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 Azure de Borisier [Réécriture 15 %]

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MessageSujet: Azure de Borisier [Réécriture 15 %]   Sam 28 Juil - 20:32

Azure de Borisier




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    IDENTITÉ :


    Nom : De Borisier
    Prénom:Azure
    Age : 21 ans
    Date et Lieu de Naissance : La délicieuse Angleterre en des lieux prospères m'accueillit pour me voir bien vite - dépérir.
    Orientation Sexuelle : Les charmes masculins ne me laissent point indifférente.
    Nationalité:Anglaise, et Française.
    Groupe : Nobles/Humains.
    Classe Sociale: Duchesse.




Shivering Spines - Divine Succulence.

UNDERCO



Subsoils Of A Capsized Soul

UNDERCO





Derrière l'écran:


    Pseudo : Y'en a une sacrée papardelle : Zure, Azure, Zuzure, Zuuuuure, Panda, Zinzin, Zinzin Zure............etc.
    Age: Née en 1992 8D
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: Ben j'suis un peu administratrice et designeuse du forum 8D
    Des Remarques ou impressions? MLML LONG LIFE !
    As-tu lu le règlement ? Et comment.
    Code du règlement : AUTOVALIDATION 8D


Dernière édition par Azure de Borisier le Jeu 2 Aoû - 16:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Azure de Borisier [Réécriture 15 %]   Sam 28 Juil - 20:40

Acte I : Dear Delicious Hell - Come



« Un jour, dextres emmêlés, prunelles envoutées, esprits égarés, nous déambulerons seuls dans cette immensité, et même si les flots devaient s’abattre d’un trait – ce monde qui nous est destinés ne cesserait d’exister. Les traîtres seront torturés, et les torturés seront trahis, les fous demeureront sagaces dans leur aliénation et les sages perdront leur raison. L’équilibre du temps en viendra à son point final, tout ce qui a existé ne sera que néant de poussière – et les grains de vie n’auront plus ce parfum d’ironie, et point assez d’espace pour se terrer dans l’oubli. Il y aura un fiacre au bout du chemin, poussé par des vents imaginaires que nous serions seuls à maîtriser, il y aura une demeure éblouissante lorsque la route aura cessé son interminable défilé. Nous aurons notre revanche sur le passé et ses folies interminables, nous auront un doigt sur le présent pour aimer en silence et le futur se trouvera ridicule d’espérer nous consumer. Nos traits sempiternels ne pourront s’équarrir –ils auront cette vigueur éternelle du premier printemps heureux partagé…Plus de vies pour anéantir et plus de déboires pour souffrir, les pages de notre histoire ne cesseront de tourner – et ce rythme incessant …Oh combien incessant, triomphera sur le monde, et plus encore : L’univers face à nous, ne sera que poussière

Voilà que je me perds…Encore.

Mais…

J’aime ressentir cet incompréhensible déséquilibre.

J’ai, comme qui dirait, l’âme en délire.

Alors j’écrit – sans répit. Ici gisent ma névrose et mes crises. Sur un papier souillé par tant de véracité. J’ai la mort dans l’âme à force de la contenir – cette indescriptible folie. Alors en guise d’expiation ultime, j’ai choisit le récit… Le silence est un supplice, mais qui saurait écouter, tant de vésanie pérorée ? Autant déchaîner son essence en toute liberté, sans se soucier de ses insupportables préjugés. Je ne supporte plus, ces artifices quotidiens – cette superficielle vénusté ; tous ces bijoux facétieux, toutes ces robes infernales ; ces épingles étouffantes ; les coiffures de ces dames ; et tout ce maquillage…

Oui ce maquillage.

Alors on maquille les traces du passé pour se venter d’un visage parfait.

On chante les louanges d’une peau satinée, qui n’est que cosmétique dépassée.

On fait de l’épigraphe facial une œuvre d’art, afin de dissimuler les vraies déchirures .

On se croit sujet d’un tableau inexistant, et le temps d’un jour… La métamorphose est irréprochable, et l’usurpation indéniable.

On devient son propre idéal – car « assumer » n’est plus. « Paraître » a vaincu. Il faut paraître, paraître encore et toujours. Ne jamais cesser. Et puis quand la nuit est tombée, enfin, retirer ce masque dessué, cette calomnie ridicule. Redevenir en secret le « moi » enterré et l’enfermer à double tour, dans une chambre cloisonnée.

Et puis recommencer. »

Ses cheveux dégoulinent sur ses frêles épaules, tremblotantes, souffrantes. Ses mains crispées recouvrent son visage dévasté. Puis d’un seul coup, elle se projette en arrière. Le dossier de sa chaise la retient, et elle demeure ainsi le temps d’un interlude indéfini. Les éléments se déchainent à l’extérieur, indifférents de sa condition. Quelques gouttes salées dessinent les contours de son visage puis entament une hasardeuse chute vers le sol laqué. Elle chuchote.

« Never end….Just and... »

Quelques mots soupirés, excommuniés au chaos qui l’entoure. Elle se redresse, reprend la plume et ses prunelles bleutées viennent de nouveau fixer le papier. Elle s’abandonne.

« Expier. Voilà le mot que je cherchais. Je veux l’expiation de ma peine. Chasser le trouble et la torture tour à tour. Créer une forteresse de glace afin d’y enfermer cette haine. Ainsi cesseront, je l’espère, ces cauchemars à répétition. Oserais-je espérer…Rien qu’une fois, ressentir la brise matinale comme une jeune fille innocente, comme une âme sans souci ? J’ai cet espoir fou, oui, je l’avoue. C’est pourquoi je cesse élucubrations et confessions futiles ici et maintenant pour laisser place à un flot de faits véridiques. Ce sont mes souvenirs. C’est mon histoire. Mon passé. Que j’enterre, pour le taire. »

Elle respire profondément.

« 21 tours autour du soleil auparavant.

Peut-être n’existais-je pas encore à l’état d’entité, mais voilà le moment crucial. Voilà ce que je sais de mes origines, ce que j’ai pu découvrir, après tant de temps gaspillé. L’Angleterre. Une demeure somptueuse nichée paisiblement en arrière des tumultes citadins, dans un coin reculé de cette ville si belle : Londres. La demeure est grande, elle impose le respect à ses invités, sa magnificence trahit la richesse de ses propriétaires. Il suffit de marcher quelques instants le long d’une allée fleurie, puis il faut franchir un portail blanc encadré par deux statues de pierres que l’on croirait là pour vous surveiller. Ensuite, il faut suivre le petit chemin de pierres qui mène jusqu’à la grande entrée. Et lorsque vous y êtes, votre doigt est irrémédiablement attiré par une sonnette dorée. Vous appuyez. Et vous attendez, ce n’est pas un supplice, non… car il vous suffit de lever les yeux, pour contempler, l’architecture extérieure du domaine dans lequel vous avez pénétré. Enfin, Miss Jagger daigne venir vous ouvrir, elle est charmante, c’est la domestique, elle ne tardera pas à vous mettre en confiance, et puis quelques pièces plus tard, vous rencontrerez les propriétaires de la maison. Ils sont deux. Un homme et une femme. Elle ? Elle est anglaise bien sûr, cela se voit dans ses manières et dans son accent si parfait. Lui ? Il est français, c’est un ancien soldat. Il est fort et beau. Les deux ont l’air si heureux, rien ne semble pouvoir perturber leur ataraxie – tant enviée. Mais, vous n’avez pas encore tout vu…Non non… Un petit être timide se cache dans les jupons de sa tendre maman, une jeune fille n’ayant vu que quatre printemps depuis son arrivée dans ce monde. Elle vous observe de ces grands yeux céruléens ébahis….Elle ne sait pas qui vous êtes, cela ne l’intéresse pas réellement, elle veut seulement que votre présence ne perturbe pas le bonheur de ses parents. Cette petite fille là, cette innocente jeune fille là…. C’était moi.

Peut-être quelques bribes de souvenirs de cette époque si précieuse daigneront un jour revenir à ma mémoire et chasser l’acrimonie qui y règne, mais je suis, pour le moment, dans l’incapacité de décrire en détails les jours heureux de mon enfance volée. Je ne me souviens que du pire. Je ne me rappelle que de la douleur. Mes yeux éveillés ne voient que la noirceur, et lorsqu’ils se ferment, ils y plongent en profondeur.

Ainsi voici mon dernier souvenir de cette demeure si lointaine :

Je m’éveillais avec les rayons solaires, j’entendais au loin la voix de mon père appeler mon prénom « Azure ! » et encore « Azure ! » . Que pouvait-il se passer ? Je descendais les escaliers rapidement, curieuse, je rejoignais mon père dans le jardin. Il arborait un sourire si magnifique, si ….paternel. Ma mère se tenait non loin de lui. Si belle. Ils semblaient vouloir me montrer quelque chose, alors ma mère prit mon poignet délicatement et elle se décala sur le côté. Là, une petite créature se tenait assise sur la pelouse du jardin. Un petit chat roux. Un merveilleux petit chat roux. Ronronnant, attendrissant. On pouvait lire toute l’innocence du monde dans ses petits yeux de félin. Voilà, j’avais maintenant un nouveau comparse pour jouer. Mes parents me laissèrent sur la pelouse avec mon nouvel ami, ils s’installèrent dans le living room, et je demeurais là, à contempler cet adorable petit chat.
J’ignorais encore combien la magnificence de cette créature me conduirait dans les affres de la laideur extrême.

Quand soudain.

Le petit chat roux se redressa, il se mit à courir vers les buissons qui délimitaient la fin du jardin de notre maison. Que faisait-il ? Souhaitait-il partir ? Je n’en savais rien, alors je décidais de le suivre pour le rattraper, le retenir. Il se faufila entre les buissons, je fit de même. Je me retrouvais alors dehors, sur le bas coté de la chaussée…Enfin il avait cessé de courir, je m’avançai alors pour le saisir…Mais je fut la première attrapée. Une grande, et féroce main harponna le même poignet que ma mère avait si délicatement tenu entre ses mains, et je fut projetée à l’intérieur d’un véhicule. Incapable de rivaliser avec la force qui maintenait mes mains et le bandeau qui venait de se placarder sur ma bouche. Criant intérieurement, je regardais la chaussée défiler, et le chat roux s’éloigner peu à peu dans la vitrine arrière au fur et à mesure que le véhicule avançait, et m’emmener loin….De plus en plus loin de ma famille. Je n’eus point le temps de voir où l’on me menait, je reçu aussitôt un violent coup à l’arrière du crâne, et perdit connaissance aussitôt. »

Ce ne sont que des mots sur le papier, mais ils avaient comme un pouvoir particulier. Un écrit pour une larme écoulée. Les fibres du papier pouvaient témoigner du supplice qu’elle s’infligeait. Mais elle n’abandonnerait jamais. Les caprices de son âme la déchirait au fur et à mesure qu’elle inscrivait sa peine sur le papier, elle éclatait intérieurement, elle isolait en de multiples fragments les souvenances austères qui la submergeaient.




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MessageSujet: Re: Azure de Borisier [Réécriture 15 %]   Sam 28 Juil - 21:11

Acte 2 : Frozen Hope - Unexpected Breakaway



« Si j’allais revoir les visages si affables de mes parents un jour ? Pourquoi donc se bercer par de telles futilités ? Parfois la vie est cruelle, parfois le monde est fou. Je n’avais pas fini de découvrir les méandres d’une vie.

Je me souviens encore, malgré mon jeune âge de ce passage si crucial de mon existence – celui qui en quelques fugace instants, a transformé un avenir heureux et prospère en une kyrielle de désastres. Je me rappelle encore de cet endroit obscur, ces quatre murs et cette porte que j’ai vu en premier en sortant de cet état léthargique dans lequel m’avait plongé l’incommensurable coup asséné à mon crâne d’enfant. Où pouvais-je bien être ? N’était-ce qu’un cauchemar ? Allais-je me réveiller et revoir le sourire si séraphin de ma mère ? Que d’illusions puériles…. Je ne savais pas où j’étais mais une chose était sure, j’allais y rester pour un long moment.

Dés mon arrivée en ces lieux profanés, je reçu la visite, dans mon cachot d’embastillée, d’un être que l’on aurait pu prendre pour le diable en personne.

Il avait un faciès d’incube si ensorcelant. De longs cheveux noirs dégoulinaient de son crâne, encadrant un visage à la peau de gypse. Deux yeux fauves, aussi rouges que le sang frais qu’y s’échapperait d’une plaie béante fixaient mon pauvre corps de jeune fille, une bouche plissée en un rictus effrayant laissa échapper un râle de satisfaction.

« Hmmmm …Belle prise.» Tonna une voix caverneuse. Mais étrangement, je ne comprenait aucun de ses mots. Ce n’était pas de l’anglais. J’aurais reconnu ma langue natale entre mille, mais celle-ci, semblait sonner comme l’annonce de ma mort. Mais je sais à présent, je réalise leur ampleur car j’ai appris cette langue avec le temps. Le français. Et le souvenir de ces mots déchaine en moi un torrent d’une animosité sans égale…

Mais reprenons là où nous en étions.

Non loin, un autre homme s’approcha.

« N’est-ce pas maître ? Une belle proie ! Appétissante ? Nous devrions la goûter tout de suite, ce devrait être un délice incomparable. »

Quelque fut la signification de ses dires, il se retrouva projeté contre un mur, transpercé par un pic qui se trouvait là. Le meurtrier, satisfait, replongea immédiatement son regard dans le mien.

« Ce fou a osé croire que je partagerai mon repas. Jamais. Vous, très chère, je ne vous gouterez point maintenant. Vous allez fleurir un peu, et quand vous serez à l’apogée de votre succulence, je vous dévorerai sans la moindre pitié. » Il arbora une risette corrompue. Et malgré mon incompréhension, je décidai de lui témoigner toute ma rage en lui crachant au visage. Je fut remarquablement récompensée pour mon acte de bravoure en recevant une gifle en plein œil gauche. Les ongles acérés du monstre griffèrent mon iris qui se mit à suinter de sang comme jamais. Il me balança un haillon au visage en guise de pansement et quitta ma cellule en claquant la porte violemment.
Les ténèbres engloutirent ma vision, les murs se teintèrent de pourpre et la frayeur envahit mon esprit. Tétanisée, je sombrais de nouveau. Maintenant acolyte des abysses lucifériennes. »

Ses doigts vinrent caresser les contours de son œil gauche, elle sentit la douleur la transcender comme auparavant et tressaillit. Elle agrippa la plume plus intensément et reprit.

« Qu’ai-je donc comme précieux artifice pour dissimuler ce traître œil à présent ? Connaissez-vous une magie assez puissante pour redonner son bleu azuréen et à cet œil profané et chasser le pourpre qui s’y est installé ?

Paraître est un doux euphémisme qui m’est impossible d’atteindre. J’ai les viscères qui rongent face à temps d’iniquité. Telle une passionnée repentie je vois mes sentiments s’estomper peu à peu à chaque espoir déçu ,j’ai vu, tant de décadence que j’ai peine à croire au nirvana du paradis. J’ai comme un sentiment d’harassement qui me prend sans ménagement. J’aimerais parfois pouvoir combler la brèche comme toutes celles-ci, par de simples tromperies, mais je ne fais que la creuser plus à chaque tentative. Mon reflet même refuse de me voir me repentir. Je suis vouée à l’échec sans lisière. Ces effluves d’encre qui se déversent auront peut-être – un gout de nouveau dans ce truisme haletant.

Ainsi je reprends ma missive silencieuse en grattant ce papier avec ferveur pour conter la suite de ce qu’est mon passé :

Quatre printemps admirés et cinq imaginés depuis ma cellule, mes bourreaux me permirent de revoir les rayons du soleil. Du haut de mes neuf ans je cru d’abord à un miracle, puis quand je vis l’astre de la vie trôner au dessus de ma tête – m’aveuglant presque de sa clarté, j’eus un espoir fou de liberté. J’avançais dans cet endroit que j’aurais qualifié de paradis, une immense pelouse, des fleurs de partout …Un jardin d’une splendeur presque suffocante …Par quel subterfuge un tel paradis pouvait siéger si prés des enfers ? Qu’importe, j’inhalais la fragrance de la flore qui y régnait. Mon petit œil encore intact fut attiré par un petit lot de créatures volantes au loin, je m’approchais…Je n’avais rien vu de tel. Des petits êtres virevoltaient autour des fleurs, distribuant dans le ciel bleu une ribambelle de couleurs gaies, je tendais la main, et l’un deux vint se poser sur celle-ci délicatement. Une telle beauté pouvait-elle réellement exister … ? Ces êtres donnaient une telle impression de liberté…Comme je pouvais les envier…Comme je désirais savoir comment ils se nommaient….

Un bruit de pas. Je tournai la tête. Je restai bouche bée. Une jeune fille se tenait tout prés de moi, taciturne, qui était-elle ? Que faisait-elle là elle aussi ? Sa peau était d’un blanc aussi froid que la mienne, ses yeux semblaient eux aussi s’adapter peu à peu à la lumière du jour… Etait-elle, elle aussi, captive de ces aliénés ?

« Bonjour » Dis-je dans l’espoir d’attirer son attention.

Ses prunelles évitèrent les miennes instinctivement. Mais je persévérai.

« Connais-tu le nom de ces créatures ? » Lui demandai-je en lui montrant les petits êtres virevoltant au gré du vent.

Mais toujours rien. Aucune réponse.

« Oh, je t’en prie, c’est la première fois que je les vois, je ne les reverrai sans doute plus jamais, je veux juste pouvoir me souvenir de leur nom lorsque je retournerai….Dans….mon cachot. »

Elle se tourna promptement vers moi, et me sourit.

« Toi aussi ? Tu es retenue ? » Elle jeta un œil aux petits êtres. « Ce sont des papillons. »

Des « Papillons », un joli mot pour de bien jolies créatures.

« Merci ! Oui…je suis retenue, toi aussi je suppose….Comment t’appelles-tu ? »

« Hana, et toi ? »

« Azure, je suis vraiment heureuse de te rencontrer. » Je la regardais un long moment, elle avait de longs cheveux dorés ondulant le long de son dos et des yeux émeraudes qui miroitaient les rayons solaires. « Dis , est-ce que tu pourrais me dire à quoi ressemble mon œil gauche ? » Je retirai le haillon qui le cachait depuis si longtemps et ouvrit mon œil meurtrit pour le lui dévoiler. « J’ai reçu un coup à mon arrivée ici et, je ne sais vraiment pas comment la blessure a évolué… »

Elle s’approcha un peu et observa l’œil attentivement.

« C’est étrange…Ton œil est pourpre, toute ton iris semble avoir cicatrisé de la sorte, on dirait simplement que tu es née avec un œil bordeaux, et un autre bleu….Tu y vois ? »

« Oui, mais comme si un filtre sanglant couvrait mon œil… » Je m’approchais de son oreille et y chuchotait discrètement. « As-tu déjà essayé de t’enfuir d’ici ? Peut-être devrait-on s’aider ? Devenir amies et trouver un moyen de partir ? Qu’en dis-tu ? »

Elle me regarda avec de grands yeux, apeurée et ne répondit rien. Un des gardes de prison l’attrapa violemment et la reconduit à l’intérieur, malgré la violence avec laquelle il la trainait derrière elle, Hana tourna la tête vers moi et me fit un clin d’œil.

Je compris alors que dans ce gouffre d’obscurité, l’espoir subsistait. »


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