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 Rosemonde Eiffel

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MessageSujet: Rosemonde Eiffel   Sam 25 Aoû - 17:23

Eiffel Rosemonde




feat. Lotti Baskerville ▬ Pandora Hearts
    IDENTITÉ :


    Nom : Eiffel
    Prénom:Rosemonde
    Age :Entre 22 et 24 ans
    Date et Lieu de Naissance : 21 mai en Bretagne
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle
    Nationalité: Française
    Groupe :Bourgeois/Humain
    Classe Sociale: Officiellement simple artisane artificière de sa Majesté ; Officieusement, Membre de la petite troupe d’assassins aux Ordres du Roi.



Thème proposé :
Alexander Rybak - Fairytale
Description Physique :

En cours ~



Description Mentale :

En cours ~

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MessageSujet: Re: Rosemonde Eiffel   Sam 25 Aoû - 17:23

Biographie :

Chapitre 1

Ici débute mon récit, comment j’en suis devenue à être celle que je suis aujourd’hui, la raison de ma situation actuelle … Pour ce que je m’en souviens, j’ai vu le jour un 21 mai en Bretagne, dans un petit village où mes parents avaient dû faire une halte plus longue qu’à l’accoutumée. L’aube du départ, Eveline ma mère n’avait plus eu d’autres choix que celui de rester allongée, devenue en ce jour, incapable ne serait-ce qu’imaginer reprendre la route, cette route qui devaient les emmener toujours plus loin, de village en village tels des oiseaux migrateurs. Ainsi, ce jour-là, il en fût autrement alors qu’en une heure tardive de la nuit, mon père s’en était allé quérir le médecin du village. Des problèmes de santés ces derniers mois lui avaient été rapportés prestement après son arrivée, lui qui s’était vêtu avec peine pour l’occasion encore embrumé par la nuit régnant au dehors. C’est donc en s’imaginant que la cause de cet état de fatigue prolongé et ce mal-être soudain pourrait être une énième maladie que le médecin commença son examen. Plus rapide qu’aucun d’entre eux n’aient pu le penser, l’homme se releva un sourire bienfaiteur s’étirant sur son visage fatigué, et s’exclama d’une voix ferme qui se voulait rassurante qu’il aurait besoin de matériel comprenant non seulement de l’eau et des essuies pour l’occasion. Le regard que mes parents s’échangèrent en disait long d’incompréhension. Non pas qu’ils ne sachent ce que cette demande signifiait, loin de là pour avoir déjà expérimenté la chose et mit au monde neuf enfants, il se trouvait qu’aucun d’entre eux n’étaient au courant de cette grossesse qui était maintenant à son terme.

Je n’avais pas été attendue tout comme je n’avais pas été voulue mais bien naturellement, ce n’était pas une chose que l’on allait oser me dévoiler un jour … Ainsi, les heures s’étaient écoulées bien après le petit matin dont l’air avait été envahis d’une odeur succulente de cuisson de pains chassant par la cheminée du boulanger se situant non loin de là. La faim guettait chaque membre présent de même que la fatigue de cette nuit emplie de gémissements, de pleurs et de sueurs qui se poursuivaient toujours. Alors que le travail se poursuivait en vue de son terme, un problème se posa dangereusement sur nous, oppressant, angoissant. Tout ce qui semblait se dérouler au mieux bientôt fit volte face alors que ma mère sombra peu à peu dans un sommeil signe de non retour, on la perdait. Mon père chargea l’ainé de s’éloigner avec le reste de ses frères et sœurs et de s’en aller afin de les ménager de la scène qui se déroulait sous leurs yeux bien trop curieux pour s’être résignés à attendre sagement. Non sans un refus de capituler, les enfants étaient finalement sortis ne laissant plus que le nombre nécessaire de personnes que réclamait la suite des opérations. Malgré la température agréable qui vaguait à l’extérieur, celle à l’intérieur de la pièce était loin d’être semblable où une impression de froid s’immisçait petit à petit annonçant l’arrivée imminente de la faucheuse en attente de son dû. Armé de patiente, le médecin finit par m’extirper du seul endroit familier que je connaissais, pour me frapper les fesses et me poser dans les bras de mon père tremblant alors que je poussais mon premier cri. Il fallut donc attendre un temps qui parut indéfiniment long avant qu’un soupir de soulagement emplisse la pièce guettée jusque là par la Mort et qu’enfin, un sourire me soit adressé. J’étais là, vivante et perdue sans ma mère qui revenait à présent du point que l’on aurait crû de non retour.

Le verdict était tombé, il semblait que ma mère allait pouvoir se remettre de son état dans une bonne semaine voire d’avantage avec un mot d’ordre de repos complet, mais bien que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire afin d’espérer une remise sur pied rapide, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre plus de temps que nécessaire s’ils souhaitaient continuer à survenir aux besoins de leur famille. Leur gagne pain ne leur permettait pas le luxe de se poser un laps de temps si long à ce stade. Après tout, ils n’étaient que des voyageurs faisant partie d’une communauté de personnes formant avec l’aide de chacun, un cirque digne de ce nom. Le besoin de poursuivre leur route en quête de public était bien plus important à leurs yeux que celui d’un repos forcé ne pouvant pas leur rapporter le minimum vital leur permettant de survivre dans ce monde. Ainsi deux jours étaient devenu le maximum acceptable pour reprendre le plus de forces possible. Le soir tombant, mon père et quelques-uns des mes frères et sœurs se rendirent au domicile du médecin aux mains salvatrices afin de lui payer notre dû. C’est ainsi que sous les yeux étonnés de cet homme de science que l’un des ainés, lui tendit une corde avec en son extrémité, un petit cochon. Là était notre seul moyen possible de payement résultant de nos maigres revenus. Une réflexion de l’un de mes frères, Anthony, ne se fit pas attendre, ne prenant pas de gant pour apposer sa désapprobation sur le payement qu’il trouvait selon lui injuste. La vie était injuste oui, le repas était devenu un payement, une réserve de moins à notre arsenal déjà bien pauvre. Réprimandé par mon père, il s’en était allé le premier non sans entendre les remerciements de l’homme qui acceptait néanmoins la bête créditant ainsi la dette occasionnée.

Notre départ était amorcé, d’ici quelques minutes, nous quitterions ce village où je venais de voir le jour, ce lieu où la faucheuse n’avait pas eu le dessus sur nous et avait dû changer ses plans. Tous les bambins ayant pris position dans la caravane dont la marche affreusement haute avait fait peiner à grimper les plus petits, Eveline monta à sa tour, aidée par son époux qui lui tint le bras. Le voyage allait être long, elle devait prendre soin de sa santé ainsi, des couvertures avaient été disposées avec soin sur le sol afin qu’elle puisse s’y allonger. Elle savait que cela avait été le travail de tous, le bienfait de ses enfants qu’elle chérissait tant et ainsi, elle embrassa tendrement les plus jeunes qui vinrent se blottir contre elle. Ouvrant les yeux après une sieste qu’elle avait pensé de courte durée, elle se redressa difficilement, ses mouvements étant toujours soumis à une légère douleur qu’elle s’efforçait à réprimer. Elle posa sa main sur la bâche permettant le contact avec l’extérieur de l’habitacle et l’écarta lentement sur le côté, regardant ainsi le soleil se coucher par delà les arbres qui demeuraient par millier sur ce chemin qu’ils empruntaient. Posant son regard sur mon visage dès lors illuminé par cette lumière faiblissant au déclin des minutes, elle décida enfin de me nommer, un nom qu’elle prononça comme la chose la plus douce au monde, Rosemonde. J’avais enfin une existence complète, je faisais dorénavant partie de cette famille tout comme les autres.


Chapitre 2


« Henry, henry ! Elle est de nouveau fiévreuse ! »
Ces quelques mots retentirent bien des fois au grand damne de mes parents. Ils m’avaient moi à présent, une pauvre chose bien plus faible qu’elle n’aurait dû l’être. J’aurais préféré vous conter mes premiers éclats de rire mais la vérité était que j’étais bien trop malade pour ca. J’étais née avec une santé fragile comme on aurait pu s’en douter, en manque de vitamines et d’anticorps par le simple état dans lequel avait été plongée ma mère durant sa grossesse. Même ainsi, nous continuions notre voyage de village en village avec cet entrain qui ne faiblissait jamais. C’est dans cette situation que je grandis au milieu de frères et sœurs qui parfois n’étaient pas les miens, dans cette grande famille qui se serrait les coudes du mieux qu’elle le pouvait.

Bien souvent, lorsque mes parents étaient tous deux en spectacle, je ne pouvais vraiment compter que sur une personne, ma sœur Abygaelle et de ce fait, Gabriel son jumeau qui ne la quittait jamais. Les ainés de la famille avait a eux seul une existence qui nous dépassait, un monde à part où seuls les deux existaient. Je crois bien que parmi mes sept autres frères et sœurs, ce sont ceux qui ont le plus compté pour moi, ils étaient présents. Je me souviens avoir entendu qu’ils pratiquaient leur show ensemble dans un horaire qui arrivait à convenir à toute notre petite troupe, non, nous n’étions jamais seuls. Il nous fallait de l’argent, et c’est en arrivant à créer de nouveaux numéros que nous étions capables d’en obtenir suffisamment et ca, ils ne le savaient que trop bien. Par chance, je ne mangeais que très peu à cette époque la santé y aidant pour beaucoup, laissant ainsi le moyen à chacun de se satisfaire de nos maigres moyens. C’est dans cette ambiance que je prononçais mes premiers mots, fis enfin mes premiers pas et des dessins plus horribles les uns que les autres. Au fond, rien n’égalait la satisfaction que mes parents avaient de nous avoir tous autour d’eux, de nous voir ensemble. Mais était-ce vraiment si simple que ca ?

Plus les mois s’écoulaient et plus mon état de santé était incertain, rien ne présageait une brusque rechute. À l’âge de 4 ans, il semblait que j’étais devenue plus stable comme capable de mon fondre dans le monde extérieur, celui qui n’avait de cesse de vouloir m’attirer. Je n’avais pas eu l’occasion de sauter à tue tête, de courir dans la prairie avec William mon frère de 2 ans mon ainé et Jena, une petite rousse à peine plus âgé que lui … Je ne pouvais que passer mes journées au calme en évitant de m’exciter un maximum afin d’éviter à cette maudite fièvre d’avoir le dessus de nouveau. Mais à présent tout cela semblait finit, cela faisait plus d’un mois que je pouvais gambader librement, respirer à plein poumon et rire aux éclats, j’étais enfin libérée d’un poids qui m’empêchait de profiter de mes journées enfin, c’est ce que je pensais. Non, ce que nous pensions.

Cette journée là, nous étions partis pique-niquer sur le bord d’une vaste étendue d’eau, un petit lac où l’air ambiant était plus frais en cette saison d’été. Assise à l’ombre d’un arbre au feuillage épais, une couverture recouvrant le sol, ma mère nous regardait le regard attendrit, le sourire aux lèvres. Gabriel courait à la suite de William et Cassandre, Abygaelle, adossée contre un arbre voisin était plongée dans un de ses livres … au fond, chacun d’entre eux s’occupait à sa manière, seul manquait à l’appel Anthony qui tentait tant bien que mal de courtiser l’une des filles de notre cirque. Quant à moi, j’étais dans les bras de mon père, barbotant dans l’eau, les pieds s’agitant dans tous les sens, éclaboussant ainsi de loin des spectres imaginaires … Je ne pouvais toucher personne d’autre qu’Henry dont le visage se trempait à chaque fois d’avantage. Une demi-heure écoulée à me porter à bout de bras eu finalement raison de lui, nous retournâmes alors à terre. N’écoutant que mon envie insatiable de jouer, je retournais rapidement sur le bord où les fesses posées dans l’eau, je ramenais mes mains en une coupe avant de les poser dans le liquide et d’ensuite l’élancer dans les airs où il retomba bien vite en gouttelettes. Une pluie éphémère, voilà ce à quoi je pensais, rappelant ces gestes encore et encore jusqu’à en avoir assez.

Le soir tomba bien vite et avec lui une température inférieure à ce que nous avait offert cette journée des plus tranquille en famille. Je pense que chacun avait apprécié et profité du moment à sa façon et, c’est serein pour les uns et déçu pour les autres que nous plièrent bagage. L’ombre de la nuit nous guettait petit à petit, gagnant de terrain en ce soleil couchant que l’on apercevait au loin. Nous marchions néanmoins lentement, longuement sur ce chemin doré par ces rayons colorés de fin de journée pour enfin apercevoir notre logement. La tête me tournait et je perdais pied, ne continuant d’avancer que machinalement, sans aucune volonté en vue de notre logis et tel un pantin dont coupe les ficelles, je tombais bientôt lourdement au sol. Des silhouettes floues vinrent planer à mes côtés, dangereuses et oppressantes alors que je peinais à garder les yeux ouverts et à me concentrer sur ce qu’il se passait. La tête embrumée, j’avais du mal à cerner les sons autour de moi. On me parlait, on m’appelait sans que je sache d’où provenait cette voix sur laquelle je ne pouvais mettre un visage. Alors que ces sons me semblaient de plus en plus lointains, mes yeux se fermèrent.

Cette fois-ci, mon état avait chuté sans crier gare et c’est d’avantage paniqué qu’à l’accoutumée que l’on alla quérir le médecin. Ma tête me lançait, j’étais faible à tel point que même tenter de me relever était un supplice à mes yeux, incapable d’effectuer ce mouvement comme clouée sur ce lit … La tête légèrement inclinée sur le côté, je vins bientôt posé mes yeux sur une lueur provenant d’un coin de la pièce sombre dans laquelle je demeurais. La porte bien qu’entre-ouverte n’empêchait en rien la lumière d’illuminer ne serait-ce que quelques mètres carrés alentour, me laissant émerger comme je le pouvais de mon sommeil forcé. Tâchant de me mettre sur mon flan droit, je fus secouée par une douleur au niveau de mon bras ce qui m’arracha un petit gémissement se couplant à des larmes nouvellement formées. Reprenant un tant soit peu mes esprits et décidant que me tourner n’était plus une option envisageable, je reportais mon attention sur les voix qui s’élevaient par delà les ombres et reconnu celle de ma mère.

« Qu’allons-nous faire ? Nous n’avons pas une telle somme d’argent. »
« Eve, nous n’avons pas le choix. Tu sais comme moi ce que ce traitement représente sans quoi son état se détériorera. »
« Pourquoi doit-on être les seuls à endurer ca ?! Avons-nous péché ? Nos prières ne sont-elles pas assez fortes ? »
« On s’en sortira je te le promet. »

Ma mère, les larmes aux yeux ne pouvait plus que regarder pensivement ce sol dans lequel elle aurait aimé se terrer, elle qui m’avait mise au monde sans vraiment le vouloir, elle qui m’avait insufflé la vie, ne savait plus quoi penser pour remédier à cette situation. Elle m’aimait, moi la petite dernière, et comme pour n’importe lequel de mes frères et sœurs, elle ne s’inquiétait que de me voir heureuse et en sécurité. Nous étions tout pour elle, une partie de son être qu’elle ne pouvait que chérir chaque jour un peu plus, laissant son cœur se gonfler d’amour à donner. Mais bien que le cœur soit grand et pur, il arrive des événements qu’il ne peut gérer à lui seul et où ces sentiments bienfaiteurs ne suffisent pas au bonheur. Eveline l’apprenait à ses dépends, sa foi ne pouvait l’aider à me guérir, ses mots ne pouvait l’aider à me donner ce qu’il me manquait, elle ne pouvait seule me mettre en sécurité et c’est, réalisant cela que ces larmes qu’elle réprimait coulèrent sans retenue le long de ses joues.


En cours ~






Derrière l'écran:


    Pseudo : Lili
    Age: On verra plus tard :p
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: Pour celà il vous suffit de demander à ma très chère Liz pour commencer et ensuite à ce cher Charles ~
    Des Remarques ou impressions? J'aime beaucoup le design !
    As-tu lu le règlement ? Mais alors là, pas du tout! J'ai pas vu les répétitions lol
    Code du règlement : Valided by the Disco's King! ♠
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