quelque chose qui lui permettrait sûrement d’aller agacer le loup quand il en aurait fini avec sa victime. Laufey plissa les yeux quand l’homme sortit un petit objet de sa poche mais ne put clairement voir de quoi il s’agissait car un peu trop loin pour cela. Un sourire fendit son visage lorsque le malheureux se retrouva avec le crâne brisé contre un rocher, et lorsque le craquement des os retentit un petit ricanement mauvais se glissa dans son écho. Il passa sa langue sur ses lèvres rouges et se délecta de la vue si appétissante du flot des veines s’écoulant le long de la pente, tâchant l’herbe et la terre de sa couleur vermeil et de son odeur de mort.

« Montre-toi. »

Tellement obnubilé par la lente descente du sang vers la vallée et par le parfum délicieux émanant du corps sans vie, il en avait oublié l’acteur principal de ce scénario morbide ; le loup. Et rapidement son attention se reporta sur lui, en même temps que son sourire s’élargissait. Un frisson parcourut son dos jusqu’à la nuque à la vue de la splendide lame que le lycan portait à sa ceinture et dont il avait attiré l’attention en posant la main sur le pommeau. Arme de choix, sans aucun doute, mais sûrement pas aussi superbe que celles qu’il fabriquait lui-même dans la forge de son manoir d’Ecosse. Modeste ? Si peu… Lentement, il changea d’emplacement afin de s’éloigner suffisamment de l’individu pour monter sur un rocher sans être repéré, trop bien caché dans la nuit. Il se mit à fredonner un air bien connu, puis même à le chanter tout en ricanant sournoisement.

« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas ! Loup y es-tu ? M’entends-tu ? »

Il éclata d’un rire sardonique et fléchit ses jambes pour pouvoir prendre l’élan suffisant et se jeter sur lui… avant de se rappeler qu’il finirait lamentablement empalé sur une lame, si belle soit elle. Il ne bougea donc pas de sa place mais ne chercha plus à se cacher, sa position au sommet du rocher lui donnant l’air fier et dominant sur la situation. De ses prunelles d’un vert perçant, il fixa le regard du lycan pour déceler le moindre changement de comportement, et surtout pour pouvoir savourer la haine profonde qu’il allait faire monter en lui. Décidemment, cette petite escapade aux falaises allait lui permettre de s’amuser d’une toute autre façon qu’au château.

« Quel massacre, vraiment. Ce sang gâché au nom de la haine, alors qu’il est si délicieux d’en boire directement sur un corps chaud… »

Un ton théâtral et un mouvement de bras accompagnèrent sa tirade faussement désespérée. Puis il se remit à ricaner et n’afficha plus qu’une expression joueuse sur son visage pâlit par les années de vampirisme. Tout en se moquant et en provocant ouvertement, il analysait la situation et cherchait la meilleure faille pour attaquer le premier. Se jeter de front était tout bonnement irresponsable et lui donnerait le désavantage dès le départ. Jouer à cache-cache entre les rochers jusqu’à pouvoir attaquer par derrière était déjà un meilleur plan, mais il avait des chances d’être pris à son propre jeu et de se faire sacrément avoir. Il ne restait plus qu’une seule solution pour porter le premier coup sans risque ; utiliser un leurre. Laufey se sépara donc de sa cape sans se faire remarquer et la laissa sur le rocher de manière à faire croire qu’il y était encore. Evidemment, le loup serait difficile à duper à cause de son odorat de fin limier, mais avant qu’il ne réagisse il pourrait porter le premier coup. Il émit un dernier petit rire avant de descendre du rocher le plus silencieusement possible, comptant sur le sens du vent pour masquer au mieux sa présence désormais derrière le lycan. Il compta jusqu’à trois dans sa tête, prêt à se lancer sur l’autre.

Un. Le bas du dos était le point sensible chez tout le monde, même chez lui. Un coup bien porté vous paralyse et vous empêche de renchérir aussitôt. Mais c’est justement pour cette raison que l’instinct des individus et surtout des créatures (qui en ont plus que les humains), les pousse à protéger cet endroit en premier. Alors une attaque, même rapide, sur cette zone du corps était à bannir dans un premier temps.

Deux. Les jambes, piliers du corps, muscles permettant de bondir, d’esquiver, de frapper et de prendre de l’élan. Ce serait sûrement un très bon point d’en mettre au moins une sur les deux hors-jeu dès le départ, mais on ne la fait pas à un loup celle-là. Un animal a bien plus de réflexe que quiconque et c’est justement grâce aux membres antérieurs qu’ils sont rapides et dangereux.

Trois. Laufey sortit une chaînette de sa poche et se précipita sur le lycan pour l’étrangler par derrière, passant cette « arme » sous son menton et tirant sur les deux extrémités tout en l’empêchant d’aller vers l’arrière par un genou dans le dos. Sachant pertinemment qu’il n’allait pas rester longtemps maître de la situation, il choisit de tirer de toutes ses forces afin d’étrangler le loup du mieux qu’il le pouvait, s’accrochant suffisamment pour lui faire encore plus mal quand il se ferait éjecter d’une seconde à l’autre. Il ne prit pas la peine de s’amuser et de jeter encore une de ses réflexions sarcastique, trop concentré par la volonté de le déstabiliser au maximum et de lui couper le souffle pour un petit moment. Il tenta ensuite d’aller un peu plus loin dans son attaque et il planta ses canines dans l’épaule de l’inconnu, pénétrant jusqu’à la chair même si une fois qu’il serait transformé en boule de poils géante la plaie aura tôt fait de disparaitre sans douleur.
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Wolfyiel Sweihtter
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MessageSujet: Re: « Entre chien et loup » [PV : Wolfyiel Sweihtter]   Mar 11 Sep - 21:11

Le noble scrutait les rochers de son regard sauvage alors que sa main, précédemment posée sur le pommeau de son arme, glissait doucement vers la fusée recouverte de cuir. Devant cette atmosphère pesante, ses muscles s'étaient tendus et ses genoux légèrement fléchit dans une posture clairement combattive. Il se méfiait, car ce silence -uniquement brisé par leurs rythmes cardiaques- ne lui disait rien qui vaille. Peut-être était-ce un partisan de la vampire qu'il recherchait ? Un bruit à peine perceptible avait alors attiré son attention, et ses prunelles perçantes s'étaient relevées vers d'autres rochers qui dissimulaient sournoisement sa nouvelle proie. Elles suivaient ses mouvements, guidées par l'ouïe fine du prédateur alerte qui écoutait attentivement la moquerie évidente de son futur adversaire qui le faisait déjà bouillonner d'impatience.

« Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas ! Loup y es-tu ? M’entends-tu ? »

Il n'était pas humain, car ceux-ci ignoraient pour la plupart l'existence des immortels. Un intrépide aurait attaqué sans hésitation alors qu'il avait le dos tourné, et l'humanoïde qui se cachait dans les falaises n'en avait rien fait. Qu'attendait-il pour se montrer, lui qui osait se jouer de sa personne ? Wolfyiel l'avait alors aperçu sur un rocher situé plus en hauteur, et son regard ambré s'était planté dans le sien, perforant les émeraudes de son interlocuteur. Il l'observait simplement et en silence, détaillant l'homme qui avait fait de lui le sujet de sa plaisanterie.

« Quel massacre, vraiment. Ce sang gâché au nom de la haine, alors qu’il est si délicieux d’en boire directement sur un corps chaud… »

Le rire qui avait suivit avait terni son regard d'une lueur malsaine et violente, car il n'y avait plus aucun doute. C'était bel et bien un vampire, l'une de ces créatures nocturnes qu'il chassait depuis tant d'années et qu'il prenait un plaisir sadique à torturer pour sa satisfaction personnelle. Non, en réalité tout cela n'était que pure vengeance précieusement dissimulée sous un travail familial depuis bien des années. Comment tuerait-il celui-ci, en cette si belle nuit ? Pour commencer, il relâcha son arme et ôta consciencieusement sa longue veste noire qui lui retombait jadis jusqu'aux chevilles, puis la jeta sur le côté, là où il n'y avait pas de sang. Elle ne ferait que le gêner dans ses mouvements, et face à un vampire il fallait pouvoir se mouvoir en toute liberté. De plus, abîmer son vêtement brodé de ses armoiries -un aigle noir tenant entre ses serres une épée sur un blason doré- n'était pas de son avis. Les nuits étaient fraîches et il n'avait guère envie de rentrer avec un manteau troué de parts en parts, ou dans le pire des cas, déchiré par sa transformation.
A présent en chemise de lin, un frisson parcourrait son échine. L'instinct, le danger. En regardant d'ailleurs de plus près, il pouvait remarquer qu'il n'y avait plus que cape, là où se tenait auparavant un vampire. Où était-il ?


Un tintement porté par le vent.
Wolfyiel fut surprit par derrière. La chaînette qui vint serrer le haut de sa gorge lui coupa la respiration et le genoux qui était plaqué contre son dos vint l'empêcher de reculer. Aussitôt et d'un réflexe naturel, ses mains s'accrochèrent à la chaine et tentèrent en vain de desserrer l'étreinte du vampire dont la force, il fallait l'avouer, était surprenante voir déconcertante. Son rythme cardiaque commença alors à s'emballer. L'impuissance. La colère. S'il venait à mourir, il était hors de question que ce soit de la main d'un vampire.
La morsure soudaine qui transperça la chair de son épaule lui arracha un grondement sourd, et provoqua en lui un excès de rage incontrôlable. Il relâcha ainsi la chaînette qui lui entravait la gorge et envoya un coup de coude magistral dans le thorax du vampire, ce qui lui fit relâcher sa prise.

Wolfyiel s'avança alors de quelques pas plutôt maladroits et arracha le lien -qu'il jeta- pour reprendre sa respiration, saccadée par l'arrivée soudaine d'air. L'action n'avait duré plus de quelques secondes, mais cette nuit, la lune rendait son corps d'autant plus ardent. Son sang pulsait si fort dans ses veines que le loup brûlait à présent d'une haine sans nom. Cette race inférieure, ce mécréant ... Il avait osé le défier, et maintenant il allait en payer le prix fort.


'' Chien galeux ... ''

Le timbre de sa voix était froid comme la mort, et de ses lèvres s'échappait un souffle chaud qui terminait en une légère brume. Le noble le fixait, l'envie prédatrice luisant au fond de ses yeux exprimant la profonde haine qu'il nourrissait auprès de ceux de sa race. Plus encore, auprès d'un vampire qui avait fait couler son sang, aussi pur était-il. Cependant, il ne pouvait se transformer maintenant et s'exposer à son adversaire qui aurait tôt fait de l'attaquer à nouveau.
Sa main s'empara donc de la fusée de l'épée, et il dégaina d'un geste souple et expérimenté. L'arme n'avait été forgée en France, cela pouvait se remarquer par le poinçon du fabriquant mais aussi par le type de lame qui se voulait large et épais. En somme, une arme plus médiévale que renaissance, faite pour briser les membres adverses du plat de la lame lorsqu'ils n'étaient tranchés ou transpercés. Wolfyiel avait un style brutal mais emprunt de leçons qu'il avait apprises auprès de son maître d'armes de l'époque.

Il ne tarda d'ailleurs pas à remettre en pratique ses connaissances, son visage impassible malgré la haine qui envahissait son être. Le prusse effectua une feinte en attaquant son bras droit, puis se baissa au dernière moment et dévia sa lame qui mordit le flanc gauche du vampire. Le sang coula en d'épais filets, et Wolfyiel poussa son adversaire d'un coup d'épaule, le déstabilisant pour le faire tomber à terre dans l'épaisse marre de sang. A califourchon sur lui, le prusse vint plaquer sa lame tâchée de sang impur sur la gorge du vampire alors que sa main le saisissait juste au dessous du tranchant.


'' Donne moi une bonne raison de ne pas t'égorger ... ''

Wolfyiel le dévisageait à présent, clairement en position de force par rapport à sa proie blessée qui avait auparavant tenté de l'étrangler et qui avait bien faillit y parvenir.
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« Entre chien et loup » [PV : Wolfyiel Sweihtter]

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