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 "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."

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Mezariel D.de SaintLouis
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MessageSujet: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Dim 14 Oct - 17:49


La proue du superbe voilier paraissait fendre la mer à mesure que la traversée faisait bon train en direction du prestigieux territoire de France. Son pays natal avait cruellement manqué à Mezariel, quand bien même il ne s’en était absenté qu’une poignée de semaines. Chaque moment passé loin de ces terres-ci lui creusait un peu plus le cœur, qui ne pouvait être soigné qu’à son retour, avec son premier pied à terre.

Son court séjour sur le petit continent britannique lui avait permis de faire des rencontres extraordinaires, quand bien même ces dernières n’étaient point du même rang social que lui. Néanmoins, il ne demeurait pas mécontent de retourner chez lui, dans ses appartements à la Cour de sa Majesté. Une fois son rapport fait en bon et due forme, il se disait déjà qu’il prendrait le temps de savourer un bon thé des Lords tout en se plongeant dans un livre de littérature sans aucun doute passionnant, comme il avait l’habitude d’en dévorer.

Les inepties minaudées à son propos par les dames de compagnies des nobles ayant également pris part à cette « aventure » ne l’atteigne même pas. Son regard turquoise et unique n’a d’attention que pour le pan de tissu léger et travaillé – la simple texture précieuse représente une preuve en soit – qu’il tient alors dans sa main droite. Le reste du ruban volette dans l’air au gré du vent tandis que le Marquis reste cloitré dans ses pensées.

Il a acquis cette petite chose dans un magasin britannique dans le but de … L’offrir à la magnifique Marquise nommée Lizbeth Catherine Valentine. L’autre Infant qui lui parut lui ressembler le temps d’une soirée.

Demandez-lui en revanche pourquoi il en avait fait l’achat et vous n’obtiendrez point de réponse. Non pas qu’il voudrait vous ignorez ou faire comme s’il ne vous avait pas entendu mais… La vérité était tout simplement qu’il ignorait lui-même le pourquoi du comment de cette action dés plus étrange. Pour quelle obscure raison était-il ainsi rentré avec confiance dans cette échoppe de couturier et avait immédiatement su ce qu’il désirait parmi leur immense panel de rares fabrications ? C’était précisément cette interrogation qui tournait encore et encore, semblable a un serpent se mordant la queue, dans les chairs de son esprit, l’empruntant un instant plus long qu’il n’aurait su l’imaginer, au monde des conscient.

Enfin, le vaisseau appareille sur la cote française. Un sourire se dessine sur les lèvres du Noble, il lui tarde déjà d’être à Paris. Bien sûr, il lui faudrait encore deux bons jours de calèche avant que ce désir ne puisse enfin trouver accomplissement, mais le plus gros du voyage était déjà accompli à présent. Il prendrait son mal en patience, voilà tout.

Quelques gouttes d’une pluie fluette s’échappent alors du ciel parsemé çà et là de formes blanches et cotonneuses. Mezariel sourit et avançant sa main, comme pour accueillir au creux de sa paume une évadée rebelle. Mais un parapluie vient se placer au-dessus de sa tête blonde, le mettant hors d’atteinte de ces petites choses inoffensive pour lui, l’hybride à moitié monstre. Étonné, il comprit en moins d’une seconde qu’il s’agissait de l’une des domestiques du grand port ou il avait atterri qui prenait en charge son bien-être jusqu’aux calèches toutes proches, qui repartait vers la Capitale. C’était une ravissante jeune femme à la chevelure noire et à la peau pâle. Une beauté glacée et rare qui parvint à arracher un ravissant sourire au jeune homme. Elle rougit et détourne le regard, ne le regardant pas monter d’un seul trait dans la voiture détaché rien que pour lui.

Alors qu’elle s’apprête à aller s’enquérir d’un autre notable, elle ressent une unité solide au creux de l’une de ses mains. La rouvrant, elle y découvre un louis d’or authentique ! De quoi nourrir sa famille pendant toute la semaine à venir, et plus encore ! Une seule explication, ce pourboire inespéré vient du beau blond. Ses yeux d’argiles observent la carriole s’éloigner de plus en plus d’elle. Mais Diable… Comment s’y est-il prit pour qu’elle ne sente rien ?

Telle est la faculté des loups. Tenue secrète aux yeux des êtres humains innocents.

********
Comme prévu, quarante-huit heures de voyage furent nécessaire pour rallier Paris. L’Infant ne disait rien à ce propos, mais il était clair que tout ceci l’avait fatigué, au moins un peu. Une petite cerne, bien pliée sous son œil visible, semblait se pavaner alors que la patience de celui qu’elle exaspérait de plus en plus devenait davantage bancale à mesure que les secondes passaient les unes derrières les autres.

Quel soulagement ce fut que de pouvoir reprendre pleinement possession de ses appartements ! A peine entré, il se débarrassa de son épais manteau qu’il déposa sur le dos de sa chaise et parti immédiatement prendre un bain chaud, de quoi le faire frémir de plaisir après cette absence. Il prit bien soin de passer sur sa peau un savon à base de lilas, fleur dont il adorait la fragrance et ceux, depuis sa plus tendre enfance.

Nao l’aida en lui nettoyant le dos et en faisant tomber sur sa tête, plusieurs seaux d’eaux prises dans la baignoire. Une fois qu’il fut pleinement rincer, sa servante le fit sortir du récipient de porcelaine onéreuse, le sécha et lui apporta ses vêtements du jour, bien moins stricts que sa tenue habituelle. S’en vêtissent, il demanda à la belle albinos d’aller faire l’emplette de quelques objets pour lui, non sans lui donner suffisamment d’argent pour qu’elle s’offre également elle-même quelque chose, pour ce service rendu. Le de SaintLouis savait pertinemment que jamais ô grand jamais cette âme louve n’oserait faire chose pareille, mais tout de même, une fois n’est pas coutume, alors il prit ses précautions avant de la laisser partir, le pas léger, en direction de la ville.

La porte refermée, il partit prendre place dans l’un de ses fauteuils installés tout près des immenses fenêtres en baie-vitrée de son appartement somptueux. Il pouvait alors jouir d’une magnifique vue, que bien des gens de la Cour lui enviait. Mais il n’avait que faire des jaloux, pour lui, à ce moment ci, seule sa tranquillité comptait. Il ne savait pas encore qu’elle allait être grandement malmenée d’ici peu de temps, heureusement pour lui.

Puis, alors qu’il s’empara de sa tasse de thé par son anse et qu’il fit glisser le liquide chaud qu’elle contenait vers sa gorge, il se mit à penser encore à la belle rose blanche pour qui il avait acheté un ruban. Le baiser qu’elle avait déposé sur sa joue la dernière fois, lorsqu’il l’avait rencontré, lui revenait à présent en mémoire. Ses joues s’empourprèrent à de telles pensées saugrenues. Il secoua la tête comme pour redescendre sur terre.

Il aurait aimé la revoir sous peu, en fin de compte, sans trop savoir pourquoi lui-même.

'Cause I'm only a crack, in this Castle of Glasses.




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MessageSujet: Re: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Lun 29 Oct - 14:26


Son visage c’était bêtement et simplement imposé dans son esprit.

Elle ignorait bien pourquoi. Etait-ce parce qu’ils étaient tant différents que similaires ? C’était bien la première fois en tout cas qu’elle sentait qu’elle pouvait avoir ainsi confiance en quelqu’un qu’elle ne connaissait que trop peu. Et pourtant, Dieu sait combien la confiance est une notion éphémère chez cette jeune femme depuis son adolescence.

Elle avait bien pensé, dans un premier temps, à se dire que dans le pire des cas elle agirait comme elle avait dû agir lorsqu’elle avait été trahie pour la première fois…Mais d’une part elle peinait à imaginer que cet homme puisse agir de la sorte et d’autre part elle se voyait mal lui ôter la vie. Très probablement car il avait en lui un petit quelque chose qui le différenciait bien des autres notables et qu’elle avait su percevoir tout de suite. Elle ne pensait pas simplement à sa situation d’homme loup, mais plus véritablement à ses traits de caractères. Il était bien différent des autres, et ce n’était pas en mal que cette pensée se dirigeait. Lizbeth elle-même n’aimait pas la façon dont les personnes de la cour pouvaient bien se comporter, et appréciait de rencontrer des gens « différents ». Tout comme elle était différente.

En ce sens elle aurait même pu aisément penser à cette comtesse pour aller se confier. Elle aussi était différente, et semblait digne de confiance, mais non. Dès lors que ce mal être, ce trouble c’était installé en elle, c’était immédiatement le visage du marquis de SaintLouis qui lui était apparu. Elle ne se l’expliquait pas, et ne chercherait même pas à l’expliquer. Les choses s’étaient tout simplement dessinées ainsi. Et troublée comme elle l’était, c’était sans doute trop lui demander que de chercher encore à se détourner d’un chemin tout tracé.

D’ordinaire elle s’y serait appliquée. Elle aurait cherché un autre moyen, une autre solution lui permettant de faire face seule. Mais il est un moment où ce n’est plus possible, il est un moment où l’on doit être aidé, ou du moins se sentir un peu soutenu, et c’était en ce jour que ce moment était venu frapper à sa porte. Alors que la vulnérabilité l’avait touché sans même qu’elle ne puisse s’en rendre compte. S’était fourbe. Mais même si les choses s’emmêlaient alors dans son être et qu’elle ne savait que penser de tout cela, même si elle l’ignorait encore, elle n’était pas prête de le regretter.

Elle n’avait, de toute façon, pas le cœur à songer à quelconques regrets. C’était poussée par l’instant qu’elle s’était éloignée du Roi aussi vite que la convenance le lui permettait et qu’elle s’était presque pressée pour rejoindre au plus vite les appartements du marquis, sans manquer de s’arrêter demander à une domestique qui croisa son chemin l’endroit exact où il résidait, se rendant compte en chemin qu’elle ignorait ce petit détail ô combien important. Heureusement bien vite renseignée, elle n’eut aucun mal à trouver le lieu en question.

Mais c’est face à cette porte de bois qu’un doute s’était emparé d’elle. Peut-être allait-elle le déranger, après tout. Ou peut-être même allait-il simplement ne pas être présent. Elle était bien placée pour le savoir, que les voyages avec un tel rang à la cour étaient de coutume.

Puis finalement elle haussa les épaules. Elle n’avait qu’un seul moyen de le savoir, de toute façon. Levant donc sa main elle vint porter trois petits coups à la porte et se mis en quête d’attendre une réponse…Ou pas.

Ce n’est pas qu’elle voulut manquer de bonne manière en cet instant, mais simplement que la situation ne s’y prêtait plus tout à fait. Bien sûr qu’en temps normal, elle aurait attendu que l’on vienne lui ouvrir, ou au moins que l’on réponde quelque chose à cette demande sonore, mais cette fois elle s’en sentait tout simplement incapable. Et la raison de tout cela n’était autre que la même que celle qui lui avait fait venir frapper à cette porte.

Instinctivement après avoir frappé à cette porte son regard c’était promener le long du couloir pour venir se poser finalement un peu plus loin sur la seule et unique personne du Monarque lui-même. Aussi confuse que mal à l’aise, et peut-être un peu perdue aussi elle s’était mise en tête de briser le contact visuel au plus vite. Aussi avait-elle finalement manqué cruellement de bonne manière en ouvrant elle-même la porte –quelle chance elle avait eu qu’elle ne soit pas fermée, d’ailleurs- pour s’engouffrer dans la pièce et la refermer aussitôt. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle se rendit compte du rythme anormal de son cœur et qu’elle souffla doucement pour tenter de reprendre un rythme normal, inconsciente que ses joues avaient suivi le mouvement pour prendre une teinte rosée.

Et c’est à cet instant qu’elle prit pleinement conscience de ce qu’elle venait de faire.

Lâchant donc délicatement la poignée de la porte, elle entreprit de tourner le dos à cette maudite porte pour rechercher le marquis du regard. Elle n’aurait su dire si le trouver était un soulagement ou une gêne plus accentuée encore. Décidément, ce n’était pas son jour, n’est-ce pas ?

Elle se devait de reprendre au moins un peu le dessus sur cette journée qui s’était déroulée de façon si étrange jusque-là. Alors, pas question de laisser montrer sa gêne. Et pas question non plus de ne s’excuser pour son impolitesse, prétextant elle ne savait encore trop quoi pour expliquer son geste de façon légitime. Ce n’était pas elle, ça. Juste le rôle d’elle-même qu’elle jouait à la perfection. Et si elle était ici, c’était pour faire preuve d’honnêteté, après tout.
    « Pardonnez-moi il se trouve que je…Fuyais quelqu’un. »
Quelqu’un qui se trouvait être le Roi. Mais ça, elle s’était bien gardée de le préciser, pour l’instant. N’était-ce déjà pas une bonne chose de de commencer par le fait exact ? Elle pouvait bien préciser de qui il s’agissait, et du pourquoi du comment un peu plus tard, lorsqu’elle lui raconterait tout en détail…Si toutefois elle s’y appliquait véritablement, cela va de soi.
    « Je ne vous dérange pas ? Il se trouve que…J’aimerais vous parler. »
Elle ne s’était jamais vu se présenter de la sorte à quelqu’un. Si franche, si fragile. Elle n’aurait pu nier que cela avait quelque chose d’étrange, mais en rien cela n’était désagréable. A contrario, cela avait même un peu coté apaisant, de se sentir enfin soit même face à quelqu’un d’autre. Etre soi-même…Etre franche. Et même, décider ainsi d’offrir sa confiance à quelqu’un. Le seul bémol encore présent, c’était cette appréhension de s’y prendre avec toute la maladresse du monde.

Elle ne s’y était plus appliquée depuis la mort de son père, après tout.



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MessageSujet: Re: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Lun 29 Oct - 20:25


Elle avait ce parfum, qui la rendait si particulière à ses yeux.

Sans qu’il ne sache pourquoi, sans qu’il ne sache comment, cette nymphe le perturbait a un point qui n’avait encore jamais été égalé. Sitôt qu’il l’avait rencontré à cette soirée organisé à la Cour, le Marquis avait su qu’il serait amené à la revoir. Après, dans quelles circonstances, cela restait encore à voir. A moins que ce ne fut-ce là que l’expression d’un bête vœu trop honteux pour être correctement formulé à haute voix ? Qui peut le savoir…

Le Noble n’avait jamais eu qu’une certitude, c’était que cette femme, que bien d’autres personnalités de la noblesse décriait pourtant – sans doute la jalousie amère les transformaient-elles en vipères – était une silhouette digne de confiance. Preuve en est, ce sentiment de sécurité s’était si bien imposé à lui qu’il n’avait eu aucune crainte a lui avouer sa moitié de sang de bohème, chose qui, en temps normal, l’aurait exclu tout bonnement des privilège de la grande société et lui aurait supprimé son droit, par la même occasion.
La vie est faite de bien des mystères, et celui-ci était le dernier en date sur lequel l’Infant avait décidé de s’arrêter un instant.

Par-delà l’immense baie-vitrée donnant sur la Cour adjacente aux somptueux jardins du Roi, l’espace d’un instant, Mezariel aperçu deux têtes blondes presque copier conformément l’une sur l’autre. Et le plus perturbant était qu’il avait l’impression d’avoir déjà vu ces silhouettes abstraites quelques part. Mais où ? Il but une nouvelle gorgée de thé, réchauffant ainsi les entrailles de sa gorge et fit abstraction de tout ceci, il avait autre chose à penser. Oui. Il y avait plus important. Même si lui ne comprenait pas toute la logique de ses convictions profondes.

On frappa alors par trois fois, légèrement à la porte. D’ordinaire, il ne recevait jamais de visiteurs, ou alors il les escortait depuis le tout début aussi la politesse de cogner sur cette pièce de bois ne se faisait pas des plus utile. Etrange donc. Il pensât un instant que ce fut-ce peut-être Nao, mais il chassa bien vite cette idée ; pourquoi aurait-elle agit de la sorte en sachant que d’une part la porte était ouverte et qu’en plus, son jeune maître l’avait exempté de ce genre de chose lorsqu’elle venait le voir ? Ça n’avait aucun sens, vraiment.

Alors qu’il déposa doucement sa tasse sur la petite assiette assortie a cette dernière en un petit « clic » de porcelaine sonore, ce fut maintenant au tour de la porte d’émettre un bruit plaintif avant de se refermer presque immédiatement. Immédiatement, l’hybride dirigeât son regard azure vers le nouvel intrus avant d’écarquiller grandement sa seule rétine visible. Si on lui avait dit que l’objet de ses récentes envies débarquerait de lui-même entre les murs de ses appartements, nul doute qu’il aurait pris cela très à la rigolade et sans y accorder le moindre crédit.

Et pourtant.

Elle avait ce parfum, qui la rendait si particulière à ses yeux.


Le cœur du Marquis paru rater un battement, ce qui lui occasionna une douleur vive au centre de sa cage thoracique. Bien que ce fut bref, ce n’était point agréable pour autant. Mais il se reprit encore une fois, bien vite. Il y avait autre chose. Ses sens développé avaient capter quelque chose d’étrange, quelque chose qu’il n’aurait jamais penser pouvoir un jour entre les courbes de cette délicieuse enfant qui pourtant se perdait bien dans les même âges que lui.

L’organe battant de la Rose blanche s’affairait à courir démesurément, maintenant un rythme qui n’était que bien peu commun. Immédiatement, le De SaintLouis sut qu’il se passait quelque chose. Nul besoin de mot, le corps avait parler bien avant. Et ces aveux-là avaient bien plus de valeur que n’importe quels autres, quels qu’ils fussent.

Enfin la Marquise s’était retournée et le bellâtre avait pu contempler ses joues rosies par il ne savait quoi. Mais durant un bref instant, c’était comme si le sol c’était dérobé sous ses pieds pour l’entrainer sans doute possible en aucun cas, dans les entrailles même de la terre, là où loge les Enfers. Mais non, la seconde suivante, il put constater être toujours là, droit et assuré sur ses jambes. Ou presque. Mais qu’était donc cette étrange sensation qui grignotait son corps comme une armée de soldats tentant de prendre de force un Château ennemi ? Il n’aurait su l’expliquer avec des mots.

D’ailleurs, en parlant de mots, voici que la superbe demoiselle vient a en laisser quelques-uns d’entre ses lèvres dessinées à la perfection, sans pour autant être vulgaire dans leurs courbes. Encore une question qui ne trouvera ni base ni réponse pour se contenter.

Alors comme ça, elle fuyait quelqu’un ? La première pensée qui traversa l’esprit du Noble fut que l’on eut voulu du mal à son hôte improvisée. Jamais il n’aurait su tolérer une chose pareille. Il était un homme mais avant tout un français, ainsi il avait été éduquée avec les principes régnant en maître au cœur de la patrie l’ayant vu naître, un quart de siècle auparavant. Lui ? Lever la main sur une femme ? Jamais, plutôt se planter son épée dans l’épaule lui-même !

Mezariel vénérait le genre féminin, le montant en divinité qui n’avait plus rien à prouver au monde. Non. Plus rien. C’est pourquoi son sang ne fit qu’un tour lorsque sa collègue lui annonçât « fuir » quelqu’un. Qui avait bien put être investit d’une audace si dégradante envers une fille d’Eve ? C’était inqualifiable, impardonnable !

Immédiatement, il se saisit du fourreau de son arme, prêt à dégainer.
    « Souhaitez-vous que j’aille corriger la personne vous rendant si nerveuse, gente dame ? »
Il était sérieux d’un bout à l’autre de sa phrase. Toutefois, il en avait presque oublier ses bonnes manières et déglutit en se rendant compte d’une telle infamie.
    « Oh.. Pardon je… j’ai omit de te proposer de t’asseoir si t le désire, je suis tout prêt à t’écout… »
Et là, il réalisa alors que c’était désormais son langage qui se mettait à lui faire défaut. Bon, tachant de rester aussi calme que possible, l’Infant inspira un grand coup et désigna d’un mouvement de bras souple, le fauteuil situer juste en face du sien.
    « Si vous voulez bien vous donner la peine de venir vous asseoir à mes côtés, j’en serais honorer, Lady Valentyne. Avec ceci, puis-je, pour tout dédommagement, vous proposer l’élixir d’une tasse de thé des Lords ? »
Il avait été soigné et carré tout du long de son dernier discours. Malgré tout, cela n’annulait en rien sa proposition première. Si la Marquise en faisait la demande, il était tout à fait disposé à la défendre bec et ongle contre l’indigent ayant voulu lui causer du tords.
Ahah.. .S’il avait su, à ce moment-là, de qui il s’agissait en vérité…




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MessageSujet: Re: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Mar 30 Oct - 14:36


Dans cette atmosphère si différente de la sienne, elle s’était immédiatement sentie à l’aise.

Pas de mal-être poli ou maladroit, pas de gêne, aucune anxiété quant à la peur de se comporter de façon différente vis-à-vis de son hôte, rien. Et il n’y avait bien qu’avec son père qu’elle avait jamais su être aussi à l’aise. Et pourtant, suite à une telle impolitesse, il n’était pas dit qu’elle se serait sentie ainsi, même en compagnie de son paternel lui-même. Elle ignorait bien par quel miracle telle chose s’était produite, mais elle n’allait pas s’en plaindre, bien au contraire. Cela ne fit, sur l’instant, qu’amplifier sa sympathie pour le marquis de SaintLouis.

Elle aurait d’ailleurs presque pu sourire, si la situation avait été différente. Mais, en définitive, elle ne pouvait laisser ces évènements et ces étranges sentiments naissant en elle de côté aussi facilement, qu’importe fusse-t-elle en la meilleure compagnie qu’elle n’ait eu la chance de connaître. Quelle dommage, elle aurait bien volontiers dégagé le Monarque de son esprit sans délicatesse aucune…D’autant qu’il n’y avait très probablement qu’en son esprit qu’elle aurait pu s’adonner à pareille chose. S’y risquer en d’autres circonstances serait très probablement passible de mort et…Non pas que cela lui causait un véritable problème, son seul souhait avant de mourir était de lui ôter la vie. Cette idée se trouvait donc, hélas, bien incompatible avec son souhait premier. A moins qu’elle ne le chasse d’une pièce très haut placée, et ce, par la fenêtre. Alors elle pourrait peut-être joindre l’utile à l’agréable. A méditer, tient.

Pour l’heure elle ne pouvait simplement laisser son esprit vagabonder où bon lui semblait, ça, c’était un luxe qu’elle ne pouvait se permettre qu’une fois seule…Ou en inintéressante compagnie, cela va de soi. Hors, présentement, elle ne se trouvait dans aucun des deux cas. A contrario, elle se trouvait même dans ce qu’elle pouvait considérer comme la meilleure des compagnies qu’elle aurait pu avoir. Un temps, elle se trouva même chanceuse. Mais l’amertume de la perte de son père vint bien vite chasser cette pensée positive, hélas.

Le fantôme de son père était toujours présent, près d’elle. Elle était tant attachée à son souvenir que parfois, elle en venait à se demander si c’était là véritablement une bonne chose. A présent, elle se devait également de vivre sa vie, après tout. Sauf qu’en son sens, elle ne pourrait réellement commencer qu’à la mort de celui qui lui avait arraché une partie d’elle-même.

Seulement, elle ignorait encore que si des êtres tels qu’elle ou son ami d’enfance existaient, c’était que la magie devait très certainement exister elle aussi. Et, si elle existait, nul doute que sa compagnie avait un petit quelque chose de magique en elle.

A peine eut-il pris la parole, joignant le geste aux mots, qu’elle s’était sentie immédiatement mieux. Comme si l’instant présent n’était plus que tout ce qui comptait. Un sourire, d’ailleurs, vint bien vite illuminer son visage en se dessinant sur ses lèvres. Un sourire tellement sincère qu’elle ne l’était pas immédiatement rendue compte de sa présence. Et rien qu’en cela, elle savait que venir ici n’était pas une erreur, mais bel et bien l’une de ces décision qu’elle était heureuse s’avoir prise.

Elle le savait sincère et cela lui fit chaud au cœur, bien que d’un autre coté la situation l’amusait également un peu. S’il savait que c’était le Roi qu’elle fuyait de la sorte, les choses auraient probablement étés différentes. De même, à ses paroles il s’était probablement imaginé bien plus qu’il ne s’était produit, et elle s’était déjà préparée à lui expliquer de façon brève la situation afin de la calmer, mais sur l’instant elle n’en eut pas le temps car il n’attendit pas bien longtemps pour reprendre la parole.

Et alors son sourire s’élargit devant la maladresse ô combien spontanée du marquis. S’en rendant lui-même compte, il ne finit pas sa phrase et inspira avant de reprendre, cette fois dans les règles de l’art. Bien sûr, en soit la situation n’avait rien de comique, et ce très certainement encore moins pour le marquis mais…Elle ne put s’en empêcher. Venant placer une main devant ses lèvres, mouvement de convenance qui était presque chez elle devenu automatique, elle laissa finalement s’évader un petit rire cristallin.

Ses gaffes et ses maladresses le rendait tellement attendrissant qu’elle n’avait pas pu s‘en empêcher. Mais bien sûr, de peur principalement de vexer son hôte, elle s’expliqua bien vite dans l’espoir qu’il ne prenne pas mal sa réaction.
    « Pardonne-moi. Entre nous, nous pourrions laisser de côté ces inutiles formes de politesses, tu ne penses pas ? »
Si son rire c’était dissipé, son sourire, quant à lui, demeurait toujours aussi intact et rayonnant. Et c’est ainsi qu’elle se laissa aller à quelque pas, pour venir s’approcher de lui. Non pas qu’elle n’appréciait pas la porte, hein, mais la compagnie du marquis lui serait très certainement bien plus bénéfique que cette de ce morceau de bois.
    « Rassure toi, personne ne mérite quelconque punition, il s’agissait juste de quelqu’un que je ne désirais pas voir. »
Sur l’instant, elle se garda bien de lui relever qu’il s’agissait du Roi. Sans doute le lui avouera-t-elle lorsqu’il connaitra toute l’histoire…La marquise Valentyne avait d’ailleurs bien hâte de voir sa réaction lorsqu’elle lui confiera son identité. Elle n’avait aucun doute quant au fait que sa réaction sera des plus amusante…Oh, bien sûr, elle était consciente que bien souvent, elle prenait les choses trop à la légère, cependant…C’était tout simplement sa façon d’être, et sa façon de faire. Même si elle l’aurait voulu, elle aurait été incapable de changer cela après tout.

Mais passons, c’est sur ces mots qu’elle vint finalement prendre place dans le fauteuil face à celui de Mezariel, continuant de lui sourire.
    « J’accepte avec joie ta proposition, j’adore le thé ! D’ailleurs, t’ai-je déjà dis que je suis à moitié Britannique ? »
Il ne lui semblait pas lui avoir fait telle révélation…pourtant, lui avait déjà avoué à sa personne que la moitié de son sang était bohémien. Deux situations qui, dans le fond, n’étaient pas très favorables à leurs rôles au sein de la cour. Lui, car son sang n’était pas entièrement « noble », elle, car… nul n’était sans connaitre l’immense affection que le Roi portait à l’empire Britannique. Elle n’y songea que maintenant, mais ce détail, si petit soit-il, venait encore d’ajouter aux deux être un point commun, et non des moindres.



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MessageSujet: Re: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Mer 31 Oct - 19:04

Qu’importe ce qu’elle pouvait dire, son sourire paraissait capable de réparer la moindre de ses écarts.

On pouvait tout lui pardonner, rien qu’en s’arrêtant un petit instant sur son faciès de poupée. C’est du moins la pensée qui étreignit la logique de Mezariel en cet instant. Cette fleur, non pas rare mais bel et bien unique tant dans sa prestance que dans son apparence, le fascinait, aujourd’hui encore plus que la dernière – et première également- fois qu’il avait eu l’occasion de la contempler de son seul œil visible. Tout comme lui, elle se trouvait auréolée d’une emprunte de mystère que sans doute beaucoup aurait désiré percer en échange de leurs vies, voir même de leurs âmes ! Sans doute était-ce même bien plus vrai pour elle que pour lui puisqu’elle demeurait avoir été bercé dans les bras de Vénus, qui la confectionna avec un corps de belle jeune femme.

De chacun de ses mouvements, il émanait une grâce subtile et impossible à ignorer, quand bien même la gente féminine ne nous attirerait pas. Encore une certitude que le Marquis ne mit guère longtemps à admettre. Après…. Le faisait-elle exprès ? Savait-elle se jouer ainsi de l’entièreté des âmes de la Cour a sa convenance avec l’usage de ses courbes affriolantes au point que l’on puisse penser que ce processus n’avait rien de fictif, mais était bel et bien naturelle ?

Il y avait fort à parier que oui. Évidemment, si l’Infant loup se savait déjà tout sauf indifférent aux charmes de la jolie jeune femme qui venait de le rejoindre, il n’en restait pas moins très intelligent. Bien plus que la majorité des individus siégeant à la Cour d’ailleurs, mais ceci est une toute autre histoire. Il savait, de par son vécu et des récits que lui avait déjà compté son père plusieurs fois lors de sa prime enfance, que les Vampire étaient capables des plus vils actes, et ceux, sans remords aucuns. Exactement comme les lycans, dont il avait une moitié de sang, ces créatures de la nuit savaient tirer profit de la moindre fissure dans un château de verre pour s’y engouffrer et se délecter du nectar y coulant sans relâche

C’était ainsi. Être à moitié monstre n’est pas un amalgame uniquement composé d’avantages, cela se saurait si c’était le cas. L’homme-loup l’avait appris… bien malgré lui et a ses dépends, le plus souvent. Mais, par soucis de ne point importuner son hôte improvisée avec ses états d’âmes et ses mauvais souvenirs, il valut mieux qu’il enferme tout ceci dans les tréfonds de son cœur pour l’heure. Il aurait tout loisir de rouvrir cette maudite boîte de Pandore en temps et en heure, lorsque Dame Solitude serait alors sa seule compagnie nocturne.

Observant la Marquise arriver vers lui, il sentait ses joues rosirent légèrement. Il connaissait bien les raisons a tout cela. Oui, effectivement, il y en avait plusieurs, liguées fermement contre lui, les traitresses ! D’une part, sa coquille verbale lui restait toujours en travers de la gorge comme un sévère manquement à son éducation et d’autre part, le rire de la jeune femme ne l’aidait en rien à se reprendre convenablement. Mais… Pourquoi donc ? Enfin, il avait déjà eu l’occasion côtoyer d’autres filles d’Eve avant celle-ci et chacune avait déjà ri en sa présence, sans pour autant que cela ne le perturbe autant. Était-ce parce que là il était au cœur de l’attraction ? Ou bien ,encore une fois, parce qu’il s’agissait d’elle ? Grand sujet de débat que voici.

Mais le blond n’eut guère le temps de s’attarder là-dessus également puisque la Rose blanche décousit ses lèvres autrement que pour laisser une sonorité cristalline en sortir et prit la parole.

..Et soudainement, Mezariel n’eut su dire si c’était encore l’emplacement mémorisé du baiser sur sa joue qui lui chauffait ainsi le visage… Ou tout autre chose, bien plus étrange encore.

De grâce ! Il n’avait jamais été habitué à tant de familiarités, même avec son propre paternel ! Elle… Elle le tutoyait… Et venait tout juste d’user de son patronyme pour le nommer. Voici une pratique bien peu courante et qu’il n’avait jamais entendu à la Cour, du moins depuis qu’il y résidait. Il lui semblait même que ce fut depuis des lustres interdit par le règlement bien bienséance. Forcément, son cœur rata un battement et ses pommettes prirent une toute autre teinte que celle déjà en place. Manquant de s’étouffer avec un toussotement mal placé, il tapa par trois fois son torse pour reprendre un petit peu de consistance, alors qu’il cherchait quelque chose à répondre aux dire de la jeune femme en face de lui. Elle venait de prendre place dans le fauteuil qu’il lui avait proposé l’instant d’avant.

Bien. Réfléchir.

L’idée qui allait probablement lui permettre de se concentrer un peu mieux de nouveau lui vint presque comme par ce que les êtres humains lambda nomment « par magie ». Il se souvint brusquement du présent qu’il avait tout spécialement ramener d’Angleterre, de la ravissante boutique mercière de Mc Culloch & Wallis, pour son invitée de marque.

Tâchant de faire bonne figure, il inspira un grand coup et se dirigeât avec fluidité vers le porte manteau situé juste derrière sa porte, ou se trouvait sa riche veste militaire et dans la poche de laquelle il trouva le fameux cadeau, le joli ruban teinté d’une parure colorée à la « mode » de France. En soit, il n’en avait pas fait l’acquisition pour cette raison mais simplement par envie, trouvant qu’il siérait à merveille a sa collègue Noble.

Revenant à la réalité, il fit volteface et revint, les jambes quasiment bloquées en un mouvement mécanique, vers Lady Valentyne, à qui il tendit le pan de tissu, tout en détournant le regard avant de déclarer :
    « Euh… Je… Comment dire… Vous… Ahem… Je… Je l’ai… Hum… C’est p…. pour toi… »
Que pouvait-il y faire ? Sa maladresse et sa gêne engoncée dans les préceptes nobles n’allaient pas le quitter du jour au lendemain. Ce serait trop beau. Vraiment.




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Lizbeth C. Valentyne
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MessageSujet: Re: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Mer 31 Oct - 21:15


Les loups sont les ennemis naturels des vampires.

Son père le lui avait toujours dit, bien que lui-même ne fût pas fervent serviteur de cette haine insensée. Longtemps Lizbeth n’avait pu se faire une idée de ces créatures que de par ce qu’elle en avait lu dans les livres, et de par la compagnie de Sol, bien entendu. Il était l’exemple idéal de son père lorsqu’il lui enseignait que tout ceci n’était que des foutaises, d’ailleurs. Eux deux s’étaient toujours entendu à merveille avec l’ami d’enfance de la vampire et en ceci, elle ne comprenait pas cette incessante querelle. C’était stupide.

Et cette idée ne se faisait que de plus en plus présente dans son esprit au fur et à mesure qu’elle ne sympathisait avec le marquis de SaintLouis. Depuis Sol’ elle ne s’était pas entendu de la sorte avec quiconque…Elle allait même finir par croire qu’elle était un cas à part qui s’entends mieux avec les lycans que les vampires. Car, à bien y réfléchir, la seule vampire qu’elle eut loisir de côtoyer récemment était ce très cher chien de garde du Roi, et elle était bien loin de la porter dans son cœur.

Bien sûr, cela ne pouvait être que coïncidence. Concours de circonstance bien malheureux. Mais tout de même. C’était déjà bien assez perturbant de penser n’avoir sa place nulle part…Alors si tout cela devait venir s’accentuer par des gouts aux allures douteuses de par sa race…

Mais soit. Comme pour tout, elle finirait bien par s’y accommoder. Ce n’était pas comme si elle faisait de la « normalité » une priorité. De toute façon, c’était là une notion bien relative. Qui saurait dire ce qui est normal, et ce qui ne l’est pas, dans ce monde ou tout semble être chamboulé par d’étranges phénomènes ? Car dans le fond, si elle se fiait à la plupart des livres qu’elle lisait, dans un monde tout ce qu’il y a de plus « normal », ni elle, ni son père, ni Sol, ni Mezariel ne seraient à même d’exister. Et pourtant, ils étaient là. La preuve vivante que les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être.

Mais bon, ce n’était ni l’endroit ni le moment pour penser à de pareilles choses, aussi laissa-t-elle le cours de ses pensées dans un coin pour offrir toute son attention au marquis chez qui elle venait de s’inviter. Après tout c’était à présent la moindre des politesses à laquelle elle pouvait s’appliquer. D’autant qu’il semblait toujours plein de surprise, elle ne savait jamais à quoi s’attendre lorsqu’elle était avec lui, et cela ne faisait que rajouter à son charme.

Parfait exemple qui prenait forme sous ses yeux, elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il ne s’éloigne d’elle pour se diriger vers la porte. Et tout ça pour quoi ? Pour fouiller dans la poche de sa veste et en sortir quelque chose que la marquise n’eut pas le temps d’identifier. Juste un oubli, probablement, avait-elle pensé en premier lieux. D’autant qu’elle était trop préoccupée pour véritablement y prêter attention, au début. Elle cherchait encore comment aborder le sujet avec lui… Non pas qu’il fût un quelconque problème. C’était elle. Elle n’était pas habituée à ce genre de chose, alors en parler, cela devenait pour elle un véritable exploit.

D’autant que…Dans le fond, là, le marquis ne l’y encourageait pas non plus. Au final, ce n’était nullement un objet oublié qu’il était allé rechercher mais un présent…pour elle ? Sur le moment, elle n’en revenait pas, à dire vrai. Elle était loin de s’attendre à une chose pareille alors qu’ils n’avaient passé qu’une soirée ensemble…Et d’ailleurs, ç’eut le don de déstabiliser la vampire, qui contemplait l’objet avec curiosité alors que ses joues redevenaient légèrement roses.
    « …Pour…Pour moi ? Mais… »
Elle n’était pas habituée à recevoir des cadeaux, et même ceux que son père lui offrait étaient offerts de façon…moins solennelle. De plus…Elle ne se souvenait pas avoir fait quoi que ce soit pour mériter un tel présent. Décidément, ce marquis était plein de surprises.

Mais bon, elle ne pouvait pas vraiment rester ainsi, bloquée devant un cadeau qu’il lui offrait lui-même avec tant de gêne. Alors, elle décida de prendre un peu sur elle, de se reprendre, et de tenter de détendre un peu l’atmosphère. D’autant que s’ils restaient l’un comme l’autre tendu de la sorte, elle n’était pas prête de pouvoir se confier à lui…Se prétextait-elle, du moins. La vérité, c’était que dans le fond elle voulait que les choses avec Mezariel se fassent de façon plus détendue…de façon naturelle.

Alors elle tenta au mieux de regagner son calme, et afficha finalement un radieux sourire en prenant possession avec délicatesse de ce qui s’avéra être un magnifique ruban de couleur claire. Ironiquement il n’aurait pas pu lui faire plus plaisir…Ce simple geste, sur l’instant, lui rappela son père, qui avait coutume de lui en offrir un à chaque voyage qu’il entreprenait. C’était sa façon à lui de lui montrer qu’il pensait à elle, où qu’il soit…Et cette simple idée, ce simple souvenir, rendit son sourire plus rayonnant encore. Cela semblait peut-être n’être pas grand-chose, mais pour elle, ça signifiait tant.
    « Je te remercie. Du fond du cœur. »
Une telle franchise n’était pas dans ses habitudes…Mais cette fois les mots étaient partis tous seuls alors que son regard couleur rubis était venu se reposer sur le morceau de tissu. Et, immédiatement, elle se mit dans l’idée d’en orner ses cheveux. Coinçant donc le morceau de tissu sans gêne aucune entre ses lèvres elle entreprit de tresser une fine mèche de ses cheveux pour finalement venir attacher le tout avec le dit ruban. Une façon peut-être un peu étrange de faire…Mais il s’agissait de la sienne après tout. Et puis, on ne pouvait pas réellement dire que c’était plus étrange encore que ce qu’elle avait déjà fait jusqu’ici, après tout. Mais soit, passons.

C’est en relevant la tête vers lui, et en lui adressant l’un de ses plus magnifiques sourires qu’elle ponctua ses remerciements. Décidément…Pour la rendre ainsi tout sucre tout miel, le marquis devait sans nul doute être un être…exceptionnel. Ou à part. Ou les deux.



Kit by my Love *w* ♥️



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Mezariel D.de SaintLouis
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MessageSujet: Re: "Passe l'obscurité ou chantent les sirènes."   Sam 3 Nov - 17:04



Les choses semblaient tournées vers un jour moins cataclysmique. Il n’y avait donc plus de raison de ne point être le plus totalement détendu, il est bien vrai, toutefois, Mezariel ne parvenait pas à se débarrasser de sa petite gêne persistante. Ce n’était en soit pas grand-chose, oui, mais il s’agissait du genre de détail qui pouvait à lui seul réduire à néant une belle journée par sa simple présence.

Le pire étant, dans l’histoire, que le Marquis était pleinement conscient de son idiotie et cherchait un moyen de s’en guérir sans pour autant y parvenir…

Il en connaissait l’essence. C’était son éducation, voilà tout. Ainsi formuler, cette constations puits être moquée et décriée, mais c’était pourtant bel et bien la solution au problème instamment posé. Il avait peur de l’inconnu, aussi. Car oui, même en présence de sa tante, vivant à la campagne, durant dix longues années, il ne s’était jamais permit le tutoiement, bien que cette dernière, quant à elle, ne se gênait pas. Mais c’était ainsi. On l’avait élevé pour être respectueux de ses ainés et il s’y appliquait avec une certaine ferveur.

Il en était de même pour… à peu de chose près, tout le reste des âmes qu’il pouvait être en mesure de côtoyer.

Les familiarités, son père ne le lui avait jamais inculqué, ne serait-ce qu’un peu. Même ses conquêtes régulières, ou d’un soir le lui reprochaient de temps à autres, de ne pas être suffisamment ouvert à la proximité verbale. Alors, forcément, être coup sûr sur tutoyer et nommé par son premier prénom, il y avait de quoi le choquer. Ce n’était sans doute pas énorme, mais voici une chose à laquelle il tenait tout particulièrement ; le respect.

Laissant le morceau de tissu doucereux glisser entre ses doigts pour atterrir entre ceux de la délicieuse Marquise, il l’a regarda embellir sa chevelure, déjà somptueuse, de cet ornement souple. Un sourire fin vint étira tendrement ses lèvres tandis que les rougeurs de ses joues désemplissaient de plus en plus. Enfin, la détente s’invitait entre ses chairs et il sentit même son rythme cardiaque devenir de plus en plus régulier et serein. Serait-ce la voix de la gente dame, ayant porté ses remerciements, qui soient parvenu à le rendre plus calme qu’il ne l’était auparavant ?

Peut-être. Peut-être pas. Il n’était point dans une phase où il aurait pu tenir avec une rigueur suffisante un débat interne tel que celui-ci. Pour la toute première fois de sa vie, le Marquis avait envie de se laisser aller à des expériences nouvelles, à la détente la plus absolue. Jusqu’a présent, jamais il n’avait pu faire preuve de tant de relâchement, quand bien même on l’y avait invité. Quand était-il à présent ?

Tâchant de contenir au mieux un bâillement mal venu, il ne fit qu’hocher la tête élégamment aux remerciements de la Noble en face de lui. A la voir ainsi tressé sa chevelure et y apposer le ruban tout juste offert, on aurait dit une enfant. Oui, c’était tout à fait cela, une petite fille innocente et encore inconnue aux obstacles de la vie. Ainsi que de ses tourments. Sauf que l’Infant Lycan n’était point dupe là encore. Il savait, il sentait derrière ce masque de poupée fraichement retiré – ou du moins l’espérait-il – qu’une noirceur se tenait là, prête à embrochée le premier intrus non toléré dans son repaire vermeil.

C’était là le parfum indéfectible de la Vengeance. Il ne le connaissait que trop bien. Lui aussi, dans sa jeunesse, secrètement il avait nourrit des envies vengeresses envers les siens. Ses grands-parents, son oncle ayant pris part à la tuerie de sa bohémienne de mère, tous leurs dévoués serviteurs… Oui, tous. Le nombre de foi ou il avait voulu leur arracher les yeux et danser sur leurs dépouilles ne se comptent plus à présent. Mais avec le temps, il s’était calmé, assagit. En comprenant que sa revanche, il l’obtiendrait grâce au revers de la vie, qui ne l’avait guère épargné jusque-là. Un jour, la roue tournera et ce jour-là, eux seront sous les feux de l’Enfer, et lui n’aura ni à se salir les mains ni à agir outre mesure. Il regardera simplement. Et jubilera autant qu’il s’en sentira alors capable. Il avait beau avoir une part de sang de loup et être à ce titre soumis à un certain instinct de meute, il y avait des limites à toute fidélité. Du moins l’espérait-il du fonds du cœur.

Mais il s’interrogeait, maintenant. Quand était-il de cette ravissante apparition devant lui ? Sans doute ne voyait-elle guère les choses sous cet angle. Son aura transpirait la soif de vindicte pour venger un être cher, il en était pleinement persuadé.

Elle avait ce parfum, qui la rendait si particulière à ses yeux.

Voilà, il lui semblait avoir compris à présent pourquoi cette Marquise se détachait tant du reste de la noblesse selon ses propres termes. Il avait été aveugle et bête alors qu’il connaissait déjà l’évidence, qu’elle demeurait sous ses yeux depuis bien longtemps. Depuis le premier jour où il l’avait entre-aperçu d’ailleurs. Sans doute est-ce là une lucidité propre aux êtres tels qu’eux, ceux dont le sang n’est pas tout à fait humain sans pour autant être monstrueux. Les Hybrides. Ils étaient semblables. Presque identiques.

Les mêmes pièces tragiques ponctuaient leurs passés respectifs. De façon certes bien différentes, mais qu’importe, elles se trouvaient là tout de même. Soudainement, le poids sur son cœur, lui faisant l’effet d’un étau presque en permanence autour de son organe de vie, parut le laisser enfin en paix. Il se sentait… Bien. Rassuré. Détendu.

Par une étrange alchimie, il savait qu’à présent, même si c’était difficile, il pouvait baisser les armes sans aucune retenue. Le camp lui faisant face n’était guère adverse, mais allié. Il le savait. Soufflant de soulagement, pour des raisons que lui-même ignorait, il prit enfin place en face de la jeune notable et, remarquant qu’il avait omis de lui apporter une tasse vide, se releva immédiatement après lui avoir souri afin d’aller en prendre une seconde et la lui rapporter tout aussi rapidement. Enfin, faisant couler le liquide dans la seconde tasse, il dit enfin, la peur encore quelque peu au ventre ;
    « Et bien, tant mieux, ce thé est justement anglais. Mais je pense qu’à l’entente de son nom, c’était prévisible. »
Pour conclure, il laissa l’objet en faïence recouvrer sa stabilité et prit sa propre tasse avant de s’installer correctement dans son fauteuil et de boire une gorgée du liquide qui commençait déjà à refroidir.
    « Alors, hum… De quoi…. De quoi souhaitais-tu m’entretenir… Li… Lizbeth ? »
Il progressait, mais à petit pas cela dit. Néanmoins, il était sur le point, aujourd’hui plus qu’un autre jour, de franchir un cap décisif dans son existence.

Même s’il ne le savait pas encore.





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