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 » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]

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Stanislava Braginsky
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MessageSujet: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Mar 1 Mai - 18:14


    Travailler avec le Roi, Charles de France est une tâche bien plus ardue qu'on ne peut l'imaginer. Garde du Corps personnel du Roi est, sans conteste, le métier le plus éreintante qu'est du faire Stanislava jusque là. Elle suivait bien évidemment, sa Majesté tout le long de la journée jusqu'à son couchée ou lorsqu'il l'ordonnait de se retirer pour le laisser seul dans son intimité ou lorsqu'il lui accordait un temps de pause. Chose très rare, faut-il le préciser ?

    Stanislava Braginsky, chargée de la vie de Son Altesse devait se réveiller bien avant lui pour l'accueillir dans son antichambre ou à la salle du Trône. Avec Lui, ce n'était pas « Les journées passent et se ressemblent ». Ces décisions changeaient selon ses humeurs et ses envies. Un jour, il pouvait très bien rester au Château et rester assi durant des heures sur son trône dorée, en l'occurrence, laisser la pauvre Stanislava debout durant des heures à ses côtés. Ou bien, si son état s'améliorait dans la journée, l'envie lui prenait de faire une ballade à cheval ou de faire une simple promenade dans son somptueux jardin.

    Ce matin-là, fait exceptionnel à marquer d'une pierre blanche, le Roi lui avait laissé une journée de repos. L'escrimeuse profita donc de cette unique jour de répit pour s'occuper de ses armes fidèles, toujours présentes à sa hanche. Enfermée dans ses appartements privées, elle s'occupa tout d'abord de l'épée que lui avait confié son Altesse lorsqu'il lui remit sa fonction de Garde du Corps. Le fourreau était en bois recouvert de cuir noir. Il y avait ses initiales gravés et il était frappé du sceau de la royauté : une fleur de lys dorée et une couronne. Il s'agissait là d'une rapière en panier dont la garde avait été façonné dans l'or et l'argent, une fusée en ivoire, deux quillons incrustés de petits diamants à chaque extremité, trois branches de garde et deux anneaux. La protection de l'index, qui englobe le ricasso gainé de cuir noir, est assurée par une prolongation des branches de garde, et un pas d'âne. Elle fit glisser sa lame longue de 95 cm faite d'acier en carbone entre son index et son pouce. Elle n'était plus aussi tranchante qu'autrefois. L'odeur du sang et de la chair restait belle et bien présente. Elle allait devoir le confier à un artisan avec d'excellentes compétences pour s'occuper d'une telle merveille.

    Elle posa l'arme délicatement sur un tissu en velours rouge avant de prendre la main gauche assorti à l'arme blanche. Elle n'avait jamais utilisée donc, aucun traitement spécial n'était de mise. Elle passa à présent à ses toutes premières rapières. L'italienne, sa préférée, sa favorite qui ne la quittait jamais. La garde entièrement en argent, les quillons était droits et fins et le panier assez aéré. Le fusée avait également été fabriqué dans le deuxième métal le plus précieux sur Terre. Avec ses 93 cm d'acier en carbone, cette lame était d'une légèreté et d'une vivacité qu'il l'étonna elle-même lorsqu'elle l'utilisa pour la première fois, il y a près de 8 décennies. Toujours aussi aiguisée, prête à découper son adversaire. Elle non plus ne nécessitait aucune restauration. Elle le remit dans son fourreau en résine avec des appliques en acier et sortit enfin de sa chambre pour interpeller un domestique afin d'atteler une diligence. Si elle voulait réparer le cadeau du Roi, elle devait le confier à l'expert le plus qualifié de la ville.

    Sur le chemin du forgeron, sa voiture passa près de la rue où se trouvait son ancien foyer autrefois, l'hôtel Saint-Hymer. Elle se pencha vers la petite fenêtre grâce à laquelle elle pouvait parler librement avec son cocher et lui ordonna de revenir en ces lieux après la visite chez l'artisan. L'arme confiée et en réparation, elle se hâta de rendre une visite imprévue à son ancienne élève Marie-Anne de Saint-Hymer. Elle vint teinter quelques secondes la cloche accroché au portillon de l'entrée et attendit que l'un des domestiques vint la chercher et annoncer son arrivée à la Duchesse. La jeune duchesse se précipita hors de la salle d'étude, laissant tous ses cours en suspens pour se précipiter d'accueillir son ancien précepteur. Elle fondit presque dans ses bras, son sourire toujours aussi doux et enfantin qu'avant. La maîtresse de la maison n'avait toujours pas changé, laissant entendre à l'escrimeuse qu'elle appartenait à la catégorie des créatures de la nuit. Mais elle n'eut pas le temps de lui poser la question qu'elle s'empressa de prépare le thé, ordonna qu'on apportait les meilleurs pâtisseries qu'offrait la maison et d'installer les jeunes demoiselles sous le nouveau kiosque blanc construit au fond du jardin, près des rosiers. Les deux nobles avaient évidemment de nombreuses questions à lui poser depuis qu'elle travaillait sous les ordres du Roi.

    -Est-ce que le Roi agit différemment avec vous, Stanislava ? Demanda la plus jeune, la voix piquée d'excitation.
    -Qu'entends-tu par « différemment » ?
    -Ce que j'entends par là, et bien... Est-il... plus gentil ? Tenta au hasard la jeune fille.
    -Point du tout.

    Marie-Anne en resta bouche bée par la réponse sèche et tranchante de Stanislava. Elle ne disait que la vérité. Depuis sa rencontre avec le Roi, ce dernier n'avait pas changé. Toujours aussi froid, cruel, sans pitié et sans coeur. Utiliser des synonymes vous donne les grandes lignes de son caractère colérique et peu avenant. Il n'avait montré aucun signe de gentillesse envers elle ou envers qui que ce soit au château. Pourquoi changerait-il ses habitudes pour elle ? Ce serait totalement absurde. Inimaginable. Insensée. Tenter de changer l'homme le plus puissant du pays révélait de l'impossible. Elle avait tenté maintes et maintes fois de comprendre cet être humain à l'âme sûrement tourmentée et aux pensées les plus inaccessibles mais en vain. Le mieux qu'elle pouvait faire pour lui, c'était d'adoucir ses excès de colère en parlementant avec lui. Rien de plus, rien de moins.

    L'horloge murale sonna 3 fois. Son arme était enfin prête et lui fallait partir pour le récupérer et retourner au château, ne voulant s'attirer les foudres de Charles. Foudres qui n'allaient pas tarder à tomber sur elle. Tandis qu'elle attachait fermement ses armes blanches à l'aide de sa ceinture et ses 5 boucles en acier lorsqu'un garde vint vers elle, totalement désarmé et apeuré.

    -Lady Braginsky, le Roi veut vous voir sur le champ à la Salle du trône, s'enquit le jeune homme, un peu tremblant.
    -Vous pouvez disposez, j'y vais de ce pas...

    Le Garde du Corps du Roi traversa les couloirs d'un pas vif jusqu'à ledite salle. Elle toqua à la porte avant de la pousser dans une plainte rouillée et métallique. Elle se plaça face au Roi dont les traits de son visage étaient tirés par la colère et l'énervement qui avaient sûrement atteints son paroxysme depuis belle lurette. L'escrimeuse fit la révérence jusqu'à ce que sa voix résonne dans l'immense salle :

    -Bonjour, Sire. J'implore votre pardon pour mon affreux retard, j'avais quelques affaires urgentes à régler en dehors du château. Que puis-je pour vous en belle journée, Votre Majesté ?

    Elle releva finalement la tête et, scrutant son Souverain, ne put s'empêcher de continuer :

    -Je suppose que vous êtes trop énervés pour vous confier, aussi je vous propose une petite activité qui pourrait faire envoler vos soucis.

    Son sourire doux et bienveillant qu'elle gardait pour Lui étira ses lèvres rosés et lâcha une proposition des plus improbables :

    -Avec ton mon respect, Sire, me feriez-vous l'honneur de croisez le fer ? Ce serait un très grand honneur si vous accédez à ma quête. Je suis sûre que vous êtes épéiste hors pair. Quoi de plus pour un Roi, me direz-vous ? Et si je puis me permettre pratique l'escrime me permet d'évacuer tout mon stresse, j'espère qu'il vous sera tout autant bénéfique.




Dernière édition par Stanislava Braginsky le Mer 16 Mai - 17:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Mar 8 Mai - 12:44


Le chant du cygne est le compagnon des âmes glissant vers la Mort. L'entendrez-vous aujourd'hui?

Nombre de personne vivant sur les terres de la puissante France de cette époque sont investis de l’idée, aussi profondément que la pointe d’une épée dans la chaire d’un ennemi, que le Roi qui gouverne cette nation n’a pas de cœur. Et qu’il n’en a même jamais posséder ne serait-ce qu’un fragment par le passé. Et l’hérésie pure qu’est celle de l’aider à combler ce manque apparent n’a jamais fait plus que traverser l’esprit des plus aguerris, avant qu’ils ne fuient tous devant la sévère réalité. Le Souverain est vil ; Voici ce qui est retiré de ce constat on ne peut plus catastrophique. Il n’aime personne a par lui-même, et encore. En soit, ces pauvres gens là ne sont pas entièrement dans le vrai, il est donc fortement impossible de leur jeter la moindre petite pierre passant à porter de nos doigts. En revanche, cet assemblage fragile de quelques mots ne font que prouver a quel point nul ne connait assez bien le Roi comme il se doit. Car si d’apparence, ce portrait brossé a la va-vite peu paraitre on ne peut plus criard de vérité, ce n’est pas entièrement le cas.

Charles a parfaitement conscience de ceci et ne s’en plaint guère. Car ceci est la moisson de ses propres efforts. Jamais, depuis qu’il siège sur le trône, il n’a désiré être sympathique envers son peuple, estimant qu’il n’était en aucunement là pour ceci.

A ses yeux, il se doit de protéger le pays et son peuple de toutes les menaces, quelles qu’elles puissent être. Et ce, même si cela vient de l’intérieur même de la contrée. C’est précisément pour cela qu’il est si dur, en plus du plaisir que cela lui procure, cela va sans dire. Et puis, à quoi bon chercher l’amour du peuple alors que cela ne sert strictement a rien, même en temps de guerre ? Il était d’autant plus jouissif que de faire danser ce petit peuple sous un joug enflammé, les distractions acquises n’en étaient alors que plus nombreuses. Bien que toutes ne soient pas aussi divertissantes qu’attendus. Mais ceci était encore l’encoche d’un autre débat a laissé précieusement fermé pour l’heure.

A cet instant, le Monarque ne se sentait pas au mieux de sa forme, sans parvenir à s’en expliquer les raisons, toutefois. Toutefois, ne désirant nullement qu’on l’assiste –ou le dérange, selon le point de vue- il avait fait renvoyés très exceptionnellement tout son petit personnel, garde du corps compris, leurs « offrant » ainsi de manière involontaire une journée de repos. Mais il se fichait bien de tout ceci, son esprit avait besoin de se distraire autrement que par les hurlements des badauds sans doute innocents qu’il jugeait de la pointe de sa pourfendeuse.

Délaissant son trône d’or et de parures plus belles les unes que les autres, il se décida à laisser ses autres domestiques, dont il ne connaissait aucun des noms, prendre soin de la pièce en son absence. Sans doute que tout serait lavé, ciré et parfumé a son retour, comme d’habitude. Il soupira en allant faire quelques pas lents et engourdis dans son jardin millésimé. Les luxueuses couleurs dont s’ornaient les fleurs des bosquets en ce début de saison n’adoucirent pourtant en rien l’aigreur de son humeur. Bien au contraire, même. Il avait un mauvais pressentiment, mais impossible de mettre ne serait-ce qu’un mot dessus. Perturbant. Et frustrant. Tout ce qu’il ne fallait pas faire pour entailler la patience naturellement entaillée du blond.

Mais au final, rien ne fut plus rapide que les actions qui vinrent par la suite. Un bruit suspect dans les fourrés attira l’attention du Roi vers l’arrière. Et avant même qu’il ne réalise ce qu’il venait d’arriver, cela lui sauva la vie. Un couteau à la lame finement taillée érafla sa tête, s’amourachant sanguinement de l’arcade sourcilière du Souverain. Ce n’est pas qu’il eu vraiment mal, mais sur le coup, la surprise eut tôt fait de le geler sur place. Il clignait des paupières alors que l’arme qui venait de le blesser heurta le sol sans un écho de surprise. Puis un cri rageur, celui de l’instigateur de tout ceci, retentit prés de lui.

Grandement énervé que sa tentative d’assassinat est avortée si près du but – car à deux petits centimètres près, tout aurait été différents- il chargeât le Roi. Sans se douter que ce dernier venait de reprendre ses esprits. Et lorsque la puissante main du fils unique de l’ancien Monarque vint faire s’enrouler ses phalanges emplies de contrariété autour du cou de l’insolent, ce dernier ne put se débattre très longtemps. Il tenta vainement de griffer le bras de Charles, mais sans succès.

Il succomba après une agonie de quelques minutes, privé d’oxygène par une force toute déployée. Son cadavre toucha bien vite le sol, observé furtivement par un Chef d’Etat aussi écœuré que dépité. Comment une telle chose avait pu se produire ? Le voici jeter en pâture a une mauvaise humeur plus Cerbère que la précédente. Il aurait besoin de plus de temps pour se calmer, apparemment. Et c’était mauvais signe pour tout le monde ici bas. Car lorsque le Roi était rendu furieux, peu de chose ressortaient indemne de son quart d’heure de folie. Les êtres humains ne faisaient guère exception, bien au contraire.

Retournant dans la salle du Trône, furibond, le Roi cracha qu’on aille brûler le corps de ce maudit qui avait osé lever la main sur lui. Le sang coulait abondement sur son vêtement mais il s’en fichait au plus haut point. Il fit appeler la Duchesse chargée de sa sécurité d’ordinaire. Stanislava Braginski. Pauvre enfant qui allait essuyée la colère du Roi. Mais qu’importe. Il lui fallait une âme sur laquelle jeter tout son venin, et la demoiselle fut la première personne a qui il pensât. Elle arrivât peu de temps après, juste au moment ou la douleur de l’incision près de sa tempe ne se fasse connaître à ses bons ressentis. Le voilà hors de lui pour encore plus de temps qu’il n’aurait été possible de l’imaginer.

Sa voix claire résonna dans l’enceinte de la pièce fraichement nettoyée. L’odeur du sang peinait a se démarquer de tout le reste. Tant mieux, le dégout de Charles était suffisamment haut pour ne pas l’exalter davantage. Croiser le fer ? Oh tiens, oui, pourquoi pas ?

S’emparant du pommeau de sa meilleure épée, qu’il ne quittait presque jamais, le Monarque ne se fit guère prier pour fondre de toute sa personne sur la frêle silhouette de la non-française. Le fer cracha un entrechoquement fin avant que le Souverain ne délit enfin ses lèvres.
    « Si je vous tranche un bras vous ne serez en mesure de vous plaindre, Braginski. Après tout, vous avez manquez a votre devoir premier aujourd’hui, il me semble. »
Parce que Charles n’admettrait jamais qu’il fait preuve de mauvaise fois en cet instant présent, il augmenta la force prodiguée à son arme fidèle.



Kit by Lizbeth ♥️ Thanks Darling ♥️
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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Mer 16 Mai - 17:42



La rose n'a d'épines que pour celui qui veut la cueillir.


    Discerner l'humeur de son entourage était un don qu'avait su développer Stanislava au fil du temps. Contrarié ? Anxieux ? Pessimiste ? Vexé ? Ou simplement triste ? Un simple regard lui suffit, comme si vous étiez un livre ouvert. En définitive, inutile d'essayer d'échapper à ses prunelles, vous ne pourrez vous dérober. Et en cet instant précis, Le Roi était très, très en colère. Et ce n'était qu'un doux euphémisme. Il fondit sur l'escrimeuse, la dominant de toute sa grandeur tout en s'emparant de son arme qui, avait-elle noté, ne le quittait jamais. Sa voix rauque claqua dans la salle souligné par l'entrechoquement de la lame. La russe leva les yeux et croisa des prunelles de la même teinte que les siennes mais aperçut également cette entaille à l'arcane sourcilière de Sa Majesté. De la plaie coulait ce délicieux élixir rouge qu'elle adorait tant.

    Se sentant coupable de convoiter le sang royal, elle baissa les yeux et prit l'air coupable pour ne pas avoir pu protéger son souverain alors qu'il avait été victime d'une tentative d'assassinat. Mais l'heure n'était pas aux confessions. Perdre un bras ? Il était fort probable qu'une telle chose puisse arriver si elle n'avait pas sa concentration entière. Elle le savait mieux que quiconque au château. Elle savait que Charles possédait une force qu'elle même redoutait lorsqu'elle se retrouvait désarmée. Le taux de réussite de se retrouver mutilé avec comme adversaire le Roi de France était très élevé.

    Mais quelque part, elle ne s'inquiétait pas pour cela. Pas le moins du monde même.

    Stanislava sortit également sa rapière fraîchement rénovée, et recula de quelques pas, laissant une certaine distance entre eux. Ses doigts gantées se resserraient autour de la garde royale dorée, la lame légèrement penchée vers son adversaire. Elle croisa à nouveau le regard de Sa Majesté qui semblait prêt à bondir sur elle, tel un félin tapis dans l'ombre effaçant sa présence jusqu'à ce que sa proie ne possède plus aucun soupçon. Peu importait la situation, l'adversaire, ou le lieu. Durant toute sa longue vie, le garde de corps du roi de France avait bien appris une chose essentiel lorsque sa vie était la mise d'un duel. Il fallait gardé la tête froide, ne pas détournez les yeux une seconde. Ne pas tourner le dos. Surtout pas au Roi.

    La tête légèrement relevée et le torse bombée, Stanislava nicha sa main gauche sur le haut du fourreau de son épée et ses lèvres rosées se délièrent enfin, sa voix résonnant dans l'immense salle du trône où il n'était qu'eux deux.

    -Vous avez sûrement raison, Sire. Avoir le bras coupé serait une punition largement suffisante face au manquement de mon devoir. Mais je ne pourrai plus vous servir si je deviens manchot, Votre Majesté.

    Devenir invalide lui préoccupait au plus haut point. Après tout, la jeune femme russe était reconnue dans toute la France, peut-être même dans toute l'Europe, par son talent d'escrimeuse mais uniquement parce qu'elle excellait dans la maîtrise du double sabre. Elle avait entendu d'innombrables rumeurs à son sujet : était-elle une succube ? Ces êtres à la beauté envoutante qui viennent vous ôter la vie en vous charmant ? Où une dullahan ? Née d'une légende irlandaise, elle frappera à la porte de ceux qui passeront de vie à trépas et leur enverront du sang au visage, symbole de leur prochaine mort.

    Combien d'âmes mortelles avaient pensé ainsi ? Tellement. Elle avait vu tant de chose durant sa longue existence. Mais celle qui l'avait plus interpellé, qui avait attiré son attention, capté sa concentration, c'était celle de Marie-Anne. Cette petite avait réussi à la percer à jour, à découvrir son secret que très peu de monde connaissait.

    Cela s'était passé un mois après son entrée chez les Saint-Hymer. Alors qu'elle croisait le fer face à l'un de ses élèves, la jeune duchesse admirait son institutrice, assise sur une chaise en bois de rose, peinte en blanc, attablée devant une pile de pâtisseries.

    -Stanislava, appella-t-elle doucement de sa voix fluette.

    La créature de la nuit détourna les yeux une seconde pour apercevoir un doux sourire sur le visage de l'enfant. Son adversaire profita de ce moment d'inattention de la part de son professeur pour dirigé son fleuret tout droit vers le visage de la vampire. Sa nouvelle race lui permettait tant de chose désormais. Avec une rapidité défiant la normalité, elle évita in extremis la lame qu'elle coinça entre son index et son majeur.

    -Good job, boy. It's enough for today.

    Elle n'enseignai pas uniquement à des jeunes hommes francophones mais également à des anglo-saxons venus expressément d'Angleterre de l'autre côté de la mer qui souhaitaient recevoir un peu de son savoir. Elle ne devait avoir que cinq ou six élèves étrangers. Les autres apprentis venaient d'un peu partout de la France et étaient souvent issus de la noblesse ou même de la bourgeoisie. Autrement dit, ceux qui pouvaient mettre le prix dans le meilleur enseignement qui soit.

    L'entraînement terminé, Stanislava s'épongea le visage avec une serviette blanche et rejoignit l'adolescente.

    -Stanislava vous vous battez comme vous dansez, remarqua la jeune fille en se levant pour esquisser quelques pas de danse comme pour illustrer ses paroles.
    -Qu'est-ce qui te fait dire cela, Marie-Anna ? L'interrogea l'escrimeuse.
    -Votre façon de vous mouvoir ! Je n'aime pas trop l'escrime et pourtant j'ai su déceller quelque pas de danse lors de vos combats, déclara-t-elle fièrement.

    Un petit rire cristallin s'échappa de la gorge de la démasquée.

    -Vous m'avez percé à jour, jeune demoiselle ! C'est bien de la danse de salon que me provient cette souplesse et cette agilité lors d'un duel. C'est grâce à cela que j'ai pu m'améliorer.
    -Même ainsi vous restez élégante, Stanislava. Pourquoi n'avez-vous pas de fiancé ? Ou d'amants ?
    -Marie-Anne, cesse d'embêter ta préceptrice ! Ton professeur de piano sera dans quelques instants. Il te faut te changer avant son arrivée, ordonna la maîtresse de maison, furibonde.

    Son secret était renfermée dans un art autre que le combat. Un art qu'une femme d'un haut se devait de maîtriser et connaître dans le moindre petits détails. La danse. C'était une activité que Stanislava appréciait fortement plus jeune, lorsqu'elle n'était qu'une faible petite humaine. Aujourd'hui, elle avait l'occasion de s'afficher lors de nombreux bals qu'organisait sa Majesté.

    Maintenant qu'il revenait dans ses pensées, elle se substitua de cette rétrospective et recentra toute son attention vers le Roi.

    -Vous pouvez attaquer en premier Sire.

    Vous vous demandez sûrement ce que l'on peut bien ressentir lorsqu'on est face au Roi Charles de France traversé par une colère sourde et amer. Et bien... vous n'avez qu'à le voir de vos propres yeux.

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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Ven 25 Mai - 19:28


La Rose commande à l'épine, et non le contraire.

Il n’avait nullement pensé à ménager cette jeune femme, quand bien même sa silhouette frêle aurait su tromper n’importe qui, au premier coup d’œil. Sauf que Charles de France n’était pas n’importe qui, justement. Et a ce titre, il lui fallait remettre en ordres les déséquilibres observés autour de sa personne, si détestée en ce bas monde. Sa force a moitié déployée, il prévoyait d’y aller par à-coup. Petit a petit, jusqu'à mettre la noble a genoux devant lui. Il ne l’a tuerait peut-être pas. Son sort restait encore à déterminer. Si elle parvenait à le distraire suffisamment par ce petit jeu du chat et de la souris armé, alors elle aurait la vie sauve. Sinon… Inutile de tergiverser, c’était inutile et pompait trop les pensées de son Altesse Royale en cet instant où ce n’était guère le moment de se dissiper. Dans un premier temps, accuser la soumission serait une consolation suffisante aux yeux du Monarque pour qu’il n’hurle plus ainsi, a s’en faire saigné la gorge et malmener ses cordes vocales. Une veine, battante aux rythme élevé imposé par son organe vital, son cœur, vint souiller son masque de beauté angélique, réduisant l’homme a guère plus que ce qu’il n’était censé être, une petite proie ignorante et en définitive, vulnérable. Sans le savoir elle-même qui plus est.

Charles retournait à sa première apparence, celle d’une bête revêtant la peau d’un dirigeant, dans le meilleur des cas. Et pour bien faire, il revoyait, comme il le pouvait avec un orbe vert gêné par une trainée de sang plus ou moins régulière sur sa joue, tout ce qu’il avait pu apprendre au cours de sa vie et de ses longues heures de travail au fleuret, dans sa jeunesse. Une période si lointaine, comment parvenait-il a se souvenir de pareilles choses ? Lui-même l’ignorait, pour dire vrai. Mais le nœud du problème ne se posait même pas ici, car la seule chose qui le motivait présentement était d’écraser son adversaire, par tous les moyens. Cela aurait été un enfant qu’il n’aurait pas fait de différence tant sa rage le travaillait au corps, dans tout les sens du terme.

Le métal gémissait d’être ainsi martyriser. Un combat sur un champ de bataille ou un règlement de compte n’aurait pas été si différent de celui-ci. Au moins l’un des deux bretteurs souhaitait vivement la disparition de son homologue combattant.

Mais s’il n’y avait eu que cela… Le Roi aurait pu faire comme si de rien n’était et se livrer a un combat fade et insipide, pour au moins essayer de calmer ses ardeurs chimériques, lui brulant la peau de l’intérieur. Mais bien entendu, il avait fallut qu’il décèle quelque chose de bien pire encore. Il était ignoré. Ou presque. Mais à son sens, cela ne faisait pas de différence. Stanislava n’était pas totalement avec lui, dans cette salle prévue pour bien des usages, mais pas un croisement de sabres. Son esprit vagabondait ailleurs. Mais ou ? De cela, il n’en avait que faire. La seule chose qui l’interpellait, c’était que son action passée n’avait pas suffisamment attirée l’attention de la jeune femme apparemment, puisqu’elle se laissait submergée par autre chose. D’irréel, en plus. Sans corps, sans vie, sans souffle. Sans rien.

Tout le contraire de Charles, qui était bien vivant pour sa part. Une migraine lui assaillit alors le crâne, profitant que cette colère aveuglante dissolve un petit peu son attention totale. Encore une fois on le reléguait après autre chose. Depuis toujours, cela avait été le cas. Pion de ses propres actions, spectateurs de sa propre vie, il n’avait été depuis le jour de sa venue au monde. Charles n’était pas idiot et le savait parfaitement. Ce qu’il appelait « amour », jamais encore il ne l’avait connu. Que ce soit familial ou autrement plus affectif, une telle chose n’avait jamais planté son grain impie dans son cœur, qui en aurait pourtant, grandement eu besoin.

La nécessité de revoir « ses » yeux verts, qu’il lui avait dérobés, couchés sur une toile de haute qualité, se fit ressentir encore, de façon plus prononcée cette fois ci. Mais c’était encore impossible, hors d’atteinte pour le Roi en ce moment si crucial pour son égo et son amour propre. Alors il se replongeât de lui-même dans ses sombres pensées et constatations, se blessant seul, sans l’aide de personne, bien qu’aucun cri ou appel au secours n’eut été lancé et ne le serra jamais.

Que fallait-il pour attirer l’attention pure et parfaite de son Garde du Corps ? Plus il y réfléchissait et moins il trouvait de réponse. En plus de cela, ce n’était pas tellement le fait qu’elle ne regarde que lui, mais davantage le principe, pour dire vrai. Depuis qu’il savait comprendre les récitals bâclés a l’hypocrisie des adultes de l’époque de sa petite enfance, Charles de France avait compris comment les charmé et les amadouer. Mais ici, ce n’était pas ce dont il avait besoin pour marcher peut-être sur la voie de la sérénité un jour.

Son père – qui ne portait guère que le nom de cette fonction- ne l’avait jamais aimé à hauteur de sa valeur, voyant à chaque fois en l’objet incarnée par sa descendance, le meurtrier fourbe de sa défunte épouse. Les serviteurs avaient toujours tentés de le ranger de leurs côtés, pour s’attirer les bonnes grâces de l’avenir. En vain. Et il était lassé de tout cela. Même cette marquise blafarde ! Dés que le chemin de cette succube et celui de Charles se croisait, il y avait une sorte d’aura malsaine qui s’installait entre eux. Une atmosphère teintée au secret mais marqué au symbole du mystère, tel un marquage au fer rouge sur une peau vierge de tout mauvais traitement. Voici précisément ce qui faisait maintenant sortir le Roi de ses retranchements, tel un Cerbère enragé. L’accumulation et la superposition de tout ce qu’il avait vécu jusqu’ici à plus ou moins grande échelle, parvenait parfois à la prouesse de la changer en autre chose qu’un être humain. En une entité pire qu’un animal. Presque un Antéchrist, a sa mesure. Ses cheveux blonds cachant son regard perçant, il contractait ses mâchoires avant de laisser s’évader de ses lèvres un hurlement digne des infernales bacchanales des Enfers.
    « Vous aussi, Braginski?! Pour vous aussi je ne suis rien d’autre qu’un amusement, que vous relèguerez à vos vieux souvenirs poussiéreux dés que vous serrez lassé de moi ?! Dites le si tel est le cas ! »
S’enfermant lui même dans une cage de folie vengeresse, il enfilât alors une cape de malice pourfendeuse de bonne conduite et, se baissant vivement, usa de ses démesurément grandes jambes pour faire basculer son Garde du Corps sur le sol de marbre épais et froid. L’odeur des fleurs, diffusée ça et là, ne parvenait même plus à tromper sa mauvaise humeur. Pareil à un phœnix dont les rayons bruleraient tout azimut, il ne parvenait plus vraiment à se contrôler. Aussi laissait-il s’exprimer sa rancœur accumulée, vers la mauvaise personne. Ou plutôt, vers la première âme qui s’était présentée a lui, bien docilement, puisqu’il n’avait pas eu la patience d’attendre qu’un volontaire se désigne de lui-même, cela aurait prit bien trop de temps, pour ne pas dire ne serait jamais arrivé.

Ayant maintenant l’avantage, c’est sans vergogne qu’il amena la pointe de la lame de son épée de qualité sous le menton de la Braginski, faisant d’elle ce qu’il était persuadé d’être sa victime toute désignée. Son regard presque aliéné, ou transparaissait sans mal son ignominie furieuse, ne laissait aucun doute quand a sa cruauté maladive et impulsive, dans l’immédiat. Surtout que la sourire sadique qui accompagnait l’ensemble ne faisait rien pour encourager à penser le contraire. Il reprit alors.
    « Et bien sachez que je mettrais un terme a votre vie sans hésiter un instant avant que cela n’arrive, Stanislava. »

Ayant presque craché son prénom avec dédain, il restait droit et fier, comme la statue mouvante faite de glace et de givre qu’il était et est toujours au jour d’aujourd’hui.

Il voulait simplement qu’on le reconnaisse.



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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Sam 26 Mai - 8:08


Si Zeus voulait donner une reine aux fleurs, la rose régnerait sur toutes.





    La femme, jeune d'apparence, savait qu'en entrant sous les ordres du Roi de France, que sa vie ne tenait qu'à un fil. Et à cet instant précis, c'était le fil de la lame de son supérieur. Elle s'était préparée à cette éventualité, d'être un jour la gorge exposée à l'épée de Charles. Uniquement lorsqu'il connaîtra sa véritable nature. Pas maintenant. Pas encore. De toute son existence, l'homme qui tenait sa vie entre ses mains était le premier dont elle avait du mal à cerner ses pensées, son caractère, ses intentions. Calmer ses sombres chimères allaient être une tâche bien éprouvantes.

    L'escrimeuse avait su détourner l'attention du Roi pour calmer sa colère omniprésente. Mais serait-elle fatiguée par ses longues années d'existence, au point de se laisser mettre à terre aussi facilement, sans même résister ? Evidemment que non. La demoiselle était assez intelligente et pour ne pas énerver d'avantage le Roi, elle l'avait laissé faire. Mais cela avait eu l'effet contraire, empirant bien les choses. Ses paroles, que dis-je son hurlement, semblaient déchirés par un sentiment de... dégoût ou d'amertume ? Stanislava ne savait pas trop comment l'interpréter. Mais il avait finalement fini par extérioriser ce qui le hantait depuis tant d'années. Le roi ne cherchait qu'une chose, désormais depuis qu'il avait accédé au trône. Tout comme elle. Depuis son enfance. Depuis sa création.

    Sa réplique l'avait quelque peu blessé dans un sens. Oubliait-il qu'elle était chargé de sa vie ? Qu'elle se devait de toujours veiller sur lui ? Savait-il à quel point, Lui, l'homme le plus puissant et fort de toute la France occupait jours et nuits son esprit ? Qu'il était devenu depuis peu sa raison d'être ? S'il mourait, elle ne saurait que faire et serait peut-être même déboussolé. Parce qu'en dis décennies, jamais, ô grand jamais, elle n'avait été si troublé par un homme. Ses prétendants sûrement morts et enterrés semblaient si ridicules à côté de cet homme qui l'utilisait comme une simple marionnette.

    Et, Stanislava ne l'avouera jamais publiquement ni à elle-même, mais le Roi l'attire. Pas pour son sang, ni pour son rang. Tout son être sombre et complexe l'attirait. Cela la rendrait presque malade mais elle n'en laissait rien paraître. Elle s'était déjà résolue à ne pas se marier, à abandonner tous sentiments envers les humaines qui ne vivaient guère longtemps contrairement à sa race. Mais avec Sa Majesté, elle ne pouvait s'en empêcher. Ses dires étaient justes, dans un sens. Un jour, elle devra le laisser de côté parce que contrairement aux communs des mortels, Stanislava ne vieillissait pas. Si elle restait auprès de lui trop longtemps, Charles se méfiera d'elle et finira par la mener à la potence comme tous les vampires qu'il recherche à exterminer de son Royaume. Il n'était point non plus amusement. En réalité, elle ne savait pas ce qu'il était vraiment pour elle. Il ne subsistait entre eux que ce rapport Roi/Garde du Corps. Rien de plus, rien de moins.

    Que désiraient-ils vraiment, ces deux personnes autrefois haïs par leurs géniteurs ?

    Son adversaire, la dominant par sa taille, s'était baissé et de par ses grandes jambes, la fit donc basculer contre le sol fait de marbre froid. Il plaça le bout de sa lame sous son menton. Un geste qu'elle utilisait elle-même dans ses combats de mise à mort pour prouver sa supériorité. Mais aujourd'hui, elle était en était d'infériorité. Elle le sera toujours face au Roi, peu importe le lieu, le jour ou le moment. Un sourire apparut sur le coin de ses lèvres alors qu'il la menaçait, cette fois-ci, de la tuer de ses propres mains.

    -Vous me contrariez, Sire. Comment pouvez-vous penser que vous n'êtes qu'un simple amusement, moi qui suis chargée de votre protection ? Je ne peux m'empêcher de penser à votre bien-être et à votre sécurité chaque jour que fait Dieu. Ne dites pas de telles sottises. J'éprouve pour une profonde admiration que peu d'homme eurent la chance de recevoir. Vous êtes le seul même.

    La russe se saisit fermement de la lame et l'éloigna de son faciès avant de reprendre d'un ton plus doux.

    -Tuez-moi si tel est votre désir, Sire. Mais sachez que cela serait regrettable. J'aurais aimé terminé ce combat correctement. Ce serait une fin peu glorieuse pour moi qui pour le nom de la gloire. Sachez une chose, Sire. Quoi que pense votre entourage, vous respectez votre travail de monarque. Jamais je n'avais vu un homme tenir un pays d'une telle main de fer. Maintenant je suis sous vos ordres, faites ce que vous voulez de moi, Mon Roi.

    Elle lâcha lentement son arme et planta ses prunelles emplis d'une triste tendresse dans ses jumelles assombries par la colère et le dédain, prête à recevoir le Jugement royal. Elle était rentrée sous ses ordres en connaissance de cause. Si elle devait affronter la mort, ce sera en face.
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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Dim 10 Juin - 9:14


Les Roses ont le don de savoir cultiver l'évidence comme le plus hardi des mensonges.

Elle avait tenu un discours argumenté et concis, cette demoiselle. Si bien que Charles s’en retrouvait alors, non pas déstabilisé, mais soudainement plus aussi sur de sa volonté à lui ôter au moins un bras. Il était déçu. Il s’était attendu à plus de fourberies à contrer et a un affrontement avec un esprit plus revanchard que le sien. Mais après coup, il se rendit compte de son fourvoie. Et l’amusement malsain qui l’habitait alors, sous le couvert d’une volonté impénétrable d’écraser son adversaire, s’étiolait alors lentement, pareille a un fragile petit papillon, effarouché par la venu subite de l’ombre d’un oiseau au dessus de lui. Il n’avait alors plus le cœur à se divertir. S’en était assez.

Ses yeux verts glissèrent sur la silhouette faussement fragile de son Garde du Corps, présentement rivée au sol, sous l’effet de son talent de bretteur. Beaucoup trop facile a son goût, il trouvât cette scène ô combien pathétique. S’il avait su, il aurait sans doute agit bien autrement. Toutefois, nul ne créer d’Empire avec des suppositions, surtout celles concernant un passé que l’on ne pouvait plus guère changer. Aussi, pour ne pas perdre la face, autant abandonner là, immédiatement. Cela le contrariait mais l’obstination qui l’avait poussé à agir de la sorte l’avait quitté pour Dieu sait combien de temps. Et Charles n’aurait su être suffisamment patient pour appréhender une quelconque attente. Surtout pas aujourd’hui.

Soit. Tant pis pour lui – bien que cela lui pèse de la reconnaitre- et tant mieux pour elle, ce n’est point en ce jour que le revers de la faucille caressera de sa langue aiguisée la peau si délicatement parfumée de son cou. L’un dans l’autre, cela impliquait que Charles doive se trouver une autre distraction pour le reste de la journée et occuper son esprit. Car oui, si sa hargne à combattre était redescendu comme une flèche disparaissant sur la ligne d’horizon, son énervement quant aux événements précédents restait, quant a lui, parfaitement ancré dans sa chaire. Mais tout ceci n’était point issu de l’une de ses fautes, à lui. Après tout, il se sacrifiait pour son peuple ingrat, qui ne savait guère reconnaitre ses actes à leurs justes valeurs. Grâce a qui le Royaume avait été si bien gardé jusque là sinon lui ?

Anglais mis a part – car ils sont des énergumènes ne fonctionnant nullement comme la plupart des gens-, tout les voisins de la France, de l’Espagne à la noble Allemagne ne saurait être assez folle pour envahir le territoire français en sachant que représailles leurs seraient dues par la suite. Jamais, ô grand jamais une infanterie ennemie n’avait tenté de percé les lignes militaires – exception faite de ces « monstres » dont on lui avait fait rapport il y a quelque temps maintenant - après les barrages humains placés ingénieusement prés des frontières. Et ceci était une idée du Souverain. Enfant de guerre, qu’il avait dû observer plus que de raison par le passé, il savait qu’une bonne protection valait bien mieux qu’un monceau d’attaques désespérées pour repousser l’adversaire.

Mais cela… Nul ne le voyait ni ne cherchait à l’en remercier. Ce n’est pas qu’il recherchait la reconnaissance, sachant pertinemment que cette chose aux affres si douces d’après les rumeurs ne lui serait jamais accordée. Et ce depuis le jour maudit ou il est venu au monde, en plongeant sa mère dans les griffes de la Mort. Le premier jour du reste de sa condamnation arbitraire par son feu Père, qui malgré tout, paraissait s’être arrangé pour que cette haine qu’il nourrissait impitoyablement envers son propre fils le suive sous bien des forme par delà sa disparation.

Le Roi haïssait avoir de pareilles pensées. Aussi, plissant les paupières fortement avant de les rouvrir, faisant fit de la douleur de moins en moins lancinante a son arcade sourcilière, il fit en sorte de reprendre pied avec ce qui l’entourait, pour ne plus divaguer. De nouveau, depuis ce qui lui semblait être une éternité – toutefois faussée-, il observa la demoiselle en charge de sa protection depuis bien des lunes maintenant. Son regard, pendant une courte seconde, se durcit après avoir imprégné ses pupilles de ses courbes. C’est aussi de sa faute, maintenant, s’il n’a plus envie de croisé le fer pour se changer les noires idées qui lui trottaient –trop- suavement en tête.

Un soupire silencieux écarte les lèvres du Monarque tandis qu’il se redresse de toute son imposante hauteur, rangeant par la même son arme dans son fourreau. Son bras droit, celui avec lequel il maniait le plus facilement l’épée, lui faisait ressentir quelques picotements auquel il ne prêta nullement attention puisqu’ils étaient simplement le signe évocateur du maintien d’une inconfortable position corporelle trop longtemps. Combien de temps était-il resté ainsi, a pointé sa cible du moment avec la pointe de son fleuret ? Il ne saurait le dire et ne s’y intéressait guère, pour dire vrai. Ce genre de détail n’est pas d’une capitale importance pour celui qu’il est, après tout.

Malgré tout, ne répondant pour autant pas encore aux paroles écœurantes de la Braginski, il se rapprocha d’elle, les semelles de ses bottes de cuirs de première qualité claquant sur le sol brillant fait de marbre. Puis, chose dés plus étonnante, bien que rien ne se distingue dans ses orbes verdoyantes, il tendit une main vers Stanislava pour… sans doute l’aider à se relever. Chose que nul au sein du Royaume n’aurait cru pouvoir observer un jour. Heureusement qu’il n’y avait qu’eux deux dans cette pièce. Le Roi recélerait-il donc encore des mystères pour lui-même ?



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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Mer 13 Juin - 18:58

La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.




    S'agissait-il d'un songe ?

    Ce fut la pensée de Stanislava en voyant cette main que lui tendait le Roi de France. Ses deux orbes vertes papillonnèrent un très court instant avant de fixer à nouveau le faciès de Charles. Sa folie précédente avait subitement disparu, faisant place à un léger dégoût. Étaient-ce ses paroles qui l'avaient fait changer d'avis aussi... facilement ? Cela la laissait totalement perplexe. Elle qui était persuadé qu'il allait lui ôter la vie, le voilà qu'il tendait la main pour l'aider à se relever.

    Parce que, avouons le, le Roi n'avait jamais aidé qui que ce soit dans sa Cou. Ce simple geste la rendait muette. Que s'était-il pensé dans les pensées du monarque ? Pourquoi un tel retournement de situation ? Et surtout, que devait-elle faire ? Accepter son aide ? Peut-être que oui. Si elle refusait son aide, il était fort possible que son moral se détériore un peu plus. Il était que le Roi retrouve un semblant de sérénité. Le Roi n'a jamais été totalement serein. Comment pouvait-on être serein en tuant au minimum 2 personnes dans une journée ? Il était toujours assailli par une mauvaise humeur omniprésente qui n'hésite pas à sauter sur sa proie lorsque l'occasion se présentait. Soit presque tout le temps, lorsque ses sujets n'exécutent pas correctement leur besogne. Ce jour-là, c'était la vampire qui eut un écart de conduite mais qu'à cela ne tienne. Ce sera le dernier.

    Elle tendit donc ses fins vers ceux plus musclés du Roi. La soir s'enroula autour du cuir. La douceur d'une femme contre la force d'un homme. Dans un léger froissement de vêtements, la Garde du Corps se releva, agrippant fermement la main de Charles. Une fois sur ces deux jambes, près, un peu trop même du Roi, elle recula d'un pas, rangea son arme et le fit face de nouveau. Ses pierres de jade caressèrent du regard la traînée rouge sur le joue de Charles jusqu'à se perdre dans son cou et ses vêtements. Le sang commençait à sécher. Elle retira son gant pour libérer sa main droit de cette douce prison de tissu et tendit ses doigts vers la peau souillée du roi, effleurant à peine. Elle n'était pas folle. Juste prudente.

    Un doux sourire s'étira sur ses lèvres légèrement rosées alors qu'elle éloignait sa main. Elle demanda de sa voix habituelle, claire et légère :

    -Souhaitez-vous que j'appelle un médecin pour panser votre blessure, Sire ? Il vous faudrait également un bain chaud pour enlever ce sang et vous détendre par la même occasion. Permettez moi de m'en charger.

    Stanislava se retira de la Salle de Trône et ordonna à deux gardes de se tenir près de la porte, les changeant de ne laisser passer aucun individu avant qu'elle ne revienne. Puis, quelque chose lui revint soudainement en mémoire. La créature de la nuit empoigna le bras d'un autre garde qui passait par là et l'envoya se heurter contre le mur. Sa voix se durcit, ses sourcils se froncèrent de mécontentement :

    -Qu'est-il arrivé au Roi ?!
    -Il... Un homme a tenté de le tuer dans le jardin de la cour, bégaya le maltraité.
    -Vous plaisantez ?! Comment un simple manant aurait pu s'introduire ici ?! S'énerva la duchesse, furibonde. Qui s'occupait de la garde à ce moment-là ?!

    Complètement excédée par tant d'incompétences, elle hurla contre son sous-fifre temporaire, lui ordonnant d'aller chercher les incapables qui s'étaient relâchés dans leur travail. Durant ce court laps de temps, la Garde du Corps du Roi donna d'autres directives aux domestiques : celui de préparer le bain de Charles, le sien et d'appeler un bon médecin pour l'entaille à l'arcane sourcilière du Monarque. Une fois cela fait, le garde qu'elle avait intercepté ramena comme convenu les hommes chargés de la sécurité du jardin royale. Sans réplique inutile, elle dégaina sa rapière et les poussa à retourner dans la salle du Trône. Ils tremblaient de tout leur corps. Mis à part la colère du Souverain, il y avait aussi celle de sa protectrice qu'il ne fallait stimuler.

    D'un geste brute, elle les força à s'agenouiller devant Lui, tandis que ses paroles lourdes de reproche se répercutèrent sur les murs dorées.

    -Voici les deux coupables qui ont laissé votre assassin entrer, Sire. Que préconisez-vous comme punition ?

    Sur ces mots, l'autre rapière sortit de son fourreau et la lame se posa sur leur nuque. Elle était prête à se salir les mains pour Charles. Ses prunelles de jade s'enfoncèrent dans ceux du Souverain, attendant qu'il donne un ordre pour qu'elle obéisse. Quiconque oserait lever la main sur une rose, se verrait piquer par ses épines...

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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Ven 15 Juin - 15:30


Ce n'est pas la Couronne qui fait d'un Roi, un Roi. Mais le discours qu'il tient. Dans ce cas... Que dire aux Roses?

Peu de gens connaissent Charles sous son véritable jour. A vrai dire, il n’y a bien que ses propres régalias qui peuvent se vanter de toute connaître de lui, de sa comédie a sa sincérité – chose qu’il n’exprime que rarement. C’est une façon comme une autre pour se protéger, inconsciemment du monde qui l’entoure. Car il n’est plus un adolescent fougueux et plein de hargne ; Celui qu’il était autrefois. Il est le Roi de la France toute entière. Et par ce simple fait, il doit se murer contre son propre pays. Pour ne pas flancher.

Pour ne jamais poser un genou a terre devant lui. C’était le Souverain qui dominait la nation, et non le contraire. Il se devait d’honorer cette pensée et par la même, son statut.
Ainsi, lorsqu’il sentit les doigts – plus frêles qu’il n’y paraissait- de Stanislava Braginski s’enrouler autour des siens avant qu’elle ne se relève, intérieurement, il jubila. Elle avait beau être proche de son « Altesse », ce n’était pas pou autant qu’elle le connaissait mieux que les autres. Elle venait de le prouver, et Charles se félicitait lui-même de son petit jeu d’acteur. Il ne répondit rien lorsqu’elle lui proposa de soigner cette blessure régnant au dessus de son œil, s’étant ravisé d’y toucher au dernier moment. Cette simple tentative n’avait nullement plut au Monarque qui venait de trouver autre chose pour polariser sa malsaine intention. Tant mieux, ça l’occuperait un tant soit peu jusqu'à Dieu seul sait quand. Charles s’était décidé à ne pas trop spéculer sur l’avenir de ce jour, peut-être que, qui sait, sa fin serait signe de réjouissance pour lui. En attendant, et malgré son impatience non feinte, il restât là, à contempler la gracile demoiselle officiant en tant que son garde du corps.

Elle s’extrada de la pièce après y avoir fait claquer ses talons. L’homme, laissé ainsi seul ne su trop quoi penser. Il était partagé entre la colère et le dégout le plus amer. Et comme a son habitude, lorsque quelque chose le contrariait, il s’inventait déjà tout une mise en scène pour la faire payer, cette traitresse bourrée de belles paroles seulement.

Toutefois, quelle ne fut pas sa surprise de la voir revenir, deux otages entre ses griffes empourprés par une certaine rancœur envers eux. Arquant un sourcil, Charles mit une petite minute – affichant par la même un visage neutre, voir déconfit – pour jauger ces incapables raclures qui n’avait pas été capable d’honorer leur travail, soit de protéger toutes les entrées du Château afin de prévenir d’incidents de la composition de celui dans lequel le Roi de France s’était retrouvé embourbé. En réalité, il réfléchissait, toujours. Mais là, l’objet de son attention n’était jamais que deux pouilleux. Ils se trouvaient être bien moins intéressants a eux deux réunis que la jeune pucelle blonde qui les avaient arrêtés avec l’efficacité d’un chien de chasse qui aurait débusqué un couple de renards.

Mais maintenant qu’il se retrouvait devant le fait accompli et qu’on ne lui laissait guère d’autre choix que celui d’appliquer une sanction digne de ce nom, il obtempérerait. Qui sait, peut-être qu’avec un peu de chance, il s’en trouverait alors un minima amusé. Charles s’était résigné à toute essayer pour tenter bon gré mal gré de tuer son ennui profondément ancré en lui maintenant. Qu’il était pénible de ressentir ce sentiment alors que la colère vous habitait tout entier il y a moins d’un petit quart d’heure. Mais le passé étant ce qu’il est, soit de la poussière sale et vermeille, il valait encore mieux se tourner vers l’illusoire futur qui attendait le Souverain.

Soupirant, encore, il quitta un instant la Salle du Trône sans un mot pour se rendre dans une pièce annexe. Là, brulait déjà le foyer du Feu qui allait illuminer son Salon dés le début de la soirée entamée. Mais là n’était pas ce qu’il recherchait avec tant de minutie. Son regard ne mit, en revanche, guère longtemps a combler sa silencieuse requête. Enfin une entité efficace dans ce Château ! se dit-il, sur de lui, davantage qu’auparavant. En effet, au creux des reins de ces jeunes flammes dansantes, chancelantes encore quelques peu devant son être tout entier, se trouvait un fer. Rougit par la chaleur par laquelle il était entouré, il laissait voir sa terminaison luminescente avec une certaine perfection. Un véritable travail d’artisan. Le symbole de la Royauté y était bâti. Ce n’était pas pour rien, même si son utilisation première n’était en rien semblable à celle que Charles s’apprêtait à en faire.

Pivotant et tournant les talons, il revint promptement dans le Salle de Trône, fièrement, sa longue cape royale flottant dans son dos, pareille au sillage d’un démon. Se postant devant les deux pauvres martyrisés avec toujours cette expression lasse, il ne leur laissa même pas le temps de se justifier qu’il compressa l’embout brulant sur l’un des yeux de chacun des malheureux. Leurs hurlements ne lui arrachèrent même pas un semblant d’intérêt. Même lui, cela commençait à le lasser plus qu’un peu.

Comme pour clore définitivement cette parenthèse qu’il n’avait pas prévu, il fit appeler les Gardes et délivra son ultime ordre :
    « Qu’on fasse torturer ces misérables sur la Grand Place et que leurs familles soient bannies du Royaume sur le champ. » Fit-il, plus las que jamais, sans prendre en compte les cris de supplications des futurs condamnés.
Enfin, braquant son regard perçant sur la russe, il s’en approcha et, avec une certaine application, s’empara de l’arrête de sa mâchoire de façon a ce que les vertes de leurs yeux respectifs parviennent à se mélanger sans grand effort. Et voila que tout vola en éclat. Il avait délibérément ôté son masque. En effet, après un sourire forcé, et une petite phrase a peine commencée du bout des lèvres :
    « Quant a vous, femme… »
Il l’avait giflé avec toute la puissance dont il était capable. Cette même puissance que la Comtesse rencontrée dans les jardins du Palais avait eu l’occasion d’expérimenter. Même sa main à lui se faisait quelque peu douloureuse, en dessous du solide cuir de son gant.
    «… Voici votre sentence pour avoir cru bon de quitter votre place. La prochaine fois, ce ne sera pas ma main mais une lame de hache qui viendra caresser votre peau, ai-je été clair ? »
Tout en terminant sa phrase, le Roi se plaça droit devant l’immense baie-vitrée qui baignait la Salle du Trône d’une lumière aux bienfaits discutables. Les mains entremêlées dans son dos, sa carrure laissait transparaitre que ses torrents de réflexions n’en étaient qu’a leur début. Non, vraiment. Personne ne le connaissait vraiment.

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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Sam 16 Juin - 18:56


Une couronne d'épines, ce n'est qu'une couronne de roses d'où les roses sont tombées.

    Les cris, les pleurs, le sang, les tortures. Tout cela, Stanislava avait connu tout au long de sa vie, de dix décennies de sa vie. Elle avait entendu des cris d'hommes agonisants ou en colère, des femmes au bord du désespoir et éplorés ou même des enfants perdus, livrés à eux-même. Elle avait versé beaucoup de sang, souillant la terre ou ses propres habits, teintant parfois ses cheveux blonds. Elle se délectait cet élixir écarlate des autres humains uniquement pour se nourrir, pour son propre intérêt. Elle avait connu la torture depuis qu'elle était entrée au service du Roi. Il s'en amusait de cette pratique peu orthodoxe. Son sourire amusé lui donnait des frissons que même le froid de son pays n'avait jamais alors su lui procurer.

    Mais ce jour-là, la torture de ces pauvres gardes incapables ne l'amusait guère. Il ne faisait pas durer le plaisir, ne pas laissant longuement le fer rougi sur leurs yeux. Il était occupé par autre chose, par quelqu'un d'autre. L'escrimeuse aurait espéré qu'en trouvant les responsables de la défaillance de la sécurité de l'entrée du Château cela aurait pu le faire oublier le manquement à son devoir. Mais ses espérances s'évanouirent aussitôt. Lorsque les deux gardes furent emmenés pour recevoir punition, le Roi de France se tourna vivement vers elle. Dès lors, elle avait su qu'il allait la punir. Ses mains gantés de cuir soulevèrent son visage sans difficulté de sorte que leurs regards émeraudes restèrent fixés.

    La Garde du Corps grimaça en l'entendant l'appeler « femme ». Elle avait horreur qu'on la traitait ainsi. Les hommes ne savaient pas que les femmes pouvaient être aussi redoutables qu'eux. C'était tellement dégradant de se faire appeler ainsi. N'avions-nous pas de noms ? Sommes-nous des objets aux yeux de la gent masculine ? Pendant des années, la russe avait entendu dire que la femme n'était qu'une vitrine chez les nobles, surtout pour ces familles qui souhaitaient s'enrichir en obligeant leur fille à épouser un vieil homme dégarni et puant l'ail et le beurre. Révoltée par toutes ces idées saugrenues, elle s'était rebellée contre toutes ces étiquettes empoisonnant les moeurs de la société. Que se passerait-il si c'était une femme au pouvoir ?

    La gifle résonna dans toute la pièce. La duchesse ne cilla pas sous le coup puissant porté par son souverain. Ses appuis lui permettaient de ne pas perdre l'équilibre et ainsi partir sous la force. Elle serra les dents tout en accentuant son emprise sur les gardes de sa rapière. Elle riva ses prunelles vertes vers le sol froid de marbre. Sa peau laiteuse prenant une légère teinte rouge, accompagné de picotement désagréable. Quelle humiliation, pensait la jeune fille. Si cela n'avait pas été le Roi, ce pauvre serait déjà en morceau sans même avoir essayé de hurler ou d'appeler à l'aide. Elle ferma un instant les yeux, expira silencieusement pour retenir sa main droite armée d'aller se loger dans l'estomac du Roi. Elle répondit simplement, le regard bas :

    -Oui, Sire.

    Charles s'éloigna enfin d'elle pour aller se poster devant l'immense baie vitrée qui permettait de laisser une quantité de lumière suffisante pour baigner toute la salle du Trône des rayons de Soleil. La créature de la nuit profita de cet instant pour enfin ranger ses armes blanches et se rangea silencieusement dans un coin, regardant le Roi du coin de l'oeil. Baigné de lumière, il semblait plus imposant, plus puissant, plus inaccessible. Comme toujours. Elle tourna lentement son visage et se trouva face à son reflet. Ces cheveux étaient défaits, son ruban rouge était sur le point de se détacher. Le col de sa chemise était relevé et sa peau, à l'origine plutôt pale, était anormalement rouge.

    Ses longs cheveux blonds tombèrent en cascade dans son dos, s'arrêtant presque au milieu de ses cuisses. Elle les releva doucement et serra solidement le tissu de soir autour de sa chevelure dorée, les tenant en queue de cheval basse. Une fois coiffée correctement et le col arrangé, elle se pencha un peu mieux sur son reflet, observant attentivement cette marque rouge royale. Ses sourcils se froncèrent tandis que petit à petit, la marque s'éclaircissait petit à petit jusqu'à ne plus subsister. Tandis qu'elle s'occupait d'elle, l'un des domestiques frappa à la porte annonçant l'arrivée du docteur et que leurs bains étaient prêts. La duchesse Stanislava se dirigea vers Charles, le dos droit, comme l'incident de tout à l'heure n'avait pas eu lieu.

    -Sire, il est temps pour vous de faire soigner votre blessure.

    Sur ces mots, elle fuyait son regard. Le regard du premier homme qui l'avait autant humilié. Et troublé.


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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Sam 16 Juin - 20:23


Rire des fleurs est une erreur. Car la Rose est leur Reine et irrévérente Chevalière.

Le silence aurait presque pu régner en maître absolu dans cette humble salle qui avait vu défiler son lot de Souverains, de Princes, mais également de nobles et autres manants en tout genre. A bien y regarder, la salle du Trône n’était pas si délaissée que cela, bien au contraire. Sans doute était-ce l’un des lieux les plus fréquentés du Palais, pour dire vrai. Toutes les demandes des paysans et bourgeois a son incommensurable Altesse étaient faite ici, entre ces quatre murs vernis par la délicate peinture du luxe héréditaire duquel jouissais Charles a présent. Tout comme son père avant lui.

En définitive, la Salle de Trône avait emmagasiné, en sa sombre mémoire, bien des gestes, bien des paroles, que nul a part elle ne pouvait se targuer de connaitre maintenant. Et l’homme couronné, qui venait de rabaisser comme jamais sa Garde du Corps – sans doute jusqu'à atteindre le plus bas niveau de l’humiliation- n’avait nullement dérogé à cette règle, si évidente que depuis fort longtemps, elle n’avait été occultée.

Mine de rien, asséner cette gifle, cette sanction physique, avec toute la force dont il était capable lui avait permit de gouter a un apaisement soudain. Bref, certes, mais pour le moins… apprécié. Depuis son levé, le Monarque n’avait pas réellement eu une minute à lui pour s’offrir les grâces d’une sérénité sans bornes. Voici chose presque faites. Comme pour corriger ce manque a son emploi du temps, pourtant très chargé déjà. Et comme s’il ne se souciait guère de l’incompatibilité de toutes ces occupations entres elles sur le corps d’une seule journée déjà bien entamée par le Tout Puissant, le Roi eut l’envie, ou plutôt le caprice, de faire organiser un bal pour le soi-même, à la dernière minute. Piètre songe que voici, et il se ravisait a la dernière seconde, jugeant au final cette façon de tuer le temps plutôt ennuyeuse. Après tout, le résumé de sa soirée, si une quelconque mondanité avait été organisée, était connu de tous et ce, bien à l’ avance. Il passerait l’entièreté dudit bal sur son Trône, sa « Reine » a ses côtés pour toute compagnie de porcelaine. Et l’ennui serait bien le seul fantôme qu’il lui serait permit d’enlacer.

Définitivement, non. Ce soir ne différera pas du précédent, et il joindra le lit conjugal lorsque la fatigue l’y poussera de force. Il soupira, pour ne pas changer, et laissa son regard maintenant plus vide qu’autre chose se balader sur l’immensité visible par delà la vitre de la tout aussi imposante baie-vitrée lui faisant face. Que de vivacité dans la frêle brise qui secouait de part et d’autre sont garni jardin. On l’a sentait, au contraire du Roi, très épanouie en cet instant. Ce qu’il n’était visiblement pas.

Il fut interrompu dans sa naissante léthargie par la voix de sa chère Duchesse bienveillante a l’égard de sa santé – sans doute l’une des rares sincères au sein du territoire- ainsi que par la venue, négligeable, d’un serviteur – a moins que ce ne fut une servante ?- annonçant a sa solide compagnie et lui-même que leurs bains respectifs étaient fins prêts. Dans d’autres circonstances, Charles aurait trouvé distrayants ce genre d’occupations a plus grande vocation sanitaire que distrayante cela dit ; Mais là… Non, il était retombé, impuissant, dans les griffes de Sir l’Ennui, l’éternel.

C’est donc d’un pas lourd et las qu’il commençât donc a se diriger vers la salle des bains, là ou son chemin et celui de Stanislava se séparerait un court instant, pour respecter les règles de bienséance. Et puis ainsi, sa blessure, maintenant presque insensible a son hôte, pourrait être soignée vite et bien. C’était ce qu’il fallait se dire. Mais voila, ce détail insipide ne parvenait point a polariser sa royale attention guère plus d’une poignée de secondes. Il devait urgemment trouve un remède a son problème. Mais comment faire ? Dans l’immédiat, il se sentait tel le Roi Arthur, légendaire Roi qui passa plus de la moitié de son existence à poursuivre le Saint Graal, en vain. Et lui ? Charles de France, le tyrannique, parviendra-t-il seulement a trouver la piste de son propre Trésor Sacré qu’est le tue-monotonie avant que la Mort ne vienne presser au portillon de son corps pour escorter son âme, rougit par le crime et noircie par la haine, vers les affres d’un Enfer sans fin-Pour l’éternité, probablement ?

Il n’avait même pas la tête à se poser la question, pour être honnête jusqu’au bout. Aussi, quitta la pièce, il s’engouffra dans le long couloir qui la précédait, suivant le domestique, sans un mot. Les mains toujours jointes l’une à l’autre dans son dos se balançaient lentement au rythme de sa marche incertaine et stérile de bonnes pensées.
Puis, il leva la tête vers la clarté qui embaumait de ses bras impalpables le lieu qu’il parcourait de la même manière que la salle du Trône. Sur le moment, rien ne lui vint. Mais, tout ceci fut chamboulé, presque vicieusement par un esprit malin passant par ce chemin incertain pour mieux s’amuser du désarroi de sa victime toute désignée. Le Monarque se stoppa et leva la tête vers l’horizon sur lequel le noir de ses rétines s’accrocha alors. Il crut voir, dans son observation bâclée, u semblant de cascade argentée, pareille à une chevelure d’Ange. Sauf que l’image qui vint ensuite tenait plus du démon qu’autre chose, avec ces superbes cristaux rouges en guises d’yeux malsains.

Lizbeth Catherine Valentine. Une marquise à la langue plus pendue qu’elle ne le devrait et avec qui les mots ont déjà fusés, certes. Il en avait tué pour moins que ça, c’était tout aussi véridique. Mais il fallait aussi avouer que ce petit jeu du chat et de la souris, de l’insolence et de la provocation lui plaisait. Au moins avait-il le pouvoir de le divertir un peu le temps qu’il était en place, même si sa Majesté préférerait se pendre elle-même plutôt que de l’avouer a quiconque et a elle-même en premier lieu. Question de principe. Mais surtout d’égoïsme et d’orgueil sans doute. Mais les faits étaient là et il laissa une pensée voleter vers la fameuse noble. La seule à lui avoir tenue tête jusqu'à aujourd’hui. Mais avant tout, la seule à avoir osé critiquer ouvertement le feu Roi Henri, son prédécesseur sur le trône, mais son père par la même.

Inconsciemment, le Roi, immobile, laissa pénétrer la courbe d’un sourire fin sur ses lèvres. Il ne s’en rendait pas compte lui-même. Mais il était bel et bien là, ce rictus qui, en général n’annonçait rien de bon, une fois présent sur le visage du Souverain. En général. Sauf que celui-ci était différent. Du tout au tout.

Et que pouvait-on voir dans ses pupilles, éteintes il y a peu ? Serait-ce… de l’attrait ? Nul ne le sais encore, il est bien trop tôt pour ce prononcé ! Et se permettre un jugement hâtif sur sa majesté équivaut à un blasphème ne pouvant être pardonné que par le sang. Et encore, cela n’est même point garantie a l’arrivée. Toutefois, le doute subsiste bel et bien. Et s’il semble avoir omis la présence du domestique en ce couloir, Charles n’a pas oublié la compagnie de Stanislava. Et il l’interrogea donc, non sans user d’une voix bien plus douce qu’a l’accoutumée :
    « Braginski, dites moi, qu’est-ce qu’un sentiment ? »
On le sentait presque fragile, en ce faillible instant.
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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Mar 19 Juin - 7:03


Saint Basile dit qu'à la naissance du monde les roses étaient sans épines, et qu'elles eurent des pointes, à mesure que les hommes méprisèrent leur beauté.


    En y fouillant minutieusement dans ses souvenirs les plus lointains, Stanislava avait conclu qu'elle n'avait jamais aimé. A part sa mère, aucun homme n'a su obtenir son affection. Son père, depuis sa plus tendre enfance, elle l'avait eu haït de toute son âme, depuis ce jour où il avait commencé à la renier et à trahir l'amour infini de sa génitrice. Lui qui n'espérait ne rien tirer d'elle pour la pratique de l'escrime, que penserait-il d'elle s'il la voyait tuer de sans froid tous ces hommes ? En réalité, elle n'en avait cure de son avis. Elle était en quelque sorte reconnaissante à Romanov, celui qui l'avait transformé il y a fort longtemps, de l'avoir tué avant qu'elle même ne le fasse. Elle était, en quelque sorte, un parricide indirecte.

    Pour Romanov, son mentor vampirique, ce qu'elle avait ressenti pour lui jusque là ce n'était que de l'admiration et de la reconnaissance. Rien de plus, rien de moins. Elle lui avait offert ses terres qu'elle détenait en guise de remerciement. Il était terriblement séduisant, elle l'avait avouée, mais dès qu'elle posa un regard sur lui, elle sut qu'il n'était pas le bon. Qu'elle – une adolescente à l'époque – ne l'intéressait nullement. Pourquoi s'enticherait-il d'une seule demoiselle, alors qu'il pouvait avoir toutes les femmes du pays à ses pieds ? Et contrairement à ce que pense de nombreux mâles, la duchesse Braginsky était très fière. Trop même. Au point de quitter ce cocon douillet que lui avait offert Romanov pour partir à la découverte du monde.

    Après son départ du manoir Narcovitch, elle traversa de nombreux pays, rencontra de nombreuses coutumes toutes différentes les unes des autres. Elle appris au cours de sa traversé européenne, l'existence de nouvelle créature : les lycantrophes. Des humains en apparence, à la beauté sauvage qui se repaît de chair humaine lorsqu'ils endossent leurs peaux de loup une fois la nuit tombée. Des monstres comme elle. L'escrimeuse avait eu le loisir de décimer ses êtres aux forces et capacités décuplées par rapport à un mortel. Et le sentiment qu'elle éprouvait face à eux était l'excitation. Qui allait ressortir de ce combat sanglant ? Pour l'instant, elle s'en sortait indemne mais peut-être que demain, mourira-t-elle, la gorge déchiquetée par leurs crocs acérés ? Qui sait ? Mais une chose est sûre. Son humanité s'amplifiait davantage à chaque combat.

    C'est en songeant à ces dix longues décennies d'existence que Stanislava suivait le Roi Charles de France dans les couloirs, se dirigeant prestement vers les bains privées. Elle était tellement plongée dans ses réminiscences qu'elle ne remarqua que le monarque s'était immobilisé, un sourire figé sur les lèvres. Ce n'est que sa voix, étrangement douce à cet instant qui la stoppa dans son ascension. Un sentiment ? Quelle coïncidence ! Elle y pensait justement à ses sentiments. Elle détailla quelques instants son souverain tout en cherchant ses mots. Qui lui arrivait-il ? Pour quoi cette demande soudaine ? Dans les prunelles vertes de Charles brillait une lueur jusque là différente de ce qu'elle avait vu. La colère, la folie, la haine, le mépris, le dégoût. Tout cela, elle avait déjà vu. Mais celui-là lui était un inconnu.

    -De quel sentiment faites-vous allusion, Sire ? Interrogea la jeune duchesse, faisant claquer ses bottes en revenant près de lui.

    D'un geste de la main, elle ordonna à la servante de s'éloigner.

    -Si vous parlez de la colère, de la haine ou du mépris, je n'ai rien à vous dire. Vous les connaissez très bien, poursuivat-elle. Mais pour ce qui est du sentiment d'aimer...

    La créature de la nuit laissa sa phrase en suspens quelques secondes avant de reprendre :

    -Vous vous adressez à la mauvaise personne. Je ne sais pas ce que c'est que d'être amoureuse. Je ne l'ai jamais été. Et sincèrement, pensez-vous qu'une jeune fille de ma trempe puisse aimer quelqu'un ? Même moi j'en doute.

    Stanislava plongea son regard dans celui du Roi avant de s'éloigner et de reprendre leur marche et d'ajouter :

    -Je crois que le fait d'aimer m'effraie un peu. Si celui que j'aime venait à me blesser, j'ai bien peur... qu'il ne resterait plus grand chose de lui.

    Un sourire amusé s'immisça sur ses lèvres rosées. Stanislava ne souhaitait en aucun qu'un homme instaure le doute dans son coeur. Mais il était trop tard.

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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Sam 23 Juin - 10:12


Saupoudrez le mensonge d'une pincée de féerie, et vous obtiendrez une Rose.

Si Charles demeurait être un Seigneur humain, il n’en était pas ignorant pour autant, au contraire de ses « semblables » dont le sang n’avait encore nullement été souillé par le venin des bêtes dont on lui a rapporté l’existence sur le front de l’est. Lui savait pour les vampires et les lycanthropes. Dans une certaine mesure, cela dit. Le Roi n’ignorait en rien que ces créatures de Lucifer hantaient les forêts et les clairières pour y chasser des proies à leurs convenances respectives. Toutefois, s’il venait a apprendre la venue, depuis des générations, de ces choses sous le toit de son Palais, nul doute qu’il se sentirait quelque peu défaillir dans un premier temps.. Avant d’exiger leur extermination toute entière, probablement. Mais là n’était ni la question ni le centre du débat, et la chaire de cette pensée déjà éclipser fut absorbée par le néant de son esprit, reléguer pour le moment au statut de souvenir.

Ce n’est que lorsque la Duchesse s’autorisa de nouveau a prendre la parole, afin de répondre a sa question plus ou moins réfléchie que le Monarque redescendit de ses rêveries et cessa donc immédiatement d’étirer ses lèvres en un sourire moins mauvais que n’importe lequel de ses prédécesseurs. Ses yeux, au fond auparavant étincelants d’un éclat inédit se voyaient maintenant rendu de nouveau, pour la énième fois en ce jour, aux griffes d’une teinte terne et ne leur donnant aucune valeur colorée. Le voici redevenu celui qu’on l’avait forcé à être, ce pourquoi il été né et avait été durement bâti. Le dur et solide Souverain de la France toute entière.

Le discours de la Braginski ne fit, d’ailleurs, que le renforcé dans ce retranchement ci. Il lui avait certes posé une question, il est vrai. Mais en dépit de ceci, à aucun moment il ne conservait le souvenir de lui ordonner de lui soumettre une thèse portée sur ses sentiments personnels. Jamais. C’en était très ennuyant. Et si Charles savait avec brio jouer des masques, au point que l’on ne sache plus, pendant un temps sur quel pied dansé avec lui, il n’en restait pas moins lui-même. Et le discours de la demoiselle blonde ne l’intéressait en aucun cas.

L’amour… Grand Dieu ! Jamais il n’avait même effleuré la possibilité qu’il puisse s’agir de cela ! Il restait réaliste, ce Roi. Lui ? Amoureux ? C’aurait été rire des bonnes manières et des règles de préséances qui les escortent à tout và. On lui avait, depuis maintenant cinq années, ôter toute possibilité d’aimer de lui-même, en le mariant contre son gré a Diane, celle qui officiait maintenant a ses côtés en tant que Reine. A cette simplissime pensée, Charles cru qu’il allait être prit de nausée. Quelle ironie du sort. Lui qui n’appréciait pas cette femme comme son épouse, mais plutôt comme son boulet de condamné, se retrouvait a gouverner a ses côtés. Écœurant.

En fin de compte, ses piètres élucubrations, qu’il mit sur le dos des très récents événements, disparurent aussi vite qu’un papillon entre les serres d’un volatile. L’heure n’était pas à s’abandonner à de pareilles sornettes, ceci ne lui seyait guère. En aucun cas. Aussi, les mains toujours croisées l’une dans l’autre derrière son dos droit, il pivota dans la direction de Stanislava et prit a son tour la parole, crachant acerbement des mots exacerbés depuis trop longtemps.
    « Je ne vous ai en rien demandé de me parlez de vous, Stanislava, ce n’est pas comme cela m’apportait un quelconque intérêt. »
Toujours franc, net et précis dans le choix de ses mots. Bon gré mal gré, il fallait tout le même savoir une chose dés plus capitale lorsque l’on côtoie le Roi. Il n’y a bien que ceux a qui il porte un minimum d’estime sur lesquels il déverse cette sorte de félonie mêlée d’un florilège pourpre comme le sang. Les autres… en réalité il se contente de les punir injustement mais ne prends pas le temps de converser avec eux. Ou très peu. Il fallait donc être très vif d’esprit mais également malin à une juste dose pour comprendre la façon de penser du Roi, dont il ne connait pas encore lui-même toutes les facettes. Ces rabaissements quotidiens ne sont donc, pour certains, que compliments masqués, dont le Monarque aime a brouiller toutes les pistes. Et son travail était plutôt réussit étant donné que nul n’avait encore, a ce jour, réussit a percé cette façon de faire sous son véritable aspect.

Mais la dérive n’ayant rien à faire dans cet instant présent, Charles se suggéra à lui-même de changer de sujet. Il était important que la Duchesse ne relance pas le sujet car il ne souhaitait en rien se justifier a propos de ce qui l’avait captivé il y a peu ; soit ; la marquise Lizbeth Catherine Valentyne. Il fallait à tout prix qu’il dévie le cours du semblant de conversation dont il était l’hôte le plus important, d’un point de vue purement hiérarchique.

En définitive, usant de ses songes précédents, le Roi finit par enfin trouver une utilité à Diane. Il allait faire d’elle un sujet de dialogue et pourrait ainsi se divertir en coupant toute retraite de flatterie à sa compagnie russe. La contournant, il reprit sa marche tout en regardant droit devant lui, puis…
    « Et de la Reine, Stanislava, quel opinion avez-vous d’elle ? Et ne me mentez pas je vous prie, je n’aimerais pas avoir à chercher un remplaçant pour votre service aujourd’hui. »
L’art et la manière aiguisée de continuer a avancé sur les chemins des masques, borné.

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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Sam 23 Juin - 19:31


De l’épine pousse la rose et de la rose pousse de nouveau l’épine.

    Stanislava avait toujours su gardé son calme dans n'importe quelle situation, comme par exemple lors d'un combat à mort face à un lycanthrope ou même à un humain. Ce sang froid pouvait agacer certaines personnes et les mettre hors de leur gonds. Sa rébellion passive était sa meilleure arme pour énerver ses ennemies, qui l'attaquent. L'agressant, elle était en droit de se défendre donc de les tuer. Cette technique marchait toujours devant n'importe quel individu. Enfin, voilà l'inconvénient. Tout dépendait de la personne qui était en face d'elle. Autant ce n'était parfois pas chose aisée d'être calme lorsqu'on avait Charles de France devant soi. Si elle n'avait pas ses obligations, si elle n'avait été son garde du corps, elle lui aurait déjà rendu la monnaie de sa pièce pour cette gifle. En réalité, il n'aurait peut-être pas eu le temps de le faire, qu'il aurait pu perdre son bras dans l'instant. Mais elle ne pouvait se le permettre. Tout ce qu'elle put faire, c'était se soumettre et recevoir la gifle. Quoi de plus humiliant pour elle. Et ses humiliations n'allaient pas s'arrêter de pleuvoir.

    Depuis le début de la journée, le monarque était d'humeur exécrable et passait évidemment ses nerfs sur le premier venu, en l'occurrence, elle. De son point de vue, elle trouvait que Charles semblait agir comme un enfant gâté qui détruisait tout lorsqu'on ne satisfaisait pas ses attentes. Il avait sa méthode à lui, tuant les pauvres manants qui l'agaçaient parfois. Oui, à ses yeux, ce n'était qu'un enfant. Vu sa âge, il aurait très bien être son petit-fils mais étant son apparence, elle ne pouvait se permettre de crier à tout va qu'elle était une créature de la nuit, une vampire. Elle en aurait la tête coupé sur le champ si le Roi l'apprenait. Peut-être pire étant donné qu'elle était une personne assez proche du détenteur de pouvoir. Elle aurait pu accepté sa proposition uniquement pour mieux l'atteindre. Cela lui donnerait une bonne raison d'attaquer son pays natal et cela, jamais elle ne le permettrait.

    Ce fut donc toujours le visage passif qu'elle endossa une nouvelle fois les réprimandes du Roi. « Jamais satisfait » pensa-t-elle. Ce dernier reprit sa marche la laissant derrière. Elle était vraiment tentée de partir prendre le sens opposé de son ascension mais voilà que sa voix la rappela à l'ordre. Il lui demandait à présent ce qu'elle pensait de la reine Diane de France. Allons bon ! Que pouvait-elle bien dire sur cette demoiselle ? Sincèrement, rien. Elle parlait peu avec elle étant qu'elle passait plus de temps avec l'époux. Alors, elle n'avait aucune raison de mentir :

    « Quel est le rapport avec la question précédente, Sire ? » commença l'escrimeuse. « Ma foi, je ne pense strictement rien d'elle. Je ne la connais guère étant donné que je passe la majeure partie de mon temps avec vous. »

    Stanislava la suivit sur ces mots, évitant de marcher sur sa cape. Elle regarda autour d'elle puis fronça les sourcils. Une respiration saccadée, hachée par la peur et l'adrénaline lui parvenait au loin. Elle posa sa main sur les gardes de sa main, tous ses sens en alerte. Plus ils avançaient, plus le souffle de cette personne s'intensifiait. Un léger frisson parcourut l'échine de la russe. Elle connaissait parfaitement cette sensation. C'était celle qu'on ressentait lorsque la mort était à vos trousses. Ses crocs frémissaient contre ses lèvres, ses pupilles prirent une teinte écarlate. Le visage d'un démon s'était figé une seconde sur son faciès de poupée avant de redevenir normal. Elle pressa le pas, dépassant ainsi le Roi. La paume de sa main se posa sur son immense torse avant de le pousser alors qu'il allait tourner droit vers la mort.

    Les événement s'enchaînèrent très vite. Si Stanislava n'avait pas pris la place du Roi une seconde plutôt, il aurait eu la carotide déchirée. Sa lame s'entrechoqua contre celle d'une autre. Décidément, aujourd'hui les gardes s'étaient un peu trop relâcher. Voilà qu'un deuxième assassin s'était présenté, qui plus est dans l'enceinte même du bâtiment royal. Un complice de celui qui avait succombé à la punition de Charles. Sans doute. L'escrimeuse réussit à le repousser mais il était très tenace et ce n'était pas une frêle femelle qui allait l'empêcher de rendre la liberté à son pays. Voilà qui promettait d'être intéressant. Un sourire carnassier se dessina sur les lèvres rosés de Stanislava, laissant découvrir le bout de ses canines. Sans plus attendre, il chargea vers elle, l'arme aux poings, les yeux emplis d'une rage très intense.

    Cette rage, elle la connaissait. Elle l'avait longuement ressenti lorsque son père trompait sa mère. Elle l'avait aussi ressenti lors de ses nombreux combats à mort, sur le champ de bataille, dans une mer de sang. Ce liquide rouge faisant parti intégrante de son quotidien depuis sa transformation en vampire. Que ce soit pour se nourrir ou pour se défendre, elle le faisait couler comme un sacrifice sacrée qu'on offrait à une idole. Son adversaire était un piètre amateur. Elle se positionna, les genoux flexibles, le pied gauche en avant. Lorsqu'il arriva à sa hauteur, il recula le bras pour pouvoir la transpercer. Une bien belle erreur. Son cri de haine resta dans sa gorge, laissant place à une remontée importante de sang dans sa bouche. Il était déjà mort lorsqu'il se rendit compte que le fer de Stanislava avait entièrement percer son cou de part et d'autre. De longues traînées rouges vinrent souillés les gants de soir blanche de l'escrimeuse. Comme tous les jours précédents.

    Le corps du manant maintenant sans vie ne tenant plus debout, elle dut le soutenir par dessous les aisselles. La lame toujours figée dans son corps, elle le contempla. Il avait des cheveux bruns bouclés, une barbe de trois jours et une peau légèrement hâlé. Ses yeux affichaient plus la stupéfaction que la faucheuse vienne lui ôter la vie que la haine qu'il le hantait précédemment. Un paysan peut-être. Qu'en savait-elle ? Elle venait de le tuer sans une seule once d'hésitation. Elle pensait toujours qu'elle devait interroger ses futurs victimes avant de les tuer mais rien n'y fait, c'était devenu impulsif. Qu'importe. Seule la sécurité du monarque comptait en cet instant précis.

    La russe finit par délaisser le corps, le laissant tomber pathétiquement sur le sol marbré et retira sa lame. Elle regarda quelques instants ses gants devenus rouges. La vampire passa sa lame entre ses doigts pour la nettoyer puis retira ses gants qu'elle jeta prestement sur le cadavre avant de l'enjamber. Elle se retourna, attendit le Roi avant de lui demander :

    « Souhaitez-vous toujours me remplacer, Sire ? Je ne veux pas me vanter mais je doute que vous trouverez meilleur épéiste, ici. »

    Son arme glissa lentement dans son fourreau, alors que les gardes se hâtaient de venir se débarrasser du corps qui laissa une belle tâche rouge au beau milieu du couloir. Stanislava soupira songeant que c'était bien la première qu'elle avait hâte de prendre un bain ce qui la permettait de l'éloigner pendant quelques instants du Roi.


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Charles de France
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MessageSujet: Re: » La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]   Ven 29 Juin - 11:09

Tout aurait pu être prévu, à la note prés. Exactement comme la partition suivit religieusement par un piano a queue de grande valeur, Stanislava avait agit comme Charles l’attendait. Jamais une parole plus haute que l’autre. C’en était affligeant. Mais il ne pouvait lui en vouloir dans un sens. D’une part, parce qu’il avait clairement conscience d’avoir été le plus détestable des hommes avec elle durant le peu de temps qu’ils avaient passés ensembles jusqu’alors, et d’autre part car elle ne faisait que faire la même chose que tout le monde ici, dans ce château ; soit, faire profil bas. Nul n’avait jamais osé blasphémer le nom de Diane de France, la grande, la douce, la belle, la… Bref. Tant de dénominatifs ô combien répugnants aux oreilles du Monarque qui n’aurait souhaité que voir cette dernière morte et enterrée le plus tôt possible. Mais soit, il en avait assez, de jouer a ce petit divertissement là, tout de suite. Bien qu’il aurait voulu interroger Stanislava quant a l’étendue de sa loyauté envers lui, le Roi ne dit plus aucun mot et continua son avancée vers la salle des bains royaux, là ou l’attendait un repos « bien mérité ».

Enfin, la silence aurait été maître du couloir, seulement chatouiller par le bruits des bottes de nos deux protagonistes, si la Garde du Corps ne s’était pas brutalement avancé devant son protégé, n’hésitant pas d’ailleurs, a le pousser légèrement vers l’arrière d’une main ferme et souple.

En d’autres circonstances, Charles aurait été ravi de l’envoyer a la torture, voir pire, à la potence, pour moins que ça. Mais là, il fut bien forcé de reconnaître que le décadent spectacle qui s’offrit sous ses yeux eu au moins le mérite de le divertir un petit peu. Il en avait même oublié la douleur de son arcade tant l’imbécilité de ce manant était affligeante. Sans doute était-ce un proche de celui que le Souverain avait lui-même abattu il y a peu.

Qu’importe, en définitive. Il en voulait à la vie su Roi, il y perdit la sienne. Le porteur de la Couronne ne put s’empêcher de sourire de presque toutes ses dents lorsqu’il entendit le son très net et distinct d la chaire qui se déchire sur la lame d’une épée parfaitement affutée. Le sang giclait a tout va et tout se termina aussi vite que ça avait commencé. Dommage, il aurait espéré savourer cette exécution de première catégorie un peu plus longtemps mais ne dis rien de plus. Il avait déjà pu se délecter suffisamment de la vue du sang pour cette matinée maintenant terminée. Il ne lui restait plus qu’a aller chercher la détente quelques heures et recommencer le même cinéma au cours de l’après midi qui s’annonçait tout aussi inintéressante.

Le cadavre frais fut emporté par des domestiques, dont les têtes révulsées par l’horreur firent bien sourire Charles, qui ne se cachait nullement d’aimer ce genre de cruauté. Au moins, cela lui prouvait qu’il était encore un tant soit peu humain, pour apprécier le malheur de ses semblables a ce point.

Son attention fut de nouveau captée par la voix si particulière de la Duchesse lui servant de protectrice. Son rictus heureux ne désemplit pas pour autant. Il laisse même échappé un rire sarcastique au possible, histoire de semer le doute, probablement. Ainsi, s’avançant prés de la jeune femme, le Monarque posa négligemment une main sur son épaule et lui dit a l’oreille :
    « Il est évident que non, Braginski, je vous pensais plus futée que cela je dois dire. Moi ? Vous remplacez ? Ce serait aussi inutile que compliqué car nul n’atteins encore votre dextérité a l’épée, chose que nous aurons le temps de revoir ensemble lors d’un duel à venir, c’est certain. »
Puis, il redressa sa carcasse imposante et fit quelques pas, seul, en direction de la salle des bains. Peut-être penserait-elle, après cette déclaration, qu’il se moquait ouvertement d’elle. En réalité, c’était à moitié vrai. Car le Monarque de France aimait par-dessus tout troublé ses convives, quels qu’ils fussent. Jamais, ô grand jamais il ne lui était venu l’idée de remplacer la blonde, elle était un pion bien trop précieux sur son échiquier, pour l’heure. En revanche, si jamais un jour il lui venait l’idée saugrenue d’abandonner son poste, alors oui, a ce moment là le Roi se montrerait sans pitié et les battues régulières ne manqueraient pas de voir le jour pour retrouver la jeune femme. Mais nous n’étions pas encore rendue a une telle partie de l’histoire.

S’arrêtant, il se souvint soudain d’une petite chose pouvant le divertir dans un futur proche. Un nouveau sourire sadique au possible sur les lèvres, il se retourna à moitié vers sa compatriote noble et lui dit, d’un ton nonchalant :
    « Oh fait, Braginski, au sujet des deux suppliciés de la Grand Place… Veillez à ce qu’ils soient toujours vivants à la fin, je compte les utiliser comme appâts vivants pour ma chasse aux loups de demain, dans la forêt. Les prédateur, attirés par le sang de ces bougre, seront plus faciles a délogez par la suite. En plus cette nuit va venir voir poindre la pleine lune, c’est donc le moment parfait pour s’atteler a un tel travail. Je vous fais confiance, Stanislava. »
Et il était reparti, triomphant comme rarement. Au moins, il avait l’impression d’avoir fait quelque chose de constructif depuis son levée.

FIN



Kit by Lizbeth ♥️ Thanks Darling ♥️
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» La rose a l'épine comme amie. [PV Charles de France]

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