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 Azure de Borisier

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MessageSujet: Azure de Borisier   Mar 15 Mar - 23:10

AZURE DE BORISIER




feat. plein d'images o/
    IDENTITÉ :


    Nom :De Borisier
    Prénom:Azure
    Age:19 ans
    Date et Lieu de Naissance :16 Mai en Angleterre.
    Orientation Sexuelle :Hétérosexuelle.
    Nationalité:Française, Anglaise et Allemande.
    Groupe :Humaine
    Classe Sociale: Duchesse s'il vous plaît! [Acceptée par Alucard]





Description Physique :

« Céleste» serait le mot qui pourrait résumer rapidement le physique de cette jeune femme encore en pleine nubilité. Son visage, fin et joliment conçu, reflète une fraîcheur des plus agréables. Sa peau, lumineuse et pâle est aussi suave que la soie. Un petit nez trône en plein milieu de celui-ci et est vite surplombé par deux adorables mirettes aux couleurs presque indéfinissables. Comme le Yin et le Yang réunis en une seule et même personne, Azure possède, des yeux verrons. Un macabre et funeste,bordeau, l'autre plein de vie et de chaleur, couleur bleu azur.

Deux lèvres douces et savoureuses viennent soutenir ce petit nez, et agrémentent le joli minois de cette jeune femme par leur rouge sanglant mais envoutant. Le tout que forme ce complexe de beauté, donne naissance, à partir de la fin de son front, à une merveilleuse cascade de cheveux lisses et soyeux. Encore un témoin d’une certaine excentricité ou nature « caméléon », cette crinière, habituellement coiffée par deux couettes symétriques, possède de jolis reflets argentés et bleus plus lumineux, et qui, par leur finesse et leur délicatesse, attirent irrémédiablement les mains des curieux.

Son corps, délicat, et svelte, possède d’adorables cambrures. Souvent, un corsage bleu marin vient cintrer cette poitrine plutôt abondante, mais raisonnable, et permettre à deux convexités féminines de rebondir harmonieusement et d’assurer un support, non négligeable, à un pendentif argenté. Ce collier, en chaîne d’argent, laisse pendre un accroche-coeuri en forme de papillon, qu’elle ne retire jamais, mis à part la nuit pour ne pas le briser. Sa taille, mince et élancée, est fréquemment entourée d’un foulard bleu en guise de ceinture et donne à ses hanches une courbe alléchante. Deux longues et admirables jambes déambulent gracieusement lorsqu’elle bouge et se retrouvent voilées de collants jusqu’à la demi-cuisse, collants blancs immaculés et en dentelle fine. Enfin, de mignons petons viennent soutenir le tout, encastrés dans une paire de ballerines noires à la fermeture fantaisiste ; un papillon blanc pailleté.
Ses expressions demeurent, le plus souvent, assez enjouées et fraîches. Un remarquable sourire communicatif se dessine sur cette bouche pulpeuse et dévoile des dents d’une blancheur éclatante. Lorsque la solitude s’empare d’elle, ce qu’elle ne peut supporter, car elle est de nature généreuse, un expression faciale souffrante s’imprime sur ses traits délicats et dissuade tout impassible d’ignorer son trouble.


Description Mentale :

Son physique s’accorde merveilleusement avec sa personnalité. Aussi fine qu’aimable, elle est un plaisir sans conteste et garde une gracieuseté des plus charmantes lorsqu’elle parle. Sa voix, exquise, a un timbre d’une sonorité cristalline et apaisante. Il est si plaisant de converser avec elle, d’autant plus que sa philosophie prône la générosité. D’ordinaire calme, elle apprécie les moments où elle peut s’asseoir sur un banc, dans un jardin occupé, et se livrer à la lecture de ses bouquins favoris. C’est une amatrice innée de romans policiers, elle les dévore en moins de deux heures, si elle n’est pas interrompue, et est capable de raconter en détail tout ce que contenait son ancien ouvrage. Elle lit aussi beaucoup de philosophie car elle aime à comparer les différents points de vues et réflexions des autres. Son avis est fondé, pour elle, la vie est un cadeau irremplaçable et qui relève du miracle ; tenter de mettre fin à ses jours lui paraît si impropre et insensé qu’elle serait capable de passer des heures avec un suicidaire pour lui ôter cette néfaste idée du crâne.

Elle est fraîche, généreuse et positive, son rire est très contagieux et peut apaiser les âmes les plus troublées. Mais cette harmonie positive et aimante dissimule des souffrances passées peu amènes. Son histoire a malheureusement inscrit en elle des peurs et des angoisses qu’elle tente souvent de cacher. La solitude et l’obscurité son ses ennemis, elle ne peut rester dans le noir la nuit et pour cause, est obligée de garder une lumière allumée prés d’elle comme pour créer une présence ou une échappatoire à une possible plongée ténébreuse. Lorsqu’elle est seule, elle est perdue, et dans ces moments d’intense angoisse, il lui arrive souvent d’agripper son pendentif pour se rassurer et se répéter que rien, ni personne ne cherche à lui nuire où ne l’épier en secret. Ce n’est pas de la paranoïa, c’est une blessure inconditionnelle qu’elle est incapable de renier.

Elle aurait tellement souhaité connaître plus ses parents aimants et prêts à tout pour son petit bonheur.
Que représente alors ce petit insecte à la vie éphémère et qu’elle aime tellement pour elle ? Tout simplement la réalité. Le papillon symbolise l’existence humaine en accéléré ; la naissance à partir d’un cocon, l’envol, la jouissance, la faiblesse, la vieillesse, la mort. Toutes ces choses qui arbitrent notre vie et que l’on tente d’oublier mais qui sont pourtant si fondamentales, que les ignorer, reviendrait à ignorer l’essence même de l’humanité. En d’autres termes, Azure fait partie des êtres qui ont compris l’importance de la vie, et qui par conséquent, cherche à rendre cet éphémère cadeau, aussi magnifique, inoubliable, et irremplaçable qu’il en est possible.


Biographie :

*Un commencement funeste.*



Conçu de la plus minutieuse des manières, un verre en écrin d’argent se posa sur la table du salon dans un tintement cristallin, laissant échapper une goutte de son contenu par la maladresse de son propriétaire. La goutte ocre rouge s’écrasa sur le bois du reposoir et s’étala peu à peu, pour glisser jusqu’au bord et tâcher malicieusement le tapis blanc éclatant. Le tissu s’imbiba si rapidement du nectar vineux qu’il aurait été impossible de l’effacer. Mais peu importe, le propriétaire, bien trop affairé, n’eut absolument pas le temps de s’apercevoir que ce tapis qui lui avait couté très cher venait, par sa faute, de perdre radicalement de sa valeur. Affairé était si minimum pour qualifier l’état dans lequel il se trouvait, disons plutôt que cet homme était victime de son lobe frontale, face à une femme magnifique et qui semblait enfin, après tant d’année de convoitise, lui accorder ses désirs. Elle, belle et raffinée, une Anglaise pleine de grasse que l'on aimait courtiser à la cour, s’allongea sur le canapé, comme si elle l’invitait, et lui, un Allemand de passage en Angleterre, presque époustouflé, en lâchait le verre d’empressement et venait la rejoindre rapidement. Son charme des plus attirants ne pouvait laisser indifférent cet homme si sensible à ses yeux nocturnes, d’un bleu si pur et si mystérieux qu’ils conviaient par leurs éclats n’importe quel individu les croisant. Elle possédait une chevelure d’ébène aussi longue que ses jambes, et la laissait lâchée sur son dos courbé comme une cascade ondulante et gourmande. En réalité, ses origines étaient croisées - Anglaise et Allemande, elle avait hérité ses yeux là de sa grand-mère Anglaise. Les deux êtres guidés par leurs envies sensuelles et impatientes de se voir exhaussées s’unirent cette nuit là, et permirent à un nouvel être, une petite fille, bientôt nommée Azure en référence à la couleur rare de ses yeux, de se former à l’intérieur de cette poche chaude et duveteuse.

C’était un commencement a priori encourageant. Voilà que deux êtres en plein échange passionnel, fusionnaient et par leur amour partagé, confectionnaient un enfant qu’ils aimeraient. Et cet enfant posséderait un patrimoine génétique alliant Angleterre et Allemagne. D’ailleurs, neuf mois plus tard, période qui pourrait paraître longue, mais qui passa si vite, une belle et généreuse petite fille sortit de ce ventre énorme qui la gardait et hurlait à tout bous de champs pour signaler à tout le monde qu’enfin, elle, petite humaine, venait de naître, venait de rejoindre ce monde unique et qu’elle comptait bien se faire connaître. La première chose que les médecins remarquèrent fut les yeux du bébé. On en voyait rarement de ces yeux là dés la naissance, mais ceux là possédaient une couleur si particulière que l’on croirait que deux opales s’étaient logées à leurs places. Lorsque le bébé ouvrit les yeux, deux émeraudes s’illuminèrent, et lorsqu’elle fut placée sur le ventre de sa mère les émeraudes virèrent au saphir principalement constitué de jadéite et de glaucophanite. Ce fut si enchantant de regarder ces petits yeux innocents que les parents, en plein bonheur, décidèrent de nommer ce petit être potelé : Azure, en rappel avec cette couleur océane et unique.

Quatre ans plus tard la jeune fille courait dans le jardin du devant de la villa. Jolie et encore petite en taille, elle passait son temps dans sa petite cabane, confectionnée par les propres mains de son père. Jouer à la dinette, faire converser ses poupées, coiffer les cheveux de celles-ci et les maquiller, étaient ses passe-temps favoris. Mais voilà qu’un petit animal s’aventurait sur la pelouse et passait à coté d’elle rapidement, un petit chat roux, mignon, qui l’incita à le suivre. Ce qu’elle fit. Curieuse de tout, elle laissa sa cabane vide et suivit le chaton dans son exploration. Il sortit du jardin et alla un peu plus loin, alors encore peu consciente des dangers citadins, elle alla avec lui, dans la rue, sur le trottoir pour tenter de l’attraper et le caresser. Ce fut ce petit instant de non surveillance de la part de ses parents, ce petit moment où elle disparut, qui marqua le début d’une période sombre de sa vie.

Un véhicule noir s’arrêta à coté de la petite fille, qui ne se doutait absolument pas des intentions de ses passagers, et un homme sortit prestement pour attraper le bras fragile d’Azure et l’obliger à entrer à l’arrière du véhicule avec lui. Cette main puissante était impossible à contrer, et lorsqu’elle se rendit compte qu’il allait la prendre, elle chercha à se défendre sans succès, et se retrouva projetée sur la banquette arrière, un bâillon sur les lèvres et les mains attachées dans le dos.

*Les tortures sont une malédiction et l’isolement est une torture.*




Qui ne s’est pas déjà demandé quelles étaient les raisons, les tergiversions, ou encore les quiétudes de ces fous que l’on surnomme « kidnappeurs » et qui les poussent irrémédiablement à voler un être humain pour le détruire à petit feu ? Peut-être ceux à qui l’on a préféré cacher les horreurs de la vie. Et puis, pourquoi s’attaquer à un être sans défense ? Une petite fille de presque quatre ans incapable de s’assurer une protection…Mais l’acte était fait, elle venait d’être volée, et plus jamais elle ne reverrait ses deux personnes qui l’avaient mise au monde.
Lorsqu’elle reprit conscience, il y avait tout autour d’elle une série de quatre remparts dressés tels une prison et une porte droit devant elle, fermée à double tours certainement. Des sons inquiétants retentissaient derrière ces murs, comme des voies, des voies graves, mornes, inquiétantes et malsaines. Elle ne comprenait pas un mot de leurs conversations...C'était une autre langue, une autre...certainement pas de l'Anglais comme sa mère parlait.... Elle eut à peine le temps d’ouvrir les yeux, qu’une lumière l’éblouit et qu’un homme l’attrapa pour la trainer dans une salle peu éclairée. La salle était si peu commune, toute décorée et ornée de draps noirs, de rideau sombres et de lustre anciens. D’un coup de pied dans son chétif dos, l’homme la poussa au pied d’une personne et lui leva la tête pour l’obliger à regarder ce nouvel individu qui semblait bien loin d’être un exemple de bonté. Il avait de longs cheveux noirs attachés en un catogan et des yeux pourpres et fauves qui la firent sursauter de terreur. L’homme au regard de braise s’approcha d’elle, et de sa main osseuse finissant par des ongles pointus et mal entretenus, il lui attrapa le cou et le serra si fort qu’elle en suffoqua immédiatement.

« C’est une belle proie mon maître ! » s’exclama l’homme brute qui l’avait trainée jusqu’à ce monstre des cavernes. Que pouvait-il bien raconter? Cette langue paraissait si compliquée.

Mais il fut aussitôt projeté en arrière et massacré contre un mur, transpercé par un pieu en pierre. Le monstre sourit méchamment, et replongea son regard enflammé dans les prunelles bleu nuit d’Azure.

« Que l’on jette les restes de cet abruti aux rats de la cave ! » ordonna t-il à ses disciples. Puis il sourit. « Vous, très chère, vous allez rester avec moi. »

La jeune fille, peut-être fragile se permit de cracher à la figure du démon, et de répandre sur ce visage certes effrayant mais d’une beauté rare une substance visqueuse qu’il essuya d’un geste fluide pour lui asséner ensuite une violente claque sur le visage. La main s’écrasa sur l’œil gauche de d’Azure et le griffa sauvagement, faisant couler ce sang si précieux de cette œil si rare. Elle se plia de douleur, hurla de toutes ses forces pour vaincre la douleur, mais son œil ensanglanté paralysait tout son petit corps, et la fit perdre connaissance sur le coup.

Une heure plus tard approximativement, elle émergeait. L’œil recouvert d’un tissu sale, elle ne possédait que la moitié de son champ de vision. Elle le retira et voulut toucher pour constater l’état gravissime dans lequel il se trouvait. La blessure avait miraculeusement cicatrisé…..si vite ? Comment cela se pouvait-il ? Elle tata, curieusement, sa vision était étrange, chaque chose était comme colorée d’un voile rouge et obscur, d’un œil le monde paraissait réel et de l’autre, le monde baignait dans une marre de sang. Elle ne pouvait voir ce à quoi elle ressemblait, aucun miroir n’était disponible dans cette prison de pierre. Seule, elle se mit à pleurer, tremblante, elle se faufila dans un coin et se recroquevilla sur elle même dans son chagrin. Son père et sa mère viendraient-ils la chercher comme chaque soir à l’école ? Était-ce un mauvais rêve, un cauchemar ? Se réveillerait-elle dans son lit blottie dans les bras de sa tendre maman et enivrée par son doux parfum maternel ? Elle se plaisait à le croire si fort. Mais elle était bien loin de se douter qu’elle passerait encore cinq ans de son existence dans cette pièce sans vie et sans lumière.

Ce fut seulement à l’âge de neuf ans, qu’elle pu sortir un instant. A force de les entendre parler, elle savait parler leur langue, c'était du Français, une langue véritablement exigeante! Cependant, elle ne savait toujours pas qui étaient ces gens et pourquoi ils s’intéressaient à elle. Mais elle avait acquis un certain niveau d’introspection qui lui avait permis de se méfier à présent de tous les êtres humains. Lorsqu’elle pu enfin voir la lumière du jour, ses yeux se plissèrent sous l’effet quasi aveuglant des rayons solaires. Puis quand sa pupille s’y accommoda, elle pu contempler le jardin dans lequel elle se trouvait. Sans plus attendre, une chose l’attira, un étrange petit machin volant au loin. Quelque chose qu’elle ne connaissait pas et qui possédait des ailes en dégradé orange. Il voltigeait au gré du vent, se laissait porter joyeusement. Il était libre, si libre qu’elle l’enviait. Si beau, si rayonnant. Puis quelques secondes plus tard, un autre, deux autres, trois autres, une petite armada de ces êtres volants, qu’était-ce ? Comment s’appelaient-ils ? Elle n’osa pas demander à ces gens qu’elle haïssait. Mais elle remarqua qu’elle n’était pas la seule à les regarder, une autre fille, plus âgée qu’elle, certainement de deux ou trois ans se tenait accroupie sur la terre et caressait les ailes si fragiles de ces petits insectes. Azure sentait qu’elle aussi souffrait, qu’elle aussi était enfermée, son teint blafard en témoignait, similaire au sien. Elle l’approcha, et lui adressa la parole d’un ton hésitant.

« Tu sais ce que c’est toi ? »

L’inconnue l’ignora.

Mais elle insista.

« Oh, s’il te plait c’est la première fois que je sors et que je les vois, je ne les reverrais sans doute jamais, dis moi leur nom je t’en prie.. »

Alors l’inconnue répondit en chuchotant et sans bouger, sans se retourner vers elle, comme pour ne pas risquer de se faire prendre par ceux qui les surveillaient.

« Papillons. » Articula t-elle.

Azure fut envahie d’une joie immense pour la première fois depuis cinq ans. « Papillons », que cela leur allait si bien ! Alors elle voulut en savoir plus.

« Tu t’appelles comment ?" Demanda t-elle en chuchotant elle aussi.

« Hana. » Répondit sa nouvelle amie. Puis elle se tourna pour voir ce à quoi ressemblait Azure, dés qu’elle croisa cet œil émeraude elle ne put s’empêcher de le fixer sans s’arrêter. Puis elle tendit le doigt vers le tissu qui cachait l’œil gauche d’Azure. « Ce sont eux qui t’ont fait ca n’est-ce pas ? »

Azure s’accroupit prés d’elle et répondit discrètement.

« Il y a très longtemps, plusieurs années maintenant, dis moi….puis-je te montrer, je ne sais pas à quoi cela ressemble, mais… pourrais-tu m’en donner une idée Hana ? »

Alors délicatement et pour la deuxième fois depuis tant d’année de solitude et d’enfermement, elle retira le tissu décrépit et ouvrit l’œil blessé, qui tout de suite lui offrit cette vision de sang. Hana fut déconcertée, l’œil n’était pas laid, au contraire. Il était d’un rouge aussi oxydé que le sang et si différent de celui couleur opale qui reflétait la fraicheur. Comme deux mondes symbolisés sur un seul et même visage.

« Ton œil est…. bordeaux mais il n’y a pas de blessure visible. Comme si tu possédais deux yeux de différente couleur. Sauf que toi, tout ton œil est bordeaux y compris la partie qui devrait être blanche, seule ta pupille est restée noire…tu y vois ? Et comment te nommes-tu-toi ? »

Azure fut tout de même rassurée que son visage n’est pas été déformé, mais elle mourrait d’envie de constater d’elle-même les dires d’Hana.

« Oui j’y vois, mais tout rouge, et cela me fais si peur…. Je m'appelle Azure, Azure de Borisier, c'est tout ce dont je me souviens...» Alors elle replaça le tissu. "Dis tu a déjà essayé de t’enfuir d’ici ? De voler comme les papillons ?" Demanda t-elle, curieuse.

Mais Hana ne répondit pas, elle se contenta de faire une mine négative, et de se lever pour rejoindre l’intérieur de sa prison. Azure comprit que c’était un sujet sensible et que certainement, elle aussi, ne pourrait jamais s’enfuir. Mais elle était bien décidée à découvrir ce qui se tramait.

*Sans doute de la chance…mais à quel prix ? »



Ce fut un soir où les malfaiteurs décidèrent de convier les deux prisonnières et depuis peu amies, que l’idée survint. Une immense table, seulement occupée par quatre personnes trônait au milieu du salon, remplie à foison de nourriture. Et, à chaque extrémité de celle-ci, deux personnes, un homme, celui qui avait pour l’éternité transformé son œil droit en œil de sang, et une femme, celle qui sans doute s’était éprise pour un tel monstre. Mais qu’étaient ces deux individus si anormaux ? Elle n’avait pas lu assez de livre pour se forger un avis concret, mais son imagination fertile lui permettait de décider ou non si ces deux fous étaient humains ou pas. Dans leurs cas, l’humanité les avait quittés depuis longtemps.

Attablés, ils attendaient, les bras croisés, et lorsque le deux filles arrivèrent, ils se levèrent. La femme au regard aussi pourpre que l’homme pris la main d’Azure et la conduit, dans un silence inquiétant, jusqu’à sa place. Elle eut presque le temps de se demander si elle serait le gibier. Et sa collègue fut conduite à son tour à sa place par l’homme. Lorsque tous furent assis, l’ambiance plongea dans les prémices des catacombes. Tintaient les tapements des fourchettes et des couteaux contre les assiettes lorsque la nourriture fut présentée. Soufflaient les respirations quasi rares des deux protagonistes taciturnes. Se regardaient les deux effrayées dans leurs doutes incessants. Puis l’homme vint briser le silence.

« Nous sommes vos nouveaux parents, estimez vous heureuses qu’il n’en soit pas autrement. » dit-elle à voix haute en engloutissant une grosse rasade de liquide couleur sang.

Azure le regarda avec haine, et se leva de rage.

« Dans vos rêves, monstres ! » Hurla t-elle, tout à fait consciente des risques qu’elle prenait.

Alors sans comprendre le pourquoi du comment elle se retrouva placardée entre le torse de l’homme et le mur de la salle à manger.

« Tu veux finir autrement petite peste ? Préfères-tu peut-être que je blesse ton dernier œil comme le premier ? »

Elle ne put répondre, trop essoufflée et terrorisée, alors elle se résilia et baissa la tête. Quelle impuissance ! Elle se sentait bouillir en elle, ah ce qu’elle souhaitait le tuer ce dégénéré ! Mais elle s’assit à table à nouveau, et observa les alentours. C’est à ce moment là qu’elle vit la clef de sa fuite. Il y avait le trousseau de clef des donjons posé sur une armoire à portée de main. D’un mouvement discret de l’œil elle fit signe à Hana de regarder dans la direction du trousseau. Hana regarda, et fut terriblement gênée. Mais en guise de soutient de désespoir elle glissa un sourire à la commissure de ses lèvres pour lui prouver sa complicité. Azure était résolue à faire tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir ce trousseau, mémé à jouer l’enfant exemplaire, et peut-être même à charmer cet homme lorsque la dame serait partie. Et, lorsqu’ils eurent fini de manger, la grande dame se leva en prenant la main d’Hana qui fit un clin d’œil à Azure avant de partir. Azure se retrouva seule avec le monstre encore attablé. Et dans une immense inspiration de courage, elle lui adressa la parole, d’un ton terriblement charmant.

« Je pense que je dois vous obéir à présent. Dois-je vous appeler « père » ? « Demanda –elle en souriant légèrement.

L’homme paru surprit, mais il s’adossa contre son fauteuil d’un air satisfait et convaincu qu’il avait gagnait sa capitulation. Il la déshabilla du regard et lui indiqua du doigt de s’approcher de lui. Ce qu’elle fit. Douteuse, mais résignée. Arrivée à ses cotés, elle attendit, tremblotante.

« Père ? Non. Je préfèrerais maître lorsque ma femme est absente. » Ordonna t-il. «Mais appelez moi « père » en sa présence, c’est une bonne idée. »

« Bien maître » Répondit-elle immédiatement.

Puis elle posa sa main sur son torse et se pencha un peu pour lui sourire. Son corps commençait déjà à prendre de très jolies rondeurs, ce qu’il ne tarda pas à remarquer. Il attrapa sa main et l’attira contre lui pour l’asseoir sur ses genoux.

« Bien, je vois que quelques années d’enfermement peuvent se révéler vraiment bénéfiques ! » Il attrapa le tissu qui cachait son œil droit et lui retira. « Ouvrez l’œil » ordonna t-il. Ce qu’elle fit. Son œil rouge s’ouvrit doucement et se posa sur sa personne. « Cela vous va plutôt bien mine de rien ! »S’exclama t-il.
Puis il approcha son visage du sien et défit ses cheveux attachés en une queue-de-cheval. « D’où vous viennent de si beaux cheveux, et une couleur d’œil si spéciale ? » l’interrogea t-il.

Elle voulu lui répondre que cela n’appartenait qu’à ses véritables parents et qu’il n’avait aucun droit d’y toucher, mais elle se contrôla avec beaucoup de difficulté, ce qui fit rire l’homme démon. Elle prit le tissu de ses mains et l’attacha à nouveau sans demander son reste, puis répondit, tout en se collant à lui.

« Que souhaitez-vous que je fasse, maître ? » demanda t-elle en se léchant la lèvre inférieure. S’il se laissait avoir, elle pourrait utiliser sa crédulité pour attraper discrètement le trousseau et le ranger dans sa chaussure.

Comme elle l’avait espéré, il ce fit avoir et lui répondit qu’il souhaitait qu’elle s’occupe de lui comme il faut. Alors elle commença par déboutonner sa chemise, et à passer ses mains froides sur son torse, impressionnant car très développé, mais qui la dégoutait malgré tout. Alors pendant qu’il savourait ses caresses, elle lui banda les yeux en prétextant qu’elle lui préparait une surprise de taille, il se laissa faire. Dans ce bref instant elle vola le trousseau et le rangea dans sa chaussure comme prévu, et elle revint se positionner sur lui, le chevauchant indécemment. Il lui fallait maintenant trouver un prétexte pour arrêter sa comédie et retourner dans sa cellule. Donc, elle lui retira le bandeau, et plaça sa poitrine en pleine croissance sur son nez pour qu’il respire à profusion le parfum de sa peau de jeune fille. Il inspira, et ouvrit les yeux, excité. Attrapa ses mains et la fit tomber pour l’écrasée au sol violemment.

« Petite coquine ! » s’exclama t-il sans se calmer, et en déchirant le haut de la prisonnière.

A cet instant elle eut très peur, elle ne pouvait plus rien faire, elle était coincée, comment s’en sortir, c’était fini…. Mais comme si e destin voulait lui accorder grâce, la femme du dom Juan démoniaque entra dans la pièce et les vit. Elle vit que son mari s’apprêtait à violer la fille qu’elle avait choisie comme enfant. Sa réaction fut gigantesque. Elle frappa son homme et attrapa Azure pour la conduire, de rage, dans sa cellule. Elle put voir où se trouvait la cellule d’Hana et prévoir d’y venir pour la libérer. C’était gagné. Mais les bruits des cris des deux monstres retentissaient dans toute l’enceinte de la demeure. Elle devrait attendre que les choses se calment. Cela se fit lorsqu’un énorme coup fit vibrer la maison. Précédé d’un cri d’agonie. Puis plus rien. Une porte claqua, et le silence revint.
Azure se décida.

Elle prit le trousseau et ouvrit la porte de sa prison, elle s’assura que personne ne surveillait, heureusement les gardes étaient bien trop affairés à s’occuper de la dispute des propriétaires. Puis elle fonça vers la cellule d’Hana et ouvrit la porte.

« Allez viens Hana ! »

« Mon dieu c’est toi qui as déclenché cette zizanie ?! » demanda t-elle en sortant de sa prison.

« C’est fort possible » Rigola t-elle « Un peu d’inceste et les mœurs s’agitent ! »

Elles coururent jusqu’à l’entrée du manoir et là, deux gardes les surprirent. Catastrophe. Mais par chance elles eurent le temps de passer la porte et de s'évader.

Tout se déroulait à merveille, jusqu’à ce que la fin arrive. Elles couraient dans le jardin jusqu’à la sortie de la demeure quand un des gardes ayant réussi à les rattraper empoigna son arme sauvagement, et tira. Le bruit retentit, et Azure continua à courir avec Hana. Puis un deuxième coup. Fatidique. Hana s’écroula au sol. Azure s’arrêta pour l’aider, mais elle était touchée en plein cœur.

« Sauve toi Azure !!!!C’est ta chance !!! »S’égosilla t-elle.

Mais Azure refusa, elle l’attrapa et tenta de la trainer avec elle, mais Hana lâcha sa main.

« Arrête, je ne tiendrais pas…..laisse moi…prends ceci. » Elle enleva de son cou un collier en argent sur lequel pendait un pendentif en papillon argenté. »Garde le pour moi, c’est mon bien le plus précieux, mon amie… » Ses yeux se fermèrent à jamais.

Azure, déchirée, prit le pendentif et s’en alla en hurlant d’horreur, de dégout, de peur, de tristesse, et d’injustice. Elle se sauva. Sauvée.


*Reprendre c’est apprendre, vivre c’est comprendre*



Quatre ans s’étaient écoulés depuis. Elle s'était enfuie très loin de ce lieu de débauche et d'horreur, elle avait même quitté le pays, pour suivre son instinct et revenir en Angleterre , là où elle se sentait chez elle...sans se souvenir vraiment pourquoi.... Treize année, en vie, en bonne santé, ou presque, à sillonner les rues pour trouver à manger. Jusqu’au jour où, en passant dans un marché, elle rencontra quelqu’un. Un homme plus âgé qu’elle, peut-être de cinq ans ? Peu importe. Lorsqu’il la vit adossée contre un mur dans en coin de rue, entrain de grignoter du pain moisi et un trognon de pomme pourri. Il l’aborda. Si élégant. Riche, beau, même sublime. Il vit ce regard émeraude qui implorait et lui tendit la main, sans hésiter, elle la saisit. Elle le suivit. Il l’emmena avec lui dans sa maison, une humble demeure non loin de la rue principale de la ville . Sans lui parler, il lui tendit un verre d’eau et lui prépara à manger. Elle mangea tout, à une allure fulgurante, affamée. Puis il s’assit à coté d’elle et la regarda pendant qu’elle finissait de manger. Il fixa cet œil solitaire si beau, la couleur avait changé, un bleu océan venait d’apparaître, ce qu’elle était belle, et il ne doutait pas qu’une fois débarbouillée, elle deviendrait pareille à une nymphe. Elle portait un pendentif magnifique, sans doute le seul objet de valeur qu’elle possédait. Mais la priorité était de la laver. C’est pourquoi il lui montra sa salle de bain et lui donna des vêtements appartenant à sa petite sœur. Alors, particulièrement intimidée et touchée, elle prit les vêtements, sans oser lui dire merci mais en s’inclinant un peu, et elle entra en fermant à clef.

Se débarbouilla, frotta partout, l’eau était chaude, fluide, cela faisait depuis plus de neuf ans qu’elle n’avait pas prit de réelle douche. Puis elle enfila les vêtements offerts, un haut en corset, et une jupe bleue marine, des collants blancs dentelés, et des chaussures noires vernies. Lorsqu’elle se vit dans le miroir, elle se demanda qui était cette fille en face qui la regardait, elle ? Impossible, et pourtant, si. Puis elle retira le tissu, et regarda, pour la première fois, son œil sanglant. Elle eut peur au début, mais s’y habitua ensuite. Ca n’était pas si terrible, mais elle préférait le cacher, alors elle découpa dans le tissu une fois lavé, un carré et l’accrocha comme le ferait un pirate contre son œil. Cela lui donnait un air frivole.

Lorsqu’elle sortit de la salle de bain, elle hésita avant de rejoindre son sauveur. Et, gênée, elle entra dans la cuisine et se présenta, une main sur le bas de son visage pour cacher ses paumettes rougies. Les yeux de l’homme se posèrent sur elle, éblouit, il s’attendait à un changement, mais là….c’était plus que ce qu’il n’avait espéré. Elle était splendide. Il en eut du mal à lui parler.

« Hum…venez, approchez, n’ayez pas peur, les vêtements vous conviennent ? C’est une ancienne robe de ma petite sœur, je n’avais que ça. » Il lui parlait Anglais, cette langue lui était si familière...et cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas essayé de parler Anglais.

Elle s’approcha de lui, et s’assit sur la chaise à coté de lui. Elle n’osait pas parler, de peur d’entendre sa propre voie après tant d’années.

« Vous êtes muette ? » demanda t-il en plaisantant et en accompagnant sa question d’un très beau sourire.

Elle se rendit compte de son impolitesse, elle ne l’avait pas remercié pour tout ce qu’il avait fait. Alors elle prit une grande inspiration et entreprit de parler, avec beaucoup d’appréhension, se demandant comment sonnerait sa voix d’adolescente et surtout ayant peur de baragouiner des mot insensés.

« Je…Vous remercie. » Articula t-elle, et à sa grande surprise sa voix, sonna merveilleusement bien, un son cristallin, et agréable, qui lui plut, et à lui aussi, beaucoup même.

« Mais je vous en prie, puis je vous tutoyer ? Je pense que nous sommes assez jeunes pour nous le permettre. Je m’appelle Alan, Alan Keyller . Et…toi ? »

« Azure….de Borisier, Azure… »Répondit-elle timidement. »Je veux bien que l’on se tutoie, mais je ne l’ai jamais fais avant. Puis-je continuer à vous vouvoyer de mon coté ? » Demanda t-elle.

Il lui sourit gentiment et lui répondit qu’elle avait le droit de faire ce qu’elle désirait. Puis il regarda ses yeux et son pendentif et osa lui demander un peu plus.

«Que t’est-il arrivé Azure ? J’espère ne pas me montrer trop indiscret, simplement, je ne comprends pas comment une aussi jolie fille que toi peut se retrouver dans un coin de rue ainsi et en si pitoyable état …ce pendentif, c’est tout ce que tu as ? »

Azure le regarda un instant et se remémora son passé, elle baissa la tête et lui répondit d’une voix faible :

« C’est, une amie, ma plus précieuse amie qui me l’a offert. Elle est….morte. C’est tout ce que j’ai, lui, et, les papillons » Elle redressa sa tête, et lui sourit. « Les papillons sont….les êtres les plus purs au monde. » dit-elle en repensant à la fois où elle avait vu le premier papillon à l’âge de quatre ans.

Il se demanda pourquoi elle tenait autant à ses insectes, puis il lui prit la main et la releva pour s’approcher d’elle, il était beaucoup plus grand et imposant par rapport à elle. Il la conduit jusqu’au jardin ensoleillé, et lui montra les fleurs. A sa grande surprise, des papillons volaient un peu partout. Elle alla les rejoindre, soudainement emplie d’une joie immense, et s’assit sur la pelouse tondue, cette pelouse lui rappela celle de sa véritable maison. Il la rejoint et s’assit à coté d’elle.

« Sais-tu lire et écrire Azure ? Je peux t’apprendre, mais à une condition. « Il lui caressa la joue. « Je veux tout savoir à ton sujet. »

Alors elle accepta, et lui raconta tout son passé, toutes ses angoisses. Ils devinrent très proches et elle sentit grandir en elle un sentiment nouveau, quelque chose qu’elle ne connaissait pas, mais c’était si puissant. A tel point que lorsqu’il lui parlait elle n’osait plus croiser son regard, lorsqu’il touchait sa peau par mégarde ou la frôlait, elle rougissait de plus belle, et quand il la regardait avec insistance, trop subjugué par ses yeux si envoutants, elle se sentait fondre et bruler intérieurement. Il lui apprit à écrire, à lire, et à comprendre, à grandir, et à découvrir. Elle lisait de plus en plus, comme pour rattraper son retard. Cela faisait maintenant trois ans qu’elle vivait avec lui, elle avait rencontré ses parents, sa petite sœur, tous si gentils et compréhensifs.

Puis un matin, alors qu’elle s’était installée sur le grand hamac du jardin, il vint la rejoindre et s’allongea à coté d’elle. Il la fixa, un long instant et posa sa main sur sa joue tendrement.

« Azure… » Il approcha son visage, ses lèvres des siennes, elle ne savait pas trop à quoi cela correspondait mais, plus il s’approchait, plus elle frémissait et son cœur accélérait. Alors elle le stoppa, et posa sa main sur ses lèvres.

« Attends, tu ne sais pas encore tout, Alan ...» Elle le tutoyait depuis maintenant un an.

Il retira sa main et s’approcha encore. « Je sais déjà assez de choses sur toi, Azure, pour comprendre que je te désire terriblement. »

Ces mots suffirent à la transformer en tomate incandescente. Mais elle se redressa, et retira le tissu qui couvrait son œil. Elle ne lui avait jamais montré.

« Tu vois, je suis un monstre. » Lui dit-elle en baissant la tête.

Mais il la rallongea contre le hamac et la regarda, regarda cet œil certes bordeaux, mais qui n’enlevait rien à sa beauté et à sa simplicité.

« Je m’en fiche de ca, tu n’es pas un monstre, tu es Azure, et tu es très belle. » Répondit-il en se rapprochant d'elle plus encore.

Mais elle tourna la tête avant qu'il ne parvienne à l'embrasser, bien trop intimidée.

*Le vent s'empresse toujours d'éteindre le feu qui prend ardemment*


Le temps parait si court lorsqu’on aime.

Les jours passaient sans que leurs mains ne se désunissent. Il y avait, entre eux, une telle connivence, comme si depuis le commencement de leurs existences un carcan inébranlable les liait.

Il lui avait tout enseigné ; les bonnes manières – que dire et ne pas dire, comment se tenir, comment être courtoise et se comporter en vraie duchesse. Il voulait la faire rentrer à la cour dont-il était un de plus loyaux sujet, il voulait montrer à tout le monde ce qu’il était le seul à posséder . Elle ne savait jamais d’où il sortait tout cet argent…Lundi ? C’était un bijoux, délicatement excommunié entre deux mots langoureux. Mardi ? Une nouvelle robe, une de ses œuvres que le talent d’un homme a su créer. Puis les autres jours de la semaine, en plus de cette prédilection qu’il déversait sans cesse, il pouvait y avoir, boucles d’oreilles, bracelets, épingles…sans qu’elle ne lui demande quoique ce soit. Chaque soir il lui chantait ses louanges et il lui redonnait goût à la vie. C’était son amant mais aussi son enseignant, il était tout pour elle et elle n’était rien sans lui. Elle appréciait le respect qu'il avait envers elle, elle qui ne lui avait toujours pas offert de baisers... De simples contacts physiques parfois très suggestifs, mais cependant platoniques.

Mais le destin aimait se montrer tumultueux, Azure en avait fait l’expérience plus jeune. Elle allait à nouveau subir le occurrences d’une vie sans repos.

Seulement deux mois plus tard, Alan disparut mystérieusement. Il la laissa sans nouvelle pendant plus d’une semaine, alors qu’elle errait tous les soirs dans les rues de Londres à le chercher - la peur au ventre, l’angoisse constante de retrouver un corps inerte – Elle se l’était tant de fois imaginé, que c’est comme si son cauchemar avaient façonné sa réalité ; elle trouva en effet son corps à l’angle d’une allée très éloignée de leur domicile. Il gisait là, un couteau dans le ventre, le visage pâle – son âme l’avait quitté depuis déjà bien longtemps… Il tenait dans sa main un emballage parfumé, dans lequel se trouvait un écrin ouvert et vide … une petite fente s’y trouvait, un emplacement prévu pour une très belle bague sans doute. A côté, une petite enveloppe gisait, les larmes aux yeux, elle la saisit et détacha la cire qui la clôturait. Elle en sortit un petit papier, sur lequel était écrit :

« Cette fois-ci, c’est un cadeau très important, je t’offre plus qu’une bague, je m’offre à toi. Veux tu bien devenir mienne pour toujours ? »

Vilipendée par un sentiment de haine et de consternation, elle serra le papier contre sa poitrine et pris la boîte. En larmes, et pour la première fois de sa vie, elle se précipita vers un passant, elle adressa la parole à quelqu’un d’autre que lui et hurla à l’aide.

*Un nouveau départ ? *


Une année s‘est écoulée depuis l’incident, Azure habite toujours au même endroit et seule. Malgré la mort de Alan, Azure a décidé de respecter ce que Alan avait entreprit - la faire rentrer à la cour .


Derrière l'écran:


    Pseudo :Rikumi, Zure, Zuzure, Zinzin Zuzure, Panda ...XD
    Age:Je suis de1992 o/
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?:Designeuse ? XD
    Des Remarques ou impressions?Vive le forum o/
    As-tu lu le règlement ?Ouep.
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MessageSujet: Re: Azure de Borisier   Mer 16 Mar - 18:10

Bien le Bonsoir jeune demoiselle. Tout d'abord Bienvenue sur le forum, tu es la première à t'inscrire et je t'en remercie.

En ce qui concerne ta fiche, c'est une excellente fiche, bien réalisée, ton personnage est attrayant et le niveau d'écriture correspond tout à fait à la classe sociale que tu souhaites intégrer, par conséquent, je te valide en tant que Duchesse (Humaine) .

Bon jeu, en espérant que le forum soit bientôt assez peuplé pour que tu puisses Rp.


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MessageSujet: Re: Azure de Borisier   Mer 16 Mar - 18:50

Merci beaucoup!!! Je vais de ce pas tenter de ramener des gens sur ce beau forum!
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MessageSujet: Re: Azure de Borisier   

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