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 « Mais non, le loup-garou ne mord pas ! » [PV Corteo Gallieri]

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Elisabeth Henning
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MessageSujet: « Mais non, le loup-garou ne mord pas ! » [PV Corteo Gallieri]   Jeu 19 Juil - 12:53

La nuit était maintenant bien tombée sur la ville. Il faisait noir dehors et les gens qui était là une heure plus tôt avaient quasiment tous disparut. Quelques marchands, épicier ou boulangers s’activaient pour fermer leurs boutiques tandis que les gens marchaient d’un pas pressant, sans doute pressés de rentrer chez eux. La nuit était douce, Elisabeth était dans un magasin, une boutique tenue par un vieil homme qui semblait s’impatienter quelque peu. Elle flânait, regardait, touchait, mais elle n’achetait rien. La jeune dame était dans ses pensées, mais ne pensait à rien. Et cela faisait plus de deux heures qu’elle y était. D’ailleurs, le marchands aurait dût fermer depuis plus d’une heure et demie. Elle s’arrêta un instant devant un collier, le reflet brillait dans ses yeux et elle le trouvait magnifique. Enfin, le vieillard se disait qu’il pourrait fermer sa boutique, alors il s’approchât de la demoiselle et lui dit « Il est magnifique n’est-ce pas ? Il vous irait à merveille ! » Elisabeth songeât un instant et finit par le prendre. « Votre boutique est très jolie » dit-elle tout en payant la parure. Elle s’apprêtait à sortir de la boutique et à rentrer chez elle quand soudain elle entendit crier. Des hurlements terribles venus de nulle part. Elle lançât un « au revoir et merci » rapide avant de quitter la boutique à la hâte.

Un peu d’action pensât-elle tout en marchand en direction des cris. Son pas rapide au début, se ralentit au fur et à mesure qu’elle se rapprochait. Juste au coin de la rue, elle aperçut un homme attaquée par trois brigands, des vampires qu’elle avait bien sentit avant même d’arriver au coin de la rue. L’homme qui se faisait attaquer dégageait une odeur particulière, mais elle ne savait plus d’où elle avait déjà sentit ça. Elle réfléchit longuement avant d’avoir le déclic. Sur le coup, elle retînt sa respiration et se cacha derrière le mur, plaquée contre ce dernier. Puis, elle passa à nouveau sa tête pour apercevoir la scène. Il se débrouillait plutôt pas mal et maitrisait avec brio le duo vampirique. Mais tout à coup, un troisième homme arriva par derrière et lui souta littéralement au coup. Il maitrisait beaucoup moins et avait du mal à riposter. Elisabeth observait la scène se dérouler sous ses yeux sans savoir que faire, aider le lycan ou s’enfuir ? Puis soudain, elle vit enfin le visage de ce dernier. Elle en est sûr, elle l’a déjà vu. Mais où ? Pas moyen de se souvenir. Elle réfléchit, encore et encore, mais elle ne se souvenait pas. C’est vrai que l’on rencontre pas mal de monde dans les rues de Paris mais généralement, elle ne se souvenait pas de ses brèves rencontres. Et Elisabeth n’était pas du genre à aller écouter les dernières nouvelles chez le boulanger ou à aller chez l’épicière pour y entendre les derniers ragots. En fait, elle n’allait plus jamais dans les échoppes de nourritures car ça lui faisait mal au cœur, tous les souvenir qu’elle avait pu avoir avec son père. Avant, quand c’était le jour des courses, elle s’habillait de sa plus belle robe, la jaune orangée qu’elle aimait tant et allait avec son père dans toutes les petites échoppes des marchands. Elle si curieuse de nature adorait écouter les potins de madame Solet, l’épicière ou encore les vielles histoire du boucher, monsieur Dorpur. Souvent, elle arrivait à dégoter un morceau de chocolat, blanc pour son père, au lait pour elle. Il rentrait, déposait le panier de provisions sur la table et allait dans le salon pour y déguster le morceau de chocolat. Il ne savait jamais attendre un peu. Ces moments-là, Elisabeth les pleurait souvent. Elle était si proche de son père. Et cela lui faisait si mal de plus le revoir. Les souvenirs qui font mal, elle essayait de les éviter et puis de toute façon, elle ne mangeait plus de chocolat, elle ne mangeait plus rien et plus rien n’avait de gout. Noyée dans ses souvenirs en tentant de se rappeler elle finit par sortir de son coin pour aller aider se lycan en mauvaise posture. Elle ne savait pas comment, mais elle devait l’aider, elle le sentait au fond d’elle-même. Elle arriva à ses côté et ils finirent par venir à bout de ses vampires, difficilement. Mais ce lycanthrope était puissant, et elle ne l’avait que très peu aider. Il avait tout de même l’air un peu blessé. Elle s’assit parterre en soufflant et en reprenant sa respiration.


« J’espère que vous n’êtes pas trop blessé? »
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MessageSujet: Re: « Mais non, le loup-garou ne mord pas ! » [PV Corteo Gallieri]   Mer 15 Aoû - 11:32

Il s'était juré de rester tranquille tant que ça n'aurait pas complètement cicatrisé... Mais après une journée confiné dans sa chambre, l'envie de prendre l'air s'était faite trop pressante. Il avait donc enfilé son manteau noir et son tricorne, passé sa rapière et une dague à son ceinturon et avait quitté l'auberge à la tombée de la nuit. L'air était frais, vivifiant, et chassait l'odeur âcre et polluée de la Seine et des rues sombres où s'égayait la racaille des bas quartiers. Bourgeois et commerçants bien mis fermaient boutique et regagnaient leurs foyers, tandis que les ruelles et les impasses crasseuses suintaient leur dose quotidienne de malandrins, tire-laine, rôdeurs, mendiants estropiés et putains vérolées. Le charme du Paris nocturne.

Son sang lycan avait déjà bien arrangé les choses, mais la morsure terrible du Sang Pur lui avait pratiquement arraché l'épaule, et il faudrait encore un jour ou deux pour que la plaie cesse de le tourmenter. S'il avait été humain, il aurait déjà succombé depuis longtemps à une telle blessure. Elle le tiraillait, l'élançait, et obscurcissait son humeur plus que tout le reste. Il n'avait qu'une hâte, retrouver ce salopard de cabot blanc et lui faire la peau. Il avait beau être un Sang Pur et lui juste un Mordu, il ne s'avouerait pas vaincu si facilement. Il se demandait à quoi pouvait bien ressembler son adversaire dans sa peau d'humain, quel était son nom, où vivait-il, était-il un noble seigneur ou un fichu traîne-misère ? Que valait-il une lame à la main ?

Ses errances le menèrent à travers des ruelles mal éclairées. Une putain l'aborda, plutôt jolie et aux charmes prometteurs, mais il déclina l'offre d'un grognement maussade. Sa blessure encore vive le privait de ces plaisirs, et à sa vue, une humaine ne tarderait pas à s'épouvanter et se demander comment il pouvait ainsi la supporter sans broncher... En revanche, tandis qu'il enjambait un poivrot affalé dans le caniveau, un bruit infime derrière lui lui fit comprendre qu'il était suivi. Il ne s'arrêta pas pour autant, et continuant sa marche tranquille, huma l'air. Au delà des effluves d'immondice et de sueur crasseuse, il reconnut, à peine perceptible, l'odeur caractéristique des vampires.

Sans s'en formaliser ouvertement, mais le flair et l'oreille aux aguets, il traversa une avenue plus large et mieux éclairée, passa dans une allée à côté d'une bijouterie encore allumée malgré l'heure tardive, et replongea dans l'ombre d'autres ruelles, désertes celle-ci. Pas de témoin. L'odeur de ses poursuivants était toujours présente, plus proche. Il se mit subitement à courir, espérant que cet affolement les pousserait à se trahir et à enfin se montrer. Et en effet, des bruits de pas précipités sur les pavés ne tardèrent pas à retentir derrière lui, ainsi que le tintement des ardoises en hauteur. Ils étaient plusieurs, et l'un d'eux passait par les toits. Zigzaguant dans les allées étroites, il s'arrêta brusquement au milieu d'une petite arrière cour et se retourna, rapière à la main. Deux silhouettes déboulèrent à sa suite, surprises de son brusque arrêt.

C'étaient de jeunes hommes en apparence, vêtus modestement. L'un avait de longs cheveux blonds filasses et des yeux rougeoyants qui tranchaient sur sa face pâle. Il portait à la ceinture une épée de cour dont l'élégance contrastait avec le reste de sa personne. Volée, sans aucun doute, à une quelconque victime bourgeoise. Le deuxième, plus petit, crâne rasé et un œil barré d'une vilaine cicatrice, brandissait une hache. Le lycan sentait la présence d'un troisième, vers les toits, mais il demeurait caché à sa vue. Les vampires souriaient d'un air narquois, effrontés. Leur attitude et leur odeur trahissaient leur nature : de très jeunes immortels, des infants sûrement, ou des fraîchement mordus. En tout cas, leurs talents vampiriques tout neufs semblaient leur monter à la tête au point de les pousser à se croire invincibles. De simples godelureaux sans cervelle.

« Tiens, tiens, ricana le blond, v'là un toutou qu'est perdu sur not' territoire, vise un peu ça Chett... »

« J'vois, » répondit le chauve en faisant tournoyer sa hache. «Et c'est qu'on les aime pas trop, nous, les intrus... Surtout ces bestioles là... »

« Ben on va s'en faire une pelisse, d'sa peau de loup. Ça y f'ra l'paiement pour avoir franchi not'territoire sans d'mander l'autorisation... »

Les deux guignols sifflèrent comme des serpents, dévoilant leurs canines, et se jetèrent sur le lycan en hurlant, armes au point.

Corteo n'avait rien dit, il n'était pas d'humeur à bavarder avec de tels imbéciles. Se mettant de profil, il attendit la charge sans broncher, rapière pointée sur le blond qui était le plus proche. En tant que vampires, ils étaient rapides, mais trop sûrs d'eux, et sans la moindre expérience d'un adversaire de sa trempe. Au dernier moment, il fit un bond de côté, évitant l'estocade, et trancha d'un revers vif dans le flanc du blond, puis tournant sur lui-même, il se retrouva face au chauve et bloqua la hache qui s'abattait vers sa tête avant de lui balancer son pied dans le bas-ventre. Les deux vampires reculèrent. Le blond se tenait le côté en grognant, du sang suintant entre ses doigts. La rapière de l'italien avait cruellement mordu dans sa chair, mais il en faudrait plus pour abattre un immortel. Cette réflexion fit froncer les sourcils de Corteo.

Le chauve revînt à la charge, balançant sa hache en rugissant vers son cou. Corteo bloqua de nouveau, mais l'impact fut si fort qu'il en sentît des vibrations le long de son bras, jusqu'à son épaule blessée, lui arrachant un grognement. Le chauve le remarqua, et se reculant d'un bond avec un sourire vainqueur, lui asséna une flopée de coups plus brutaux les uns que les autres.

L'italien en bloqua certains, esquiva agilement les autres, puis riposta en se fendant. L'acier de sa rapière milanaise transperça la panse du vampire de part en part. Il poussa un cri de douleur et de surprise, mais qui se transforma en rire gras en constatant l’inefficacité du coup. Corteo se baissa soudainement, et l'épée de cour du blond décrivit un arc de cercle juste au dessus de sa tête. Mais au lieu de l'atteindre, le coup atteignît le visage du chauve, dessinant une estafilade en travers de sa trogne. L'Italien envoyer valser son coude dans l'estomac du blond, retira la rapière du corps du chauve et, de deux bonds agiles, prît du recul.

«S'pèce d'imbécile, hurla le chauve au blond, t'a faillit me trancher la gorge ! »

« Ridicolo » souffla Corteo. Néanmoins, une idée germa dans sa tête. Puisque les transformer en écumoires de suffisait pas, il fallait passer l'étape supérieur en matière de découpe...

Le blond se jeta à nouveau sur lui. Les lames sifflèrent, chantèrent, dansèrent. Il semblait plus circonspect, et donc s'appliquait, se concentrait mieux. Mais il n'arrivait toujours pas à la cheville de l'Italien qui avait passé les deux derniers siècles à manier les armes. La rapière de Corteo se ficha dans son épaule, et un coup de pied le fit reculer. Le chauve fonça à nouveau, sa hache levée au dessus de sa tête. C'était ce qu'attendait Corteo.

La pointe de la rapière perça le biceps du vampire. Corteo envoya son poing dans la figure ensanglantée, puis ses doigts se refermèrent sur le manche de la hache, qu'il lui arracha des mains... avant de la retourner contre son propriétaire en lui fendant le crâne en deux, depuis le sommet du cuir chevelu jusqu'à la mâchoire. Le vampire émit un gargouillement ignoble, son œil exorbité fixé sur le lycan d'un air ahuri. Dégageant hache et rapière, Corteo le laissa tomber au sol, étalant sang et cervelle sur le pavé. Les pieds et les mains de l'ex-immortel tressautèrent un moment avant de s'immobiliser.

Rapière dans une main et hache dans l'autre, le lycan se tourna, menaçant, vers le blond. Celui-ci regardait le cadavre de son compagnon avec un air d'incompréhension presque risible. C'est à ce moment que quelque chose tomba lourdement sur le dos de l'Italien. Le troisième agresseur, qui était jusque là resté caché sur les toits. Corteo avait fini par l'oublier. Le choc sur son épaule blessée lui fit pousser un cri de douleur, et il gesticula de son mieux pour tenter de se dégager. Mais le vampire restait obstinément accroché sur son dos, ses doigts refermés comme des serres sur sa poitrine, ses griffes lui rentrant dans la peau. Balançant la tête en arrière, l'Italien parvînt à l'atteindre au visage, et entendît son nez se briser. Mais le vampire n'en demeura pas moins fermement agrippé à lui, et ses dents cherchaient la gorge du lycan. Son épaule le lancinait cruellement. Le visage du vampire pressé contre sa joue était froid et puait la charogne. Se débattant de son mieux, il voyait s'approcher le blond, qui ayant retrouvé ses esprits, s'approchait dangereusement en brandissant son épée. Corteo avait laissé tomber la sienne quand le vampire lui avait sauté dessus.

Et puis soudain, quelqu'un d'autre entra dans la danse, dans une envolée de tissu coloré et un parfum doux et féminin. Sans trop comprendre ce qui se passait, le Lycan entendit le blond pousser un cri et se concentra sur celui qui lui labourait le dos et essayait de lui mordre le cou. Sa main tâtonna à sa taille, et trouva le pommeau de sa dague. Il parvînt à la saisir et frappa à l'aveuglette au niveau du visage de son ennemi. Un hurlement strident lui vrilla les tympans, et la prise se relâcha enfin.

Il se dégagea précipitamment, se rétablit en ramassant la hache à ses pieds, et se retourna vers son agresseur qui gesticulait au sol en essayant d'ôter la dague plantée dans son œil. Il l'avait énervé pour de bon.

Corteo cracha dessus, leva la hache et l'abattit de toute ses forces, une fois, puis deux, puis trois, jusqu'à ce que le vampire cesse définitivement de bouger.

Il tituba un instant, moins à cause de la fatigue que de la vague de douleur qui irradiait de son épaule. Sa blessure s'était remise à saigner, et trempait de rouge sa chemise et son manteau lacérés au niveau de la poitrine, là où les griffes du vampire l'avaient labouré copieusement. Il s'adossa contre le mur pour reprendre son souffle. Le vampire blond était dans un sale état, et rampait plus loin dans la ruelle, dans une traînée de sang.

Il prît conscience alors de la petite silhouette assise à ses côtés, essoufflée elle aussi. Une fille. Une vampire. Elle venait de l'aider ?...

« J’espère que vous n’êtes pas trop blessé? »

Il demeura un moment silencieux avant de répondre.

« Rien qui ne soit irréparable, Signora

Il se pencha et lui tendit la main, pour l'aider à se relever.

« Et vous ? Vous n'avez rien ? »
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« Mais non, le loup-garou ne mord pas ! » [PV Corteo Gallieri]

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