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 L'inaccessible Xerces se présente pour votre plus grand déplaisir ~

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MessageSujet: L'inaccessible Xerces se présente pour votre plus grand déplaisir ~   Dim 25 Déc - 2:35

Xerces S. (pour Superbia) Sarubbi




feat. Superbi Squalo ▬ KHR
    IDENTITÉ :


    Nom : Sarubbi
    Prénom : Xerces, Superbia
    Age : 28 ans
    Date et Lieu de Naissance : 13 Mars 1983 / Sicile, Italie
    Orientation Sexuelle : C'est l'homosexualité, seulement ce pauvre jeune homme ne le sait même pas encore..
    Nationalité: Italienne
    Groupe : Humain
    Classe Sociale: Duc, de préférence.




Description Physique :

S’il fallait trois mots pour résumer l’apparence de cet homme, on pourrait très bien employer l’élégance, l’arrogance et la froideur. Son physique avantageux dégage un charisme exceptionnel qui passe rarement inaperçu, ce pourquoi nous allons maintenant nous attarder sur chaque parcelle de son anatomie.

Ce que l’on remarque en premier chez lui, c’est sa silhouette efféminée et gracieuse qui lui donne l’air d’une lady. En effet, sa musculature bien que présente n’est que très peu apparente, et il lui suffirait de porter une robe pour être confondu avec un membre de la gente féminine. En revanche, lorsqu’il est nu on ne peut plus avoir de doute concernant son appartenance, et ses courbes finement dessinées lui valent d’être comparé à une magnifique sculpture de Bernini. Mais même si ses muscles ne sont que peu saillants, il possède malgré tout une agilité impressionnante et une endurance exceptionnelle qui lui permet de faire face à de nombreuses situations. Alors quand il ne peut pas faire le poids dans un duel de force, il parvient fuir avec une facilité déconcertante.

Attardons-nous maintenant sur ses longs cheveux argentés qui ne renforcent que d’avantage la finesse de ses traits. Cette volute métallique retombe jusqu’au niveau de ses hanches à la manière d’un jet d’encre pure qui coule délicieusement sur son échine. Une frange épaisse couvre son front et de longues mèches encadrent son visage. Il peut lui arriver de redresser ces longs fils d’argent en un chignon éparpillé qui lui donne un air sauvage, mais il préfère nettement laisser ses cheveux ballants. Cette couleur pour le moins inhabituelle est pourtant bien sa couleur d’origine, et il aime le faire savoir lorsque certains ont des doutes.

Son visage est affiné, délicat et pourrait être angélique si il n’avait pas un air si arrogant. On ne remarque aucune imperfection sur sa peau de velours, et son petit nez fin est tout à fait charmant. Ses yeux sont en parfaite harmonie avec ses cheveux, d’un gris métallique perçant qui reflète par moment de légers tons bleutés. Dans ces deux orbes envoûtantes, on a l’impression de plonger au cœur d’un océan sans fond d’une couleur acier limpide. On pourrait se perdre dans cette étendue argentée où il semble qu’aucun autre sentiment que l’arrogance ne s’y trouve. Il possède autant de nuances métal que possible, tirant d’un gris passablement foncé jusqu’à un autre bien plus pâle. Mais il ne fait passer que du mépris dans ces deux prunelles dont on a l’impression de ne plus pouvoir se libérer une fois qu’on a décidé d’y plonger notre regard. Au-dessus, ses fins sourcils assez clairs sont constamment froncés, renforçant l’air presque sauvage qu’il arbore.

Son expression est d’une froideur sans pareil, impassible, et il semble que personne n’ai jamais vu un sourire déformer ses lèvres délicates et rosées. Il inspire l’indifférence et l’orgueil, si bien que chaque regard qu’il adresse à une personne semble lui dire « tu n’es rien pour moi » ou « je suis bien supérieur à un déchet tel que toi ». Ce masque glacial -bien que presque effrayant- est visible peu importe les circonstances, et il faut un courage exceptionnel ainsi que du temps à perdre pour tenter de le dérider. Mais pour confirmer la règle il faut toujours une exception, et dans le cas présent il existe une opportunité de voir une toute autre apparence à son visage. En effet, Xerces est un joueur, et lorsqu’il a repéré sa proie il pourra se lancer dans la séduction. A ce moment-là, son regard devient malsain et son sourire pervers, lui donnant un air de prédateur. Par de simples expressions il cherchera à provoquer, à manipuler, et lorsqu’il aura atteint son objectif c’est un sourire victorieux qui déformera ses traits.

Sa peau est aussi claire que la porcelaine, douce et pour ainsi dire sans défaut. C’est un fin voile de soie qui offre de la douceur au tableau froid de son apparence, lui donnant encore bien plus de charme et d'élégance. Il est gracieux et très minutieux dans ses manières, tel un noble aristocrate. Il dégage un parfum agréable et enivrant mélangé à une certaine odeur sauvage et délicate incrustée à son épiderme. Il s’adresse aux gens de manière hautaine et distinguée, mais ce n’est qu’un masque qui cache sa vraie nature puisqu’en réalité il préfère grandement s’exprimer avec des insultes et des vulgarités aussi infâmes les unes que les autres. Il doit malgré tout se contenir, noblesse oblige.

La voix de cet homme est plutôt grave et braillarde lorsqu’il s’emporte, mais elle reflète surtout très bien son côté glacial. On pourrait croire à un psychopathe assoiffé de meurtre tant ce calme est pesant dans de nombreuses situations, mais on oublie bien vite cette idée lorsque ses nerfs lâchent. Dans ce genre de moments absolument rares, on peut alors constater que sa voix agit avec efficacité sur une zone très importante de la carte. Ainsi, tous ceux situés à une distance d’environ un kilomètre peuvent connaître l’origine et le motif de la gueulante. Et s‘ils connaissent le spécimen, ils ne chercheront même pas à intervenir dans ces moments de rage intense. Mais il refuse par fierté de s’énerver publiquement, et il en faut beaucoup pour le mettre hors de lui.

Sa tenue vestimentaire est très variée et très contrastée. Membre de la haute société, il se doit de se vêtir d’habits riches et ornés de toutes fantaisies possibles, cherchant –comme tout à chacun- à impressionner les autres. Mais ce n’est encore une fois qu’une façade à sa vraie nature puisque lorsqu’il n’est vu de personne pendant ses escapades nocturnes, il aime porter des pantalons de cuir et de longues vestes noires. Il s’habillerait tous les jours avec des chemises blanches et amples si sa classe le lui permettait, mais il se voit constamment affublé de fanfreluches étouffantes et autres excès de tissus en dentelles. Il suit la mode et les tendances bien qu’il ait horreur de cela, mais le pire reste encore à venir. En effet, il arrive parfois qu’il ait à porter des vêtements féminins tels que d’énormes robes bouffantes ou bien même des corsets. Il s’agit pour lui d’un véritable supplice, mais ce n’est pas comme si il avait le choix dans ces cas-là.



Description Mentale :

Sous cet air calme et froid de noble hautain et exigeant se cache un personnage braillard et très irritable. A première vue, il est simplement posé et purement asocial, le genre de type qui nous dissuade de l’approcher d’un simple regard. Il incarne parfaitement l’attitude de sa classe sociale, se cachant derrière un voile de courtoisie et d’élégance pour masquer la puissance d’esprit qu’il possède. Car si notre homme paraît distingué et tout à fait présentable, c’est bien loin d’être sa vraie nature. On appelle ceci l’hypocrisie, fortement employée à l’époque par toute la haute aristocratie. Mais si vous lui causez des ennuis ou que vous vous retrouvez seul avec lui, il ne se gênera pas de montrer sa véritable attitude.

Bien que son rang l’oblige à rester courtois en toute circonstance, sa franchise naturelle le pousse à dire tout ce qu’il pense à ses interlocuteurs quitte à devoir les manipuler légèrement pour que l’information passe mieux, même si au final cela revient à tout bonnement à « les prendre pour des con ». En son for intérieur, ce sont de multiples insultes et méchancetés venimeuses qui résonnent, mais il parvient généralement à les garder pour lui, ne voulant en aucun cas s’énerver en publique.

Car en effet, l’impression qu’il laisse derrière ses pas est à ses yeux très importante pour alimenter son orgueil. Sa fierté est solide, sans limite, et pour sauver son honneur il pourra jouer de tous les stratagèmes possibles. Il possède une arrogance à toute épreuve, se considérant nettement supérieurs aux autres humains qu’il voit comme de simples êtres ou pour certains comme des jouets. Il est d’un égoïsme profond et bien assumé, faisant dans son sens à lui avant de penser à autre chose. L’avis des autres ne l’intéresse pas, seul ses envies priment, et il est prêt à terrasser quelqu’un pour assouvir ce qui lui semble nécessaire. Vous l’aurez donc compris, on ne touche pas à la fierté et à l’orgueil de Xerces, sous peine de subir de très mauvais moments par la suite.

Lorsqu’il se sent agressé ou qu’on essaye de le descendre moralement, il peut alors changer radicalement de comportement. C’est là que sa vraie nature apparaît –même si il se contrôlera en public ou trouvera un moyen pour s’éclipser. Attaquer son inébranlable honneur équivaut à réveiller le monstre qui sommeille en lui. Il rentrera alors dans une colère profonde et vous courrez alors un grand risque, autant pour votre amour-propre que pour votre santé. Tuer ne lui fait pas peur et c’est avec joie qu’il réduira en pièce quelqu’un l’ayant importuné. A vrai dire, il n’y a rien d’anormal à tout ceci. Comment pensez-vous qu’un mégalomane pourrait réagir autrement ?

Mais ce sujet est bien délicat et pourrait vous attirer ses foudres, d’autant qu’il ne supporte en aucun cas le manque de respect, l’humiliation ou la soumission, et qu’il devient très colérique en cas de provocation. Il n’aime pas être mis au défi, parce que bien souvent il a peur de la défaite. Ce pourquoi il donnera tout jusqu’à victoire complète qui lui apportera une pleine satisfaction et fera monter son orgueil au plus haut. Il considère être une source de savoir supérieur aux autres, et surtout il pensera déjà avoir gagné même si la bataille ne fait que commencer. On comprend donc qu’il est très cultivé mais aussi malin. C’est un très bon tacticien en tant que grand joueur.

Le jeu est pour lui quelque chose de crucial. Mais je ne vous parle pas des jeux de cartes ou de dés qu’on pratique à l’époque dans les salons et boudoir. Non, il s’agit d’un vrai jeu bien plus enivrant que tous les autres. Celui de la vie. Il joue avec la sienne et celle des autres, mais bien plus que tout il cherche à contrôler et à manipuler. Si il vous pense suffisamment malin et qu’à ses yeux vous êtes un bon adversaire, vous êtes assurés qu’il cherchera par tous les biais par vous avoir dans ses filets. C’est un individu rusé et impulsif qui n'accorde pas la moindre pitié aux autres, surtout lorsqu’il s’agit d’assurer sa victoire. Il peut briser quelqu’un pour son loisir sans en éprouver le remord. Il est réfléchi et posé, tout ce qu’il faut pour gagner, seulement il est parfois un peu trop sûr de lui dans certaine situation, ce qui peut le mener à sa perte. Il est constamment sur ses gardes, prêt à frapper où à se défendre, mais il lui suffit de penser que victoire est obtenue pour qu’il retire toutes ses protections. Il devient ainsi vulnérable, et la partie peut alors se retourner contre lui.

Mesdemoiselles, autant vous le dire, vous ne pourrez jamais atteindre le cœur de cet homme, car bien qu’il soit persuadé aimer la gente féminine, il n’en est pourtant rien. En effet, il va tenter de vous séduire, mais ce ne sera que pour se persuader lui-même que les femmes l’intéressent. Mais il faudra bien qu’un jour quelqu’un lui démontre le contraire, même si dans son esprit l’idée l’effleure parfois. Mais c’est sa fierté qui le retient, et même si il trouverait sûrement de quoi satisfaire ses envies masculines, il n’a jusqu’à aujourd’hui pas réussi à s’y résoudre. Peut-être qu’il finira par se rendre à l’évidence.

En tout cas, cet homme est un véritable appel à la luxure. Tout dans son physique donne envie, et son regard joueur n’en est que plus excitant. A première vue on le dira dominant, puisque jusque-là il n’a eu pour conquêtes que des femmes et que pour rien au monde il ne les aurait laissé prendre le dessus. Sera-t-il déçu lorsqu’il comprendra que face à un homme son corps désire être soumis ? Mais peut être que lorsqu’il aura réalisé et accepté son homosexualité, il pourra laisser voir à quelques rares hommes ô combien il peut être débauché et envoûtant. En tout cas, il en faudra beaucoup pour faire tomber ses résistances et faire en sorte qu’il mette de côté sa fierté pour se montrer dominé.

La noblesse n’est en fait chez lui qu’une couverture obligatoire. Lui, il n’aurait pas voulu rester ainsi parmi les riches individus. La vrai vie est pour lui l’aventure, la chasse, mais par-dessus tout les crimes et les escapades dangereuses. Il avait un grand rêve ; celui de devenir épéiste. Alors dès qu’il le peut, il se retire du château et va s’entraîner dans la forêt, profitant de l’air savoureux de l’extérieur comme une presque liberté…



Biographie :

On croit toujours que les nobles sont ceux qui mènent la meilleure existence. On les envie, on les jalouse, mais pourtant certains feraient tout pour quitter cette vie. Xerces est l’un d’eux…

Sa naissance remonte au 13 mars 1983, dans l’immense manoir de ses parents en Sicile. Les domestiques s’activent autour de la jeune maman en train d’accoucher tandis que le père est contraint d’attendre hors de la chambre, soutenu par son majordome. Au bout de quelques heures de tracas et d’affolement, les premiers pleurs du bébé résonnent, emplissant le manoir d’un écho d’une chaleur nouvelle, celle de la progéniture dans laquelle on place toutes ses espérances de noblesse. On s’affaire autour du nouveau-né, on ne cesse l’hypocrisie des compliments sur cette boule de chair fripée absolument hideuse. Il deviendra un beau jeune homme, tout le monde le disait. Certes ils n’avaient pas tort, mais comment aurait-on pu le savoir alors qu’il n’avait guère plus l’allure qu’un simple bébé ordinaire ? On a beau être noble, l’apparence à ce stade ne change pas. Le père est enfin autorisé à rejoindre sa femme et à contempler leur enfant, puis il est l’heure pour la génitrice de se reposer avec le petit être emmitouflé dans des tissus de soie et de velours. Le calme revient lentement au château, et silencieusement chacun s’endort. Au dehors, une chouette hulule puis les arbres font chanter leur écorce au gré du vent qui les pousse. C’est ainsi qu’est venu au monde celui qui avant même sa conception était promu à de grandes choses. Grandes choses qu’il aurait aimé ne jamais devoir faire…

Le jeune garçon grandit assez vite et lorsqu’il eut atteint cinq ans, il entama l’enseignement aux bonnes manières et à la courtoisie. On lui apprit à tenir ses couverts, à marcher droitement, à reconnaître les gestes et regards ainsi que leur signification, et toutes ces choses que l’on doit savoir pour vivre au sein de l’aristocratie européenne. Mais pour un enfant, cette vie était bien ennuyeuse et il aurait mille fois préféré jouer avec les autres garçons de son âge dans les jardins. Pendant les heures où son professeur particulier venait l’instruire dans sa chambre, il aimait à regarder par la fenêtre et rêvasser. Il voulait devenir le plus grand bandit de toute l’Italie, celui qui volerait aux riches pour donner aux pauvres. Mais il était ce riche qui ne pouvait pas donner aux pauvres. Il admirait les nuages les jours de pluie, cherchant à y dessiner des formes, puis son regard retombait dans la cour intérieure où les enfants des domestiques s’amusaient pleinement en attendant d’avoir l’âge pour commencer à travailler. Comme il aurait voulu être à leur place…

Son enfance passa donc ainsi à vivre de frustrations et de rêves, à s’échapper dès que possible pour jouer avec son épée en bois contre des adversaires imaginaires. Dans son monde, tout était possible. Il pouvait chevaucher un dragon et sauver la princesse, mais surtout se cacher dans les ruelles pour vaincre ceux que son roi inventé lui demandait de tuer. Il adorait les missions, il voulait devenir épéiste et quitter le château de ses parents. Mais dès qu’on s’apercevait de son absence, on mettait tout en œuvre pour le retrouver au plus vite. Il était prisonnier entre ces murs brodés d’or, contraint de rester dans sa chambre à étudier la littérature et les langues.

Lorsqu’il atteint les douze ans, on lui fit rencontrer une jeune demoiselle âgée de deux ans de moins que lui portant une robe fleurie et coiffée élégamment. Il n’aimait pas tous ces jeunes qui fanfaronnaient dans leurs habits riches, ceux qui deviendraient des pestes et des mauvaises personnes. Il s’avéra que cette fille serait son épouse lorsqu’il en aurait l’âge. Absolument contre cette décision, il fit tous les caprices permis pour que ses parents décident autrement mais les seules choses qu’il tira de sa rébellion furent les punitions sévères de son père et les brimades de sa mère. Monsieur et Madame de Sarubbi avaient convenu d’un arrangement avec le Conte et la Contesse de Florenzo afin d’étendre leurs richesses et leur territoire. A partir de cette époque-là, June de Florenzo venait souvent passer des après-midi en compagnie de son futur époux afin qu’ils puissent faire connaissance. Mais chacun était distant de l’autre et leur relation n’était que piques venimeuses et insidieuses.

Une des après-midi durant laquelle ils durent passer du temps ensemble, leur relation changea complètement. Ils étaient tous deux dans les jardins à se balader silencieusement –leurs parents discutant au manoir- lorsque June retira sa robe et se mit à courir dans l’herbe fraîche jusqu’à la forêt. Intrigué, Xerces la suivit dans le petit bois et c’est là qu’il remarqua qu’elle n’était pas comme il l’avait vu depuis leur rencontre deux ans auparavant. Sans sa robe, elle était vêtue d’un pantacourt en cuir marron et d’un t-shirt un peu trop grand pour elle. Elle détacha ses cheveux et les ébouriffa, puis leurs regards se croisèrent. Ainsi accoutrée, elle avait presque l’air d’un garçon et dans ses yeux brillaient une lueur pétillante, comme un oiseau à qui on aurait ouvert la cage. Alors elle était comme lui, elle non plus ne voulait pas de cette vie. Ce jour-là commença entre eux une amitié silencieuse qu’ils se prouvaient l’un et l’autre simplement par des gestes ou des escapades telles que celle-ci. Ils ne se parlaient pas souvent mais leur relation était plus forte que n’importe quoi. Il était bien entendu entre eux que leur mariage ne devait pas avoir lieux, et sans répit ils cherchaient une solution pour l’annuler.

Pendant ce temps, Xerces continuait ses études prestigieuses et se cultivait de plus en plus comme ses parents le désiraient. Il devint rapidement un élégant jeune homme, charmeur et distingué même si au fond de lui il était voué à autre chose. En effet, son amour pour l’épée n’avait fait qu’augmenter et à seize ans il parvint à se procurer sa première arme qu’il mania rapidement à la perfection. Mais il lui fallait se cacher et il n’avait que très peu de temps à vouer à sa passion. On lui apprit à jouer du piano et du violon tel un virtuose, mais il n’aimait pas les morceaux qu’on lui demandait de jouer. Il préférait composer lui-même ses partitions d’une mélancolie infernale et d’une puissance émouvante. Dans la musique, il pouvait hurler, courir et se battre, mais sitôt ses mains hors du clavier ou ses doigts hors de l’archer, la cruelle réalité revenait à lui. Le monde qu’il avait construit lorsqu’il était enfant n’était plus qu’une ruine de son histoire, un sentiment enfouis qui finirait par disparaître. Il savait à quoi il était voué et seul un miracle pourrait le libérer de sa propre vie. Mais malgré tout, il rêvait encore à une autre vie et gardait ce brin d’espoir qui lui donnait la force de continuer.

Une nuit qu’il s’échappa du château pour rejoindre la forêt afin de s’entraîner avec sa lame, son père envoya un valet à sa suite afin de l’observer. Lorsque Xerces remarqua la présence de ce dernier, il n’eut pas le temps de l’arrêter et le domestique s’empressa d’aller rapporter tout ce qu’il avait vu à Monsieur de Sarubbi. Il rentra au château avant l’aube et croisa son père qui lui confisqua son épée malgré sa résistance. L’argenté entra dans une colère noire et le château fut entièrement sous tension jusqu’à ce que sa rage soit apaisée. C’était bien la première fois que quelqu’un le voyait aussi énervé, et personne n’osait l’approcher ni le déranger. Résigné et après longue réflexion, il décida de jouir de ses privilèges puisque c’est ainsi qu’il devait en être. Rapidement, il devint un personnage exécrable avec les domestiques, les traitants comme des déchets inférieurs. Ayant toujours possédé une énorme fierté, son orgueil ne fit que s’épaissir pour devenir la sève de ses veines. Petit à petit, il enfouit sa véritable nature sous les étoffes et joyaux de ses tenues, devenant un individu classieux à l’allure distinguée. Il fut très vite reconnu dans tous le domaine et on il était source de nombreux compliments. Mais un évènement le rappela à ses sources.

En effet, la date de son mariage avec June se rapprochait dangereusement. Depuis qu’ils avaient grandi, ils se voyaient de moins en moins et trouver une solution devenait difficile. Néanmoins, il parvint à récupérer son épée grâce à une habile manipulation de son amie devant son père. Ainsi sa lame lui redonna l’espoir qu’il avait perdu et sa véritable nature sauvage et arrogante reprit le dessus. Tous deux jouaient continuellement la comédie devant les autres adultes, et bien qu’à une époque cette hypocrisie les agaçait ils finirent par trouver ceci amusant en s’en servant dans leur propre intérêt. Xerces avait atteint les vingt ans et l’an d’après il devrait conclure avec June dans une belle église province. Mais aucun des deux n’était résigner à céder à cela, d’autant que la demoiselle avant déjà un amant dans son cœur. Alors ils eurent pour unique solution que de faire passer la jeune femme pour morte.

Six mois avant leur union forcée, leur plan fut mis à exécution. Une nuit, le dulcinée de June arriva à cheval dans le petit bois bordant le manoir des Sarubbi. Xerces s’était arrangé pour l’inviter à passer une nuit au domaine, et une fois l’heure convenue arrivée ils quittèrent le château pour aller au point de rendez-vous. Les adieux furent brefs, mais elle lui offrit un médaillon porte bonheur en guise de souvenir. June et son amant s’enfuirent à cheval vers de lointaines contrées asiatiques où on ne les retrouverait pas. C’est là que la partie la plus dure de leur plan débuta, puisqu’il fallait que Xerces joue la comédie de manière infaillible. Il fit croire tout d’abord à un enlèvement et demanda à se charger de la retrouver. Au fur et à mesure des semaines, il ramenait aux parents de la jeune femme des preuves d’une mort certaine. Tout le monde la pleura, les familles furent en deuil, et l’argenté simula le chagrin d’un être défunt qui -il le savait- était en sûreté dans les bras de son amant. Les deux amis bien que séparés par un continent gardèrent le contact grâce à la correspondance, mais il leur fallut bien vite arrêter lorsque le risque fut trop important. C’est ainsi que le mariage fut annulé et que Xerces fut libéré de cette contrainte. On osait plus lui proposer d’épouse car on le jugeait encore trop affecté par le deuil, et même si il devait jouer la comédie c’était pour lui bien mieux que d’avoir à s’unir à une inconnue.

La suite des évènements s’enchaîna comme un engrenage fabriqué par les mains d’un horloger sadique. Xerces avait repris ses entrainements à l’épée dans la forêt et plus personne n’avait tenté de l’en empêcher, trop heureux de le laisser expulser sa rage loin du manoir. Il n’était pas rare que le bretteur ne rentre pas pendant plusieurs jours. Il songeait sérieusement à quitter les lieux mais il lui fallait l’annoncer à ses parents s’il ne voulait pas qu’on lance un avis de recherche dans tout le pays, voire pire qu’on mette sa tête à prix. Quoique cette solution ne lui déplaisait pas tant que ça au final. Un soir donc, il décida de se lancer dans sa révélation pendant le diner. Mais ce fut un mauvais choix que de ne pas l’avoir fait avant puisque ses parents le prirent de court avec un autre projet. Le duc et la duchesse de Sarubbi avaient un domaine en France et il leur fallait mettre leur fils à la tête de leur territoire. Sa rage fut intense et il quitta la table immédiatement, quittant le manoir pour plusieurs jours afin de réfléchir. Mais il ne changea pas d’avis et ne voulut se résoudre à céder à ceci. Il leur annonça qu’il voulait devenir le meilleur épéiste de toute l’Italie et qu’il désirait à vivre dans les rues et tel un vagabond afin d’affronter des adversaires de toutes les contrées. Il avait beau avoir vingt-quatre ans, son rêve fut brisé par la poigne solide de ses parents. Cependant, il ne désespérait pas et savait que dans peu de temps il prendrait le large.

C’était sans compter sa rencontre avec un vampire –même si il n’a jamais su s’il en était vraiment un ou non. Xerces fut immédiatement en admiration devant cet homme à l’allure élégante et dégageant une puissante force. Ne voulant pas s’avouer attiré par l’individu, il se contenta d’assurer qu’il était simplement fasciné. Mais le suceur de sang se fit capturer par des gardes du manoir par ordre de son père ayant des doutes sur la nature de cette personne. Il comptait le mettre à mort un mois plus tard et il fut emprisonné dans les cachots. Chaque jour, Xerces allait lui rendre visite, silencieusement. Sa passion secrète à l’égard de l’homme ne fit qu’augmenter au fur et à mesure, et il en vint à supplier ses géniteurs de laisser la vie sauve à ce « peut-être vampire ». C’est là que le duc et la duchesse en profitèrent pour contraindre leur fils à accepter de reprendre le domaine en France. En échange de la libération du prisonnier jugé vampire, il devait faire la promesse. Et il le fit. Une journée avant sa mise à mort, le vampire fut donc relâché et raccompagné par Xerces dans la forêt. En guise de remerciement, l’homme suspecté vampire lui offrit un baiser d’une douceur et d’une passion sans pareil, et l’argenté ne sut donc jamais si il était vraiment cette créature assoiffée de sang.

Quelques mois plus tard, Xerces fut envoyé dans le manoir en France et prit sa place de Duc à la cour du roi. Le souvenir de l’homme était intact et il cherchait dans chaque visage qu’il croisait une ressemblance avec ce « peut-être vampire ». Il était rare qu’il puisse s’échapper en forêt pour se reposer et la vie lui paraissait invivable. Mais sa fierté ne lui aurait pas permis de rompre sa promesse et il était forcé de garder cette existence que d’autres avaient tracés pour lui. Il fut désigné parmi les espions du roi sous sa couverture de Duc et il parait parfois en mission. Son physique lui permettait de se faire passer pour une femme et il avait parfois à jouer ce rôle afin de coincer quelques traîtres et espions ennemis. Il continue encore de se persuader que les femmes l’intéressent mais il finira forcément par trouver quelqu’un qui lui fera comprendre sa vrai nature…



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    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: Je cherchais un forum bien particulier pour quelqu'un, et je suis arrivé ici.
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MessageSujet: Re: L'inaccessible Xerces se présente pour votre plus grand déplaisir ~   Mar 27 Déc - 20:09

Bonsoir, c'est une très bonne fiche que nous avons là.

Ta façon d'écrire est fluide et agréable, je pense que le rang de Duc te convient très bien. Je te valide donc. Dans e groupe des Nobles/Humains, en tant que Duc.

Bienvenue parmi nous, tu peux créer ton journal de rp et tes relations et liens.

Amuse toi bien parmi nous. =)
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