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 Une survivante revenue de l'oubli.

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Stanislava Braginsky
~Duchesse et Garde du Corps du Roi~
~Duchesse et Garde du Corps du Roi~
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Date d'inscription : 26/02/2012

MessageSujet: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 9:11

Braginsky Stanislava




feat. Elizabeth Ethel Cordelia Midford
    IDENTITÉ :


    Vampire
    Nom : Braginsky
    Prénom: Stanislava
    Age Apparent: 17 ans
    Age Réel : Une centaine d'années...
    Sang-Pur/Mordu/Infant : Mordu
    Date et Lieu de Naissance : Un 23 mars à Moscou
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle
    Nationalité: Le sang de la noblesse russe coule dans ses veines.
    Groupe : Vampires
    Classe Sociale: En Russie, elle fut Duchesse, mais ici, je vous laisse en juger ^^




Description Physique :


« Были бы кости, а мясо нарастет. »
Pourvu qu'il y ait des os, la chair repoussera.

    Le Roi, La Reine, les Ducs et Duchesses, Marquis, Marquises, Comtes et Comtesses, logeant au Château, jouissant de leurs titres, sommeillaient paisiblement entre les murs de leurs appartement privés, dus obtenus par leurs immenses noblesses. Les servants, les domestiques et les valets s'activèrent malgré la légère pénombre recouvrant l'élégance à l'état pur de la bâtisse, même si le jour ne s'était pas encore levé. Si Sa Majesté n'avait pas ces désirs assouvis dès son lever, Sa journée ne serait qu'on ne peut plus gâché. Sa froideur quotidienne s'abattrait sur ses fidèles et dévoués sujets, qui disons-le, n'avaient aucune envie de passer sous la lame de la guillotine.
    Parmi le petit personnel royal subsistait la garde rapprochée du Roi qui ne se composait que d'une seule personne. Lovée dans ses draps fins de cotons blancs, Stanislava Branginsky, duchesse sous Ivan III de la principauté moscovite, était devenue le garde du corps personnelle de Son Altesse. Elle Le suivrait par tous les chemins, où qu'Il soit, prête à protéger Sa vie. Tous comme les autres membres de la cour, elle avait reçu son titre par son rang ainsi que ses talents d'escrimeuses.

    Comme chaque matin, l'une de ses domestiques venait la tirer de son sommeil et l'aidait à s'habiller. Sa robe de chambre blanche fait de la soie la plus fine et la plus cher recouvrait son corps de jeune fille dignement conservé après un siècle d'existence. La finesse et la transparence du tissu permettaient les belles courbes dessinées par la main de Dieu et de la déesse Aphrodite. Mais elle ne devait pas ce magnifique corps uniquement à Dame Nature. Il y avait fort longtemps qu'elle ne comptait plus ses victimes tombées sous sa lame, les assaillants morts pour l'avoir provoqué, faisant déborder la goutte de trop hors de la porcelaine. Le vêtement glissa dans un bruissement gracieux sur sa peau douce, lisse et d'un blanc laiteux, comme taillée dans le marbre blanc. Une peau qui avait épousée les caractéristiques de son pays natal, l'immense pays du froid, celui de la Principauté moscovite, connue pour ses basses températures que seule les habitants pouvaient y résister. La jeune épéiste glissa donc cette sculpture de Dieu dans une eau délicieusement chaude. La domestique était elle-même bouleversée par tant de beauté et d'élégance.

    Mais ses émois ne s'arrêtaient pas là.

    Le bain matinale achevée, la jeune duchesse devait s'habiller pour accompagner le Roi durant toute sa journée jusqu'à son coucher. S'assurant d'être toujours prête pour protéger le Ro, oubliant le lieu et le moment, la gardienne revêt sa livrée d'homme, lui permettant n'importe quel mouvement. Le pantalon blanc lui sied à merveille, le pourpoint, appelé plus communément veste en bleu de prusse se découpe, descend en pointe vers la ceinture et tailladé de fentes dites « chiquetades ». les manches et le col ouvert sont agrémentés de dentelles fines et blanches, parfois retirés lors des journées très chaudes. Les bords du vêtements sont cousus de fils dorées accentuant l'importance de son poste. Elle enfile enfin ses hautes bottes noirs de cuir arrivant jusqu'au genou., lui garantissaient des mouvement plus rapides et précis. Elle peut se permettre de porter le manteau, appelé cape s'arrêtant au niveau de la taille, accrochée sur son épaule droite tenue par une épaulette dorée.

    Les mains de la servante tremblaient au simple fait de songer à brosser les longs cheveux blonds de sa maîtresse. Les poils de la brosse à cheveux glissent lentement sur cette magnifique chevelure les rendant encore plus lisses et soyeux qu'à l'accoutumé. Brillants de santé, ils tombaient en cascade jusqu'au bas du dos, les pointes se courbant très légèrement. Sa blondeur rappelait celui des nordistes, proches du blanc, tirant sur le jaune, s'accordant parfaitement à son teint de pêche. La tâche achevée, elle s'empara d'un ruban rouge passion et coiffa la duchesse d'une longue queue de cheval comme le voulait son souhait pour cette nouvelle journée auprès de Son Altesse.

    Après un petit-déjeuner des plus copieux, la voilà prête. Elle empauma ses deux rapières aux gardes façonnées dans l'or et l'argent, enfila ses gants en soie blanche épousant ses doigts fins et parfaitement manucurés -mais si elle les cache pourquoi s'en occuper, me demanderez-vous ? La réponse viendra plus tard- et se dirigea vers l'antichambre du Souverain. Sa démarche élégante et assurée attirait l'oeil de nombreuses personnes. Sa posture droite même lorsqu'elle n'arpentait pas les couloirs richement décorés du château lui accordaient bon nombre de compliment et d'éloges. Les bras croisés, la tête relevée et ses yeux...

    Je ne vous avais pas encore parlé de ses yeux n'est-ce pas ?

    La duchesse se doit d'être à l'affût de tous mouvements suspects, d'individus dangereux et autres péripéties qui pourraient nuire au Seigneur. Ses yeux verts brillant comme l'émeraude, était aussi perçant que ceux d'un félin passé maître dans l'art de chasser. Ses pupilles ne lui avaient jamais faits défauts, lui portant chance comme les pierres de jade. Ô rares sont les fois où elle avait posé ses yeux sur le dos majestueux de son Souverain lorsque la situation lui permettait. Elle n'avait jamais eu de contact visuel avec cet homme froid et imposant. Son âge avancé lui donnait une certaine sagesse et, sans mentir, une petite voix lui soufflait de ne pas s'opposer à ce dirigeant d'un sadisme effrayant. Elle faisait parti de la catégorie des personnes qui « avaient besoin de voir pour le croire ». Les tortures qu'Il dirigeait lui suffisaient simplement à oublier la moindre pensée de rébellion...

    Pour ce qui est de son visage dans sa totalité, il est... parfait. Des fins et souples, si féminins et enfantins. Même Leonardo de Vinci n'aurait pu peindre un minois aussi doux et sauvage à la fois. Ses lèvres légèrement rosées affichaient tantôt un sourire candide et pure, tantôt carnassier et sournois. Tout dépend qui se tient debout devant elle. Êtes-vous un charmant jeune homme lui proposant une valse ou autre danse de salon ou bien un bandit, un mercenaire, qu'importe, un horrible personnage qui lèverait la main sur Sa Majesté ? La balle est dans votre camp. A vous de choisir si vous désirez importuner le garde du corps personnel du Souverain ou non. Ses sourcils arborant la même couleur que sa blondeur étaient droits, symétriques et avaient cette fâcheuse habitude de se froncer lorsque l'escrimeuse était contrarié, enfermé dans sa concentration lors des entraînements ou dans les combats intenses.

    Les portes immense et lourdes de l'antichambre grincent dans une plainte rouillée. Le voilà. Il s'avance dignement, passe devant elle sans lui jeter un regard, sans lui adresser la moindre parole. S'était-il levé du mauvais pied ? Tant de questions existentielles se bousculaient dans sa tête. Mais Stanislava ne devait pas faillir à son devoir et, d'un pas lent, marcha dans les traces du Roi, assurant ses arrières royales. Avec ses cent cinquante-hui centimètres, elle se sent minuscule à côté de Lui qui est si bien bâti, dominant son royaume dans toute sa grandeur.

    Mais la journée de la jeune fille ne s'achève que lorsque le Roi est couché, pouvant s'octroyer une petite pause dans son somptueux lit à baldaquin. Elle se déshabille lentement pour se vêtir d'une de ses belles robes du soir. Cachemire, soie, lin, cotons, feutres, crêpe, flanelle, mousseline, satin, taffetas, tulle, tweed et velours. Bleu, bleu turquoise, bleu mer, rouge, rouge passion, rouge sang, vert, vert émeraude, vert-de-gris et bien d'autre encore... Tant de texture et de couleur qui portaient ses robes et ses habits qu'elles en portaient que le soir, lors de bals ou de fêtes qui avaient lieu au château ou chez d'autres nobles. La nuit tombée, elle échange ses émeraudes contre des rubis, troquant la couleur verte nature de ses yeux contre le rouge sang, dont l'éclat brille de malice.

    Les pétales soyeuses et rouges passions représentent sa beauté. Ses lames tranchantes, une fois dégaiînées, sont les épines des rosiers.



Description Mentale :


В тихом омуте черти водятся.
Les eaux calmes sont habitées par les diables.

    L'or brille...

    ⚔ Douce

    →Un sourire, un regard entendu, une légère caresse et bien d'autre encore. Tous ces petits gestes pourraient vous montrer sa gentillesse sans égale et l'extrême douceur qu'elle dégage. Sa voix enfantine mais si douce vous ensorcelle avec ses propos avisés et réfléchis. Elle saura trouver les mots pour vous apaiser, vous combler ou vous flatter. Posant sa main gantée sur votre épaule pour calmer votre colère ou votre animosité. Elle n'oserait jamais offenser qui que ce soit sauf lorsque la situation l'exige. Les marquises ou les baronnes l'apprécient beaucoup pour ce trait de caractère ce qui lui amène certains avantages. Qui sait ? Le Roi aussi semble apprécier cette facette de la jeune fille.

    ⚔ Avisée

    →« Tournez sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. » Vous connaissez ce dicton, n'est-ce pas ? Stanislava l'applique à merveille. Elle écoute son interlocuteur d'une oreille attentive, réfléchit et, accompagné d'un sourire sincère ou d'un regard compatissant, elle donne sa théorie ou se permet de déclarer son avis tout en cherchant à adoucir son partenaire de discussion. Elle n'aime pas trop qu'on lève le ton. Mais il lui arrive parfois de dire ce qu'elle pense, ce qui peut piquer certaine personne en plein coeur ou dans leur orgueil. Cependant, la seule personne avec qui elle appréciât converser était bel et bien Sa Majesté. Du moins, -avouons-le- dans les très rares moments où Il n'exécute pas son Jugement Suprême sur le premier venu qui adhérerait à ses exigences. Ah... Comment c'était regrettable.

    ⚔ Coquette

    → Toutes les femmes de cette époque aiment se sentir belle pour ensuite se faire désirer de leurs jeunes amants. La jeune russe ne déroge pas à la règle. Elle s'habille peut-être tout le long de la journée comme un homme mais elle ne néglige pas son apparence. Être au côté du Roi et Le servir doit, au contraire, l'obliger à être présentable et impeccable, la situation important peu. Le soir, elle quitte ses bottes de cuir et enfile ses magnifiques chaussures de bal, se glissant également dans sa belle robe blanche couleur crème pour sillonner les rues, à la recherche de son élixir qui la gardait de sa folie destructrice.

    ⚔ Cultivée

    → Quelque chose qui vous étonnera sûrement lorsque vous papoterez quelques instants avec elle sera sûrement sa culture. Quelque peu troublé par sa maîtrise parfaite de l'anglais et le français, avant de prendre congé vous lui demanderez son âge sans l'offusquer. Elle vous répondra le plus simple du monde : « 17 ans. » Elle annonçait ce chiffre car elle avait été transformé à cette âge-là. Et pourtant 100 années d'existence traînaient derrière cet enfant de la nuit à l'apparence presque infantile. Mathématiques, astronomie, latin, histoire, demandez-lui ce qui vous désirez, elle vous répondra assurément. Peut-être avec hésitation, certes mais personne n'est parfait sur cette belle planète. Elle n'avait pas encore quitter l'ancien monde pour aller explorer le nouveau. Ce fut dans ses projets mais la proposition du Roi semblait... beaucoup plus alléchante.

    ...même dans la boue.

    ⚔ Impétueuse

    → La délicieuse Stanislava peut devenir brutale lorsque Son Souverain est menacé ou tout simplement lorsqu'elle est contrariée. Son visage se rembrunit, son regard se durcit et vous voilà devant la plus dangereuse des escrimeuses que le monde ai connu. Ses sens étant aiguisés, peu de personnes sortait vainqueur d'un combat ou d'un duel. Le temps de dégainer votre arme et vous voilà désarmé. Vous n'avez aucun moyen de vous en sortir et de la semer, ses rubis vous traqueront jusqu'au bout de la nuit. Vos chances de survies se réduisent à zéro lorsqu'elle est munie de deux armes blanches, épées ou rapières.

    ⚔ Cynique

    → Malgré sa beauté et sa jeunesse éternelle, elle n'en reste pas moins une centenaire. Sa langue peut parfois fourché et professer des propos contraires ou provocatrices sur des sujets moraux. L'ombre d'un sourire mesquin viendra entaché son beau visage. Ce rictus vous énervera peut-être. Mais ses paroles qui déversent entre ses les lèvres rosés s'injectent dans votre subconscient et vous empoisonnent l'esprit tout le long de la journée. Avait-elle raison ? Aurais-je faire ceci ou celà ? Ce sont les questions qui vous turlupineront sans cesse. Puis vous vous énerverez et vous jurerait entre vos lèvres serrées que « ce n'est qu'une enfant ! Comment peut-elle savoir? » . L'habit ne fait pas le moine très cher~

    ⚔ Cruelle

    → Cette partie de la demoiselle se développa peu de temps après sa rencontre avec son mentor et celui qui l'avait rencontré. Qui aurait cru que la petit fille à la santé fragile pouvait tuer de sang froid des hommes ? Sûrement pas elle-même. Elle était quelques peu réticente au début lorsqu'elle dut se défendre face à une bande de mercenaire mais les mots de Romanov résonnaient dans sa tête comme ancré dans son âme lorsqu'elle était en proie à une hésitation affolante. « Tuer ou être tué, c'est à vous de choisir. » Elle avait choisi la première option, sinon à quoi cela aurait servi de la garder en vie cette fameuse nuit ? Mourir signifiait blasphémer le geste de pitié qu'eut ce vampire à son égard. Et pour couronner le tout -quel jeu de mots plaisant, n'est-ce pas?- elle défendait le Roi de France de ces opposants, les égorgeant sans aucune hésitation, les décapitant d'un geste vif et rapide. Vous verrez cette éclat de cruauté briller dans ces pupilles vertes avant qu'elle ne vous ôte la vie.

    Douce et tendre le jour, cruelle et tyrannique la nuit, souillée par le sang, épargnée du péché de la luxure. Telle une lame à double tranchant, cette jeune vampire vous plongera dans les abîmes des ténébres. Prenez garde. Le chien de garde du Roi peut vous mordre à tout instant...



Biographie :


Знает кошка, чье мясо съела.
Le chat sait bien de qui il a mangé la viande.



Principauté Moscovite. Pays de l'Est connu pour ses températures extrêmement basses durant l'hiver. Ceux qui y vivent sont confrontés à Dame Nature durant 3 mois. Bien vite, les hommes ont su domptés le froid et le glas, vêtus de peaux de bêtes ou d'épais tissus doux et soyeux pour les plus riches, rêches et fripés pour les démunis. Dans les rues de Moscou, vous pouviez croiser toutes les classes sociales : duchesses, nobles, commerçants ou de simples paysans et durant quelques occasions festives ou officiels, le Tsar.

En ce 23 mars, le lendemain de l'arrivée de la saison printanière et des fleurs, tous se réjouissaient de voir la neige fondre sous les premier rayon de soleil du Printemps. Les linges de maison étaient sortis pour leur donner une bouffée d'air frais. On s'activait dans les allées de la ville pour aller chez telle ou telle personne. Les diligences se dépêchaient de déposer leurs propriétaires à leur destination final. Dans l'une d'entre elles, un couple se hâtait de se diriger chez le médecin le plus compétent de la ville. La femme, Natalya Braginsky était sur le point de mettre au monde son premier enfant. Son mari, Borislav, lui tenait la main déjà meurtrie par celle de son épouse qui la compressait de toutes ses forces tant les douleurs étaient insupportables. Une fois arrivé à bon port et sans encombres, on dépêcha la futur maman à l'agonie vers une salle aménagée pour ces évènements exceptionnels. Plus le temps passait, plus ses cris d'agonie s'élevaient dans la bâtisse de santé. Le père attendait en faisant les cents pas, arpentant la salle de longe en large comme un lion en proie à une inquiétude aussi intense que les vagissements de sa compagne.

Abasourdi par tous ses cris, enfermé dans sa bulle, il n'avait pas entendu que les cris s'étaient atténués pour laisser place à ceux d'un nourrisson. Une servant vint le prévenir. Elle posa sa main frêle sur son épaule ce qui provoqua un soubresaut de la père du nouveau père de la principauté. D'une voix hésitante mais pleine de bonnes intentions, elle lui annonça la bonne nouvelle que son enfant ainsi que sa moitié étaient en bonne santé. Le soulagement et la joie illuminent son visage assombri quelques minutes auparavant. Il hâte la jeune dame de l'amener auprès d'eux. Mais elle sourit, amusée avant de rectifier :

-Auprès d'elles, si je puis me permettre.

« Elles » ? Sa chair et son sang était donc une petite Eve ? Il se précipita et entra en trombe dans la chambre où se reposaient les deux femmes de sa vie. Toutes les deux étaient endormies, l'une dans un grand à lit à baldaquin, l'autre dans un drap en lin blanc. Il s'approcha de Natalya, lui baisa tendrement le front pour la remercier de ce travail si ardu que seules les femmes pouvaient accomplir. Borislav prit délicatement son enfant et la contempla dans son sommeil tout en la berçant. Il sentait son petit coeur battre contre la paume de sa main. Le sien cognait si fort dans sa poitrine tant il était ému et bouleversé parce qu'il venait de mettre au monde. Elle allait devenir sa fierté, son trésor, sa gloire...


-Stanislava ? Pourquoi ce prénom ?
-Ma foi, il lui va si bien ! Et puis, je suis sûr que notre petite atteindra la gloire. Elle sera assurément belle, intelligente et désirée de tous ses prétendants. Comme vous, vous m'avez rendu fou d'amour et de désir, vous m'avez ensorcelé avec vos sourires et votre beauté. Vous-
-Allons, allons, je pense avoir compris, la coupa la jeune femme à la fois amusée et gênée par une telle mise en scène. Si telle est votre désir, nous l'appellerons Stanislava.

La père fut ravi. Cette conversation avait eu lieu le lendemain de la naissance de la petite Duchesse. Oui, ses parents faisaient partis de la noblesse sous le règne du Tsar, le premier de la dynastie Romanov.

-Il faudra la présenter au Tsar, souffla doucement Natalya en couvant son enfant du regard.

Ses doigts fins vinrent caresser les cheveux apparents. Oh si seulement ils savaient ce que Dieu lui avait promis comme avenir. Mais peut-on vraiment parler du travail de Dieu ?

Ainsi allait la vie. Doucement, tout doucement, elle coulait paisiblement pour la fillette qui grandissait presque sans encombre. Sa santé fragile obligea ses parents à se retirer de Moscou et d'aller vivre dans un village plus au Nord qui portait le nom de Iaroslavi. Sa mère lui donnait les différents cours pour devenir une bonne épouse qui sache s'occuper de sa maison. Elle lui apprenait également les mathématiques et l'histoire de leur pays. Son père, fervent épéiste autrefois nommé chevalier d'honneur du Tsar, voulait à tout prix lui enseigner son art. La génitrice était on ne peut plus réticente, ne voulant pas que sa fille soit affaiblie par des exercices trop intenses. Il lui promit de faire très attention. Elle avait confiance en son mari aimant et aimé. Trop même.

Ce fut donc le lendemain de ses 9 ans que la petite Stanislava commença ses cours d'escrime avec son père. Qui fut bien vite déçu. Son enfant trébuchait sans cesse, ne tenait pas correctement son fleuret et ses pas étaient trop brouillons et maladroits. Excédé par tout ce pataquès pour pas grand-chose, sa colère éclata et il se défoula sur sa pauvre fille, lui criant à la figure quelque chose qui n'aurait pas du sortir de ses lèvres, encore moins germer dans son coeur.

-C'est à se demander si tu es vraiment ma fille !!

Ces mots eurent l'effet de petits cailloux qu'on jetait sur son visage pâle. Son coeur se remplissait de sentiments jusque là inconnus. Elle qui était toujours joyeuse et souriante, elle venait de perdre son adorable sourire. Peut-être à jamais. Le faciès de son géniteur était déformé par la colère. Ses talons claquèrent contre le sol froid, il lui tourna le dos avant de sortir de l'immense salle qui leur servait de lieu d'entraînement, laissant la petite duchesse seule avec son coeur détruit par la tristesse, comme explosé par un boulet de canons.

Durant tout le souper, Stanislava n'avait pas proféré un seul son, et n'avait pas touché à son plat. Son père ne s'était présenté à la table ce soir-là, ce qui inquiéta grandement son épouse. La maîtresse du manoir ordonna aux servantes de ramener l'enfant dans sa chambre tandis qu'elle quittait la table pour trouver son mari et discuter avec lui de l'état du fruit de leur amour.

Orja, la domestique, l'habilla de sa plus jolie robe de chambre. Elle ne savait que faire pour réconforter sa jeune maîtresse.

-... faim...

Elle releva la tête vers la petite russe qui venait de déclarer son état : son ventre était vide puisqu'elle n'avait ingurgité aucun autre aliment depuis le déjeuner. Attendri par sa bouille d'ange, elle l'emmena à pas feutrés vers la cuisine et lui servit le plat du soir qu'elle devait goûter. La petite s'empressa de tout avaler, complètement affamé. Mais voilà que ses larmes se mêlèrent aux pains et à la viande encore chauds. Tout en continuant de manger, les sentiments qu'elle avaient scellés refaisaient surface à travers ses gouttes salés qui coulaient de ses prunelles vertes. Elle ne comprenait pas pourquoi son père lui avait parlé ainsi. Elle n'avait fait rien de mal selon elle donc elle ne comprenait pas la colère injustifiée de Borislav. Ce n'était pas sa faute si elle ne savait pas magner son fleuret, si elle était maladroite. Si elle... cette simple pensée arrêta ses larmes. « Si elle était sa fille. »

Ce fut donc ce jour-là que son petit visage de porcelaine se vit se fissurer. Une si petite fissure qui allait engendrer bien des problèmes.

Suite à cet incident, la père et la fille ne se parlèrent plus, creusant non seulement un fossé entre eux mais également avec la mère. Le petit bourgeon était déjà envahi par une rose noire des plus épineuses. Et ce qui s'en suit n'allait point arranger les choses.

Par un matin d'automne, Stanislava se promenait dans le manoir à la recherche d'une occupation quelconque après son cours d'histoire. Elle sillonna longuement les couloirs, regardant attentivement les tableaux et les portraits de ses ancres comme si ce fut la première fois qu'elle se rendit compte de leurs existences. Ils avaient tous le teint jeune et vieilli, et vous regardaient d'un oeil morne. On aurait presque cru qu'il vous suivait du regard. Finalement, les petits pieds chaussées de la jeune duchesse l'avait menée au bout du couloir. Elle regarda le jardin qui s'étendait à perte de vue autour de la propriété à travers l'immense vitre. Ses yeux furent attirés par un mouvement près des rosiers. Fronçant les sourcils, elle se concentra et reconnut la silhouette de son père et celle de... sa domestique Orja. Il l'embrassait. Il embrassait cette... pacotille de paysanne à l'insu de sa mère. Comment ?! Comment pouvait-il la trahir ?! Après tout ce qu'elle avait fait ?! Après tout le dévouement qu'elle lui donne ?!

Elle serra ses quenottes blanches parfaitement alignés de rage avant de retourner arpenter les couloirs de colère, bientôt elle courut, courut jusqu'à la chambre de sa mère qui lisait paisiblement dans son fauteuil préféré en velours rouge. Elle se jeta littéralement à ses pieds et cacha son visage contre les jambes cachées par la jupe bleu pâle de sa génitrice.

-Que t'arrive-t-il mon enfant ? Demanda sa voix doucereuse tandis qu'elle déposait l'ouvrage pour libérer ses mains et relever le visage de la jeune fille.
-Mère... Pourquoi l'aimez-vous ? Finit par lâcher l'enfant.
-Il y a tant de chose que j'aime en ton père, pourquoi cette question si soudaine ?
-Je l'ai vu, Mère. Je l'ai vu dans le jardin avec Orja entrain de... Il embrassait une femme autre que vous Mère !

Natalya rit aux éclats en entendant les propos de sa fille. Mais cette dernière n'avait pas le coeur en fête. La jeune russe se leva si violemment que sa mère s'arrêta.

-Vous ne me croyez pas ?! Vous ne me faites pas confiance ?!Vociféra la demoiselle en la toisant du regard.
-Stanislava Braginsky, je te prie de baisser d'un ton devant ta mère ! S'éleva une voix dans le dos du témoin.

Elle vit volte-face et se retrouva nez à nez avec son père, le visage dur et fermé. Elle pouvait sentir d'ici que son parfum était enrobé de rose et de l'odeur de sa servante. Elle serra les poings jusqu'à ce que les jointures de ses doigts deviennent blanches et totalement furieuses, quitta la pièce furieusement. Comme elle aurait aimé dilapider l'homme qui était son père ! Comme elle aurait aimé gifler sa mère pour ne l'avoir fait confiance. Comme elle aurait aimé... Elle s'arrêta en plein milieu d'un couloir et se rendit compte de son infériorité. Elle aura beau vouloir, il lui manquait simplement la force d'accomplir tous ces souhaits. Ce qui la frustrait au plus haut point. Comme elle avait hâte de quitter ce manoir...

L'heure du coucher était enfin arrivé. Sans même attendre sa servante, Stanislava retourna dans sa chambre. Orja la suivit de près, se dépêchant pour la vêtir. Évidemment, la jeune duchesse repensa aux évènements dans le jardin. Elle regarda sa domestique de haut avant de lui cracher au visage avec toute la haine qu'elle avait dans son coeur. La pauvre paysanne cria de peur et de dégoût et tomba sur le sol froid de la chambre.

-Ne me touche pas, sale catin,persifla la jeune fille entre ses lèvres serrées.

Totalement humiliée, la servante se releva tremblante et sanglotant pour sortir de la chambre de sa jeune maîtresse. Cette dernière s'affala sur son lit à baldaquin, soupirant comme pour enlever toutes les tensions qu'elle avait accumulé dans la journée. Son regard effleura une fissure qui lézardait sur le plafond. Elle ne devait pas être aussi épaisse qu'un millimètre. Elle ferma les yeux doucement avant plonger dans un sommeil sans rêve.

Son visage de poupée de porcelaine venait de se briser pour laisser place à celui d'une poupée de cire. Ses petites fleurs avaient pris la même teinte que son coeur : la noirceur des ténèbres. L'appel de la nui était déjà lancé.



Le ciel bleu pâle d'Iaroslavi s'était transformé en un ciel presque blanc. Blanc comme la neige qui déposait son long manteau virginal sur toute la principauté digne de la froidure du pays. Tous, les arbres, les maisons, les champs, les pâturages, épousaient cette couleur blafarde et pure. Le vent glacial irritaient les peaux à découverts, refroidissaient les corps chauds. Un petit point noir se découpait nettement dans ce paysage crayeux. Les genoux enfoncés dans la poudreuse, des mains gantés de soie sombre déposèrent secrètement un bouquet de fleur de lys aussi livide que la ville. Les mains jointes, Stanislava, âgée de 17 ans, ferma les yeux et se recueillit sur la tombe de sa mère disparue.

-Reposez en paix, Mère.

Voilà un an qu'elle avait décédé suite à une fausse couche de son petit frère ou de sa petite soeur qu'elle devait accueillir. Le travail avait été trop rude, les douleurs trop virulentes. Ses cris agonisants avaient finis par s'atténuer alors qu'elle rendait son dernier souffle de vie avant de rejoindre le paradis qu'il lui était du. Son futur cadet mort avait arraché à sa génitrice le peu de force qui lui restait pour la plonger dans un sommeil éternel. Cette funèbre nouvelle l'avait attristée mais elle se résolut que la place de sa mère était aux côtés des anges. Au moins, elle ne souffrira pas en silence.

La jeune russe ouvrit les paupières et finit par se lever. Elle épousseta doucement les jupes de sa robe noire et marcha lentement mais sûrement dans la neige pour retourner chez elle. A cet instant, elle ne pensait pas que sa vie allait prendre une tournure bien étrange. Tout en marchant par ce temps glacial, elle soufflait de l'air chaud au creux de ses mains, tout en espérant qu'il n'y ait aucun prétendant lorsqu'elle rentrera. Son père songeai depuis peu qu'il était temps de lui trouver un fiancé pour l'assagir un peu. Il remuait ciel et terre pour trouver celui qui conviendrait à sa petite fille. Mais il avait oublié ce petit détail. Sa fille n'était plus petite. Elle était consciente que son mariage n'était que pour l'argent. Non pas qu'elle voulait un mariage d'amour mais elle souhaitait tout simplement dire son avis sur son avenir conjugal. En définitive, dire « non » à tous ceux qui se présentent chez eux avec leur sourire hypocrite et leur regard concupiscent.

Maintenant qu'elle s'en rappelait, son père devait l'emmener à une fête qui se déroulait à Moscou. Encore une de ses fêtes ennuyeuses où les hommes se bousculaient pour lui demander une danse ou lui tenir compagnie en faisant un brin de causette. Mais ce n'était qu'un simple subterfuge pour attirer la demoiselle. Mais ils n'avaient pas compris que personne ne l'intéressait. Que plus rien ne l'intéressait depuis la mort de sa mère. A peine fut-elle de retour que son père tomba sur elle et commença à la presser pour qu'elle se prépare. Même si Stanislava ne cherche pas l'amour, cela ne signifie en rien qu'elle ne se pouponne pas. Loin de là ! Elle peut prendre des heures à choisir une robe, un chapeau ou bien des chaussures. Ce qui énervait au plus haut point Borislav. Mais bon, ils étaient en retard. Il ne pouvait pas s'attarder sur ces questions futiles.

Les Braginsky furent prêts, alors que la nuit était déjà tombé. Le chef de famille ne cessait de regarder sa montre à gousset en argent tout en donnant des conseils – plutôt des ordres vu le ton qu'il emploie – à sa fille. « Tiens toi droite. Reste polie, etc, etc... ». Toujours la même rengaine. Tout cela ennuyait Stanislava. Elle ne faisait qu'à hocher la tête machinalement, et petit à petit, finit par réussir à couvrir la voix de son père grâce au bruit des roues de la diligence. Ses yeux azurs scrutaient la pénombre de la nuit. Les arbres se mouvaient lentement au rythme du vent. Malgré son manteau, un frisson parcourut le long de son échine comme si un vent glacial et menaçant l'entourait. Quelque chose l'épiait, la surveillait dans cette obscurité inquiétante.

Alors que la lune était haute, elle crut apercevoir une silhouette se dessiner entre les arbres. Deux points écarlates firent leur apparition. Elle plissa légèrement les yeux pour mieux voir mais une violente secousse vint l'interrompre, l'envoyant contre le banquet en face d'elle. Sa tête heurta le muret, la faisant perdre connaissance. La dernière chose qu'elle vit, ce fut ces deux orbes rouges qui flottait au-dessus d'elle alors que des cris d'horreur et d'effroi résonnaient autour d'elle.


La brume se leva enfin, donnant un aspect mystérieux et effrayant au manoir qui se trouvait au milieu des arbres. Une ombre noire se découpa de toute cette masse de pierre et d'argile. On pouvait distinguer un homme, grand, très beau, musclé portant dans ses bras, une jeune fille inconsciente. Il s'engouffra dans la bâtisse. Toutes les bougies s'allumaient une à une alors qu'il traversait le long couloir pour ensuite monter des escaliers en colimaçon. L'homme ouvrit une porte en bois d'un coup de pied si puissant qu'elle explosa. Ne se préoccupant pas de ce petit détail, il déposa sa captive sur le lit à baldaquin qui se trouvait au milieu de la pièce. Il s'assit sur le bord de lit, et se pencha sur le profil de la belle au bois dormant. Les longs cheveux blonds de l'inconnu vinrent effleurer les joues de Stanislava. Ses prunelles ambres bifurquèrent sur la peau pale de la jeune fille. Il se pencha, et baisa délicatement sa clavicule avant de planter ses canines dans sa chair. La douleur s'empara de la jeune fille, la sortant de son état semi-comateux. Les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte sans qu'aucun son ne sorte, la jeune victime sentait que ses forces la quittaient peu à peu, que tout son corps n'était qu'un foyer de douleur insurmontable. Sombrant lentement dans les ténèbres, voilà qu'un liquide chaud et peu amer s'introduit dans sa bouche. Le goût du fer envahit ses parois humides, faisant rougir ses quenottes blanches. La créature de la nuit penchée au dessus d'elle lui donnait ce liquide vitale écarlate qui coule dans ses veines.

La voilà sienne. La voilà comme lui.

[***]

La fourchette en argent faisait aller et venir le morceau d'agneau dans la sauce blanche avant de la ramasser et la diriger vers les lèvres roses et délicates de Stanislava. Les questions se bousculaient dans son esprit, se répétant parfois, s'effaçait en quelque seconde avant de revenir à la charge et de la tourmenter une fois de plus. Elle leva ses yeux bleus pales vers son kidnappeur. Jamais elle n'avait vu un homme d'une beauté si envoûtante mais froide. Ses cheveux blonds plus blême encore que les siens tombaient en cascade dans son son dos, glissant quelque fois de ses larges et musclés épaules. Si son père l'avait présenté un tel prétendant, elle se serait sûrement laisser faire au début. Voilà que leurs regards se croisèrent. Au lieu de les détourner, elle soutint son regard jusqu'à ce que la question qui la brûlait tant jaillir de sa bouche :

-Pourquoi m'avez-vous... épargnée ?
-Parce que vos yeux me l'imploraient, répondit-il de but-en-blanc.
-Qu'est-ce que vous-
-N'avez-vous pas eu assez de cette vie ennuyeuse que vous meniez avec votre père ? Les hommes ne vous intéressaient nullement. Vous aviez arrêté de sourire lorsque votre père commit le péché de l'adultère sous votre nez.

Les doigts de la jeune duchesse se refermèrent si forts sur le couteau au point que ses jointures deviennent plus blanc que blanc. Aurait-elle mal entendu ? Cet homme la connaissait. Pire, il l'avait espionnée pendant toutes ces années sans qu'elle ne s'en rendit compte. Qui était-il exactement ? Avait-il attendu que la nuit tombe pour venir la capturer ? Pendant combien de temps avait-il prévu cela ? Mais surtout... qu'allait-il lui faire ? Cette simple question fit surgir au plus profond de son âme une peur qui la paralysait entièrement. Et moi, que devais-je faire ?
De l'autre côté de la table, l'homme l'observait attentivement. Son regard azuré détailla les traits fins de son visage et nota cette frayeur qui venait d'apparaître. Il pouvait entendre ses rouages tourner dans son cerveau tant elle était inquiète. Pauvre petite. Elle était si vulnérable lorsqu'il la vit pour la première.

Elle ne devait pas avoir plus de 13 ou 14 ans. Elle lui tournait le dos sur le banc en marbre dans le coin reculé de leur immense jardin. Elle ne l'avait pas entendu, elle ne s'était douté de sa présence ? Doucement, très doucement, il s'approcha le plus silencieusement possible mais ne put qu'observer son profil, son doux profil défiguré par la haine et la colère. Quels étaient donc les maux qui la tourmentaient comme aujourd'hui ? Il aurait pu lui parler mais il dut s'enfuir car un des domestiques vint chercher l'adolescente. Régulièrement, il vint l'observer et la vit grandir, se transformant en une belle jeune femme au regard dur et froid comme son pays. Et ce fut cette même jeune fille qui dînait à la même table que lui. Que se passera-t-il ?

Aussi incroyable que cela puisse paraître, elle n'avait pas cherché à s'enfuir durant les jours suivants. Elle se contentait juste de rester dans sa chambre. Chaque fois, qu'il venait l'appeler pour le déjeuner ou le dîner, elle était toujours posté devant la haute fenêtre, contemplant quelque chose qu'il ne voyait pas. Il avait essayé de voir ce qui pouvait monopoliser son attention. Il ne trouvait pas. Il ne comprenait pas. A part ce rosier massif qui délimitait son territoire rien de bien intéressant.

Mais un soir, il comprit bien vite ses pensées. Chaque nuit, il sortit et disparut dans la forêt sombre laissant la jeune fille seule au manoir. Il ne prenait pas plus d'une heure pour aller chercher une gorge pour se désaltérer. Sur les coups de minuit, il pénétra dans le hall d'entrée mais son odorat aiguisé détecta une odeur étouffante jadis si douce. Celui des roses. De SES roses. Le parfum des fleurs embaumait toute la pièce qui était garnie de nombreux bouquets de roses dans les tous les recoins. Au beau milieu de cette mise en scène n'est plus épique se trouvait Stanislava, vêtue d'une longue robe rouge sang, parsemée de fine dentelle noire italienne. Ses cheveux étaient relevés en un parfum chignon, faisant découvrir sa peau blanche. Elle s'approcha de lui lentement, puis accrocha la fleur rouge sur son torse après avoir enlevé la tige. Elle fit une légère révérence, inclinant la tête avant de se relever et de commencer une danse avec lui.

-Je ne comprends pas encore pourquoi vous m'avez gardé en vie, entama doucement la jeune fille. Les choses ne sont pas encore très clairs et j'espère que vous Monsieur...
-Romanov. Romanov Narcovitch, ajouta rapidement l'autre blond.
-J'espère Mr. Romanov que vous m'éclaircissez sur tout cela, que vous me donniez des explications clairs.
-Cela signifie donc que vous restez ? Demanda l'homme en la faisant tournoyer, gonflant les jupes de sa robe.
-N'oubliez pas que j'ai été transformée contre mon gré, railla la jeune fille en lui écrasant volontairement le pied droit.

Romanov grimaça mais tint bon.

-Soit. Je vous enseignerai tout qu'il vous ai indispensable pour survivre dans ce monde, proposa finalement l'homme vampire. Mais, ne le relevez à personne qui vous êtes vraiment.

Une Fleur du Mal. Une jeune fille à la beauté éblouissante qui se repaît d'un doux élixir rouge. Comme ses roses avec leurs épines.



Derrière l'écran:


    Pseudo : Stani ou Bibi :3
    Age: 16 ans
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: En voulant faire un partenariat
    Des Remarques ou impressions? Pas spécialement, non 'o'
    As-tu lu le règlement ? Evidemment que j'ai lu!
    Code du règlement : Validé par Melo o/


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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 10:18

Bonjour et Bienvenue à toi!

Je vais te demander de changer ton avatar, car ce personnage est déjà pris. ^^

Bonne continuation à toi pour ta fiche 8D




Merci à Calypso pour ce superbe Kit ♥️

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Stanislava Braginsky
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 10:21

Biographie (suite)



-Votre jeu de jambes est mauvais, Stanislava !

D'un geste sec et brute, Romanov la déséquilibra, la faisant tomber sur ses fesses. L'élève était loin de dépasser le maître en escrime. Elle se frotta le postérieur avant de se remettre debout, prête à recevoir encore quelques coups, son regard rempli de défi.

-Concentrez-vous un peu ! Vociféra l'homme.

Il se massa le visage, fatigué par tous ses entraînement répétés... qui s'avèreraient inutiles. Pendant trois semaines et presque tous les jours, il se tuait à la tâche d'apprendre à cette petite à se défendre mais rien y fait, elle n'y arrivera jamais. En se basant sur ses capacités à apprendre et assimiler assez vite, il penserait que tout irait pour le mieux dans ce domaine. Sa déception fut bien lourde... il lui manquait toujours quelque chose à chaque fois : de la concentration, de la dureté et de la souplesse dans ses mouvements, dans la vitesse. Presque tout, en somme. Le professeur temporaire sortit de l'immense salle qu'ils utilisaient pour l'entraînement. La vampire novice ne comprenait pourquoi il était en colère. Avait-elle fait une faute ? Ce ne serait pas la première fois mais faillait-il en venir à ses méthodes ? La laisser pour la rendre coupable ? L'élève regarda la lame de sa rapière et dans son reflet, elle vit la lune scintiller derrière elle. Elle se dirigea vers l'immense fenêtre et contempla la nuit. Le vent qui passait dans le bosquet autour du château faisait l'effet d'un chant. Elle lui rappela soudain cette nuit où leurs chemins s'étaient croisés. Elle ne savait qu'elle fusse cette sensation. Elle n'avait eu l'ouïe assez fine pour cela. Ce qu'elle avait entendu, ce furent les murmures de Romanov. La blondinette se plaça au milieu de la salle, leva le bras et pointa sa rapière espagnole droit devant elle. Elle commença à s'entraîner toute seule avec pour objectif de s'améliorer et peut-être même vaincre un jour ce cher Romanov.

Les mois s'écoulèrent lentement mais assurément. Ce fut dans le secret que Stanislava s'était amélioré en escrime. Elle ne le faisait plus avec son séduisant partenaire. Un jour donc, elle empoigna deux rapières et, d'un pas vif et déterminé, la jeune vampire alla à la rencontre de Romonav qui buvait une tasse de Earl Grey dans la salle de réception. Elle jeta l'arme à ses pieds et se mit en garde, prête à charger.

-Vous souhaitez me défier alors que vous ne vous êtes même pas entraînée ? Persifla le blond.

Elle ne dit mot, attendant qu'il dégaine son arme. Romanov fut surpris de voir dans son regard qu'elle était si sérieuse. Elle n'avait pas abandonné. Elle ne voulait pas renoncer. Il lui avait pourtant dit qu'elle n'était pas faite pour ce domaine. Une dernière défaite la fera peut-être capituler. D'une nonchalance extrême, il s'empara de la rapière, la sortit de son fourreau et s'approcha de son élève. Quelle ironie... Il devait sûrement se faire vieux maintenant. Le vampire ne s'était pas rendu compte que son chef d'oeuvre était déjà proche de lui, la pointe de sa lame sur sa pomme d'Adam. Sa vitesse avait considérablement augmentée. Mais elle laissait tout de même une énorme ouverture dans sa défense. Avec son arme, il l'attaque de front tandis que de se main libre il coinça la lame de son adversaire entre son index et son majeure. La jeune fille réagit au quart de tour et pus s'éloigner in extremis de cette fâcheuse situation. La seconde d'après, elle vit la lame foncer droit sur sa visage. Elle utilisa la garde de son épée pour bloquer l'attaque et récupérer ainsi l'arme. Son pied botté se cala dans le plexus de son maître et l'envoya contre un mur. Quand il reprit un minimum connaissance, Romanov était pris au piège, la gorge coincée entre deux lames croisées.

-Je vous ai sous-estimé très chère... Acceptez mes excuses, s'inclina le vampire.
-Je n'ai point votre niveau pour l'instant, déclara le jeune fille en baissant ses armes. J'ai encore tant de choses à apprendre de vous...
-Vous avez la vie devant vous pour ça.
-Oui j'ai la vie devant moi, murmura-elle plus pour elle-même.

La jeune fille rangea ses armes. Maintenant, qu'elle possédait un niveau acceptable que pouvait-elle bien faire à part s'améliorer ? Alors qu'elle réfléchissait à cela, Romanov sortit de sa poche une lettre cachetée par le seau du tsar et la tendit à la jeune escrimeuse. Sans un mot, elle regarda d'abord son mentor un peu intrigué avant d'ouvrir la lettre et de la lire. Plus le temps s'écoulait, plus les yeux de la jeune fille s'écarquillaient de surprise. Le vampire esquissa un léger sourire en voyant les joues de la demoiselle prendre de la couleur. Mais il s'arrêta bien vite lorsqu'il pensa qu'il fallait faire venir un nouveau tailleur pour confectionner leurs habits.

[***]

Stanislava se sentait vraiment dans son élément ce soir-là. Quelques jours plus tôt, le Tsar l'avait convié en tant qu'invité d'honneur. Il allait lui rendre son titre de Knazia d'Iaroslavi devant toute la cour. Duchesse Braginsky. Cet événement semblait si irréel et pourtant, elle était là, à genoux devant lui, se faisant anoblir. L'émotion était trop forte mais elle ne craqua pas. Elle releva fièrement la tête lorsque Sa Majesté le lui convia.

-Chère enfant qui avait perdu vos parents trop tôt. En tant que Duchesse, je vous permet d'exaucer l'un de vos souhaits.

Elle attendait cet instant depuis si longtemps.

-Sachez Votre Majesté que votre attention pour notre famille m'honore grandement. Il y a effectivement quelque chose que j'aimerai réaliser. Je souhaite donner la régence du Duché de Iaroslavi à mon mentor Romanov Narcovitch et avec votre accord partir à la découverte du monde. Croyez-moi, cette homme est efficace et fiable, vous n'avez nulle crainte à avoir.
-Vous oubliez ce qui s'est passé dans la forêt. Votre père y a laissé la vie !
-N'ayez crainte, Sire. Cet homme m'a appris à me défendre. Et avec tout mon respect, je ne suis plus une enfant mais une Duchesse.

Le Tsar rit aux éclats pour sa dernière réplique et applaudit. Il fut bientôt suivi par ses sujets.

-Qu'il en soit ainsi ! J'espère que vous n'aurez aucun regret.
-Soyez en sûr, je n'en ai aucun, conclut en faisant une dernière révérence avant de s'éloigner Son Altesse et de retourner auprès de son cavalier Romanov.

Ce dernier était encore un peu sous le choc de sa déclaration. Durant combien de temps avait-elle planifié tout cela ? Le laisser avec un si grand territoire ? Lui qui songeait à « finir » ses jours paisiblement dans son manoir. Il léguera ses terres à son premier enfant. Encore faut-il qu'il en ait un. Cette petite lui échappait totalement, filait entre ses doigts depuis qu'il lui avait offert l'éternité. Quelle ironie... Il n'était plus aussi jeune qu'avant.

[***]
L'ancienne Duchesse vérifia pour la dernière fois que tout était prêt : vêtement, vivre, rapières. Elle caressa du bout des doigts la garde dorée de ces derniers. Il les avait fait venir spécialement d'Italie, d'Allemagne et d'Espagne. Elle affectionnait plus particulièrement sa rapière italienne par sa forme et sa finesse ainsi que le tranchant aiguisé de sa lame. Romanov l'aida à monter sa monture, un magnifie Pur Sang. Chevaucher en robe étant une chose assez ardue, elle dut se vêtir comme un homme. Haut de chausses, bottes à boutons et une longue veste de voyage étaient de mises. Ses cheveux blonds étaient tenue en une longue queue de cheval basse lui arrivant jusqu'au bas du dos tenue par un noeud rouge en soie. Deux mèches venaient encadrer son visage de porcelaine pour s'échouer sur ses frêles épaules. Ce spectacle ne le déplaisait pas le moins du monde. Cela lui allait même à ravir.

-N'oubliez pas Stanislava. Vous risquez de tomber sur des bandits sur votre chemin. Tuer ou être tuée. C'est à vous de choisir, recommanda pour la dernière fois Romanov.
-A vous entendre, j'ai l'impression que je pars à la guerre, plaisanta la jeune fille en agrippant la bride.
-Je soutiens que c'est de la folie de laisser une jeune... vampire novice dans la nature, ajouta l'homme blond.
-Cessez de vous inquiétez, vos cheveux blanchiront, railla Stanislava en se couvrant la tête d'un tricorne noire et dorée.
-Mes cheveux ne blanchissent pas, ils s'illuminent.

Sur ces mots, il donna une grande tape sur l'arrière-train de la monture qui se cambra avant de partir au galop hors de la forêt. Il resta dehors jusqu'à ce que son ancienne élève ne devienne une ombre floue et disparaître totalement. Il contempla le grand hall maintenant sans vie. Il allait bien s'ennuyer puisque sa seule compagnie après 100 ans de solitude venait de filer. Elle pouvait enfin voler de ses propres ailes. Certaines choses allaient lui manquer. Comme l'entendre chanter le matin. Sa voix était si douce et... sucrée. Il se délectait de son chant depuis sa chambre, se réveillait au rythme de la mélodie, se préparait l'oreille toujours tendue. Ne sachant par quels moyens, Romanov était planté devant la porte de la chambre de Stanislava. Il y entra après une légère hésitation. Son regard s'attarda sur son somptueux lit à baldaquin impeccablement fait. Il s'y installait et humait pour la dernière fois son parfum. Ce doux poison que dégage une rose rouge, lorsque le soleil décline.

[***]
Les années passant, voilà que la jeune Stanislava avait traversé de nombreux pays. Elle avait affronté de nombreux ennemis sur sa route, les vidant chacun de leurs sangs pour qu'il n'y ait plus aucune trace. Vivre cette aventure lui a donné beaucoup et plus encore. Elle maîtrisait de nombreuses langues et était un être extrêmement cultivée sur les coutumes des pays étrangers. Après avoir traversé dix décennies, elle avait gardé son apparence du temps où elle vivait chez son ancien mentor. Elle usait et abusait de ses charmes naturelles pour s'accorder les faveurs d'hommes riches et parfois même attirer l'attention des jeunes marquises ou des duchesse veuves. Répondant toujours avec subtilité et finesse, la jeune vampire était continuellement conviée aux bals ou à prendre une tasse de thé au manoir. Parfois trop adulée, les femmes mourantes couchaient son nom sur leur testament, lui léguant tous ses biens plutôt que les laisser à leur fils ignorant et avide de richesse n'attendant que la mort vienne récupérer leurs vielles mégères. Une manière de vivre que goûtait la jeune fille avec une joie extrême.

Mais son train de vie se troubla peu à peu lorsqu'elle posa son pied botée sur le territoire du Royaume de France. Fraîchement arrivée à Paris, elle contemplait les rues de la ville tout en tirant son cheval – qu'elle a dut changer tant de fois. Elle pouvait facilement deviner les rangs sociaux de chaque individu. Les belles femmes coiffées de superbes chapeaux ne pouvaient être qu'appartenir à la noblesse. D'autres, bien vêtus venaient sûrement de la bourgeoisie. Les autres devaient être de simples marchands ou paysans. Elle aperçut au détour d'une rue des hommes armés patrouiller. Elle eut vent de la sûreté de Paris mais le devait qu'à un seul et unique homme : le Roi Charles de France. Il dirigeait ce pays avec une terreur et une colère sans nom. Quiconque osant le déplaire ou le contredire se voyait passer la corde autour du cou ou sa tête tomberait sous la lame de la guillotine. En parlant de Sa Majesté, voilà qu'elle passait devant le somptueux Château, son domaine. Elle s'y arrêta une poignée de secondes avant de reprendre sa route.

Stanislava avait un champ magnétique pour attirer les situations qui la mettraient en valeur. Quelques rues plus éloignées, elle fut le témoin et l'actrice principale d'un événement incongru. Une troupe de comédiens bloquaient avec leur mise en scène improvisée bloquant le passage à une diligence. Ayant arpenter les routes seules, son intuition s'était affinée et elle comprit bien vite que tout cela n'était qu'un pathétique traquenard pour agresser les gens dans cette voiture. Elle grimpa rapidement sur son Pur Sang affectueusement nommé Tornado avant de lui donner un petit coup sec de talons sur les flancs pour l'obliger à galoper. L'un des bandits avait réussi à s'introduire dans le carosse, tandis qu'un autre attaquait le cocher. Le cheval s'arrêta au niveau du mercenaire, se tourna pour lui donner deux bons coups de pattes arrières, l'envoyant se heurter violemment contre le mur d'une bâtisse. Certains spectateurs riaient doucement en voyant cette scène. L'autre gredin de voleur venait de prendre la fuite avec en main un bijou d'une valeur inestimable. Stanislava le poursuivit et le rattrapa, lui bloquant la route avec son fidèle destrier.

-Je vous conseille de vous rendre si vous ne souhaitez pas subir le même sort que votre confrère, le menaça-t-elle avec sa lame placée sur sa gorge nue.
-Ne monte pas sur tes grands chevaux, pauvre mauviette ! Cracha le bandit.

La jeune fille rit aux éclats durant de longues secondes, presque comme si la folie l'avait envahi. Elle s'arrêta brusquement, planta ses beaux yeux bleus se teintant de rouge dans celui sombre de son prisonnier puis enfonça d'un geste rapide sa rapière dans son épaule. La douleur l'obligea à lâcher le collier de diamants, et se mettre à genoux, totalement vaincu. Deux femmes, une jeune et l'autre plus âgé suivies par des hommes de l'armée venaient à sa rencontre. Ils avaient déjà arrêtés l'un des malfrats assommé et réquisitionnaient le dernier blessé. Ils la remercièrent pour sa coopération et lui promirent que son exploit sera conté au Roi. Elle n'en demandait pas tant mais elle n'allait pas se plaindre non plus.

-Mère, c'est lui que je veux épouser ! Cria la jeune femme en empoignant brusquement le bras de Stanislava. Je ne veux pas de ce vieux croûton de Monsieur de Grenois !
-Surveille ton langage, Marie-Anne ! Répliqua la mère. Il a certes récupéré mon précieux collier mais cela ne change en rien ma décision.

L'escrimeuse descendit de Tornado et vint présenter dignement le sujet de la conversation.

-Ce joyau ne peut qu'appartenir à une personne de votre prestance, Madame... Je ne veux paraître impolie mais comment dois-je nommer votre beauté épanouie ?
-Je suis la Duchesse de Saint-Hymer et voici ma fille, Marie-Anne, se présenta la femme noble troublée par toute cette galanterie.

Même son mari défunt ne lui avait parlé ainsi. La jeune fille vint s'agripper à la jeune vampire, totalement charmée par ses belles paroles. Stanislava adorait faire la cour aux femmes lorsqu'on la prenait pour un homme. Cela l'amusait beaucoup jusqu'à ce qu'elle révèle sa véritable identité. Et ces deux futurs victimes n'échapperaient pas à son petit jeu favori.

-Quel homme ! Mère, je vous en prie ! Insista Marie-Anne.
-Je ne dirais pas non à une si belle créature mais, sans vouloir vous offenser, je ne peux vous accorder ma main.
-Tu vois ! Il a sûrement déjà une fiancée, intervint la duchesse. Il nous faut rentrer maintenant.
-Point du tout. Simplement, je doute fort que l'église accepte les mariages entre deux personnes du même sexe.
-Vous sous-entendez par là que vous êtes... commença la jeune duchesse.
-Une jeune fille comme vous très chère, compléta Stanislava en retirant son manteau pour lui montrer une preuve concrète de ce qu'elle avançait.

La déception se peignit sur son visage de porcelaine qui s'effaça pour être remplacer par un enthousiasme inexpliqué.

-Mère, laissez-la être mon précepteur ! Je voudrais avoir autant d'allure qu'elle ! Ajouta avec ferveur Marie-Anne.
-Allons, mon enfant, soupira la mère. Accepteriez-vous de satisfaire ce caprice ? Vous aurez ce que vous voulez pour avoir récupérer mon collier
-A dire vrai, je suis fatiguée de mon long voyage. J'accepte volontiers de partager tout mon savoir.

Ce fut donc sous la protection de la Duchesse de Saint-Hymer Stanislava vécut à Paris. Son ascension vers la gloire ne pouvait être que prometteuse.


Depuis plusieurs semaines, le bruit des lames fendant l'air et s'entrechoquant animaient l'hôtel des Saint-Hymer. Afin de s'améliorer et de parfaire sa maîtrise de l'épée, la duchesse avait permis à Stanislava de donner des cours d'escrime à de jeunes hommes, souvent issue de famille aisée, dans une grande pièce spécialement aménagée à cet effet. Les trois femmes avaient également pris certaines habitudes comme siroter une tasse de Earl Grey et déguster de délicieuses pâtisseries après les cours de l'escrimeuse.

Assises donc autour d'une table en chêne et incrustée d'or, débordant de douceurs colorées, la Duchesse annonça tranquillement qu'elles étaient conviés à un bal qui se déroulait au Château de Sa Majesté. Le thé qu'elle servait faillit tâcher la belle nappe immaculée mais elle se rattrapa aussitôt. Elle n'était ni choquée, ni terrorisée, ni troublée par cette annonce. Juste excitée de rencontrer enfin la personne que tous les habitants de France redoutent tant. Elle n'espérait pas lui parler ou dans avec lui. Juste voir son visage lui suffirait. Ce visage qui inspire la peur l'intriguait tant.

-J'ai appelé mon tailleur pour confectionner votre robe ma chère, continua la duchesse.
-C'est trop d'honneur Madame, je pensais me contenter d'une de mes robes mais comme toute jeune fille normalement constituée, je ne peux refuser une nouvelle toilette. Et puis les vôtres sont superbes. Il me tarde de voir la mienne.
-J'ai choisi le ton des tissus et des dentelles, s'enthousiasma Marie-Anne. Il m'a semblé plus approprié de faire ressortir la couleur de vos yeux, vous porterez donc une délicieuse robe vert anis.
-Il me tarde de la voir, répondit-elle le plus sincèrement du monde.

Il lui tardait tant de le voir...

Lorsque le ciel prit enfin des tons orangés, elles se préparèrent allant dans leur chambre respective. Alors qu'on coiffait ses beaux cheveux blonds, Marie-Anne s'introduit dans sa chambre pour la contempler et la complimenter sur sa toillette se vantant de son choix des plus judicieux. Stanislava la remercia pour son aide si précieuse qui eut pour effet d'empourprer les joues de la jeune duchesse. La vampire se contempla quelques instants dans le miroir. Ses doigts vinrent frôler ses joues puis ses lèvres maquillées de rouges. Elle croisa le regard de l'adolescente qui la couvrait d'admiration. Cette petite la considérait comme sa grande soeur et essayait de limiter dans tout ce qu'elle faisait.

-Dis-moi, Marie-Anne, à quoi ressemble Sa Majesté ? Demanda finalement la jeune femme en se levant de sa coiffeuse.
-Il est vrai que vous ne l'avez jamais rencontré. Ma foi, c'est un très bel homme, il faut l'avouer malgré son caractère peu avenant, répondit aigrement la jeune fille.
-Je verrais cela moi-même. Penses-tu qu'il dansera ?
-Point du tout. Il n'est là que pour faire acte de sa royale présence. Il ne porte même pas attention à femme Diane de France, qui est pourtant d'une extrême beauté ! Enfin autant que vous, tenta de se rattraper l'adolescente.
-Notre représentante se doit d'être irréprochable après tout, conclut l'épéiste en invitant Marie-Anne à rejoindre sa mère.

[***]

Jamais Stanislava n'avait vu un Château des plus somptueux et richement décorés. Un immense lustre dominait la salle. Les rideaux de velours rouges étaient brodés avec de fins fils dorés. Le sol entièrement recouvert de marbre brillait faisant apparaître son reflet avec une netteté incroyable. La table du banquet était recouvert de plats et mets plus délicieux les uns que les autres. Tous brillaient. Tous respiraient la noblesse. Au fond de la salle, elle aperçut enfin Le Roi assis sur trône au côté de la Reine. L'envie d'aller le voir devenait de plus en plus insupportable. Elle ne pouvait que discerner ses cheveux blonds. Quelle était la couleur de ses yeux ? L'expression de son visage ? Mais surtout... Pourquoi cet homme l'intriguait tant ?

Une main gantée vint s'emparer de la sienne et déposa un léger baise-main. Un peu perdue, elle détailla cet homme qui l'invita à danser. Il était d'assez bonne corpulence, ses cheveux aussi noir que le plumage des corbeaux, des yeux enjôleurs qui n'avait aucun effet sur la vampire. Il y a fort longtemps que ces petits jeux ne l'intéressaient plus. Depuis le début, cela ne l'avait jamais captivé. Elle n'avait jamais connu cette merveilleuse chose qu'on appelait amour. Peut-être que ce fut l'exemple de ses parents qui l'en dissuada. Ces futilités ne faisaient pas partis de ses priorités. Elle convoitait quelque chose de bien plus prestigieux qu'un époux fortuné. L'homme le plus fort de France. Le Roi en personne se nommant Charles.

La musique s'arrêta. Une révérence. Son partenaire de danse temporaire lui proposa de l'accompagner au balcon, proposition qu'elle refusa avec un sourire si doux qu'il n'insista pas. Elle retourna auprès de la Duchesse de Saint-Hymer et de Marie-Anne qui discutait avec un homme d'un âge avancé avec un air... assez ivre. Le Baron de Grenois. Elle avait eu l'occasion de le voir mais une seule fois. Son regard concupiscent sur sa protégée l'horripilait. Et voilà qu'il posait sa main sur son épaule et la fit glisser vers le bas de son dos. Le jeune duchesse tremblait, était dégoûtée mais ne disait mot car elle ne voulait en aucun cas contrarier sa mère. L'ouïe fine en tant que vampire lui permit d'entendre les mots qu'il venait de lui chuchoter à l'oreille. Comment osait-il salir l'innocence de cette fleur avec des paroles aussi obscènes ?

Offusquée par les gestes déplacées de l'homme sur Marie-Anne, elle ne put s'empêcher d'intervenir. Subtilisant habilement la rapière d'un des invités, car elle ne pouvait apporter le sien, elle défendit son élève, plaçant le bout de sa lame, sur la zone où se trouvait l'organe qui tenait leur pauvre corps en vie. Pris au dépourvu, il s'éloigna de sa future épouse. Qui était donc cette folle qui la menaçait en pleine foule ? Même si la colère l'envahissait, la créature de la nuit sut se contenir et garder son air calme habituel qui énervait toujours ses adversaires.

-Comment un baron peut-il se comporter de la sorte? railla l'implacable escrimeuse. Les dames doivent être respectables comme on me l'a appris mais quand est-il de ces messieurs? Ne doit-il pas faire honneur à leur rang?

La pointe de l'arme blanche remontait dangeureusement vers la gorge du noble pris en faute. Ce dernier déglutit, priant pour qu'elle ne fasse quoi que ce soit. Le silence s'était installé parmi les invités. Mais cela ne perturba point Stanislava. Elle avançait, lui reculait pour ne pas sentir le fer traverser sa lame. Jusqu'où allait-elle ? Quand même pas jusqu'à...

Depuis Son trône, Le Roi observait, fasciné par cette apparition fortuite. Enfin quelque chose d'intéressant ? Qui était donc cette impétueuse demoiselle qui semait le trouble et le silence durant sa petite fête? Il jeta un rapide coup d'oeil au Baron mais se désintéressa bien vite pour se concentrer la trouble-fête. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant son âge, son assurance et son élégance. Sa robe robe était taillée dans un mangnifique taffetas de soie vert assortie à ses prunelles. Le corsage, très serré à la taille, était brodé de rose blanche et vert pomme. Il était agrémenté d'un vaporeux point de France autour du décolleté et des manches. Ce bel ensemble surmontait une jupe, au bas de laquelle se dessinait un large ruban de broderie, identique à celle du corsage. Ses beaux cheveux blonds retombaient en longues anglaises sur les épaules et le dos, tandis que sur le sommet de la tête, ils étaient ramassés en un chignon bouclé, rehaussé de rangs de perles fines et de rubans assortis.

Il fut bien vite interrompu lorsque le Baron vint se jeter à ses pieds et lui implora de la protéger de cette créature maléfique. Il esquissa un léger sourire mais son visage reprit son expression habituel lorsqu'il donna l'ordre aux gardes, d'un simple geste de la main, d'arrêter la jeune fille. Sa Majesté détourna le regard une demi-seconde jusqu'à ce qu'il entend le hoquet de surprise générale de l'assemblée. Un... Deux... Trois... Elle venait de mettre à terre 3 de ses meilleurs hommes. Une simple noble venait de décimer la garde royale. Dieu Tout Puissant qui était-elle ? Un 4ème soldat fonça sur elle qui avait le dos tourné. Alors qu'il était à une dizaine de centimètres de son adversaire, il reçut en plein visage la garde de la rapière, écrasant et cassant son nez. Elle l'attrapa par le cou, le souleva avant de l'envoyer auprès de ses confrères. Elle croisa le regard émeraude du Roi quelques secondes puis se tourna pour quitter la salle de bal.

[***]

-Non Stanislava ! Restez je vous en prie ! Pleura Marie-Anne à s'agrippant au bras de son précepteur.
-Je ne peux pas rester ici, après ce qui s'est passé hier soir. Le Roi risque de s'en prendre à vous également, protesta l'escrimeuse en fermant sa valise.

Elle attrapa son manteau, empoigna son paquetage et se dirigea vers la sortie. Elle fut sidérée en voyant 10 soldats l'attendre devant l'hôtel des Saint-Hymer. Ils s'alignèrent tous, 5 de chaque côté. Une homme vint ouvrir un carrosse et l'invita à entrer. Elle jeta un dernier coup d'oeil à son seul foyer jusque là avant de s'exécuter pour aller rendre visite au Roi.

[***]

-Mademoiselle Stanislava Braginsky, savez-vous pourquoi je vous ai fait venir jusqu'ici ? Demanda sèchement le Roi qui se tenait debout juste devant elle.

Il essayait de l'intimider en la dominant de toute sa grandeur, c'était certain. Elle qui souhaitait le voir de ses propres yeux, la voilà satisfaite. Elle pouvait admirer, sa taille élégante et élancée, ses larges épaules, son visage de glace toujours peigné d'indifférence. Mais ce jour-là, il la regardait avec sévérité. Si ses prunelles vertes avaient été des armes, elle serait déjà morte depuis bien longtemps.

-Votre Majesté, j'avais de bonnes raisons d'agir de la sorte, répondit posément la vampire.
-Quelles sont telles ?
-Sachez Sire, qu'en tant que précepteur, je me dois de lui instruire tout ce qu'il à savoir et de la protéger. Le Baron de Grenois n'avait pas à lever la main sur elle en public. Les femmes doivent être respectables mais si vous les hommes ne le faites pas, où va-t-on ?
-Vous n'avez pas tort mais je ne vous ais pas convoqué pour cela, avoua Son Altesse en commençant à marcher à pas lents autour d'elle.

Un silence s'imposa, uniquement brisé par le bruit de ses chaussures sur le sol froid. Allait-il l'éxécuter ? La tuer ? La guillotiner ? N'étaient-ce pas des synonymes ? Son mutisme devenait insupportable mais elle continua à garder la tête froide, la tête haute, le regard dur pour montrer que rien ne la troublait.

-Après votre petite... performance avec mes gardes, j'ai pris conscience que je n'étais pas en sécurité. Quand bien même ! Ma propre garde royale fut vaincue par une unique personne. Une femme qui plus est ! J'ai commencé à me poser certaines questions... (Une pause puis il reprit.) Je pense que je pourrais dormir sur mes deux oreilles si vous vous chargez personnellement de ma sécurité.
-Où voulez-vous en venir, Sire ? S'impatienta Stanislava.
-Ne soyez pas si pressée.

Il retourna près de son trône et s'empara d'une rapière flambant neuf. C'était une italienne, elle ne pouvait douter sur sa provenance. Mais un détail la frappa. Celui de la fleur de lys en or qui se trouvait au bout de la garde. Le Roi lui présenta l'arme et dit d'une voix solennelle :

-Stanislava Braginsky. A compter de ce jour, vous serez chargée de ma sécurité. Vous me devez loyauté et obéissance absolue. Jurez sur cette arme qui symbolisera votre pacte. Si vous le brisez, votre sentence sera la mort. Ai-je été clair ?
-Vous m'en voyez honorer Sire. Vous pouvez dès à présent dormir en toute tranquillité. Je vous protégerai... Que dis-je ? Je protégerai la France entière avec ma lame.

[***]

Les portes finement décorés d'or de l'antichambre s'ouvrirent. Sa Majesté, toujours élégamment vêtu, y entra. Sa prestance et sa présence imposante n'avait point changer depuis que la jeune russe l'avait rencontré pour la première fois, lors d'un bal. Elle s'inclina le plus respectueusement pour lui souhaiter bonjour. Les talons du Roi claquèrent contre le sol marbré. Ses Yeux habituellement froids et ses sourcils froncés avec sévérité, semblaient la fixer d'une douceur... étrange et indicible.

-Toujours aussi assidue dans votre travail, constata Son Excellence en se dirigeant prestement vers la sortie du château.
-La honte et le déshonneur me hanteraient si je ne l'accomplissais pas, Sire, répondit simplement Stanislava en le suivant, une main posée sur ses armes et l'autre repliée dans son dos.

Satisfait de sa réponse, Charles de France esquissa un imperceptible sourire, savourant la compagnie de cette douce fleur qui exaltait une délicieuse fragrance. Ce jour-là, elle devait lui tenir compagnie... à dos de cheval. Cela faisait fort longtemps qu'il n'avait pratiqué et il souhaitait se remettre au goût du jour. La journée s'annonçait clémente aussi ils en profitèrent pleinement. Fixant l'horizon, Stanislava se rappela d'une chose de sa vie d'antan.

-Vous savez Sire, dans mon pays, un vieux diction raconte que « La colère du Tsar est l'ambassadrice de la mort. » . Je pense que cela vous va également à ravir, déclara la jeune vampire.
-Vous n'avez pas tort. Avez-vous autre chose à me raconter ?
-Et bien...

*~*~*~*~*

Le saviez-vous ? Dans un Royaume, il faut toujours quelqu'un pour se salir les mains à la place du Souverain. Encore faut-il avoir assez de courage pour tenir un tel rôle. Il faut également être assez résistant pour ne pas mourir de ce parfum empoisonné que dégage le Roi. Pour Stanislava, il semblerait que ce soit trop tard.


Dernière édition par Stanislava Braginsky le Ven 11 Mai - 16:16, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 10:27

T'inquiètes pas, l'essentiel c'est que tu changes, je pense pas qu'Angélique t'en tienne compte! ^^

Mais non, mais non! Courage !




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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 10:33

Merci~ Et, vaut mieux que je m'y mette tout de suite aussi '-'
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 12:03

Pardon pour le double-post, mais j'ai terminé! Je suis prête à recevoir vos critiques! o/
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 13:16

Alors alors...Duchesse est une classe noble, le titre de noblesse le plus important. malheureusement le niveau de lignes est juste pour un tel niveau. Dans ce forum, ta classe sociale c'est ta fiche, il faudrait donc que tu rajoutes des lignes, surtout à l'histoire. Je t'invite à regarder d'autres fiches de Duc et Duchesse pour te donner une idée peut-être.

Ensuite, la fin de ta fiche est pour le moins étrange, si ce n'est complètement erronée. C'est un peu gros de donner un tel titre de noblesse juste pour ce qui est arrivé à Stanislava. De plus, si j'ai bien compris, il lui donne ce titre parce qu'il a pitié d'elle parce qu'elle a été transformée en vampire. C'est absolument impossible. Les humains ne sont pas au courant de l'existence des vampires et autres Lycanthropes. Un héritage des parents, oui, mais pas en passant pas le roi, pas avec une telle raison.

Il va falloir changer ces points. Bon courage à toi ^^




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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 26 Fév - 13:18

Okay! Je m'y mets tout de suite!
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 15 Avr - 18:37

Voilà, voilà! Juste pour dire que j'ai (ENFIN) fini :'D

Vu que j'ai été un peu trop inspirée pour son histoire, j'ai du poster la suite de l'histoire dans un de mes messages parce que c'était trop long. J'espère que ça ne dérange pas trop >.<

Et pour le Roi Charles, je lui ai directement demandé pour être garde du corps, il était d'accord (:
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 29 Avr - 10:26

Bien le bonjour jeune demoiselle.

Bienvenue parmi nous !

J'ai mis un petit moment à lire ta fiche, j'en suis navré, j'étais occupé.
Mais c'est une très bonne fiche, avec un niveau vraiment satisfaisant.
Je pense que le rôle de garde du corps du Roi te convient, cependant, tu as aussi le niveau pour être Duchesse.
Dois-je alors t'attribuer le rang de Duchesse, ou celui de garde du corps de sa majesté ? Ou bien souhaites-tu un rang spécial, par exemple : ton personnage serait Duchesse mais garde du corps "en secret" ?

Si c'est cela que tu souhaites, précise le moi, et je pourrai te créer ton propre rang, en attendant, je te valide en tant que Duchesse...Je modifierai plus tard.

Dans l'attente d'une réponse~
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 29 Avr - 12:49

Je ne sais vraiment pas :'D Je suis encore toute contente d'être validée alors **

Bon et bien, je suis d'accord pour mettre le garde du corps du Roi en secret mais puisque je passe mes journées avec lui, je ne sais pas si cela reste un secret pour tout le monde! Donc le rang de "Duchesse et Garde Du Corps du Roi" irait parfaitement, je ne veux pas vous compliquer la vie x)

Au plaisir de vous revoir!
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   Dim 29 Avr - 15:01

Voilà, ton rang a été mis à jour.

Sur ce, bon rp parmi nous~
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MessageSujet: Re: Une survivante revenue de l'oubli.   

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Une survivante revenue de l'oubli.

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