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 Puppet ♣ || John Elzyan terminée

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MessageSujet: Puppet ♣ || John Elzyan terminée   Mer 2 Nov - 19:17

Elzyan John




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    IDENTITÉ :


    Nom :Elzyan
    Prénom:John
    Age :18 ans
    Date et Lieu de Naissance :15/03 Inconnu
    Orientation Sexuelle :Bisexuelle
    Nationalité: Anglaise
    Groupe : Humain
    Classe Sociale: Je vous laisse le choix




Description Physique :
John mon pauvre John, que pourrais je bien dire sur ta pauvre carcasse humaine, toi qui vas et viens sans but dans ton existence, le pauvre orphelin de mère et de père, qui pourtant ose encore croire à un avenir, qu’il soit reluisant ou empli de ténèbres. Tu es frêle, un jeune garçon que l’on prendrait si aisément pour une demoiselle, tes cheveux d’un blond platine et long jusqu’aux hanches y concèdent largement, et tu en joue, vile créature que tu es. Deux yeux, d’un bleu acier, qui transpercent rien qu’au premier coup d’œil, sans pour autant révéler quelconque faiblesse, tu es quelqu’un de chatoyant, qui aime plaire. Une bouche fine, qui sait ce qu’elle expulse comme mot, dans une voix et une langue doucereuse, presque mielleuse, tu aimes tant paraître innocent ? Ta peau pâle qui n’a presque pas vu le jour, et pourtant tu es des leurs, un humain, mortel comme il en existe des centaines et des milliers à travers les guerres, et les espaces aussi grands ou infimes, les vies te sont banales. Les doigts fins, pouvant manier pinceaux ou crayon, cultivé mais sans non plus avoir l’excellence, bon nombre pourraient se poser la question de savoir ce qui se trame dans ta tête. Un sourire enjôleur, pour un corps qui sait se battre quand il le faut et détaler plus vite qu’un lièvre, Les gens pouvant te voir dans ton plus simple appareil seraient surpris de te voir si frêle, d’un corps dont on voit quelque peu les côtes, mais c’est aussi cela de ne pas se nourrir comme tout le monde. Sous ton regard étrange, bon nombre reculent, craignant la créature que tu es, mais rien de cela n’y fit. Cela te sert avoue le d’être parfois aussi pâle qu’un fantôme. Mais il faut ce qu’il faut, et l’illusion ne dure jamais. Allongé du long de ta taille d’enfant, alors que tu es un jeune adulte, les oppressions, ne te touchent pas, ton corps a beau ressentir la douleur des coups, les marques bleutées ne sont que la preuve que tu es vivant, et tu te fiches du reste. Un sourire, tel un ange qui se dépose sur le sol, illuminant ce visage qui pourtant semble sans âme. L’avant-bras sur ton regard, ne reste que ces étranges marques noires, semblant remonter ta peau vicieusement, et dont il ne semble rester aucun souvenir, de ce fragment de vie que tu connais, ta mémoire en exil forcé effleurant tes lèvres de ce doux baiser qui fut celui d’un adieu fantomatique. Remontant sur tes cheveux ce rouge chaperon, tel une fille perdue aux griffes du loup, luisant dans ce regard d’acier, la volonté d’être autre chose qu’un quidam sans avenir. Oh John mon pauvre John… Comment pourrais-tu finir, autre que victime de ta propre existence ?



Description Mentale :

Rien n’a d’importance. Résumer de la sorte sa façon de penser est assez restrictive, je l’admet, mais c’est bien là le souci de John. Nul ne lui donna d’importance et ainsi, il perpétua le cercle vicieux, sachant jouer de ses charmes pour arriver à ses fins, quand il veut quelque chose à boire ou à manger, il est ce qu’il reste, et ne veut pas que l’on se souvienne de lui comme une simple catin, mais il n’en a bien la fatalité. Rien n’a d’importance, pas même le cadavre qu’il enjambe comme s’il n’existait pas, l’agonie ne le touche pas, ce garçon tournerait ses yeux vers vous, qu’il vous semblerait d’un vide impressionnant. Bon nombre de gens ont essayé de le séduire, de lui rendre cette étincelle de vie, de se vanter de l’avoir conquis, mais impossible pour eux. Sans force, et sans volonté de réussir réellement, ne voulant capturer que le corps et non l’âme, ils s’y sont cassé les dents. Capricieux parfois, souvent silencieux, il sait se soumettre quand il le faut et se rebeller quand il doit s’enfuir. Jeune mais non idiot, il a l’instinct de survie qui le mène parfois à accomplir des prouesses qu’il serait incapable de produire en d’autres circonstances. Discret sur son passé comme sur le reste de sa vie d’ailleurs, il se dit que moins il en parle, et mieux c’est pour lui. Quand la faim le tiraille il est capable de tout, même de tuer, et pour cela, il ne va pas dans la futilité. Il sait et aime attirer les gens dans sa toile, pour mieux s’en débarrasser. Bien évidemment, il n’a rien d’une montagne de muscles et préfère ruser que ruer dans les brancards. Il ne cherche pas non plus quelque chose qui lui rendrait la vie. Malsain, autant dans ses gestes, que dans ses danses, car oui, il danse, porté par les musiques, son corps devenant objet de désir, arrivant à ses fins, pour avoir ce qu’il désire, il se peut qu’il se mette en danger, mais cela lui importe peu. Sa vie ne lui appartient pas, et il s’en convient, il ne ressent pas d’amitié envers sa propre race, ni aucun amour, pourtant bel et bien humain, son air androgyne n’est qu’un instrument, tout comme le reste de son corps. Il est une énigme à part entière, et aime déranger. Ne mangeant que peu, Il fait passer cela tour à tour pour une envie, un manque de nourriture. Pouvant vous mener par le bout du nez et vous faire perdre le fil de vos idées, John est avant tout un fin manipulateur, mais quand il s’agit de dire la vérité, l’histoire diffère toujours. Quelle est la vérité qui se cache derrière ce petit chaperon rouge ?


Biographie :
Chercher le pardon est déjà un aveu de culpabilité

Aux sombres lueurs de la nuit, un enfant est laissé proche d’un cimetière. Enveloppé dans une grande cape rouge sang, elle peine à le réchauffer de ses bras de tissu. Sous le regard amusé et ironique de l’astre lunaire, vient de naitre il y a quelques heures, un enfant humain, dont personne ne reconnait l’existence. Incapable de faire autre chose que brailler sa présence au premier venu, des ombres allant et venant dans cette sombre salle de théâtre, où seules les tombes peuvent encore donner un havre de paix. De quoi bien réveiller les morts. Nul ne su réellement comment ce bambin devint, six ans plus tard, un habile voleur, ayant encore une belle vie devant lui, le regard canaille, et la langue bien pendue, grugeant les passants de cette grande ville de Paris, tournant également en dérision ceux qui ne lui voulaient pas du bien, pour ensuite courir le plus vite possible vers la forêt. Oui, il avait l’habitude d’y retourner, cette nature qui l’avait vu naître en compagnie des cadavres et des esprits du passé. Il n’a jamais connu ses parents, et se considérait comme un enfant de cette forêt dans laquelle il a passé bon nombres d’heures. Ses cheveux poussaient très rapidement, et son visage ressemblait à celui des nymphes des légendes, mais tout le monde sait que cela n’existe pas voyons. N’ayant pas réellement de souvenir de son passé, quand on l’interroge, ce dernier vous raconte une histoire à dormir debout, vous faire sortir les larmes et les écus bien sûr. Pour ensuite reculer et vous tirer la langue, bien mal vous en était pris de le croire. Il n’avait pas d’amis jusqu’à ce jour, où un enfant perdu, comme lui, fut brimé par un adulte, ce dernier lui tapait dans les côtes avec la pointe du pied, faisant un mal de chien. Se mettant alors entre les deux, et s’en prenant un bien senti dans l’estomac déjà vidé par les journées sans repas, il tomba à genoux, s’agrippant aux vêtements de son agresseur.

-N’avez-vous..Pas honte ?
-De quoi devrais-je avoir honte, toi, la sale engeance de cette ville, retourne dans les bas fond et meurs-y !
-Je ne compte pas y aller. Je suis pas à votre botte. Allez-vous faire voir, sale bourge !

Imaginez un peu, ce pauvre morveux, bien que très mignon, terriblement rebelle, se prendre alors les coups de cette personne n’aimant pas qu’on lui résiste, les chocs furent terribles. Laissé comme mort sur le sol tapissé de son sang qui se répandait alors en petit sillon, un delta se formant entre les deux côtés de son nez, les yeux mi-clos, perdu dans ses volutes de souvenirs dont il n’avait plus la force d’imaginer quoi que ce soit. Quand il ouvrit les yeux pour de bon, il était dans un lit, torse nu, la cape qu’il portait toujours sur une chaise, surpris bien évidemment, il faut le comprendre. Il avait mal partout, et ce môme ne savait pas où il était, mais cette odeur, il ne l’avait plus senti depuis des lustres, il ne pensait même pas l’avoir eu dans les narines un jour : le propre. Soudain une présence le fit se retourner, les yeux écarquillés, n’y voyant plus rien, les lumières des chandeliers s’étant soufflées sous le passage de cet être froid et sans conscience, les lèvres entrouvertes, prit d’un frisson sans précédent, il serra les doigts sur ses frêles épaules androgynes.

-Tu me semble bien faible pour un tel comportement.
-Je n’ai rien à vous devoir !
-Pourtant tu as agressé quelqu’un qui n’était pas de ton rang.
-Et puis ?! Vous vous attendez à quoi, que je m’excuse !
-Le ferais-tu ?
-Non, m’excuser, c’est prouver que j’avais tort !

Le silence revint lui faire écho, tournant et retournant la tête à s’en briser la nuque, perdu dans un état de transe proche de la folie, John, le sans nom, le sans famille, bondit sur la cape rouge, et senti brutalement une main sortant de l’ombre la plus totale lui saisir le poignet gauche. Il hurla de peur, bien sûr, et tomba sur les fesses, sentant son heure approcher, si jeune pourtant, il se débattit comme le diablotin qu’il était, mais rien n’y fit. Quand il ouvrit les yeux à nouveau, tel un vieux cauchemar dont il n’est finalement si difficile de sortir, il remarqua autour de ses épaules la cape, son avant bras entouré d’un bandage, lui faisait mal, plus que le reste de son corps. Il déposa la main sur son cou, mais il n’y avait rien, pourtant, il avait senti ce souffle si proche, une coulée froide et sans vie le long de son cou, avait fait sortir un gémissement dont lui seul pouvait comprendre la signification. Six ans, puis six autres années, le garçon revit celui qui l’avait jeté dans cette chambre, il volait des pommes. Le prenant par le col, devenu plus grand que lui, il le claqua contre le mur de la ruelle, le regard vide de toute expression.

-Mais tu es fou !
-J’aimerai comprendre qui tu es !
-Je ne suis qu’un môme ! Alors lâche moi, et ne me prend pas de haut !
-Il y a six ans je t’ai sauvé d’un Bourge qui voulait te faire la peau, j’ai perdu connaissance et j’ai ça depuis..

Il tira lentement le bandage qu’il avait gardé, il était sec et râpé, mais servait, des traces des dessins noirs le long de son avant bras couraient comme un vice, une marque d’appartenance. L’enfant devenu pré-adolescent poussa un cri, tentant de fuir. Le regard de John avait perdu de sa vie, et le prenant par le col, le souleva de sa maigre force, la haine vous fait pousser des ailes paraît-il. Mais rien, aucune réponse bien sûr, était-il seulement de mèche avec cet inconnu, cette voix qui lui résonnait encore dans les entrailles depuis ces six années, à chaque cauchemar. Non, il le comprit en l’ayant maintenant soumis à sa volonté, il n’en savait rien, le lâchant alors, comme s’il n’existait pas, remettant le bandage, lui déjà si spécial n’avait pas besoin de cela. Il remit la capuche, rouge sang, se frayant un passage entre les gouttes de pluie, en profitant pour échapper ses larmes,

« L’être dit humain. »

Cette humanité, John n’en avait que faire, il avait à présent seize ans, et avait survécu comme il pouvait. Il était devenu un beau jeune homme, dont les charmes faisaient perdre la raison aux femmes comme aux hommes de petites vertus. Celui qui était encore hier un simple voleur, trouva alors un autre créneau, il dansait, il séduisait les créatures du jour, celles qui ne se méfiaient pas de lui, pour mieux s’emparer de leurs richesses, là où elles capturaient son corps, lui, fit prisonnier leur bourse. Ce corps, marqué à vie et sans comprendre pourquoi, avait depuis quelques années, perdu le fil de sa propre existence. Il s’en fichait depuis qu’il avait vu devant ses yeux ce garçon qu’il avait autrefois soulevé comme un fétu de paille, la gorge tranchée se déversant dans le caniveau, une pomme roulant sur le sol encore poussièreux. A ses oreilles vint alors cette phrase pourtant si réelle. Rien n’a d’importance, que l’on soit bourgeois, noble ou manant, Dame Mort fauche les âmes aussi précisément qu’un cavalier maîtrise sa monture.

Dans cette demeure, aux fenêtres closes, où des râles et des gémissements se faisaient entendre, dans un luxe certain, la puanteur de la sueur, et dieu seul sait quoi encore, il était là, allongé sur le flanc, dos aux affaires courantes, ne portant qu’un faible voile sur ses hanches fines, ses cheveux étaient devenus longs, et faisaient la joies de ceux qui le voulaient. Un instant il pensait finir sa vie de la sorte. Sans avenir, il le savait, mais sans honneur, cela n’avait plus aucune espèce d’importance. Enchainant alors les souillures, comme une mauvaise habitude, il avait fermé les yeux, les cris ne lui vinrent même plus aux oreilles. Quand soudain il fut pris d’un frémissement, mais pas comme celui que l’on a quand un corps s’insère dans le vôtre, non, plutôt quand une douce caresse et froide par-dessus le marché, glissait vicieusement le long de votre échine pour mieux vous attraper. Se recroquevillant comme l’enfant qu’il n’était plus, il tourna fébrilement la tête par-dessus l’épaule, ses yeux cernés de noir, tel un maquillage naturel. Il ne vit rien, de bien concret qu’il soit en mesure de quantifier. Se redressant, il passa la main sur son visage, perdu, comme il ne l’avait plus été depuis des années. Echappant un faible soupir, il vit sur sa droite l’un de ses condisciples se faire rosser de coups de butoirs, avant de se faire jeter au sol et humilier comme il se doit, marchant alors, enjambant ce corps qui était à le supplier de l’aide, il poussa doucement ce corps gras qui était devenu en l’espace d’un instant dieu parmi les hommes.

Des animaux n’auraient même pas meilleur accueil, s’adossant au mur, ses épaules ne tremblaient pas, il senti le vent soulever inexorablement son pagne improvisé, il cherchait quelque chose, du regard. Lui qui avait vendu tout ce qui lui appartenait pour manger un peu, il avait même perdu sa fierté, ce qu’il avait gardé toutes ses années et qui lui allait à présent. L’odeur du Lys lui vint dans le nez, comme à l’époque, couvrant toutes les autres odeurs, et il fut pris d’un espoir, le feu de ses yeux d’acier se remit à fonctionner, se mordillant la lèvre inférieure, entre envie et agacement, entre crainte et courage, ces sentiments mêlés, il n’y avait plus que cette personne qui pouvait lui procurer cela. Ode à l’inconnu, celui qui avait laissé sa marque sur lui, le vent lui occulta le visage un lourd tissu lui tomba sur le crâne, serrant ce dernier entre les doigts, il voulut le retirer quand soudain il senti ce froid lui tenir les mains. Il ne devait pas, ni le voir, ni lui parler, juste l’écouter, il le savait, il le sentait, bien que triste, il chercha, en bougeant ses doigts, effleurant sans le remarquer une main qui ne pouvait peut-être même pas sentir la moiteur de ses larmes.

-Qu’es-tu devenu, John. Je t’ai donné une seconde chance, pourtant. Je devrais te tuer pour l’avoir gâché de la sorte. Mais je suis d’humeur badine, ces temps-ci. Une chance pour toi, je vais peut-être te donner une troisième chance, mais celle-ci sera la dernière, et n’espère aucune échappatoire.

Une échappatoire, qu’il était amusant de remarquer qu’il était le seul à s’imaginer cela. Le vent siffla, enveloppant le corps nu de John, qui fit glisser alors la cape sur ses épaules, remontant doucement la capuche, et se cachant dans le sombre dessein d’un Maître qui ne l’avait pourtant pas remarqué quand il était dans la rue. Une cruauté bien froide, mais qui le fit extirper un sourire.

« La Nuit du Chat noir »

Le dessein de cette créature sans nom, était sans nul doute bien trop nébuleux pour John, qui s’en trouva cependant enchanté, pour la première fois de sa vie, on en voulait à ses capacités et non son corps uniquement. En réalité, l’être ne voulait de lui que sa particularité très simple de se fondre dans le décor, très bon voleur, bien qu’il le dissimulait, il fut emmené dans une petite annexe, dont il ne vit jamais le chemin, les yeux bandés. Ses oreilles avaient alors le temps de se faire au bruit caractéristique du claquement des talons sur le carrelage, les différentes odeurs. Il perdit alors son foulard, pourtant si doux au toucher, pour voir une sorte de salle faite uniquement pour lui. Il allait devoir apprendre à se défendre. Sans pour autant savoir où cela le mènerait.

Un vrai parcours s’était alors profilé devant lui, une sorte de dédale fait rien que pour sa personne, emplis de différentes pièces où tant son intellect que sa façon de rester discret se ferait déterminant. Mais il y avait plus difficile encore que passer inaperçu sans se faire voir, allant d’un coin sombre à un autre. Il avait bien sur lui une arme, un petit couteau effilé, qui ne servirait pas à tuer, il en avait eu l’ordre, aucun mort, tout en discrétion, en souplesse, en nuance, il fallait que cela soit artistique, qu’il soit une ombre parmi les Hommes, et un souvenir, un écran de fumée. Ceux qui allaient faire appel à lui ? John l’ignorait et s’en fichait bien, il fallait juste qu’il soit invisible ? Et bien il le serait. Oh, certes, cela ne se fit pas sans peine, sans coups, car toute erreur était sévèrement réprimée.

Des brides de messages, des allusions à la discrétion, au fait de se déplacer comme un chat, de prendre des objets sans se faire repérer, il avait plus l’air d’un voleur professionnel qu’autre chose, et pourtant, une nuit, deux ans après, le jour de ses 18 ans, dont son Maître lui avait donné une date, comme sommes toutes les orphelins n’ayant finalement que l’âge qu’on leur donne, ce fut la nuit la plus longue qu’il ait connu. Uniquement illuminé des chandeliers de cette annexe dont il n’était pas sorti, tel un prisonnier, les cheveux longs, et la cape sur sa tête, tel un moine en pénitence, l’avant-bras plus marqué que jamais, les joues creusées, mais le teint naturellement soyeux, ses yeux d’acier avaient perdu totalement leur marque d’humanité. Puis quand vint cette sensation d’être observé, le regard s’illumina, tel deux feux de Saint Jean, en pleine nuit.

-Cette nuit te sera déterminante, John.
-Pourquoi dois-je agir comme un voleur ?
-Tu n’es en rien un simple voleur d’étalage. Tu seras bien plus grand que cela.

Mais sans rien demander de plus il baissa la tête, tirant doucement sur la capuche entre le pouce et l’index, se détournant pour aller refaire une énième fois le parcours, un bras passa autour de sa taille, les griffes sur son flanc, douloureusement froide, cette étreinte allait le rendre fou rien qu’à la ressentir, ses sens en éveil, il sentit un murmure au creux de son oreille, mais il n’en distingua que des petites morceaux de phrase, l’échine parcourue d’un frémissement incontrôlable, il perdit le sens de la vue, cachée à nouveau par ce voile d’un noir aussi sombre que ses abymes.

-Cette nuit, sera ta nuit. Tu as appris à être discret. A être précis. A savoir aller et venir en exploitant le moindre coin d’ombre, mais tu n’es pas que cela. Tu devras aussi être à découvert, et faire preuve de beaucoup de tact, avoir autant de doigté avec une serrure qu’avec ta langue, et tes relations avec les petites comme les grandes gens.
-Maître, j’ai peur de ne pas comprendre.
-Tu vas servir notre cause, à nous, créature de la nuit, toi notre chat, entre deux mondes.Là où nous avons besoin d’yeux, d’oreilles, et d’une voix, tu seras notre espion, surveillant, et rapportant le monde des mortels. Ta vie sera cruelle, et ignoble, perpétuellement en danger, tu risques tant ta vie que ton esprit. Mais je sais que tu pourras le faire.
-Cette confiance m’honore, Maître. Mais je suis un humain, vous n’avez crainte que je me rebelle ?
-Je sais que tu n’en feras rien. Ce soir, tu as une mission à réaliser pour moi.

Puis il se sentit tiré en arrière, le vent frais et l’air vicié de la ville se fit plus amer, le sourire s’élargit, comme un enfant retrouvant alors le doux foyer, un être sans crocs, allait devenir un poison lent, au cœur d’une humanité qui perd lentement foi, un pion qu’il fallait bien mettre, et qui se placerai selon le bon vouloir d’une catégorie d’être qui le dépassent, ne voulant qu’être utile, tout en restant lui-même, John se perdit lentement mais sûrement dans la spirale incongrue de la nuit, lui, le chat des vampires, cette nuit fut longue, je vous le dis. Sans tuer personne, il mena sa mission à bien. Récupérer des informations sur un groupe d’humain, banale mission, certes, et montée de toute pièce, mais résolue sans soucis. Nul ne virent ce garçon bien habillé, faire la conversation, et ainsi apprendre, habilement tout ce qu’il voulait.

John était doué, un exécutant froid et discipliné. Jamais il ne vit le visage de son Maître, et bien malin serait-il de se souvenir ou de le trouver parmi tant de vampire. Il lui était reconnaissant cependant de l’avoir sorti de l’enfer, et bien qu’il tombe encore plus bas, cette place lui allait parfaitement. Il haïssait cette humanité qui l’avait tant et tant déçu. Mais lui de même était humain, et ce paradoxe naissait en lui tel une hallebarde, sans remord envers les autres, mais également envers lui, il avait voué sa vie aux Vampire, joué tel un menteur, perdu dans les limbes, John était mort, et renaissait de ses cendres tel un phénix, un chat noir, arpentant les rues de Paris. Si vous le rencontrez, méfiez-vous de ses sourires. Ils ne sont pas dirigés vers vous, et cachent bien des mystères.





Derrière l'écran:


    Pseudo :John
    Age:26
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?:L’envie
    Des Remarques ou impressions?: Superbe forum
    As-tu lu le règlement ? Puisqu’il le fallait
    [u]Code du règlement : Okay par Canard

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MessageSujet: Re: Puppet ♣ || John Elzyan terminée   Dim 6 Nov - 11:36

Bonjour et bienvenue,

Nous avons là une bonne fiche, avec de très rares fautes, mais agréable à lire, un peu courte au niveau des descriptions mentales et physique malheureusement.

Je te valide donc en tant que Bourgeois, dans le groupe des Bourgeois/Humains.

Pense à faire ton journal de rp, tes relations et liens, et à aller jeter un coup d'oeil dans les demandes de rp.

Amuse toi bien parmi nous =)
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MessageSujet: Re: Puppet ♣ || John Elzyan terminée   Dim 6 Nov - 11:50

Merci beaucoup, tant pour la rapidité que pour la validation, je ne vous décevrai point, vous pouvez en être certain. *incliné le poing sur le coeur*
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MessageSujet: Re: Puppet ♣ || John Elzyan terminée   

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Puppet ♣ || John Elzyan terminée

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