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 Qu’un rideau de feu soit ton linceul. [Pv : Melissande ♠]

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Charles de France
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MessageSujet: Qu’un rideau de feu soit ton linceul. [Pv : Melissande ♠]   Jeu 26 Juil - 11:45

Même en cette journée peu ensoleillée, l’astre étant dissimulé mutinement derrière les épais nuages couvrant le Ciel de leurs corps imprécis, les plus mauvaises humeurs n’auraient su être apaisées. C’était le cas de Charles de France, le Seigneur du pays dont il a dû endosser jusqu’au nom lors de son accession au Trône. Nulle activité à laquelle il avait pu s’adonner depuis son réveil n’avait réussi à l’apaiser un tant soit peu. Même la chasse aux loups ne lui avait pas changé les idées suffisamment, au point qu’il ne resonge pas au mauvais rêve de qui il avait été la pauvre victime la veille au soir.

Il avait revu son père, fort et en pleine santé, revenir d’entre les morts pour l’accabler de reproches – pour ne pas changer – et lui reprendre ses possessions, sa couronne étant la première concernée. Et rien de ce qu’il avait pu dire n’avait arrêté ce tyran fantomatique, que le Monarque actuel aurait largement préféré oublier définitivement. Par la même occasion, ses songes l’avait désagréablement mené jusqu’au seul portrait de sa défunte mère ; L’unique joyau peint lui permettant de se faire une idée plus précise des contours graciles de sa douce génitrice. Ce dernier, dans son cauchemar de la nuit dernière, demeurait être la proie des flammes de l’Enfer et plus l’homme a la chevelure d’or essayait d’éteindre l’incendie, moins il y parvenait, ne faisant que rendre les avatars serpentant du Diable plus forts et plus vigoureux a chacune de ses vaines tentatives.

Fort heureusement, tout ceci ne fut que le fruit d’un mauvais rêve et il se surprit même a soupirer d’aise lorsqu’il s’en rendit compte par ses propres moyens, alors que le Soleil frappait alors ses rideaux de velours rouge, s’insinuant dans la Chambre du couple Royal, celle qu’il partageait avec son « épouse », bien qu’il ne la considère nullement de la sorte. Une fine gerbe de lumière, rendue rouge a cause du tissu qu’elle se vit contrainte de traverser, acheva de le tirer définitivement de sa torpeur et le fit se lever lentement, avant qu’il ne se fasse apprêter par les domestiques royaux et ne s’extraie de la pièce sans même jeter un regard en arrière pour Diane. Après tout, il ne faisait que partager sa couche avec elle, le reste ne l’intéressait absolument pas. Qu’elle reste à flâner au lit toute la journée ou fasse une quelconque activité autre, tant qu’elle ne déclenchait pas une guerre ou ne le mettait pas en colère, le Monarque n’en avait que faire.

C’est tout de même avec une parure violacée en dessous des yeux qu’il monta sur le Trône ce matin là, prêt a subir le sempiternel ballet des réclamations en tout genre et a entendre la longue liste de ses obligations auxquelles il se devait de prêter intérêt, après sa –trop- courte escapade a dos de cheval il y a peu. Le simple son de la voix de ce régisseur des dettes parvenait à l’ennuyer plus qu’il ne l’aurait jamais cru possible. Le bras posé nonchalamment sur l’accoudoir de son siège sacré, symbole même de son influence, Charles avait relevé ce dernier jusqu'à son visage et laissait alors sa joue s’appuyée contre la paume de sa main gantée.

Rares étaient les fois ou il s’était tant laissé aller, et présentement, l’expression dépeinte sur son faciès traduisait totalement son manque d’intérêt pour tout ce qui pouvait l’entourait. La Reine se trouvait-elle sur le trône juste a côté du sien ? A vrai dire, il n’en savait rien et c’était bien le cadet de ses soucis. Qu’elle se torde le coup après une mauvaise chute – un accident est si vite arrivé se dit-il alors – dans les longues marches de l’une des Tour du Château si elle souhaitait lui être un tant soit peu utile.

Un soupir passa ses lèvres desséchées par l’ennui. Que pouvait-il faire pour s’occuper l’esprit ? En cette fin de matinée, le Roi lui-même avait été surprit de son comportement si calme. Aucune exécution n’avait été proclamée à la vas-vite, a cause d’un emportement soudain. Ceci ne lui ressemblait guère ! Que Diable, il était donc en train de changer ?! Impensable ! Charles resterait lui-même et nul ne le modèlera son bon vouloir. C’était une chose qu’il s’était promis a lui-même dés lors que son couronnement s’était achevé, lorsque l’Eglise elle-même s’était tut, comme pour appréhender le règne de folie qu’il s’apprêtait à déverser sur la puissante France toute entière.

Se redressant afin de faire honneur à son rang, le Souverain porta soudainement une attention particulière au valet qui se tenait devant lui, droit comme un « i ». Que lui voulait-il à faire le piquet ainsi ? Ne laissant pas plus de temps a ses réflexions, immédiatement il fit gronder son imposante voix dans l’immensité de cette salle, illustrée par les plus grands artistes de ce siècle.
    « Que veux-tu à ton Roi, sinistre mécréant ? Maugréât-il, sans une once de pitié dans ses propos.
    - C…C'est-à-dire que..que…que je…
    - Et bien ? Tu a donc besoin que l’on t’arrache les dents une a une pour pouvoir t’exprimer convenablement ?! renchérit aussitôt sa Majesté, par pur jeu malsain.
    - Les invitations pour votre prochain bal sont arrivées de vos imprimeries Mon Seigneur ! Je venais vous… vous les porter afin que vous puissiez voir si le travail demandé fut bien réalisé selon vos exigences.
    - Hum, ce n’est donc que ça… » Terminât Charles, une moue déçue sur le visage.
Il aurait apprécié qu’on lui apporte une mauvaise nouvelle, afin d’entrer dans une colère sombre et avoir une raison valable d’envoyer le messager à la potence dans les plus brefs délais. Mais ce n’était malheureusement pas le cas et l’on requérait simplement son avis au sujet d’invitations dénuées de tout attrait à ses yeux. Toutefois, par soucis d’essayer de s’occuper l’esprit, mais aussi et surtout pour éviter a tout prix que la potiche tenant le rôle de sa femme ne lui rabatte les oreilles a propos d’une chose pareille – ce dont elle serait parfaitement capable, la bougresse !-, le Roi concéda a vérifier lui-même de quoi il en retournait. La moindre erreur déceler et il ferait aussitôt exécuter les ouvriers, tiens. En voici un bon argument pour ôter une vie !

C’est alors qu’il s’interrogeât sur le pourquoi d’une telle pensée. Auparavant, disposer ou non d’une raison lui était bien égal tant qu’il pouvait faire tuer tout ceux qui ne méritait pas d’essuyer son règne ; Les faibles et les traitres. Étrange. Lui qui se targuait – et se targe encore !- d’être le maitre de son destin et le capitaine de son âme… Cette volonté laissait soudainement a désirée.
Mais ne voulant pas se perdre en sombres élucubrations, le Souverain se saisit donc prestement des enveloppes contenant les fameuses invitations et s’empressa d’en vérifier le contenu avec un œil aussi vif et acéré que possible. Après tout, plus vite il aurait fini de s’occuper de cette tâche inutile et plus vite il pourrait s’adonner a autre chose, qu’il espérait plus passionnant que cette vulgaire activité de triage.

Mais alors que son ennui atteignait son paroxysme, le Divin parut accabler par une telle vision de relâchement ; C’est ainsi que l’interpréta Charles alors qu’il sortit enfin, de son sépulcre de papier, un carton rigide, conviant a une réception somptueuse et destinée à…

Ses yeux s’écarquillèrent un instant, avec que ses sourcils ne se froncent et qu’un sourire mauvais se mit à étirer vilement ses lèvres. Une langue avide de sadisme et de méchanceté passa lentement sur les précédentes citées, non sans avoir préalablement claquer contre le palais de son propriétaire. Le Roi n’était pas quelqu’un de surréaliste, seulement prosaïque, ce qui était déjà en soit, un grand mal pour toutes ses victimes, quelles qu’elles puissent être. Et dans le cas présent, le Monarque avait une excellente idée de ce qu’il allait bien pouvoir faire de la prochaine heure de sa vie. Enfin une chose qui lui convenait tout a fait.

Riant à la manière d’un démon, Charles se releva promptement de son trône, sous le regard apeuré des autres âmes présentes dans la pièce. Etait-il tombé dans les affres de la folie furieuse ? Que nenni ! La vérité était toute autre ! En réalité, il venait de trouver sa proie, celle qui lui permettrait de se divertir en agissant de façon mauvaise et sordide avec elle. Semblable à un aigle déployant ses ailes aussi majestueuses que lui, sa Majesté laissa tomber les autres enveloppes sur le sol, s’en débarrassant. Il n’y en avait plus qu’une seule qui importait, et c’était celle qu’il tenait encore dans sa main, enveloppé dans un gant de cuir. Insérant l’invitation dans l’interstice présent entre sa chemise à jabot et son veston flambant neuf, il quitta rapidement la salle du trône, laissant ses domestiques plus ou moins hébétés. Par soucis de tranquillité, ils ramassèrent les enveloppes jeter sur le sol comme des guenilles et les remirent au préposé qui reparti immédiatement avec, ne tenant pas à gouter davantage aux cinglantes paroles du Souverain lorsque ce dernier ferait son retour entre ces quatre murs de marbres et pierres.

Charles, quant à lui, arpentait les couloirs de sa résidence, un bonheur non dissimulé scintillant dans le fonds de ses yeux, ce qui tranchait horriblement avec l’expression mauvaise qui tordait ses traits jusqu’alors. Mais il n’en fit pas cas et eut tôt fait de se renseigner sur l’endroit ou pouvait bien se trouver l’individu devenu sans le savoir, sa quête primaire en ce jour de plus en plus gris.

Ses recherches intensives finirent par le mener jusqu'à la bibliothèque du Château, lieu de presque culte pour sa cible si l’on en croyait les dires qu’il avait prêché dans plusieurs des pièces de son noble Palais. Entrant dans la pièce, il constata qu’il n’y avait que peu d’âmes échouées ici. Parfait. Interpelant tour à tour la femme chargée de tenir en ordre ce lieu et un jeune homme de main, il dit :
    « Vous, j’exige que vous mettiez à jour la liste des ouvrages consultés par .. il relut le nom complet sur l’invitation avant de le délivrer a son tour a la bibliothécaire- qui se mit aussitôt a la tâche, les mains tremblantes sous l’effet de l’aura qui collait a la peau de Charles – avant de reporter son attention sur l’adolescent Et vous, je vous ordonne de prendre tout les ouvrages qui seront listés sur ce bureau et de les emmener jusque dans le salon de mes appartements ou vous les jetterez aux flammes de ma cheminée, est-ce clair ? »
Les deux pauvres apeurés ne tardèrent pas à obtempérer, sans chercher à comprendre les raisons d’un pareil acte venant du Roi. Mais peu importait au porteur de la Couronne ; Désormais, comme libre de ses mouvements, il errait entre les allées vides de monde de ce lieu mythique, véritable cathédrale de la littérature, tant par sa structure que par son contenu.

A la recherche de sa victime toute désignée, il croisât ses mains dans son dos tandis que son regard balayait chacun des recoins de la bibliothèque. La petite souris ne pouvait guère être bien loin. Son instinct de traqueur le lui intimait fortement.

Montre toi petite souris ; Melissande Angélique Sullivans.





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MessageSujet: Re: Qu’un rideau de feu soit ton linceul. [Pv : Melissande ♠]   Dim 2 Sep - 18:28

Il est de ces jours, où le rouge levant est bien triste, où la pluie qui martèle la fenêtre, ne représente que trop bien ce cœur qui s’oppresse. Il y en a d’autres, où la lueur matinale de l’astre doré vous fait sourire, où la pluie vous donne envie de danser. Pourtant, lorsque Melissande se réveilla ce matin-là, elle savait que le chant des oiseaux, n’aurait de cesse en ce jour, de lui rappelait combien le monde peut-être morne et lassant.

Peut-être est-ce simplement une fatalité qui lui était destinée ? Comme la Reine doit siéger aux côtés d’un Roi sans amour. Comme le paysan doit labourer sa terre pour gagner quelques clopinettes. Comme l’enfant veut être un homme aux yeux de son père. Comme le lapin doit être dévoré par le renard. Il est de ces vies auxquelles on ne peut rien changer. Ainsi, certaines âmes sont faites pour briller et d’autres pour être tourmentées.

La nymphe aux cheveux d’or avait un mauvais pressentiment. Un frisson vint parcourir son échine. Une idée presque folle lui parvint à l’esprit, alors qu’elle se tenait face à sa fenêtre, le regard perdu vers les jardins fleuris du palais. Elle se prit à penser que cette journée serait sombre pour elle et que son chemin serait pavé de difficultés. Peut-être était-elle folle ? Mais elle sentait, qu’elle était non loin de la vérité et qu’en ce jour, de nombreux souvenirs pourraient bientôt refaire surface. Douloureux et suffocants.

Alors que son esprit divaguait. Une des domestiques se chargeant de sa chambre fit éruption. Elle se précipita vers la comtesse, haletante. Elle tenta de prononcer quelques mots, mais sa voix ne parvint pas aux oreilles de Melissande, tant elle était faible et saccadée. La poupée lui serra gentiment les épaules et d’une voix douce, la calma. L’invitant à s’asseoir pour mieux reprendre son souffle, mais la jeune femme refusa. Elle prit une grande inspiration.
    « Mademoiselle ! J’ai fait aussi vite que j’ai pu. »Elle prit le temps de respirer à nouveau. « On m’a dit que le roi était à la bibliothèque en ce jour. »
    « Et bien je vous remercie de m’avoir prévenue, c’était une délicate attention. Cependant, nul besoin de vous mettre dans cet état. »
    « Vous ne comprenez pas ! On l’a entendu donner des ordres, il veut brûler des livres ! »
Le sang de Melissande se glaça. Le roi n’avait donc pas oublié son nom, pas plus qu’elle n’avait pu effacer de sa mémoire, ses actes et la gifle que lui avait donné le souverain. Nul ne peut ignorer qu’elle cruauté anime cet être vil et cruel. Jamais un roi avisé ne déclenche de guerre et n’assassine sans raison. Mais ce roi n’était pas bon, son âme était aussi sombre que les ombres. Son cœur était corrompu et il appliquait aux autres, les mêmes punitions qu’à lui-même. Les châtiments sont lourds, mais il s’adapte comme un animal le ferait en pleine nature. A chacun ses erreurs. A chacun ses tourments.

La poupée n’aurait su dire si c’était de la peur ou de la colère, mais un sentiment nouveau naissait en elle peu à peu. Son esprit s’embruma, souvenirs et réalité se mêlaient. Elle a trouvait en ce roi, un monstre qui faisait resurgir les fantômes du passé. Il avait tant de points commun avec son ignoble père, que c’était à s’y méprendre.

Toutefois, le temps n’était plus à ces étranges réflexions. Elle devait se rendre plus vite à la bibliothèque. Melissande avait cependant une certitude, c’était que le roi avait dû se renseigner. Avant leur rencontre impromptue, elle n’en doutait pas, jamais encore le souverain n’avait entendu son nom. Alors, comment aurait-il pu savoir combien les livres étaient chers à Melissande.

Une chose cependant, l’inquiétait plus que tout. Qu’adviendrait-il d’elle si Charles apprenait quels étaient ses ouvrages favoris ? Son goût pour les légendes interdites pourrait certainement lui couter très cher. Il trouverait forcément de nouvelles idées pour la punir, car le très cher roi était parfois imaginatif, lorsqu’il s’agissait de faire payer un des membres de son royaume.

Les minutes qu’elle prit à parcourir le dédale du château, lui parurent interminables. Elle était si inquiète. Le chemin, elle bouscula quelques personnes, ne prenant pas le temps de s’arrêtait pour les aider à se relever ou à ramasser ce qui avait été renversé. Elle arrive plus rapidement qu’elle ne le pensait à la porte de son lieu favori. Le temps paraissait si étrange. Elle posa ses doigts fins sur la poignée dorée de la porte. Et l’abaissa doucement, presque effrayée par ce qu’elle allait voir.

Lorsque la porte glissa enfin, s’ouvrant sur la bibliothèque, Melissande découvrit une agitation qui lui était inconnue entre ces murs. Une liste à la main on retirait des livres des étagères, alors que d’autres sortaient avec des piles de romans. Toutes ces couvertures en cuir, elle ne les connaissait que trop bien. Le roi savait exactement ce qu’il faisait et la poupée sentait peu à peu, qu’elle se mettait à bouillonner. Elle avait envie d’hurler tant et tant de choses à cet être abominable, mais malheureusement, elle savait qu’agir de la sorte serait inutile.

Elle s’avança lentement, rejoignant l’aura d’animosité qui émanait du centre de la pièce. Une femme passe à côté d’elle, tenant entre ses mains un roman bien trop précieux à ses yeux pour qu’elle reste impassible. Elle l’arracha à la responsable de la bibliothèque, qui lui adressa un regard plein de compassion et qui se dépécha de fuir. Elle fit volte-face vers le roi, ouvrant ses lèvres, prête à hurler, mais se retint une nouvelle. Elle était perdue, la partie était dans son camp et elle se voyait déjà baisser les bras. Elle baissa la tête, serra contre elle l’ouvrage. On était en train de lui prendre une partie bien trop importante. Méritait-elle qu’on agisse ainsi ? Non, évidemment que non, mais lui ne l’aurait jamais reconnu.
    « Vous êtes un être haïssable. Vous n’agissez ainsi que par pure jalouse, parce que vous n’êtes pas capable de voir ce qui est invisible. Soyez maudit. »




Merci à Calypso pour ce superbe Kit ♥️

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MessageSujet: Re: Qu’un rideau de feu soit ton linceul. [Pv : Melissande ♠]   Mar 23 Oct - 15:29

Comme il s’y était attendu, sa victime ne s’était pas montrée des plus vindicatives. Dommage, l’opportunité de la faire brulée vive sur le prochain bûcher pour outrage envers la Couronne était délicieusement tentante et goutue sur le bout de sa langue presque reptilienne en cet instant précis. Son enthousiasme était quelque peu retombé face à une telle réaction, si banale. Peut-être qu’au fonds, le Roi cherchait simplement une distraction en vue de tromper la fatigue qui l’irritait de plus en plus ? Ou bien peut-être était-ce là tout naturellement l’expression de son âme, profondément ancré dans un miasme noir de haine pour son entourage tout entier. Qui aurait pu le savoir ? Nul autre que Dieu n’aurait pu alors savoir ce qui se tramait sous cette chevelure dorée. Pas même lui.

Rendu à un état pour le moins dépité, bien qu’il n’en montre rien, le Roi cherchât a comment il pourrait bien rebondir sur les dires de la jeune femme, qu’il voyait comme une succube, se tenant devant lui. Elle paraissait faible. Mais pas de n’importe qu’elle manière, non. C’était une fragilité sourde, muette et pleinement assumée. Le genre de chose que Charles ne pouvait concevoir, pas même en un lointain rêve.

Grinçant des dents, il écarta ses lèvres en un sourire faux, pincé. Ses cernes le piquaient de plus en plus, signe détestable que l’épuisement était encore de la partie.

Laissant échappé un rire étouffé, comme s’il était fou – ou tout du moins, plus fou qu’à l’accoutumée au regard des autres -, le Roi laissa l’une de ses puissantes mains glisser sur les arêtes multiples de son visage aux traits parfaitement délimités. Ce qu’elle était drôle, cette soi-disant Noble ! Toujours à vouloir faire la fière, avoir le dernier mot. Tenir tête lorsque le mieux aurait été qu’elle sache et surtout, oh oui surtout, se souvienne ou est sa place, à terre devant sa Majesté le Monarque. Et pas ailleurs. Si le pêché avait du revêtir forme humaine, l’homme puissant aurait pu jurer avoir devant lui l’incandescence de cette nature-ci, tellement imprévisible, tellement intrigante. Tellement détestable.

Quoi qu’il en fut-ce, les mots à peine audible de la blonde eurent l’effet d’une goutte d’eau égarée sur l’étendue plumeuse dont serait recouvert un cygne sombre ébène. Rien n’avait attendri le cœur, ni l’estime, ni même la sympathie du possesseur de la Couronne. Rien. Ainsi était-il fait.

C’est donc avec une douceur glaciale qu’il vint prendre en otage, entre ses phalanges longues et expérimentées tant en force qu’en précision, le cou de la demoiselle. Charles avait déjà réussi à mettre un homme avec une gorge de bucheron a terre rien qu’en le privant d’oxygène d’une main durant quelques instant seulement ; nul doute qu’il serait tout à fait capable de briser la nuque de la Comtesse avec une simple pression exercer correctement, au bon endroit. Le délice certain a ses papilles de tyran, image que tous aime à véhiculer a son propos. Après tout, une mort de plus ou de moins sur la conscience, quelle importance ? Ce n’était pas comme s’il croyait une seule seconde, au plus profonds de lui, qu’un jour son âme puisse être sauvée par la divinité unique, Dieu.

Evidemment, il pratiquait avec application les rites de sa religion et tâchait de faire le plus possible bonne figure devant la Croix, le Saint Symbole cristallisant les croyances de son peuple… Mais au-delà de ça ? Y croyait-il réellement, a la possibilité de mériter autre chose que le creux des reins de l’Enfer, une fois son trépas assuré ? Voici un sujet sur lequel il n’avait nullement envie de s’attarder, préférant, finalement, ne rien savoir de tout ceci. Il est parfois bien plus salutaire d’être aveugle que pleinement lucide dit-on de temps à autre.

Ses cordes vocales laissèrent choir hors de leurs chairs chaudes, un amalgame de paroles destiné à répondre à la nymphe du Diable ayant fait preuve sinon d’audace, de tendances suicidaires, qui exaltait l’envie du Roi de la laisser vivre encore un peu plus longtemps. Quoi que.
    « Vous me voyez navré il laissa clairement évader un ricanement d’entre ses dents luisantes, empli de dédain, sonnant plus faux que jamais de ne pas croire en l’existence de chose comme les licornes, les elfes, les lutins ou encore les diverses Créatures de la Nuit… Je ne suis pas comme les anglais, après tout, et il est certain que les français sont dotés d’un pragmatisme bien plus prestigieux… »
Il avait volontairement évoqué les êtres grouillants certains soirs sous les muqueuses lunaires afin de discrédités leurs existences aux jours de tous. Personne ne devait savoir ça. Jamais. Personne. Il enchainât :
    « Oh, mais pardonnez-moi, j’avais presque oublié que vous étiez l’une de leurs plus fidèles obligée ! »
Sa poigne autour de la gorge de Melissande sans pour autant se retenir de lui assener un coup suffisamment fort pour la blesser. Non, dans l’immédiat, il voulait simplement trouver de quoi se distraire, à nouveau. La gifle était une sanction qui avait déjà été offerte à la blonde, il fallait donc changer de registre ou le Souverain allait définitivement finir par périr à cause de l’ennui qui se rapprochait de plus en plus de son âme tourmentée. Mais ça personne ne le sait. Personne ne le voit. Personne ne l’entend. Personne ne sait que Charles, au fonds, n’est jamais qu’un humain. Tout le monde le voit tel un tyran.

Mais au final, c’est sans doute bien mieux ainsi, pour lui, comme pour eux tous.
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