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 Mes débuts, mes entrées, mon nouveau monde. [Mezariel]

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MessageSujet: Mes débuts, mes entrées, mon nouveau monde. [Mezariel]   Lun 27 Aoû - 18:45

Comment pourrais-je décrire l'état fort inconfortable dans lequel je me trouvais actuellement? Je ne me sentais ni à ma place, ni dans mon monde, me demandant même si je faisais partie du décor, ou non. Quoi qu'il en soit, j'étais ici. Je me devais de rester correcte, polie et serviable. Non pas que je ne l'état pas par habitude, mais le fait est qu’aujourd’hui n'était pas un jour ordinaire. Je me présentais à la demeure de Mezariel de St Louis, à ce qui était inscrit sur le pavillon. Répondant à une demande de celui-ci, comme quoi je pourrais éventuellement correspondre au attentes de sa seigneurie. Laissant imaginer dans quelle stupeur et quel horrible mal être m'ont habités à ce moment là. Serais-je as la hauteur de ce qu'on attends de moi? Je ne serais le dire, mais je ferais de mon mieux pour y parvenir.

M'avançant doucement et prudemment, un gentil homme m’accueillais au portail. Je dû me présenter,ce qui se faisait le plus couramment dans ces circonstances, mais évidemment que ma bouche resta scellée quelques instants avant qu'enfin je ne puisse déclarer d'une voix mal assurée mon identité.

Je me prénomme Aurora Victoria Morins.

J'aurais pu et dû préciser les intensions de ma venue, car il ne le savait sans doute point mais cette idée ne effleura aucunement l'esprit, celui-ci trop encombré par des broutilles pour s'occuper de rajouter quoi que ce soit. Mes pensées ne faisaient que des vas et viens pendant que je suivais l'homme jusqu'à la demeure présomptueuse du jeune homme. Pensant à ma tenue, répétant mes tournures de phrases, ma démarche, allant même jusqu'à me demander si ma coiffure était respectable. Le chemin me semblait éperdument long. C'était surement le temps qu'il l'était, du moins, de mon propre point de vue car il devait s'écouler normalement. Plus l'on se rapprochait, plus les battements de mon cœur s’accéléraient et le doute m'envahissait. Prenant mon courage, enfin ce qu'il en restait, je décida ne pas frémir ni blêmir et restait de marbre, un léger sourire au lèvres comme si cela était de coutume de venir en ses lieux pour moi-même. Pourtant, je ne faisais qu'illusion malgré mes plus belles parures et ma plus belle robe. Je le savais. Ils le savaient tous, je n'étais pas de ce monde et qui sait, je ne le serait surement jamais. Non pas que ma place ne me convenait pas, bien sûr j'étais déjà honorée de pénétrer dans ce domaine. Mon égoïsme me fit sourire légèrement tout en baissant les yeux vers mes pieds, faisant attention à chaque pas de ne pas froisser ma tenue.

L'homme, dont j'ignorais sa fonction exacte et où il n'était point le temps ni le lieu pour lui demander, arriva enfin à ce qui semblait être la destination du voyage. Une demeure, oui, c'est un mot vaste pour la merveille que j'avais en face de ma personne. Essayant de ne pas paraître trop émerveillée devant la splendeur des lieux, je suivi l'étrange personne que fusses mon accompagnateur à l'intérieur. Ce lieu était douée d'une richesse inconcevable pour moi. Même le fait que l'on m'y laisse m'être un pied, ne serais qu'un doigt était inconcevable. La luxure en ces lieux me fit sentir médiocre. Ma robe me paraissait moins extraordinaire. Tout mon être me paraissait moins extraordinaire. Tellement préoccupée par mon paraître que j'en oublie, ou plutôt, je ne vis pas l'homme me laisser devant une porte, plus grande que moi, juste après avoir frappé à celle-ci.

Un jeune homme, aussi beau qu'un nouveau printemps et blond comme un champ de blé pas encore coupé apparût devant moi. Il était mince et d'une beauté aussi fascinante qu'étrange. Son teint de peau, presque livide lui rajoutait un air de sérieux tout en réconfortant à la fois. Je me sentis blêmir, moi qui m'étais pourtant jurée de ne pas sourcillé. Essayant vainement de cacher mon désarroi, je lui fis une révérence, plus longue que de coutume, espérant me calmer entre temps.

Pardon de vous déranger dans vos projets, Messire. Je me présente à vous au nom d'Aurora Victoria Morins. Vous m'avez fait demander, tôt dans la matinée.

Mes paroles fusaient à toutes allures, comme des chevaux lâchés dans un pré. Je me sentis rougir d'autant de rapidité. Moi qui aurait aimée faire une bonne impression, voilà que le tour est gâchée. Je repris de l'assurance en me redressant, mes genoux commençant également à fléchir. Disposant mes mains derrière mon dos, j'attendais avec impatience ne serait-ce qu'un signe sur son visage, tellement pur et doté d'aucunes failles qu'il en était presque irréel.
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Mezariel D.de SaintLouis
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MessageSujet: Re: Mes débuts, mes entrées, mon nouveau monde. [Mezariel]   Lun 27 Aoû - 22:38

La lumière du disque solaire gagnait de plus en plus de terrain sur les terres de France, repoussant avec vaillance la nuit et son manteau sombre, qui avait statué au-dessus de cette nation avec grande application durant les huit dernières heures. Alors que certaines âmes s’éveillaient en même temps que les premières lueurs du jour, d’autres aspiraient, bien au contraire, à un repos bien mérité, entre les draps d’une douceur inégalable de leur couche. C’était le cas du Marquis Mezariel Denovan de SaintLouis.

La nuitée précédente fut remplie d’émotions sauvages et animales pour le corps éprouvé du jeune hybride. La lune ayant pris rondement place dans le ciel d’encre, il s’était vu contraint de se transformer en la bête qu’il garde profondément au fonds de lui-même. Celle qui caractérise la moitié de son sang impur. Et bien que l’expérience fut plaisante, comme toujours – d’autant qu’il n’avait pas eu à se battre cette fois ci- le résultat redevenait inlassablement le même dès lors que le crépuscule mourrait sous l’embrassade chaleureuse de l’aurore naissante, son amante séculaire.

Les muscles endoloris de l’Infant hurlaient qu’on les laisse se reposer avant d’entamer une quelconque autre activité. Comme à chaque fois. Et Mezariel n’était pas du genre à pousser son corps à bout d’ordinaire, préférant le laisser se reposer de tout son soul et lui permettre de reprendre son travail au plus vite par la suite. Et dans la logique des choses qu’il s’apprêtait à faire, c’était ainsi que se dérouleraient les prochaines heures de son existence. En théorie, du moins.

Car il avait omis une chose pour le moins importante, et qui ne lui revint en tête que lorsque sa tête s’enfonça agréablement dans l’un des oreillers de plumes ornant son grand lit a baldaquins. Aujourd’hui arrivait chez lui une nouvelle Domestique, qu’il avait fait venir de la belle Angleterre, sœur ennemie du pays qu’il servait avec allégeance, pourtant. Et, il était évident de la décence noble qui habitait son être ne pouvait admettre qu’il la laisse à la porte ! Il en aurait été comme un outrage à son rang de Marquis, qu’il portait pourtant non sans fierté, tout comme son père avant lui.

A cette pensée, il s’extirpa donc de son lit qui n’avait même pas eu le temps de se réchauffer un minimum au contact de son corps et s’offrit le luxe de se faire couler un bain tiède, histoire de se tirer de cette somnolence de plus en plus pressante sur les parois vibrantes de son crâne. Plongeant dans l’eau agréablement salvatrice sur son derme, rendu à vif par les obligations de la veille, le loup soupira d’aise, laissant même un sourire de satisfaction gagner ses lèvres tandis qu’il fermait ses deux yeux. Il avait délibérément ôté son cache-œil, reposant alors sur son bureau « d’affaire », dans son grand salon.

Pour l’heure, la difformité de son œil droit, inconnue de tous, pouvait elle aussi observer le plafond blanc de cette salle d’eau, sans aucun complexe. Personne ne le voyait, ici, et le Noble appréciait ce calme reposant qui l’entourait.

Toutefois, se sentant partir vers les affres du Seigneur Morphée, il se redressa bien vite dans la baignoire immaculée et se lava vigoureusement avec un savon fabriqué à base de Myosotis bleu des Alpes, victuaille aux douces fragrances ramenée de l’une de ses missions récente, effectuée dans le Sud du magnifique Pays gouverné par le Roi Charles de France. Le petit pavé glissait aisément sur sa peau, sans jamais rencontrer résistance, et laissait donc, dans son sillage, un agréable parfum sur l’être tout entier qu’était le Marquis de SaintLouis.

Une fois qu’il eut finit cette tâche, il sortit de ladite baignoire et s’enveloppa dans une étoffe de coton dés plus douce. S’en frictionnant dans l’optique de se sécher au plus vite, il en profita pour inspecter une ultime fois la chambre qu’il réservait dans ses appartements à la futur arrivante. Il se demandait bien comment elle était.

De même, il espérait que cette chambre, dans laquelle se trouvait un lit simple mais confortable, une commode et un bureau simple parviendrait à lui convenir. Voici bien longtemps que Mezariel n’avait reçu de nouveaux visages en ces lieux ; Et l’angoisse ne put résister à la tentation de prendre ses entrailles en otages.
Déglutissant, il partit finir de s’apprêter, afin d’avoir belle allure devant la demoiselle sans doute bientôt là.

Sa tenue militaire rehaussait la beauté dont il avait été gratifié par Mère Nature, lui faisant ainsi gagner en autorité naturelle – déjà grandement renforcée par le cache-œil de nouveau en place. Observant son reflet dans le grand miroir faisant face à son lit, c’est lorsqu’il eut terminé de nouer ses cheveux mi- longs en une queue de cheval haute que l’on frappa à sa porte.

Apposant immédiatement sa casquette officielle sur le haut de son crâne, il partit ouvrir, les doigts légèrement tremblants. Mais il ne pouvait plus reculer, aussi dégageât-il l’accès a son lieu de résidence en ouvrant ladite porte. Ce fut surpris qu’il tombât nez à nez avec une ravissante demoiselle. Apparemment, elle semblait aussi assurée que lui dans la situation qui les avait réunis tous les deux. Tant mieux dans un sens, le tiraillement d’estomac du Marquis se dissipa légèrement en se rendant compte qu’il n’était point le seul à manquer cruellement d’assurance en ce jour.

Elle se présenta d’une façon bien formelle, et assortie même ses paroles appréciables d’une longue révérence. Mezariel, bien décidé à ne pas la laisser se ronger les sangs plus longtemps, ajouta alors, d’un doux timbre de voix ;
    « Bien le Bonjour, Aurora, je t’attendais. Tu as fait bon voyage jusqu’ici ? »
Puis, se décalant de l’entrée de ses appartements, il l’invita à entrer d’un simple geste du bras, lui proposant également une tasse de thé afin de bien commencer son travail, ici, au sein même de Paris la Magnifique.



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MessageSujet: Re: Mes débuts, mes entrées, mon nouveau monde. [Mezariel]   Mar 28 Aoû - 15:55

Quand il ouvrit enfin la bouche, ses mots furent comme une mélodie douce à mes oreilles. Les consonnes et voyelles étaient assemblées ensemble dans une harmonie presque parfaites. Je n'avais jamais entendu de voix aussi naturel, bien qu'un peu surfaite, d'un jeune homme. Par habitude, elles étaient fortes et criardes, un peu trop surtout.

Quoi qu'il en soit, il restait agréable à entendre et je l'aurais bien écouté parler pendant des heures encore, si le temps ne pressait pas. Je me surpris à rêvasser qu'un jour, il pourrait m'en dire d'avantage sur lui, ses passions, ses envies, ses voyages. Car oui, je me doutais qu'un noble voyageait souvent, pour cause de son travail.

M'invitant à entrer, je le suivis sur la pointe des pieds, ne voulant abimée un si beau sol, bien que par le futur, je serais surement amenée à le côtoyer de près, je ne tenais pas pour l'heure à égratigner ledit parquet, cela serait fort dommage, surtout vis-à-vis de Messire., si je commençais mon service par détruire ses propriétés. D'une voix douce, et à présent plus assurée que la précédente, je repris la parole.

Excusez moi encore, Messire. Je me dois de refuser votre thé, bien que cela est impoli, je préférerai me mettre à la tache dès maintenant, pour ne pas perdre de temps à trop vous importuner de la vue de ma personne à siroter un verre, agréable au goût j'en suis certaine, de thé alors que je pourrai déjà me mettre à l'ouvrage.

Mes mains étaient jointes sur mes genoux, attendant un signe de mon seigneur pour pouvoir m'affairer. Le lieu était grandiose et vaste, je pensais avoir déjà beaucoup de temps pour le nettoyer, le rendre plus soyeux, ou encore, préparer des plats pour le dîner de Messire. Je pouvais faire tellement de choses bien plus utile que de profiter de sa bienséante gentillesse. Même si malgré tout, je me sentais assez mal à l'aise d'avoir refusé son offre. Peut-être allait-il me rejeter après cela? Me dirait-il que je ne suis pas assez bien pour ses services et me renverrait-il chez moi ? Rien que l'idée me fit frémir.

Je ne voulais sous aucun prétexte rentrer chez moi. Aucun, quitte à faire de mon mieux, à me surpasser, à être la meilleure, toujours plus, je ne pouvais rentrer. Cela signifierait un échec, échec que je refuse de vivre, surtout au regard de ma famille. M'inclinant légèrement, des larmes perlèrent le long de ma joue, cachées par mes cheveux.

Excusez-moi ... J'accepte volontiers votre thé, si cela vous a offensez. J'aimerais me faire pardonner, si votre thé n'est plus à disposition. Je peux également le faire, si vous le souhaitez.

Je ne savais ni que dire, ni que faire. J'étais perdue. Un monde que je ne connaissais que trop mal. Essayant de faire de mon mieux, je devais refréner le plus vite possible cette envie en moi de contredire, ou d'être tout simplement naturelle. On ne pouvait être naturel en présence de ces gens là. Nous étions tellement différents, comment ais-je pu voir en lui un semblant d’humanité vis-à-vis de moi. J'étais pitoyable. Le pire dans tout cela, était que je le savais. Ma main se dirigea doucement vers mon visage, essuyant délicatement mes larmes avant qu'elles ne fassent surface aux yeux du Marquis. Pleurer était encire plus indigne que ma présence ici. Je me devais d'être forte, même si cette endroit était tout nouveau pour moi. Mes yeux scintillaient encore à la lumière de la pièce lorsque je releva la tête, croisant le regard du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Mes débuts, mes entrées, mon nouveau monde. [Mezariel]   Dim 16 Sep - 19:27

Honni soit qui mal y pense.

Mezariel ne s’était nullement offusqué dès lors que la demoiselle n’avait pas l’air décidé à partager une tasse de thé en sa compagnie. Soit, il n’était pas dans ses habitudes de forcer quelqu’un à agir contre sa volonté ; Il était bien trop sympathique envers son prochain pour tremper dans pareille toile de félonie. Au contraire de l’a plupart de la noblesse aristocratique qu’il était amené à côtoyé, le jeune homme ne comprenait pas parfaitement l’entièreté des codes de « bienséances », pourtant en place depuis des temps remontant a bien avant sa naissance même.

Pour l’Infant, avoir recours au service d’une ou plusieurs domestiques n’était nullement un produit d’apparat, mais bel et bien une nécessité. Il avait besoin d’assistance afin de tenir son logis à la Haute Cour le plus vivable possible. Bien qu’ayant été élevé une grande partie de sa vie dans l’opulence et l’humilité, la seconde moitié de son adolescence s’était déroulé sur les plateaux ou s’était établie sa Tante Juliette, qui elle, vivait dans la plus simple des harmonies.

Et puis, même s’il ne s’en rendait pas forcement compte, le Marquis était désireux de compagnie. Pas du genre dont se vante les autres hommes et femmes notables, de l’ordre de celles qui s’obtiennent entre des draps chauds, mais tout simplement une cohabitation profitable à tous. A moitié loup, l’hybride n’en oubliait en rien ses instincts primaires. L’avatar que l’on désigne comme chien de Satan si souvent dans les contes pour enfant demeure être un animal incroyablement sociable et à qui le contact avec d’autres âmes est presque essentiel.

C’était bien ironique lorsque l’on connaissait le blond un peu plus intimement ; Il n’était pas familier des grandes réceptions ou il se rendait plus en trainant les pieds qu’autres choses. Il était à la recherche d’autres choses, d’autres saveurs, d’autres parfums, d’autres essences ; Quelques choses qu’il ne trouverait certainement pas – a moins d’un miracle – au beau milieu d’un bal masqué ou une autre excentricité du même genre. Paradoxalement, il n’était pas très bien rodé aux contacts réguliers avec des êtres humains tout ce qu’il y a de plus normal. A dire vrai, l’Infant était surtout très maladroit et avait peur d’offusquer les autres avec une parole ou un geste mal placée qu’il n’aurait su voir à temps.

Preuve en est qu’il n’avait pas immédiatement perçu le malaise d’Aurora ni même les quelques gouttes salées qui s’étaient évadées des yeux de la jeune femme lorsqu’alors, elle revenait sur sa décision première de refuser le thé proposé précédemment. Lorsque son instinct, en revanche bien plus vif que lui, ne le mit sur la voie, il s’en retrouva alors très gêné. Avait-il mal agit ? La demoiselle regrettait-elle déjà ‘être entré à son service ? Tant de questions sans réponses qu’il craignait de ne pas pouvoir résoudre seul.

Toutefois, ne tenant pas à donner une image encore plus mauvaise de sa personne – il remarquât seulement maintenant à quel point la coupole visible et violacée sous son œil gauche contrastait avec le teint livide de son derme- il s’avançât alors vers la britannique et, fait extraordinaire pour une personne de son rang, posa un genou à terre, pour se mettre à un niveau plus équivalent du sien. Personne a la Cour du Roi n’aurait permis un pareil écart de conduite, surtout lorsqu’il s’agissait de discuter avec des domestiques. Le De SaintLouis était différent, tout simplement. Il était chez lui, après tout, alors pourquoi se soucier du jugement des autres ? Entre ses murs il possédait tous les droits ; De plus, la fatigue ne l’imbibait pas assez de patience pour qu’il se pose davantage de questions à ce propos.

D’une voix posée, douce et calme, il déclarât alors:
    « Aurora, agis comme bon te semblera aujourd’hui. Tu es ici chez toi et… »
Mais tout hybride qu’il était, bien plus résistant qu’un être humain lambda, lui aussi avait ses limites qui savaient brillement lui rappeler – au moment le plus inopportun, comme toujours – qu’il n’était qu’un pion sur l’immense échiquier de cette capricieuse vie.

Un vertige le pris à la tête et, afin de ne pas basculer entièrement sur le sol, il dut prendre appui sur la main qui montait alors vers le visage de la servante, dans l’optique d’essuyer ses larmes. Mezariel n’aimait pas voir une femme pleurer, quand bien même elle n’était point de la même classe sociale que lui.

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