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 Victoria England Nightray ~ Ange au coeur d'or

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Victoria England Nightray
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MessageSujet: Victoria England Nightray ~ Ange au coeur d'or   Ven 24 Aoû - 21:47

VICTORIA ENGLAND NIGHTRAY




feat. Tina Branford (Final Fantasy)
    IDENTITÉ :


    Nom :England Nightray
    Prénom:Victoria
    Age :23 ans
    Date et Lieu de Naissance :A Londres, un 29 décembre
    Orientation Sexuelle :Hétérosexuelle
    Nationalité:Anglaise
    Groupe :Humain
    Classe Sociale:Reine d'Angleterre




Thème :






Liens :


Il est l'homme qui a su charmer ce coeur tant convoité, et qui pourtant, jamais encore n'avait été épris. Dorian s'oppose à Victoria sur bien des points, elle, si douce et discrète, alors que le jeune homme est conquérant et plaisantin. Il est fier, mais ses fanfaronnades font sourire notre reine, qui ne voit en ce la qu'un meilleur moyen de se dissimuler. Elle le sait, elle connait le fond de Dorian et, c'est ce qu'elle apprécie chez lui. Ses sentiments le concernant ne pourraient être plus sincères. Plus profonds. Toutefois, elle n'ose espérer d'avantage, pensant qu'elle n'est qu'une femme parmi tant d’autres. Le pétale bien trop petit pour être observer, caché par le reste d'une rose éclatante. Là voilà bien envieuse de toutes ses conquêtes.

Il est l'ami. Le confident. Une personnage chère à Victoria, plus qu'elle n'aurait voulu le croire. La peur lui avait donné bien des préjugés le concernant, cependant ce jour-là, où ils se rencontrèrent enfin, bien qu'elle comprit qu'il n'y aurait jamais plus que de l'amitié entre eux, elle su qu'il serait meilleur roi pour l'Angleterre qu'aucun ne l'avait été jusqu'alors. Elle partage avec lui bien des idéaux et ainsi, ils dirigent l'Angleterre avec des esprits qui résonnent à l'unissons.

Bien des années les réunissent déjà toutes deux. Elles se connaissent certainement mieux que quiconque. La Reine voit en Erin, la soeur que le destin ne lui a jamais offert. Elle est blessée par cette distance qu'a établi la jolie rousse, mais ne souhaitant pas la forcer à agir à l'encontre de ses principes et envie, elle se contente de ce qu'accepte de lui offrir sa garde du corps.

Sa pair semble beaucoup lui ressemblait et Victoria apprécierait de pouvoir entretenir avec elle, de plus amples conversations. Elle voudrait apprendre à a connaitre et pouvoir s'en faire une amie, si toutefois le coeur lui en dit. Cependant, elle n'en doute pas. Elles sont faites pour s'entendre, ne pouvant que se comprendre mutuellement, ayant toutes deux connu un mariage et une vie, qui jamais ne les rendront heureuses.

Etrangement, Victoria n’éprouve aucune répulsion concernant le roi de France. Elle connait son caractère et ses antécédents, pour avoir elle-même assisté à certaines de ses colères dévastatrices. Il est certain, qu'elle n'approuve pas les actes de ce roi, mais c'est presque de la compassion qui c'est peu à peu révélée face à lui.



Description Physique:

Douce et belle, tu seras l’ange de mes nuits.

Il est de ces femmes qui bien que ne possédant pas une extraordinaire beauté, attirent les regards. Des nymphes aux regards aussi purs et éternels que les cieux eux-mêmes. Loin d’atteindre la perfection, elles sont pourtant faites d’une harmonie rare et délicate. Comme le papillon qui à la lueur de l’astre solaire, sort de sa chrysalide pour découvrir l’air frais et la rosée du matin, elles n’attendent qu’une chose…Des ailes pour s’épanouir et grandir, pour pouvoir briller comme elles l’entendent, d’un charme majestueux.

Victoria est des ces sylphides, dont la grâce est aussi naturelle que pure. Elle est l’innocence qui s’illumine d’un sourire tendre et franc. Le sortilège qui vous attrait, le sourire qui vous ravie. Son corps semble figeait entre deux âges, plus femme que jeune fille, ses formes bien que discrètes donnent une volupté à sa silhouette ensorcelante. Cette prison charnelle fine et élancée, semble renfermer la candeur d’une enfant et le raffinement d’une femme. Peut-être est-ce cela qui nous trouble tant ?

Ce qui nous interpelle alors, c’est ce corps si filiforme. Si frêle. Elle semble si fragile, qui pourrait la haïr ? Il nous suffit d’un regard pour être séduit et pour se vouer corps et âme à sa protection. On aimerait tant faire barrage entre elle et ce monde si cruel. Il faudrait être fou pour penser que pareil oisillon, pourra prendre son envol sans être blessé par les horreurs d’un monde meurtri et qui s’éteint peu à peu.

On vendrait notre âme pour un de ses sourires. Nul ne saurait les oublier ces risettes, toujours accompagnées d’un regard tendre et brillant. Des améthystes étincelantes qui ne peuvent tromper sur l’essence et le feu, qui animent cette nymphe pleine de vie. Son rire est une douce mélodie, qui s’élève peu à peu dans les airs en parfait accord avec le chant des oiseaux. Qu’il est apaisant de l’entendre fredonner quelques notes. On s’égare alors avec elle, dans un monde qui nous est étranger, mais qui ne semble appartenir qu’à elle seule. C’est alors un privilège que de pouvoir l’y rejoindre.

Une légère maladresse dans sa façon mouvoir, se fait parfois sentir, mais elle n’entache en rien cette danse ensorcelante. Elle voudrait une liberté qui demeure inaccessible, alors elle profite. Elle court, danse et saute. Elle vit. Elle rêve. Ses mirettes s‘émerveillent devant le ciel d’un bleu olympien, tandis que peu à peu, de légères petites boucles viennent glisser le long de ses pommettes rosées et, finissent par retomber sur ses fines épaules. D’un blond presque doré, sa chevelure s’agitent et valsent au rythme de ses pas et pensées. Soyeuses et brillantes, ses mèches reflètent mille et une lumières, nous éblouissant parfois de couleurs nouvelles.

Bleu, rouge ou vert, chaque couleur sied à se corps dont la bonté de l’âme qu’il renferme, ne peut être ignorée. Elle se fait tantôt joyeuse, tantôt rêveuse. Elle l’écume des eaux salés, le vent qui caresse les feuillages. Insaisissable. Pourtant, son visage laisse toujours transparaitre une sérénité rassurante. Elle est l’étoile qui saura faire briller âme, l’ange qui saura apaiser votre coeur.

Il n’est pas rare de la voir se perdre dans ses pensées, flâner ici et là, ne se laissant guider que par ses pas. C’est alors la curiosité maladive dont est constituée la nature humaine, qui se voit piquée d’une nouvelle étincelle. On se prête au jeu. On la suit. On l’observe. On s’attendrit et s’émerveille, devant ce naturel si compatissant et si doux. On aimerait tant l’espace d’un instant, pouvoir connaitre ses pensées et s’installer derrière ses yeux, afin de découvrir le monde comme le voit, d’une beauté à la fois magique et naturelle, comme ce charme qu’elle possède et qu’on ne saurait lui voler.

Oublions tous nos clichés de reines démoniaques et provocantes, car ce n’est pas elle que nous les trouverons. Petite fée aux yeux si poignant, elle nous déstabilise d’un seul regard. On ne souhaiterait lui déplaire, car devant ses yeux, nous sommes jugés. Mais, si les erreurs pavent notre chemin, elle saura tout de même vous aimer. D’une main elle saisira la vôtre et de l’autre chassera toutes les ombres.

Ange aux cheveux dort et au cœur pur, elle incarne l’espoir. C’est en sa douceur que l’on veut croire et qui, oserait détruire pareille merveille ? On se vouerait corps et âme pour elle, tant on sent que gagner sa confiance serait le trophée qui pourrait accomplir bien des souhaits.


Celle qui transforme nos cauchemars en rêves.




Description Mentale:

Toi qui n'a d'égal que la douceur du soleil.

L'avez-vous cette reine ? L'avez-vous observée ? Ne serait-ce qu'un peu ? Oh, bien des pensées saisissent à sa vue, mais comment être certain que nous ne sommes pas dans l'erreur...En réalité, c'est presque impossible. Etre surnaturel et enchanteur. Créature lunaire à l’œil vif, que dis-je pensif. Mille et unes idées, milles et unes questions, toutes demeurent encore sans réponses. C'est si troublant. Finalement, on en vient à penser que sa place n'est pas parmi nous.

Pourquoi ? Comment ? Elle est ce majestueux oiseau aux plumages irisé, tantôt comme un magnifique ara à la fois coloré et joyeux, tantôt plus divine à l'image d'un phénix à la carrure imposante et incandescente. Elle est à la fois le faucon et le doux rossignol qui chante au petit matin. Oh oui qu'elle est tendre notre reine, animée d'une générosité exceptionnelle. On est toujours perdants, jamais vainqueurs face à elle. Intelligente, elle sait obtenir ce qui doit l'être et ne sera pourtant jamais injuste.

Peu de reines réunissent tout ce qui doit l'être afin d'être à la tête d'un pays et plus encore, d'un peuple. Cependant Victoria, qui n'est certes pas un symbole de perfection, sait ce qui doit être fait. Elle se bat et tient tête pour que justice soit rendue, pour que la paix soit annoncée. Elle qui plutôt est née dans une famille dont le maître mot n'était rien d'autre que « décadence », elle a su grimper les monts et franchir les forêts de devenir une personne digne de confiance. Il n'est pas rare qu'elle vise juste et quoi qu'il arrive, elle fait toujours en sorte de pouvoir réparer ce qui doit l'être, même lorsqu'il s'agit de ses propres erreurs. Victoria a des convictions et c'est pour elles, qu'elle se bat.

Si toutefois elle semble forte et déterminée, il ne faudrait pas grand chose pour couper les sublimes ailes de son plumage et ainsi l'empêcher de prendre son envol. Sûrement a-t-elle dû être blessée de trop nombreuses fois. Peut-être que son espoir ne se rattache qu'à un simple filament. Petit et fragile. Cassable. Il serait si facile de le rompre. Un véritable jeu d'enfants et pourtant, on n'ose s'en approcher. On se méfie car on le sait, elle est bien entourée. Si un jour la reine venait à chuter, bien des bras seraient là pour la rattraper. Elle est aimée, elle chérit, mais plus encore, elle aime et elle adore.

C'est à se demander ce qui se cache derrière ce regard améthyste. Qu'elles sont donc les souhaits que formulent son cœur, les histoires qu'elle imagine...Car enfin, elle est capable de tant de choses. Non, vraiment rien ne nous surprend à son égard. Elle est naturelle, elle est vraie. Les artifices ne sont pas fait pour elle, pas plus d'ailleurs que l'on aurait pu l'imaginer assise sur un trône. Et
pourtant...Pourtant ! Impeccablement installée, elle reste dans sa position alors que son esprit s'évade. Non ! Que ceux qui tentent de faire passer quelques médisances à son sujet, gardent pour eux leur viles paroles et leur venin. Il n'y aucun doute possible concernant son envie de faire tout son possible pour que le royaume d'Angleterre soit bien dirigé, cela ne l'empêche pas toutefois, d'avoir envie de partir et de quitter ce fardeau. On ne vit jamais vraiment en étant dans cette position.

Victoria ne s'en tient pas qu'à cela. Bien sûr que non. Son esprit bien qu'adroit et perspicace, n'en demeure pas moins songeur. Si ce n'est une utopie qui s'évade de ses pensées, ce sont des rêves et des espérances. La reine est une rêveuse, elle voit et mieux encore, elle imagine. Elle se passionne et s'émerveille. C'est une candeur qui saisi parfois son cœur, au point où elle s'égare dans de lointaine contrées. Il lui arrive parfois d'avoir des regrets, de vouloir retourner en arrière, comme dans une vie passée. Toutefois, ce n'était seulement que le temps de l’innocence. De l'enfance. Aujourd'hui il est trop tard. Bien trop tard. Elle ne profite plus comme avant, elle ne qu'attendre et patienter, sans toute fois se voiler la face. Réaliste sans toute fois pouvoir s'empêcher de rêver.

Elle est pareil au vent à la fois si forte et si insaisissable, qu'elle en devient troublante. Il n'est pas utile de la chercher, elle seule viendra vous trouvez. Esprit fugace, elle apparaît et disparaît comme un fantôme. Il n'est la plupart du temps question que de quelques que de heures, juste pour se retrouver, pour pouvoir penser en toute liberté. Parfois pourtant, on ne sait où ses songes l'emportent...Il fini toutefois par réapparaître, plus enjouée que jamais. Finalement, elle n'est pas compliqué, le plus reste encore de savoir ouvrir ses pensées. Elle est le papillon qui doit être capturé dans le filet. Rien de plus. Rien de moins.

Victoria est un tourbillon de bonheur. Elle chante, elle rit et s'amuse, s'intéresse à tout. A n'importe quoi. L'esprit vif. L'esprit évasif. Elle aime avec passion et hait avec ardeur. Elle vit avec le cœur. Pure et spontanée, on ne pourrait douter d'elle. On comprend son attachement à chaque chose. On l'envie un peu pour ce dévouement, pour cette affection qu'on lui porte presque trop naturellement alors qu'elle-même ne le voit pas. Elle ne saurait trouver en elle, ce qu'elle aime tant chez les autres. Petit oisillon sans défense, elle cache en elle la grandeur d'un aigle.

Je serais seul être capable de t'apporter l'ombre.


Derrière l'écran:


    Pseudo :Trinity
    Age:19 ans
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?:Je me le demande 8D
    Des Remarques ou impressions?Marions-nous? ♥
    As-tu lu le règlement ?Non, c'est évident que non!
    Code du règlement :AUTOVALIDATION *-*




DC ~ Melissande A. Sullivans

THE AMAZING STAFF:
 


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Victoria England Nightray
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MessageSujet: Re: Victoria England Nightray ~ Ange au coeur d'or   Ven 24 Aoû - 22:21

Tout n'est que péché ~


C'était par une nuit chaude. La saison qui s'était arrêtée pour quelques mois, n'était encore que le printemps et pourtant, l'air se faisait déjà chaud. Son humidité n'était que trop pesante et malgré les palettes de couleurs qu'offrait pareil cycle, il ne faisait pas bon vivre. Sûrement est-ce cela qui aurait pu justifier ce qu'il se déroulait, ou peut-être que non. Peu importait l'heure ou le jour en réalité, le temps n'était après tout qu'une simple succession de chiffres tous plus insignifiants les uns que les autres. Non, l'influence du futur, aussi proche était-il, n'était pas une conséquence du sablier...Seulement celui de l'orgueil.

Nous étions en France et pour des raisons qui demeurent insoupçonnables aujourd'hui, le couple des Roseburry hautement renommée par delà la mer, se trouvait à la cour du Roi. Sans savoir le pourquoi ni le comment, cette famille était apprécié à la cour française et ce malgré les différents qui existaient entre les deux pays. Quel qu’en soit la raison, les nobles se gardaient bien de toucher mot au souverain à ce sujet. Frederick, puisque tel était le nom du mari, passa sa soirée avec le roi profitant parfois de quelques moments d'absences de celui-ci, pour se fondre dans la masse et plus précisément, pour se faire admirer. Oh oui, son orgueil était bien grand et il savait qu'il n'avait besoin de rien pour que l'on tombe à ses pieds. Il était riche et beau. Il était puissant. Rien, non rien ne lui résistait. Pour lui, tout n'était qu'évidence, nul besoin de soucier de ce qui n'avait pas besoin de l'être.

Toutefois, l'être qui partageait sa vie était d'une beauté bien plus impressionnante encore. Emmy était connue de tous à travers tous les pays occidentaux, et Frederick n'aurait pu trouver plus parfaite épouse pour vivre à ses côtés. Nul ne pouvait les oublier lorsqu'ils entraient dans une salle, car enfin ils étaient si majestueux. A l'observer avec attention, à l'écouter, on aurait pris Emmy pour une véritable sainte. Cependant, le venin qui coulait dans ses veines était pire encore que celui de son époux. Sa vanité était sans limite, et elle était prête à tout pour goûter aux plaisirs de la chair. Son goût pour le péché était d'une grandeur démesurée, elle a qui tout réussissait, ne se privait de rien.

Emmy bien que si pure à l’œil, se révélait une terrible tentatrice qui n'avait peur de rien. Si son apparence était celle d'un ange, elle cachait en son cœur un démon malveillant et perfide. Elle n'était pas du genre à se salir les mains et pourtant, si elle avait dû le faire, c'est sans hésitation qu'elle aurait tranché la gorge des gêneurs. Cette nuit, c'est sur le roi en personne qu'elle jeta son dévolu.

Lui-même ne su comment elle arriva dans chambre, il la soupçonna d'avoir soudoyé ou charmé quelques employés du palais, mais peu importait...Car elle était bien là. Femme démoniaque aux courbes dignes d'une succube, c'était également une furie aux griffes acérées. Le secret était bien caché, mais elle n'eut besoin que de peu de paroles pour que le Roi de France l'accueille dans ses draps.Cela faisait bien longtemps déjà qu'il lui avait cédé, et l'inverse était également vrai. Cette nuit ne serait qu'une de plus parmi celles qu'ils avaient passés ensemble. Dire qu'ils s'aimaient aurait été idiot, ils n'avaient rien de plus à partager que la chaleur de leur corps. Ce fut une nuit merveilleuse pour eux, et le duc n'éveilla aucun soupçon sur l'absence de sa femme. Le lendemain déjà, ils prenaient la route pour l'Angleterre.

Ce que nul ne peut ignorer, c'est que les plaisirs de la chair ont parfois de grandes conséquences. Toutefois, qui aurait pu se douter que cette seule nuit, aurait le pouvoir de tout faire basculer. On apprit bientôt que la Duchesse attendait un enfant. Aussi étonnant que cela puisse paraître, son époux fut ravit. Bien que peu de choses semblait animait son être, il avait cependant toujours souhait un héritier qui prendrait ainsi sa succession. Malgré tout, le sort en décida autrement. Lorsque la gestation fut achevée et que vint l'heure de l'accouchement ce ne fut pas un garçon,mais une petit fille qui vint au monde.
    « Ma chère épouse, quel est le nom que vous souhaiteriez lui donner ?
    ▬ J'aimerais quelque chose de grandiose...
    ▬ Que pensez-vous de...Victoria ?
    ▬ Et tu le sera victorieuse, comme ta mère. Soit digne de ce nom mon enfant. »
Il était assez difficile de penser que cette femme aurait pu être mère un jour, et pourtant, l'instinct maternelle se réveilla en elle. Ce fut court, juste assez pour donner de quoi grandir à son enfant, puis elle cessa de son occuper préférant être libertine, plutôt que de subir ce qu'on attendait d'elle en tant que mère. Elle n'avait jamais réellement voulu fonder un famille, tout à l'inverse de son mari. Toutefois lui aussi n'apporta aucune réelle affection à sa fille, il aurait temps voulu un fils. Maintes fois, il tenta de procréer avec sa femme, mais étrangement, ils n'eurent jamais de second enfant.


Victoria de son côté, grandit comme une enfant ordinaire à un détail près, qui concernait bien évidemment le comportement de ses parents à son égard. On n'aurait su dire si cette absence la blessait, où si bien au contraire, si elle savait s'en contenter. A dire vrai, on ne se posait pas vraiment la question ce n'était que secondaire, tout comme le fait que ses cheveux aient la couleur des blés, mais que ni sa mère ni son père ne possédait pareille chevelure. Ses étaient d'un rare améthyste tout comme sa génitrice, mais les ressemblances s'arrêtaient là. La duchesse avait bien remarqué ce détail qui aurait pu être dangereux pour elle, mais elle savait que dans sa position, on ne lui ferait rien. Le pouvoir est une cadeau bien merveilleux.

Il était temps à présent de commencer l'éducation de la jeune demoiselle, qui ne l'entendait pas de cette oreille. Bien sûr, Victoria était animée par la curiosité et le désir d'apprendre, mais dans l’enseignement des manières de la cour ou encore, dans l'assimilation des noms qu'il fallait retenir, elle était mauvaise. Oui, mauvaise dans le sens où elle ne portait aucune intérêt pour ses choses. Savoir se tenir droite, parler avec distinction, tout cela n'était que foutaise à ses yeux, comme aux yeux de n'importe quel enfant. Très tôt déjà, elle montra au monde qu'il était impossible de l'enfermer, il était déjà bien loin l'oiseau que de simples barreaux de cage pourraient retenir.

Le souhait de la petite fille n'était pas d'embêter les employés de manoir familial, ni de leur rendre la vie impossible, mais il fallait bien reconnaître que c'était un jeu fort amusant. Elle profitait d'ailleurs de l'absence de ses parents pour s'échapper autant qu'elle le pouvait. Si ils avaient été là, elle aurait été corrigée sévèrement cela ne faisait aucun doute, seulement voilà : ils n'étaient pas là. Les jours où ils étaient présent se ressemblaient tous, Victoria était enfermée à longueur temps. Dirigée à la baguette comme le ferait un maestro avec son orchestre. Pas de jeux, pas de sourires, juste un froid glacial. Cette distance la blessait parce que les rares fois où elle était sortie en ville, elle avait vu des enfants sourires et s'amuser avec leurs parents, mais elle n'y avait pas droit. Pas elle, non elle devait être sage. Elle se devait d'être correct, mais elle aurait bien voulait crier au monde combien elle détestait toutes ces manières. Combien elle les détestait. Ah ça, elle ne pleurait, mais en elle bouillonnait une rancœur maladive qu'elle cachait au mieux.

Ce jour-là n'était pas bien différent des autres. Le manoir était vide et la petite héritière de la famille Roseburry courait à travers les couloirs, encore vêtue de sa chemise de nuit, une peluche dans les bras. A en voir son visage, il n'y avait pas de doute possible : elle s'amusait. Elle jouait comme un enfant de son âge devait le faire. Ah ce qu'elle pouvait aimer la sensation de transgresser les règles, c'était sa dose d'adrénaline dont elle avait déjà besoin et pourtant, elle était encore si jeune. Cela en était si troublant.

Au détour d'un couloir elle glissa et tomba. Elle prit juste un instant pour regarder son genou brûlé par la moquette, puis elle reprit sa course dans les corridors. A ses trousses, plusieurs majordomes et servants haletants, la poursuivaient. On aurait très bien pu penser que ce n'était que le caprice d'une enfant gâtée, mais c'était faux. En réalité, Victoria était loin d'être chérie et couverte de cadeaux, malgré le fait que ses parents possédaient une fortune incommensurable. Elle avait bien droit à quelques peluches de temps à autres, ou à quelques gâteaux, mais c'était tout. Rien de plus. Rien de moins. Les seuls présents qu'elle obtenait de ses parents se rattachaient d'avantage à son éducation ou à sa tenue qui devait être parfaite.
    « Miss Victoria, je vous en prie ! Le majordome principal de la famille avait beau s’égosiller, rien n'y faisait. Il vous faut prendre votre bain !
    ▬ Et vous avez vos leçons ! Le précepteur et le professeur de violon sont là. »
Il n'y avait pas de doute, la fillette l'avait reconnue, c'était la cuisinière. Il était vrai qu'elle n'avait pas pris son petit déjeuner ce matin. « Tant pis » se dit-elle alors. Pour toute réponse, elle eut un joli rire et elle leur adressa un sourire angélique. Elle les aimaient beaucoup en réalité, après tout, elle passait le plus clair de son temps en leur compagnie. Ils étaient un peu comme des tantes et des oncles, ou parfois des grandes sœur. C'était le cas de Suzy la cuisinière. Si quelque chose n'allait pas, c'était dans ses bras qu'elle pleurait. C'était à elle qu'elle se confiait, tout simplement.

Elle savait que la course serait encore longue, alors ne décéléra pas. A force de se cacher dans les endroits les plus improbables qu'elle pouvait trouver, ils avaient tous compris qu'il fallait être minutieux, ainsi elle ne pouvait pas se cacher ici. Dans cette aile du manoir, rien n'était à sa disposition. Elle aurait très bien pu choisir un coffre, ou un banal placard, mais ce n'était pas assez. Une seule option s'offre à elle : la fenêtre. Elle rentra dans un bureau et en ouvrit une en grand. Bien qu'elle se trouvait au rez de chaussé, l'espace entre le rebord et les buissons était grand. Plus encore pour une fille de son petit âge. Ce n'était toutefois, pas assez pour qu'elle rebrousse chemin, alors elle sauta.

Ce fut rapide, mais la chute fut douloureuse. Son vêtement était coincé dans les branches qui la griffaient, alors qu'elle se débattait pour sortir de ses serres. Soudain, elle entendit des pas plus haut et elle releva la tête. C'était Suzy, qui étrangement ne jeta pas un seul coup d’œil en bas. Peut-être l'avait-elle vue, peut-être pas. Elle la savait assez gentille pour feindre et mentir, mais elle savait également qu'elle se montrait parfois un peu sotte. Rien de bien méchant, mais cela faisait rire la petite Roseburry. Maintenant qu'elle savait seule, elle entreprit de sortir du buisson. Avec lenteur, elle se laissa glisser jusqu'à ce que ses pieds touchent le sol. Sa robe était trouée et elle avait quelques égratignures, mais cela ne l'arrêterait pas. Elle savait exactement où elle allait se rendre, et quiconque la connaissait un temps soit, aurait pu le devinait aisément. Toutefois, elle savait qu'on ne viendrait pas la chercher. Il devait bientôt être midi, et ils étaient certainement être tous très fatigués. De plus, cela équivaudrait à une nouvelle course poursuite, elle n'avait donc pas de crainte à avoir.


Victoria fit rapidement le tour du manoir, en passa sous la fenêtre des cuisines, elle saisit un biscuit encore tout chaud et le grignota. Les terres de la famille étaient grandes, mais elle les connaissaient sur le bout de ses doigts pour les avoir parcourues maintes fois. Cependant, le lieu qu'elle voulait rejoindre n'était pas si éloigné.

Il y avait une chose qu'elle adorait par dessous tout, c'était passer du temps en compagnie des animaux. Les bêtes qu'elles soient à poil ou à plumes, avaient toujours attirés la fillette et la réciproque semblait vraie. Elle aurait pu passer des journées entière à monter ou à nourrir les poules. Elle s'occupait des petits comme une véritable mère, et c'était sûrement à l'époque, un signe de l'honorable femme qu'elle deviendrait.

Les heures et les minutes passèrent à une vitesse impressionnante. Cela allait si vite qu'elle en était presque déçue. Elle se demandait pourquoi personne ne voulait comprendre ce qu'elle ressentait. Elle trouva cela tellement injuste. Oui, elle voulait apprendre des choses, elle avait tant envie. Pourtant, savoir comment faire une révérence n'était rien comparait à l'astronomie ou à la philosophie. Elle était attirée par des choses hors de sa portée. Finalement, on la traitait d'incapable sans l'avoir laisser faire ses preuves. Elle s'allongea au pied de l'arbre sous lequel elle se trouvait, et sombra dans les bras de Morphée tandis que des larmes coulées aux coins de ses mirettes.

Quels étaient donc ses bruits qui venaient la déranger ? Elle crut reconnaître des pas puis des voix. On criait. Oui, c'était bien cela. Peu à peu, elle ouvrit les yeux. Face à elle, ses parents et quelques servants, sans doute là en quelconque décoration. Elle n'eut pas le temps de relever que son père l'avait déjà saisit par les bras. Sa poigne était de fer, et la douleur dans ses bars était si vive qu'elle lui tira une grimace.
    « Es-tu donc inconsciente ? Combien de fois faudra-t-il te le répéter ? COMBIEN ? ET BIEN REPONDS !
    ▬ Mais Père... La gifle fut si violente qu'elle lui coupa le souffle. Des larmes roulèrent peu à peu sur ses joues.
    ▬ Il n'y a pas de mais qui tienne. Contentes-toi d'obéir à l'avenir, ou bien je serais obligé sortir ma ceinture. Attends donc que ta mère te vois...»
La reposant sur le sol, il la tira par le bras jusqu'au manoir. Victoria évita chaque regard qu'elle aurait pu croiser. Il ne fallu que quelques minutes pour rentrer et déjà, elle attendait la réaction de sa mère. Dans le fond, elle ne savait pas lequel était le plus à plaindre, son père ou sa mère.
    « Seigneur ! Victoria, serais-tu folle ? »
Oh non, Victoria ne prit aucunement la mouche. C'était habituel. Partagée entre rancœur et honte, elle préférait se taire et ainsi, les discussions ne s'éternisaient pas. Elle eut évidemment droit à un sermon et reçu une autre correction. Comme d'habitude. Parce que dans cette famille tout se ressemblait , ce n'était rien de plus qu'une routine lassante. Le lendemain, tout recommencerait à nouveau, parce que c'était sans doute...ce qui devait être. Quoi qu'il en soit, c'était ce dont elle essayait de se convaincre tant bien que mal. Les larmes n'auraient servies à rien, pas plus que les mots. Elle se savait incomprise et c'était bien là, tout le poids qui pesait sur ses épaules. Elle était néanmoins loin de savoir tout ce qui l'attendait...


    « Non.
    ▬ Mademoiselle, je vous en prie ! Votre père vous demande, il semblerait que cela soit important.
    ▬ Non, je n'irais pas. Je sais ce qu'il attendant de moi et je refuse.
    ▬ Victoria ! Cesses donc de faire l'enfant !
    ▬ Mère...Je. Je...balbutia-elle.
    ▬ Ce n'est une partie de plaisir pour personne, plus vite nous y serons aller, plus vite tout cela sera terminé. Vas donc mettre ton corsage. Nous partirons dans une heure. ET VOUS ! Allez donc l'aider. Empotée.
    ▬ Bien mère.»
A contre cœur Victoria se dirigea vers le paravent. Elle enfila d'abord ses jupons en ne cessant de prodiguer quelques injures. Elle n'était pas seule dans la pièce, mais la servante avait bien trop peur de se qui pourrait lui arriver pour en toucher mot à sa mère. Une fois qu'elle eut enfilé ses dessous, Sophia passa le paravent pour venir à ses côtés, afin de lui serrer son corsage. Avez-vous déjà tenté pareil chose ? La sensation est bien désagréable. C'est un peu comme si un poids était mis sur votre ventre, vous empêche de bouger à votre et coupant légèrement votre respiration. Malgré son corps filiforme, Victoria n'échappait pas à cette torture.

Toutefois, cela n'eut pas l'impact habituel. Non, ses pensées étaient perdues ailleurs. La jeune fille était préoccupé. Combien de fois avait-elle eu une discussion à ce sujet avec sa mère ? Bien trop. Elle se souvenait encore du soir où elle était rentrée dans sa chambre sans crier gare, surprenant sa fille à une heure tardive. Jamais encore, aussi loin que la mémoire de l'héritière remontait, elle n'avait vu sa génitrice agir ainsi.

Évidemment, cela ne l'empêcha pas de prendre ses aises. Elle ne s'était nullement demandé si elle avait pu déranger sa fille, pour une quelconque raison. Non. Elle s'était simplement assise à côté d'elle sur son mit, affichant sur son visage de succube, un large sourire qui eut le don d'inquiéter sa descendance.
    « Ma chérie, j'ai une grande nouvelle à t'annoncer.
    ▬ Elle doit être grande en effet, pour que vous déplaciez jusqu'à moi.
    ▬ Ne dis pas de bêtises voyons ! Elle marqua un silence, son sourire toujours figé. Bien voilà, nous t'avons enfin trouvé un mari.
    ▬ Toutes mes excuses, mais...
    ▬ Ne m'interromps pas! Tu n'es pas sans savoir que tu auras bientôt l'âge de te marier. Toutefois, il te faudra d'abord rencontrer pour voir si tu conviens. L'accord est passé depuis bien longtemps, mais ils préfèrent savoir si tu seras à la hauteur. Nous nous y rendrons donc à la fin du mois. Tâche d'adopter un digne comportement d'ici là.
    ▬ Je ferais de mon mieux. »
Le grand jour était malheureusement arrivé bien trop vite aux yeux de la jeune Duchesse. Elle était très inquiète, parce que même si elle ne souhaitait pas, beaucoup de choses reposaient désormais sur ses épaules. C'était très déroutant pour elle, elle aurait tant aimé pouvoir échapper aux traditions. Elle n'avait encore jamais songé au mariage évidemment, elle était bien jeune encore. Elle était un peu comme une princesse, elle avait rêvé à l'amour. Amour qu'elle n'obtiendrait sans doute jamais. Elle avait voulu se confié à sa mère....Quelle grossière erreur. Celle-ci s'était contentée de lui rire au nez, lui expliquant que le fait qu'il n'y ait pas d'amour dans un couple, n'était en rien handicap.
    « Ce que tu peux être sotte ma fille. Tu découvriras bien d’autres façons de te divertir, crois-moi sur parole.
    ▬ Je vous crois mère, je vous crois. »
Elle était donc là, à se vêtir pour plaire. A se vêtir pour faire bonne impression. Ridicule selon elle, nécessaire selon sa mère. Qu'aurait-elle du faire ? Désobéir ? Pour mieux être punie. Fuir ? Mais pour aller où. Non, elle devait faire face à son destin voilà tout. Elle n'avait plus le choix, parce que dès qu'elle fut mise au monde, c'était déjà écrit. Parce que les relations de ses parents avaient voulu qu'elle devienne un jour une femme importante.

Le temps de partir arriva très vite. On les laissa en ville, juste en face du palais. En descendant de la voiture, c'était comme si son destin avait scellé. Elle le savait et pourtant, elle n'avait pas idée de l'ampleur que cela prendrait. Accompagnée de ses parents, elle ne marcha pas longtemps. Ils furent en un rien de temps devant les grilles du château. Ils n'avaient qu'une simple rue à traverser, c'était court et pourtant, ce fut suffisant pour qu'un incident se produise. Alors qu'ils s'avançaient en toute tranquillité, un mendiant vint se placer devant.
    « Une 'tite pièce my lord ?
    ▬ Hors de ma vue insecte. »
Le duc de Roseburry repoussa violemment l'homme, dont la tête vint heurter le sol. Victoria resta interdite devant cette scène. Elle savait son père cruel, mais pas à ce point. Que représentai pour lui une simple pièce ? Pas grand chose de toute évidence, alors pourquoi ? Et il ne s'arrêta pas là. Il adressa un signe aux gardes royaux, qui vinrent récupérait l'homme. Il serait sans aucun doute puni pour avoir importuner un noble. C'est face à cet acte, que la jeune fille se jura que s'il lui arrivait d'avoir le pouvoir de combattre ce genre de geste, elle le ferait. Elle le condamnerait.

Il ne restait plus que quelques pas à présent, avant d'atteindre le château. Cependant, la jeune héritière se prit à se demander, ce qui avait poussé ses parents à choisir un tel lieu. Sûrement, s'était-elle dit alors, que cela demeurait encore le meilleur lieu pour réunir de riches familles. Ils entrèrent dans une pièce, qui à première vue semblait vide. C'était l'incompréhension totale.
    «Mère...
    ▬ Ne me déçois pas. »
La plus grande surprise était alors à venir, car le Roi en personne entra dans la pièce. Il était si impressionnant et inquiétant. L'expression féroce sur son visage, lui faisait froid dans le dos. Quelques politesses furent échangées et la discussion s'engagea. Il posa quelques à Victoria, mais elle garda le silence la plupart de temps, ses parents se chargeant de répondre à sa place. Vint ensuite le moment où elle fut totalement exclue de la discussion, presque oubliée. Encore.

Cela dura deux heures, peut-être trois. Victoria resta figée dans son fauteuil. Soudain le souverain se leva, salua les Roseburry et il sortit. La Duchesse attrapa le bras de sa fille et la tira pour sortir. Elle semblait satisfaite, presque trop ravie. Elle échangea quelques messes basses avec son époux et tous deux se mirent à rire.
    « Tu as été parfaite Victoria.
    ▬ Je dois avouer, que je n'ai pas tout saisi.
    ▬ Tu deviendras reine ma fille ! Te rends-tu compte ? REINE !
    ▬ Je vous demande pardon ?
    ▬ Bien avant ta naissance déjà, que tu serais l'épouse de l'héritier royal. Nos deux familles ont longtemps étaient très proche, et il était temps de le sceller cette amitié. Si ma foi, nous avions au un garçon, il aurait été le garde du corps de notre futur roi. Ce n'est pas arrivé. Bien heureusement et ce, malgré les désirs de ton ignorant de père.
    ▬ Vous êtes bien dure ma chère. »
Et ils se mirent à rire à nouveau, tandis que le monde de la douce Victoria s’effondrait peu à peu. Pourquoi devait-on se montrer si cruel ? Pourquoi elle ? Elle n'avait jamais rien souhaité de toute cela, mais ce qu'elle pensait, n'avait jamais eu une quelconque importance. Elle n'était que l'objet. Un objet qui servait les intérêts de personnes qui ne l'aimait pas. Pas à sa juste valeur. Si tôt furent-ils arrivés au manoir, Victoria s'échappa pour aller retrouver les seuls compagnons capables d lui porter un tant soit peu d'attention.

Elle pleura longtemps. C'était des larmes de colère. De tristesse. Tout s'expliquer à présent, sans être pour autant justifiable. Elle était déçue. Elle souffrait. C'était comme une mauvaise plaisanterie. Chacun à son destin et il ne cesse de nous rattraper...Comme une fatalité.


Il existe des esprits charmants, à la fois éblouissants par leurs connaissances et déroutants par leur illumination. Ce ne sont pas des fous non, pas plus qu'ils ne sont étranges. Il suffirait juste d'un peu de tendresse et d'attention pour parvenir à les comprendre. La sécheresse d'un cœur déserté par l'amour, ne pourrait en aucun cas saisir la pureté de ce feu qui enflamme ces âmes. Pourtant, rien ne pourrait heurter et blesser ces esprits, car ils sont libres. Brillants. Forts. On les imagine sans failles, indestructibles. On tente en vain de les atteindre, par la colère, par les coups et les mots. On les humilie.

Toutefois, il est une chose pire encore que l'humiliation : l'oubli. Pareil à l'étau qui se referme, aux mâchoires qui se serrent peu à peu, il vous enchaîne et annihile tous les songes, aussi beaux soient-ils. On n'est pas plus libre, privé de tout rêve, que derrière quelques barreaux de fer. Dénigré, privé d'attention. La solitude est à elle seule un barrage à quelque forme d'épanouissement que ce soit.
Victoria elle aussi avait trouvé sa geôle. Une prison dorée, plus solide que jamais. On l'avait trompée, on s'était servi d'elle et plus jamais, elle se sentait seule. Ce monde n'était pas fait pour elle, elle le savait depuis bien longtemps déjà, mais cela n'avait d'importance que pour elle seule. Tant de questions l'empêchaient d'être sereine. C'était comme si le monde entier s'était retournée contre. Elle avançait le cœur serrait, incapable de trouver un sens à tout cela. Il aurait été inutile d'user d'une quelconque violence, qu'elle soit orale ou bien physique, cela ne l’empêchait pas cependant d'avoir des regrets. Elle n'atteindrait jamais ce qu'elle avait tant souhaité.

Cependant, aurait-elle du s'abattre ? Non, Victoria ne pouvait se laisser dépérir, tout au fond d'elle, elle savait qu'elle devait se battre. Elle n'avait jamais encore subi, pourquoi commencerait-elle aujourd'hui ? Bien au contraire, elle avait décidé de profiter du temps qu'il lui était encore accordé. Sa liberté n'était certes que restreinte, mais on ne pouvait pas empêcher d'agir comme elle l'entendait. Son temps était compté, comme si sa mort était proche. Non, elle ne se priverait plus.

Les journées étaient désormais si courtes. Étrangement, alors qu'elle semblait plus vivante que jamais, on lui découvrait une nouvelle nature. Plus posée certes, mais pas moins agréable. Souvent enfermée dans sa chambre, elle lisait des livres par centaines. Elle qui avait toujours eu une soif d'apprendre, elle avait tout simplement renvoyé chaque précepteurs, afin de toucher à ce qu'elle aimait réellement. Lorsqu'elle n'était pas en compagnie de quelques animaux ou de quelques livres, elle disparaissait comme par habitude. C'était parfois l'histoire de quelques heures, parfois de quelques jours. Elle ne repoussa toutefois aucun devoir.

Ainsi, les mois défilèrent douloureusement. Elle fit de nombreuses rencontres et pourtant, une seule eut le don de faire revenir en elle, le goût des relations. Elles s'étaient toutes deux vues plusieurs fois à travers quelques soirées mondaines, ou parce que leurs parents avaient soudainement décidé de se voir., mais Le temps pour elles d'être réunies, n'était pourtant pas arrivé. Pas encore. Elles s'étaient amusées et avaient partagées bien des choses, bien avant que leur parents ne prennent la décision de les séparer. Elles n'étaient que des enfants, mais ce fut bien douloureux pour la douce Victoria, qui voyait en elle la sœur qu'elle n’avait jamais eu. Elle avait perdu une amie. Bien que leur chemins furent longtemps séparés, il fut également décidé qu'ils finiraient par se rejoindre à nouveau.


Leur véritable rencontre eut lui dans la fin de leur adolescence. C'était par une matinée pluvieuse au cours de la dix-septième année d'existence de l'unique enfant des Roseburry. Victoria était accoudé sur le rebord d'une fenêtre, observant les gouttes qui venaient marteler les carreaux, comme une fillette l'aurait fait. Elle les suivait du regard, alors que celles-ci ruisselaient nonchalamment sur le verre. L'héritière des Roseburry avait toujours appréciait la pluie, mais elle n'avait toutefois aucun droit de sortir par un temps pareil.
C'est alors que de manière inopinée, une voiture fit son apparition dans les allées du manoir. Oh, elle aurait reconnu la couleur de ce bois et le blason entre mille. Les Campbell venaient régulièrement au manoir, mais voilà bien longtemps que leur fille avait disparue. Toutefois, lorsqu'elle la vit descendre et se diriger vers la battisse, la blonde n'eut aucun doute. C'était bien elle. La même chevelure rousse, le même regard, mais une étrange et poignante expression. Elle semblait si méfiante.
    « Victoria, nous avons de la visite. Descends je te prie. »
Elle ne prit pas le temps de réfléchir une seconde de plus et se précipita hors de sa chambre. Une fois en bas, tout le monde refit connaissance, comme si quelques années avait tout pu effacer. C'était tout bonnement ridicule. Très vite, les parents oublièrent leurs filles, ou peut-être, décidèrent de les oublier pour aller faire ce qu'ils faisaient de mieux. Boire et plaisanter n'avait vraiment rien d'exceptionnel.

Alors elles étaient là toutes deux. Seules dans l'entrée du manoir. C'était étrange de se retrouver ainsi après plusieurs années. Erin dévisagea Victoria, qui ne put s'empêcher de faire de même. Oui, le temps avait passé, et il avait laissé ses traces. Il y avait quelque chose chez la douce Erin, qui dès le premier regard avait eu le don de la séduire. Lorsqu'elle plongeait dans son regard sanguin, elle n'y trouvait de la douceur et de la vertu. Pourtant, il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre qu'une barrière les séparaient. Elles étaient là si proches et malgré tout, plus distantes que jamais. Le silence demeurait, comme symbole de ce fossé qui s'était creusé. Profond, douloureux.
    « Erin. Je...Cela fait si longtemps.
    ▬ Beaucoup trop longtemps semble-t-il.»
Sec. Froid. Transparent. Elle ne trouvait pas ses mots. Elle était troublée. Il était évident qu'elles n'avaient jamais été de grandes amies, mais ce rejet lui était douloureux. Elle avait encore une fois perdue quelque chose. Cette fois, ce n'était qu'un sourire, un charme apaisant. Mutisme déchirant.

Les couples revinrent, préférant ne faire aucune remarque sur la pétrification des deux jeunes femmes, qui n'avaient pas bougés. C'est là que cela tomba, comme un couteau trancherait de la viande.
    « Bien, vous serrez certainement ravies d'apprendre qu'à partir d'aujourd'hui, vous ne quitterez plus. Victoria, Erin sera ta garde du corps lorsque tu seras enfin mariée.»
La Roseburry eut alors un regard pour sa pair et lorsqu’elle croisa ses yeux, elle comprit enfin que sa détresse n'était que partagées. Sans se demander ce qu'allait pouvoir penser les parents, Victoria attrapa le bras d'Erin et l’entraîna jusque que dans les cuisines. Là, elle prit un gâteau et l'enfourna dans la bouche de la jolie rousse.
    « Tu m'en diras des nouvelles.»
Elle était souriante et naturelle. On pouvait facilement lire de la surprise sur le visage d'Erin, qui semblait complètement déconcertée, mais Victoria avait envie de briser leurs chaînes. Devoir rester aux côtés de quelqu'un qui se tapissait dans le silence allait lui être insupportable. Elle ne voulait plus de tout cela, elle avait besoin de soutient. Elle voulait faire comprendre à sa pair, qu'elle serait une épaule pour elle et que jamais elle ne souhaiterait lui faire du tort. On observant la mine figée de la rouquine, Victoria ne put s'empêcher de rire et Erin se mit à l'imiter.

Erin était plus que jamais son égale, aussi prisonnière et enchaînée qu'elle ne l'était elle-même. Mais ce qu'elle comprit aussi, c'est qu'à son côté elle trouverait quelqu'un pour la soutenir. Elle allait prouver à Erin qu'elle allait beaucoup mieux que ce que l'on pouvait penser. Victoria n'aurait alors su dire pourquoi, mais elle retrouva une lueur d'espoir. Peut-être qu'ainsi...l'avenir serait meilleur.





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Dernière édition par Victoria England Nightray le Mar 29 Jan - 10:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Victoria England Nightray ~ Ange au coeur d'or   Mar 29 Jan - 10:01

Suite



Il y a des événements douloureux, des péripéties capables de bouleverser toute une vie, toute une stabilité qui s'était établie au mieux. Il faut souvent se démener pour arriver à tout cela, de la force et du courage pour faire face en affrontant, et en surmontant chaque difficultés. Toutefois, il est des choses que l'on ne peut prévoir, des choses auxquelles personne ne peut être préparé. Des nouvelles qui annoncent des changements si grands, qu'ils en deviennent effrayant. C'est alors tout un monde s'effondre, brique par brique, rêve par rêve et vie par vie.

La jeune Victoria en avait connu des difficultés, on s'était souvent opposé à elle, mais n'avait vraiment été insurmontable. Dans le fond, elle n'était sûrement pas la jeune fille la plus à plaindre du royaume d'Angleterre. C'était même évident. Elle vivait sous un toit et son confort était précieux, tout était bien douillé et étudié pour son bien-être. Certains aurait donné leur âme pour une belle cheminée dans laquelle grisaillait le bois fraîchement coupé en forêt. Non, rien n'était gravé, rien ne l'avait profondément touchée ou blessée.

Ainsi, elle voyait encore un peu d'espoir au bout de ce long couloir. Bien que sombre et sinueux, elle ne désespérait pas de trouver le bonheur, et de pourvoir être comblée, même si tout cela n'était encore que chimère.

Victoria était simple et calme, elle se serait contentée de si peu de choses pour vivre en définitive, mais c'était les marches d'un palais et la direction de tout un royaume qu'on lui offrait. Ce présent, elle l'aurait refusé si elle avait pu. Si on lui avait donné le choix, elle se serait enfuit à toute jambes. Pour la mignonnette qu'elle était, l'avenir qu'on lui réservait été des plus inquiétants. Malgré tout, elle gardait le sourire. Rien de bien plus effrayant encore, rien de pire, ne pouvait réellement lui arriver. Oui, elle en était certaine.
Elle qui avait toujours eu ce désir de voir le monde et de voyager par delà la mer, elle allait bientôt être conquise par la nouvelle qu'on allait lui annoncer. C'était par une journée d'été. Le soleil était si haut dans le ciel, qu'il n'aurait pas été étonnant que midi sonne bientôt. La jeune fille avait, comme à son habitude, fuit le cocon familial préférant l'air frais et le champs de blé.

Sa mère était à sa recherche, et il ne lui fallut que peu de temps pour comprendre où elle la trouverait. Si ce n'était pas dans les bois, elle était forcément à l'étable. Il suffisait de voir si son cheval était dans son box ou non. Bien évidemment, c'est là qu'elle se trouvait, frottant le poil de la bête et les yeux brillants d'un sentiment bien inconnu à sa génitrice.
    « Ma chérie, par ici veux-tu ?
    ▬ Bien, j'arrive mère. »
Elle aurait bien soupiré, mais elle savait que sa mère ce serait offensée. C'était sans cesse la même rengaine, elle la connaissait par cœur. Agacée et désespérée par le fait de ne pouvoir être tranquille, elle jeta violemment la brosse dans le foin et fit la grimace, bien que sa mère ne put le voir. C'était assez immature de sa part, mais on ne lui demandait pas d'être intelligente, juste de bien se tenir et d'être belle. Comme statue silencieuse et ennuyante. Voilà tout.
    « Nous allons partir.
    ▬ Bien, cela n'a rien d’inhabituel Pour quand est prévu votre retour ? Je suppose que le « nous » comprenait père.
    ▬ Non ma douce, tu n'es pas. Tu viens avec nous ?
    ▬ Mais...mais, pourquoi cela ? Vous savez que je déteste les lieux dans lesquels vous vous rendez.
    ▬ Tu ne comprends pas. D'ici une semaine tout au plus, nous nous rendons à Paris ! Nous allons visiter la France ! »
Elle n'osait y croire. Jamais ils ne l’avaient emmené pour de grand voyage. Elle se doutait bien que le voyage n'en serait pas réellement un, mais elle avait toujours rêver de voir la ville lumière. Cette perspective de voyage avait de quoi la réjouir. Elle se prit à rêver à de beaux paysages, à des contrées encore inexplorées et qu'elle aurait tout le loisir de parcourir.

Le voyage ne prit que deux ou trois semaines, rien d'extraordinaire en somme, pourtant cela paraissait interminable pour la jeune fille. Toutefois, elle ne cessait de s'émerveiller devant tout ce qu'elle découvrait. Elle vit la mer pour la première fois et elle trouvait cela fantastique. Mais elle ne fut pas au bout de ses surprises, la vie parisienne et la ville eurent de quoi l'enchanter. Bien évidemment, la vie mondaine parisienne pas plus que la londonienne, n'avait rien pour la réjouir. Cependant, c'était secondaire. Mieux encore, on ne s'occupait pas de ce qu'elle pouvait faire, elle avait donc errer dans le palais et ses jardins, avant de préférer la forêt.

Malgré tout, il ne pouvait y avoir de lumière sans ombre. Dans cette délicieuse découvert qu'elle avait faut en cette ville, elle fit également la rencontre d'un jeune que son instinct lui dictait de repousser avec violence. Charles, tel était son nom, et il était le fils du roi. Pis encore que le comportement malsain que pouvait avoir son père, le jeune blond était destructeur avec les autres, comme envers lui.

C'était sans doute la première qu'elle se trouvait si déroutée face à quelqu'un. Elle était loin d'être idiote, le comportement du prince était mauvais, mais elle ne pouvait s'empêcher d'avoir de l'empathie pour lui. Car enfin, au même titre qu'elle, il était enfermé dans une cage dorée dont les barreaux n’avaient de cesse de se resserrer. Peut-être se sentit-lui prisonnier. Peut-être que lui aussi aurait voulu crier sa haine au monde. Elle ne pouvait pas le savoir, et jamais elle ne se serait permis de lui poser une quelconque question à ce sujet.

Bientôt, le roi de France organisa une de ses célèbres soirées, à laquelle les parents de Victoria furent conviés en tant qu'invités de marque. Bien que cela déplaise à la jeune femme, elle fit partie elle aussi de la soirée à la demande de ses parents.

Comme c'était beau et si, envoûtant. C'était rouge, c'était jaune et chaud comme un feu. Tant de couleurs qui réchauffaient l'âme dès les premiers regards. A la lueur des lustres aux milles et unes bougies, des ombres majestueuses dansaient sur les riches tapisseries, les rendant vivantes au regard. On s'imaginait ces peintures rupestres qui contait des histoires, poussant l'imagination au delà de ses retranchements. Pourtant ici et maintenant, c'était bien vrai. C'était palpable. Les rires s'élevaient et les rumeurs couraient. C'était vivant et cette vie, elle l'aimait déjà et cependant, même si les danses avaient su l’envoûter, elle savait que les médisances de ce monde pourraient être fatales au petit oiseau égaré qu'elle était. Il était pourtant fou de penser qu'elle ne s'animait d'aucune force. Fragile elle l'était dans ce monde qui n'était en rien le sien, mais si elle avait des ressources insoupçonnées.

Victoria se plaisait, mais elle avait bien compris que sa place n'était pas en ces lieux. Ces faces masquées l'effrayaient, tant leurs regards étaient si pressants à l'observer ainsi. Ils s'intéressait à elle pour ce qu'elle représentait, pour ce qu'on attendait d'elle, mais pas pour ce qu'elle était. Elle, elle voulait seulement se faire oublier et disparaître. Ainsi, elle s’éclipsa dès qu'elle en eu l'occasion.

UNDERCO ♥








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