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 Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]

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MessageSujet: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Dim 19 Fév - 17:31

La lune montait doucement dans le ciel ce soir. Encore une journée qui se terminait, suivie d’une énième nuit calme ? Non.. nous n’allons pas commencer ainsi pour une fois, la Demoiselle avait pour habitude de ne pas trop savoir comment occuper ses nuits, mais cette fois ci c’était différent. En effet, ne pouvant sortir que lorsque le disque lumineux n’éclairait plus la Terre de ses ardents rayons, la belle ne pouvait participer aux diverses activités dont les nobles raffolaient en pleine journée. La vie nocturne était un tout autre monde, parfois Elizabeth se sentait bien seule pendant les nuits d’hivers, lorsque tout le monde préfère fuir le froid de la nuit, les couloirs pouvaient se montrer bien désert. Et pendant l’été, elle ne pouvait sortir que tardivement le soir, une fois que le soleil de plomb disparaissait pour de bon. Oh.. parfois elle était invité à des piques niques, ou des choses de ce genre les après-midi, mais ne pouvant faire autrement, elle se contentait de décliner l’offre. Prétextant des problèmes de santé, l’empêchant de se mettre sous le soleil, même avec une ombrelle. L’éternité est un rêve pourtant souvent rêvé des humains, mais une fois qu’on la possède, on se demande à quoi elle va bien pouvoir nous servir. Au fond, nous vivons à fond pour en profiter avant la mort non ? Nos actes sont régis par cette finalité inévitable, mais une fois débarrassé de celle-ci, tout semble plus long et différent. Certaines personnes ne savent pas s’en accoutumer, et d’autre si. Elizabeth faisait partie de la deuxième catégorie même si parfois elle se demande ce qu’elle faisait encore sur Terre après deux cents ans de vie. Enfin bref, ce soir n’allait pas être ennuyeux, cette fois un programme déjà tout fait l’attendait. Un Bal était prévu. La Demoiselle allait pouvoir passer une soirée en compagnie de bien des gens, et puis, les bal.. c’était toujours amusant, l’on pouvait y faire de nouvelles rencontres.

C’est ainsi qu’elle décida de se préparer pour cette belle soirée. Mais on ne pouvait faire changer des habitudes qui ont été prisent en deux cents ans, bien que cela ne pouvait se voir sur son visage encore jeune. Elle s’habilla d’une robe comme souvent noir, c’est une couleur selon elle qui ne pouvait que lui aller, n’étant pas d’un caractère souriant, à quoi bon mentir avec des couleurs joyeuses ? La robe tombait jusqu’au sol, mais ne trainait pas trop pour autant, le but n’était pas de laver le sol non plus. Des manches moulantes, allant jusqu’à ses fins poignets. Pas de froufrous inutiles, un simple ruban léger noué dans ses long cheveux rouges, laissant cependant quelques mèches pendre de chaque côté de son visage. Dégageant ainsi sa nuque et ses épaules dénudées. Un coup de maquillage léger mais qui se remarquait tout de même, et le tour était joué. La voilà ainsi prête. Ne prêtez pas attention à cette noirceur qu’elle pouvait dégager habiller ainsi, elle était vraiment ravie de participer à ce bal, aussi simple soit-il. Un domestique frappa à la porte de son appartement. Il était temps d’y aller si elle ne voulait pas manquer les festivités. Ainsi, elle se rendit dans la salle des réceptions.

Il y avait déjà du monde, tant de membres de la noblesse ici rassemblés. Tous discutaient les uns avec les autres en attendant que la musique commence. L’orchestre se préparait, sortant les instruments. Les boissons pour se désaltérer étaient déjà présentes, certains s’en étaient même déjà servit, tout en discutant avec une Demoiselle. Certainement la future cavalière du bal. Elizabeth soupira légèrement, puis s’avança dans cette salle immense et lumineuse. Elle regardait les gens autour d’elle, tentant de voir la personnalité de chacun selon ses vêtements. La manière de s’habiller peut en dire beaucoup sur une personne parfois. Les extravagants, les discrets ect… Son visage déjà pâle d’ordinaire, le paraissait d’avantage à cause du noir de sa robe et de la salle très éclairé. Un cadavre parmi les vivants ? Non.. il ne faut pas abuser tout de même. S’approchant de la table, Elizabeth se saisit d’un verre, elle regarda un instant son contenu. Une boisson légèrement alcoolisé certainement, chose que les humains raffolent, mais elle.. ce n’était pas ce qu’elle aimait boire… Elle resta un instant à examiner le contenu de son verre sans bouger. A croire qu’elle n’avait jamais vu ça. En fait c’était plutôt de la nostalgie très lointaine qui lui revenait. Finalement elle releva la tête, maintenant, il fallait trouver quelqu’un qui pouvait être intéressant pour la soirée. Son visage passait d’un noble à l’autre, c’est alors que son regard s’arrêta sur un jeune homme. Il était seul… Toujours plus simple de commencer la conversation ainsi. Cependant elle se contenta de le fixer, debout devant la table, le verre toujours en main, mais ne touchant pas une seul fois au breuvage contenu dans celui-ci. Espérait-elle attirer son attention ? Peut-être. Au pire, elle était parfaitement capable de venir le voir elle-même s’il ne le faisait pas.
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Mar 21 Fév - 22:49

Une journée de plus qui touchait à sa faim. Au tableau récapitulatif quoi de nouveau ? Levé, déjeuner, partie d'escrime entre nobles, puis enfin, d'autres activités du genre jusqu'à la soirée, où chacun allait se quitter pour le dîner pour se revoir le lendemain. Quoi que là, l'exemple typique allait être brisé. Finit cercle vertueux de la monotonie, bonjour nouveauté allié à l'amusement. Que demander de plus ? Après tout, on ne demande que ça. Qu'est-ce qui brise tout cet ennui ? Quel événement ? Mais allons, tout le monde en entend parler. Le bal voyons... Un bal où seront présent toute personnalités jugées intéressantes par la cour elle même. Un bal où l'amusement sera de rigueur, puisque ce soir, personne ne se quittera étant donné que souvent, bal ou événement nocturne rime avec nuit blanche. Ce soir sera un soir où l'amusement, la musique, les paroles seront de premier ordre. J'admirais en ce soir le soleil, astre royal, descendre, commençant sa course pour laisser place à sa soeur, la lune. Cet astre mystique, si mystérieux et beau à regarder. Il n'y a pas plus beau paysage qu'un lac illuminé par cette lune et ses enfants... Les étoiles. N'ai-je pas raison ? Bien sûr que si.
C'est donc l'air heureux, enjoué de savoir que bientôt, je quitterais mes appartements pour aller parler et danser avec une possible duchesse ou marquise ou baronne qui sait. Peut-être ferais-je une rencontre qui en vaux le coup. Les rencontres étant tout ce qu'il y a de plus jouissif au monde, sans mauvais jeux de mot. Rencontrer de nouvelles personnes, cela veut dire partager des idéaux, agrandir son savoir, développer ses contacts et j'en passe. Autant dire qu'il n'y a que ça qui est bon en ce monde, découvrir les autres pour agrandir son champs de vie. Dommage que cette expérience qu'est la vie ne soit pas infinie. Sauf pour les gens fictifs que sont les immortels. Quelle imagination tout de même... Il serait plaisant d'avoir la vie devant soit. Au lieu de se dire chaque matin «  ce matin est peut-être mon dernier ». Personnellement, j'avoue ne pas être le fait de pouvoir devenir immortel si je le pouvais...

Suite à ces pensées assez amusante, je décida de m'habiller, après tout, malgré tout ça, je n'allais pas y aller nu. Ceci serait vraiment outrant. Je regardais ma garde robe pour alors opter pour une tenue plus que originale n'aimant guère être classique. J'aime me démarquer et là, je n'allais pas faire exception. Cette soirée comme chaque soirée est unique, alors il faut que je le soit. Ne voyez pas là un excès de narcissisme, mais uniquement un besoin d'être et se sentir être... Ni plus ni moins.
C'est donc avec cette pensée d'être unique, que je mis un dessous approprié puis le recouvris d'un pantalon de couleur prune. Une couleur s'accordant parfaitement avec mes yeux. Je mis une chemise en guise de haut, puis un gilet pour le couvrir, après tout, la nuit il fait froid, alors autant être chaudement vêtu. Je ne disais rien, m'admirant dans le miroir. Joli, mais il manquait quelque chose... Le jabot par exemple... Oui... Une fois mis, je me sentais mieux... Plus complet cette fois. Cette tenue aux couleurs violettes et aux traits ors m'allait à merveille. Surtout une fois les manches retroussées, puis les gants sur mes mains. J'étais à mon propre goût sublime. Personne ne pourrait rivaliser sur le plan originalité. Surtout avec la touche finale qu'est ma cape, avec pour bords des remontées arrivant à mon cou.

Satisfait de mon accoutrement, je me dirigea vers le hall prévu à l'effet. Puis entra dans la partie qui semblait avoir déjà commencé. Soupirant d'aise, j'observais les environs un bref instant comme pour chercher de potentiels rencontres, mais personne ne se démarquaient. Rien, juste des comtesses trop pomponnées, ou alors des gens trop sûr d'eux. Qui avec le peu de noblesse qu'ils ont se croyaient l'égal du roi. Je soupirais doucement allant m'asseoir à une table. Celle-ci étant vide, pas un chat devant moi, tout les autres personnes étaient autour. Parlant, dansant pour certains...
C'est alors qu'une impression me pris aux tripes. Ce genre d'impression qui vous fait dire qu'on vous regarde. Cette impression n'étant pas qu'une simple impression mais la réalité. J'étais observé. Une demoiselle semblait prendre un malin plaisir à me regarder, mais pas avancer vers moi. Je en pipais mot pour attendre un moment, avant de me lasser. Je laissa ma taille se découvrir en me levant, tel un colosse qui bouge après plusieurs millénaires de non mouvements. Puis je me dirigea vers la demoiselle. Celle-ci ayant des yeux hypnotisant à mon goût.
Une fois à sa hauteur, je lui souris un bref instant puis alors lui dit m'inclinant très légèrement, attendant que comme toute personne polie, elle me tende sa main pour pouvoir la baiser.

«  Bonsoir... Excusez mon côté cavalier... Mais m'accorderiez vous une danse ? »


Oui, après tout, les violons et autres instruments venaient de commencer une mélodie entrainante, poussant mon corps à bouger un peu, sans quoi, seul mon pied marquera la mesure. J'attendais sa réponse avant de pouvoir parler avec elle et sûrement faire connaissance, sachant que le peu que je pouvais voir d'elle semblait me plaire, puisque mon esprit avait de plus en plus de mal à suivre la mesure... Me perdrais-je dans son regard ?
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Sam 25 Fév - 10:04

Son petit jeu de regard avait marché à merveille, peut-être même plus qu'elle ne l'avait pensée. Penser que ce jeune homme allait craquer aussi rapidement à l'envie de venir parler à la Demoiselle qui la dévisageait ainsi. Ce jeune homme semblait vraiment charmant, bien que sa manière de s'habiller semble un peu extravagante, un original ou un égocentrique ? Peut être ni l'un ni l'autre se disait-elle. Après tout elle était un peu du même genre à sa manière. Porter en permanence des vêtements noirs comme si elle portait un deuil en permanence, cette couleur coupé par le rouge de ses cheveux assez peu commun, sans compter ses superbes yeux émeraude, donnant un peu de couleur à cette pâleur et cette noirceur unies. Ainsi, une femme toute de noir vêtu pour un bal et un homme tout de violet, voilà un parfait duo vous ne trouvez pas ? Le jeune s'approcha d'elle, la jeune Demoiselle se contenta de le regarder s'approcher, tenant toujours son verre de boisson plein entre ses fins doigts. Une fois à la hauteur de la femme, le jeune homme en tant qu'homme galant et en tant que noble s'inclina devant elle, politesse oblige. Tant de marque de courtoisie pour si peu de chose, ces principes lui avaient été enseignés alors qu'elle n'était qu'une enfant, c'était à se demander qui avait eu une telle idée que de compliquer la vie des nobles. Peut-être était-ce une manière de ne pas faire de favoritisme entre la noblesse et le peuple ? L'un avait l'argent mais les contraintes de l'étiquette, et l'autre avait le travail mais une certaine liberté... Enfin, ne nous égarons pas, ces deux classes restent inégale, ainsi est faite la vie. Répondant à cette politesse par une autre, la Demoiselle lui tendit sa main pour le baise main classique. Les hommes et les femmes commençaient toujours une conversation ainsi, étrange non ? La suite ne se fit pas attendre, au moins cet homme semblait être du genre plutôt franc et direct. Chose qui n'est pas toujours courante dans ce monde où règne l'apparence avant tout. Il l'invitait à danser.

Il était vrai que la musique qui n'était jusque-là qu'un bruit de fond, se faisait plus entrainante, certainement plus adapté à la danse. Le bal avait commencé, déjà d’autres binômes s'avançaient sur la piste de danse pour enchainer les pas de danse que toutes personnes de ce statut apprennent pendant son éducation. Qui ne sait pas valser voyons ? Souriant légèrement, mais gardant une certaine retenu, la Demoiselle se contenta d'accepter poliment, ajoutant qu'elle n'avait pas de cavalier pour le bal. C'était le but de cette soirée, se faire une nouvelle rencontre par le biais de la danse, tant d'humains encore debout à cette heure-ci, c'était une aubaine pour une créature de la nuit qui se sentait las de cette monotonie permanente. Posant sur la table derrière elle la boisson qui se trouvait toujours dans son autre main, elle lui tendit ensuite à nouveau la main, cette fois ci pour qu'il la prenne et qu'ils aillent tous les deux sur la piste de danse. Que de mouvements gracieux, une fois que le jeune homme s'empare de la frêle main, les deux jeunes gens se rendirent sur la piste et commencèrent à enchainer quelques pas de danse. Les deux savaient parfaitement bien s'accorder à la musique, et enchainer les pas avec élégance. Il n'était pas question que des personnes de ce statut se ridiculise en ne sachant danser correctement une valse, danse qui était la base de tout. Prestance, élégance, cadence, il fallait être capable de faire tout cela correctement. Et bien figurez-vous que ceci est une façon de se distraire pour eux étrange non ?

Elizabeth ne savait pas depuis combien de temps ils étaient en train de danser, il n'empêche qu'elle avait toujours aimé cela, rare étaient les occasions de pouvoir s'amuser ainsi autant en profiter. Danser était devenu comme un automatisme pour elle, lorsqu'elle était encore humaine, les leçons de danse étaient dures et fatigantes, mais plus le temps passe plus cette torture devenait un plaisir, cela devait en être de même avec bien des gens dans cette salle. Oh.. en deux cent ans elle avaient du s'adapter aux nouvelles modes de dance, mais une fois que la base était là, le reste était aisé. Les pas s'enchainaient sans qu'elle ait besoin d'y réfléchir, c'est alors qu'elle se décida a tenter d'engager une conversation tout en dansant. Elle en était parfaitement capable, restait à savoir si le jeune homme était capable d'en faire de même. Elle ne savait même pas avec qui elle était en train de danser voyons.

- Nous nous sommes même pas présenté, je ne sais même pas qui est ce jeune homme avec qui j'enchaine ses pas de danse. Puisque je pose la question je vais me présenter en première qu'importe.

Elle s’interrompit un instant, la cadence de la musique avait légèrement changée. Simplement le temps qu'elle suive celui-ci, il ne fallait pas faire n'importe quoi non plus, des gens étaient autours d'eux, regardant les autres danser d'un œil critique. C'est toujours ainsi... Puis elle reprit, il lui avait fallu bien peu de temps pour s'adapter à la musique, quoi de plus normal me diriez-vous.

- Je suis Marquise Livingston, mais vous pouvez m'appeler Elizabeth si vous le désirez... à qui ai je l'honneur.. ?

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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Dim 26 Fév - 13:55

Le bal commençait sur les chapeaux de roues. Après tout, nous étions à peine au début des festivités et déjà l'ambiance battait son pleins. La grande salle était tout simplement immense, la décoration adapté. Quand on rentrait, on sentais tout de suite la chaleur humaine, mais celle-ci était bien vite masqué par les apparences que se donnait la bourgeoisie. À savoir, richesse sur richesses, seul cela comptais. L'élégance et le pouvoir de l'argent. Qu'importe que vous soyez gros, grad, dodu, ou mince et élégant. Tant que vous avez des manières, mais surtout des richesses non négligeable, alors vous êtes le ou la bienvenue dans ce monde à part des autres. Après tout, on ne mélange pas les torchons avec les serviettes comme on dit. L'image est le plus important pour la bourgeoisie, mais pas l'image à laquelle on pense... Pour ma part, je ne réfléchissais pas trop à cela, me contentant d'appliquer les principes de ce groupe plus que superficiel. Je ne disais rien de ce que je pensais, penser de manière contraire étant considéré comme une trahison. Au fond, la bourgeoisie c'est une image universelle qui n'est qu'une sorte de roi au milieu de son peuple et dès qu'un villageois ose dire ce qu'il pense, alors celui-ci est égorgée par « sécurité »... Chose lamentable, mais les hommes sont comme ils sont.
Mais revenons à l'instant présent. Après tout, nous étions dans cette salle. Et ? Et bien il se trouve que mon ennuie c'est évaporé bien plus vite que je ne le pensais. Puisque rapidement je me suis sentit épié. Une demoiselle me regardait et moi, je n'ai pu m'empêcher de la regarder, puis me lever pour aller la voir. Pour une raison qui m'échappe, je me sentais obligé de faire cela. Comme si son regard m'appelait. Elle avait une allure mystique qui me disait d'approcher, comme une petite voix qui vous dit quoi faire, sans préciser si cela est bien ou non. Je m'étais mis devant elle, puis sans savoir une fois de plus pourquoi, je lui avais proposé une danse. Si seulement je savais dans quelle voie je me dirige. Une danse avec un démon... Voilà ceux à quoi je me destinais. Mes paroles avaient été brèves, claires et mettaient rapidement les points sur les i comme on dit. Je l'invitais à danser, sans préciser pour faire plus ample connaissance. Après tout, la soirée avait ce but précis, nous faire rencontrer les uns les autres pour pouvoir nouer des liens et ainsi renforcer nos forces si on peut dire. Car dans la société actuelle, ce sont pas uniquement les images qui comptent, mais aussi ses relations. Plus elles sont développées, plus on a des occasions pour monter sur l'échelle sociale.
Je vis alors la demoiselle accepter ma proposition. Son regard émeraude, une pierre précieuse bien chère à mes yeux, regardait le mien. Deux améthystes, telle était la comparaison que je leur donnaient. Le violet étant ma couleur, vous l'aurez compris... La demoiselle laissa une parole douce sortir d'entre ses lèvres. D'un geste délicat, elle déposa son verre emplie d'un mélange quelque peu douteux, pour sûr, ce n'était pas de l'eau minérale. Je souris puis attrapa doucement sa main, la mienne venant cueillir ses doigts, comme si elle était aussi fragile qu'une porcelaine de grande valeur. Je ne serrais pas trop sa main pour ne pas paraître accroché à elle, mais je ne relâchais pas celle-ci pour ne pas laisser croire que je la traînais comme un vulgaire toutou. Après tout, dans ce monde, chaque choses, chaque gestes a son importance. Le moindre faux pas est jugé et répété. Il faut savoir être parfait, parfait dans la perfection même afin de ne pas se voir démolir, car ce monde, c'est la concurrence incessante. D'ailleurs, le simple fait de danser est déjà un risque, puisqu'une valse est un classique, celui qui ne sait pas danser cela, ne sait pas être parfait et donc est un mauvais bourgeois.

Je posais alors ma main sur son dos, vers le bas, sans aller trop bas, sans quoi, ce serait considéré comme un attouchement et donc un geste des plus grossier. Il faut la déposer juste au niveau de la connexion bassin-colonne vertébrale. L'autre main se contentant d'entremêler les doigts avec son partenaire pour plus d'affinité et plus d'intimité d'un certain point de vue. Nous commençâmes à danser par la suite, suivant le rythme imposé par la musique, puis nous nous concentrions pour ne pas faire de faux pas et nous déshonorer. Au bout d'un instant, la demoiselle aux teinte pâles, mais à la beauté certaine, se mis à parler se présentant. Je me rendais compte de ma bêtise et mon côté assez fonceur, lui disant par la suite, plongeant mes yeux violet dans ses yeux verts d'une pureté sans égal.

«  Je suis Comte Lamperouge... Vous pouvez m'appeler Lelouch... Enchanté de faire votre connaissance, Elizabeth. »


Suite à ces mots, je rapprocha nos mains pour alors déposer mes lèvres tentatrices sur cette parcelle de peau si délicate. Un léger frisson me parcourant, après tout, sa peau était légèrement froide. Je releva alors mon regard la faisant se pencher doucement puis reprendre la ronde classique de cette danse pour reprendre.

«  Je vous avoue que jamais au par avant je n'avais rencontré pareil beauté. Avec tout le respect que je vous dois, je me demande si vous êtes bel et bien humaine... »


Suite à ces mots, je rigola un bref instant, ne désirant pas perdre ma concentration et la sienne. Nous reprîmes notre danse, chacun s'admirant, à moins que ce ne soit moi qui l'admire. Quelle est cette sensation ? Pourquoi est-ce que je me sent attiré par ces yeux aux couleurs si chaleureuses dans un décor glaciale ?
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Mer 29 Fév - 18:42

La fête battait son plein, les gens dansaient, ils s’amusaient et discutaient tous les uns avec les autres autours d’un verre. La salle était bien évidement pleine, tout un attroupement avec en son centre un large espace vide pour laisser place aux danseurs. La musique n’était pas un simple bruit de fond loin de là, elle dominait les paroles des nobles. Mais elle n’empêchait pas toute conversation, fort heureusement. Comment la belle Demoiselle aurait-elle pu engager la moindre conversation avec le jeune en face d’elle. Ce jeune homme qui était en train d’enchainer ces pas de danse en sa compagnie. La personne qui était en face d’elle était un Comte, Comte Lamperouge pour être exact. Mais celui-ci lui proposa de le nommer Lelouch, exactement comme la Demoiselle qui lui avait proposé de l’appeler Elizabeth évitant ainsi de rester coincer derrière tant de manière. C’était une bonne chose, il ne semblait pas vouloir faire la danse pour ensuite se contenter de partir comme si de rien était. Oh vous savez il en existe gens comme ça dans un bal, ce n’est pas rare même. Ceux qui ne souhaitent que paraitre devant les autres en dansant avec plusieurs cavalières en une seule soirée. Son statut était d’autant plus élevé que celui de la jeune femme, mais lors de ses moments de festivité le rang avait là bien peu d’importance. Ils étaient tous des nobles en quête d’amusement. De plus le jeune homme lui paraissait fort charmant. Quel âge pouvait-il avoir ? Pas plus de vingt ans à son humble avis. Le même âge que la Demoiselle, enfin, l’âge qu’elle ne pouvait quitter depuis deux cents ans pour être exact. Galant, polie, tout ce qu’un jeune homme devait avoir pour se faire aimer. Au moins sa compagnie était plaisante, il aurait été assez fâcheux que cela soit le contraire, Elizabeth aurai du comprendre congé habilement pour se trouver une autre personne avec qui passer cette agréable soirée.

La danse continuait, et les deux jeunes gens continuaient d’enchainer les pas tout en faisant plus ample connaissance. Lelouch ne semblait éblouit par la prestation de la belle. Elle savait se mettre en valeur, sans compter son côté un peu surnaturel qui pouvait soit la rendre effrayante ou attirante, cela dépendait des points de vu. Lui.. semblait conquit. Prétendant n’avoir jamais vu pareil beauté jusqu’à maintenant, allant même dire qu’il se demandait si elle était humaine. Voilà qui était amusant, si seulement il savait. Ce n’était pas avec un Demoiselle de dix-huit ans qu’il dansait, mais plutôt avec un démon portant un masque. Un démon de la nuit qui était en train de l’entrainer dans une danse infernale. Et pourtant elle n’avait pas d’intention hostile à son égard, elle ne détestait pas les humains en général, seulement elle avait un côté qu’elle ne pouvait pas contrôler. Sa soif qui faisait surface de temps à autre, même si elle savait souvent prévoir le coup à l’avance ou encore anticiper ce côté. Laissant ses lèvres fines faire un large sourire sur son visage, elle semblait amusée par cette phrase. Elle était véridique, mais sans que son interlocuteur ne le sache. Un léger rire cristallin couvert par la musique se fit à peine entendre.

- Allons, comme si je ne pouvais être humaine. Il n’existe aucune créature surnaturelle en ce monde. Vous avez de bien drôle pensées, vous m’amusez. J’aime ce genre d’esprit ouvert.

Elle disait vrai. Au fond cela lui faisait plaisir de voir enfin quelqu’un parler de ça sans penser être complètement idiot, même si c’était une sorte d’humour. La musique s’arrêta, c’était la fin de la première mélodie, une autre n’allait pas tarder à suivre. Elle s’arrêta de danser, attendant que la suivante commence. Peut-être qu’elle n’allait pas être à son gout, de même pour le jeune homme. La nouvelle musique commença doucement. Les gens autours se décidaient à repartir ou non sur une nouvelle danse ou non. Ne pouvant trop se décider, elle regarda Lelouch droit dans ses yeux violets, espérant que celui-ci prenne une décision pour elle. Simplement en le regardant dans les yeux, sans dire le moindre mot.

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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Jeu 1 Mar - 0:21

Danser, tourner les violons, puis se laisser guider par la musique. La musique adoucit les moeurs, cela est bien vrai. Souvent, alors qu'on est énervé, un peu de musique douce et voilà, l'esprit se calmait de lui même, sans trop avoir à se forcer. N'est-ce pas magique ? Je ne trouvais pas que le reste soit un bon moyen, bien au contraire. Dans cette situation, la musique nous barçait doucement, nos mouvements devenant non plus calculés, mais bel et bien naturels. Nous pouvions parler en toute tranquillité, nous étions comme possédé par la musique et donc notre corps dansait de lui même. Ma personne était captivé par cette demoiselle. Pour x raison, je me sentais séduit et je me devais de faire de même. Tout en étant naturel, je devais faire en sorte qu'elle succombe à un quelconque charme. Non pas que ce soit un jeux pour moi, non pas que je me dit «  tient, j'ai envie de charmer une demoiselle ce soir pour forniquer  ». Bien au contraire, je préfére laisser le temps faire la chose. Mais là, c'est comme si ses yeux m'appelaient., comme si sa personne m'obligeait à venir à elle, mabandonner à elle...
Je secoua la tête pour boire ses paroles, celles-ci me faisant revenir sur la terre ferme. Mes pieds continuant leurs pas inlassables, jusqu'au signal où la musique se stoppa. Son rire était si pure, un rire ainsi, on dirait un enfant piégé dans un corps d'adulte. J'en souris puis alors réfléchit doucement à quoi faire. Après tout, je notais son air terriblement hésitant. Elle attendait que je décide pour elle, que dis-je, pour nous. Mon regard plongé dans le sien, ce moment devint presque éternité...

«  Que diriez vous d'une balade dans le jardin ? L'air frais nous fera du bien, sans pour autant nous congeler, puis la beauté de la nature de nuit nous fera un bien fou... Puis nous seront un peu plus... Seul. »


Je lui souris, puis tout en tenant sa main tendrement, je l'attira dehors avec moi. Nos pas toujours rythmés. Nous étions comme synchrone tout les deux. Comme si mon corps était réglé sur le sien. Sans rien dire, je pousa une porte puis laissa l'air nous caresser doucement. L'air frais du soir nous prenant dans ses bras. Je soupirais d'aise pour alors me retourber vers elle, voir si elle n'avait pas froid. Après tout, sa tenue était moins couverte que la mienne. Sa peau étant à certains endroits mis à nue. Je ne voyais pas la chaire de poule, donc logiquement, elle n'avait pas froid, chose assez surprenante. Je l'admirais doucement puis repris la parole.

«  Vous savez... Sans vouloir paraître fanatique ou complétement absurde, je suis sûr que ces créatures de contes fait pour nous effrayer existent. Du moins, leur existences ne m'étonnerait que très peu. Après tout, quand je vois votre beauté sans vouloir insister... Ceci est plutôt réaliste non ? »


Je lui donna droit à un nouveau sourire avant de regarder autour de nous. Nous étions seul, les étoiles nous éclairant, bref, le tableau idéal pour une parlote entre personnes intimes si on peut dire. Je retourna doucement pour aller ceuillir une rose, mais là, je me piqua sans m'en rendre compte. Le sang coulant très légèrement. Je ne me doutais de rien, du danger que j'attisais, de la passion que j'allais faire naitre qui sait... Je revins doucement vers elle souriant comme toujours lui tendant la rose.

«  Tenez.. Ceci est un modeste présent en votre honneur.. »
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Ven 2 Mar - 22:19

Une nouvelle fois le jeu du regard avait fait son effet, sans même emmètre le moindre son, la belle femme avait une nouvelle fois obtenu ce qu’elle souhaitait uniquement avec ses yeux émeraudes. Etaient-ils si envoutant que ça ? Apparemment oui. Le jeune homme décida d’aller se promener dans le jardin pour être plus tranquille. Il n’avait pas tort, il était beaucoup plus simple d’avoir une conversation au calme à l’extérieur, plutôt qu’une salle bondé de personne avec un orchestre pour accompagner le tout. L’invitant à le suivre, la Demoiselle se laissait faire, le suivant d’un pas gracieux et légers. Très rapidement les deux jeunes gens se retrouvèrent dehors. Il ne faisait pas spécialement froid, mais on ne pouvait pas vraiment dire que c’était la chaleur d’une soirée d’été. Peut-être que chez les humains c’était le contraire, mais la Demoiselle préférait de loin cette fraicheur, elle n’avait pas froid et ne souffrait pas de la chaleur qui pouvait être lourde parfois. Malgré sa peau dénudée à certain endroit elle ne frissonnait pas, n’avait même pas la chair de poule comme certaines auraient pu avoir. Au contraire, sa peau restée aussi lisse que pouvait l’être la porcelaine. Son teint pâle accentué par les rayons pâles de la lune, ses yeux encore plus luisants que dans la salle. Il n’y avait pas à dire, la nuit était son domaine, elle n’était pas une enfant de la nuit pour rien en même temps. Un légers coup de vent fit virevolter les deux petites mèches qu’elle avait laissé pendre de chaque côté de son visage. Elizabeth se sentait largement mieux dehors oui… Elle sentait le regard de son compagnon de soirée peser sur elle, dire que c’était une habitude serai présomptueux, hélas c’était bien vrai. Bien souvent des hommes la regardaient de loin, comme une créature que l’on ne peut atteindre mais juste toucher. Une créature surréaliste. Une femme pâle, vêtu de noir déambulant dans les jardins la nuit, de quoi se faire des histoires vous ne trouvez pas ?

Lelouch reprit ses compliments à son égard, prétendant que sa beauté était irréaliste, alors pourquoi les créatures des comtes ne pouvaient-elles pas exister ? Il était bien rare de croiser une personne avec un tel état d’esprit. Bien souvent on oublie les histoires de Vampire, Loup Garou ou autre créature pour ne penser qu’à l’apparence pour se faire bien voir et monter dans la société. Les gens n’ont pas le temps pour ce genre d’histoire. Elizabeth ne pouvait s’empêcher de sourire face à ce genre de personne, au moins il était toujours intéressant de parler avec elles selon elle, bien qu’ils soient souvent prit pour des originaux aux yeux de la société. La femme se contentait de sourire doucement à ses paroles, marchant à son rythme. A quoi bon aller trop vite ? De toute manière, lors d’un bal, tout le monde fait nui blanche, autant en profiter, pour une fois que les humains vivent la nuit et non le jour. Lelouch s’éloigna quelque instant de la jeune femme pour se baisser et cueillir une rose, quoi de plus galant me diriez-vous. Mais il y a un hic dans tout ça. Un détail qui n’aurai eu aucun effet avec une jeune femme normale, mais ce détail.. Elizabeth le sentait plus que passer. Lorsque le jeune homme se retourna pour lui tendre la rose, la jeune femme ouvrit d’avantage ses yeux pour fixer la fine goutte de sang à peine visible sur le bout de son doigt. Qu’importait la rose, qu’importaient les belles paroles qu’il était encore en train de lui dire, seul cette vision et cette odeur préoccupaient Elizabeth. Par reflexe, Elizabeth recula d’un pas. Elle voulait ce sang, il sentait bon, il devait avoir bon goût. Et pourtant elle savait que cela devait rester secret en ce château. Si elle le mordait, elle serait obligée de le tuer pour garder son secret sur sa véritable nature intacte. Cependant.. elle n’avait aucune envie de le tuer, la soirée venait tout juste de commencer…

- Je. Vous. Remercie. Je..

Sa phrase ainsi que sa façon de parler était saccadé. Elle était bien trop tiraillée par cette faim pouvoir sortir convenable une phrase comme elle savait si bien le faire. Un bon sang faisait toujours envie, mais, pourquoi gâcher cette soirée en tuant ? Ils avaient à peine eu le temps de parler. Ses crocs qui faisaient pourtant partis d’elle-même la dérangeaient subitement, comme s’ils étaient plus long, prêts à se planter dans le premier cou qui passerait à sa portée. Elizabeth baissa la tête pour éviter son regard, il exprimait sa soif, son envie de sang. Avait-elle négligé à ce point son appétit pour être autant affamée ? La Demoiselle tentait de se reprendre, et pourtant cette odeur la dérangeait encore, même si elle ne voyait plus cette couleur rouge.

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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Ven 2 Mar - 23:32

La musique était douce, plus douce de part la distance. L'endroit devenait magique, après tout, un léger silence, rompu par un semblant de musique, des fleurs nous entourant, des jardins somptueux, une personne magnifique, une nuit étoilé à souhait, que demander de plus sincèrement. Même les plus grand poètes ne pourraient pas rêver meilleur occasion pour faire un chef d'oeuvre. Je me sentais nostalgique. La demoiselle qui m'accompagnait était charmante, la rose que j'avais en main aussi, bref. J'étais heureux en ce soir. Je pensais très légèrement à ma soeur, l'imaginant encore vivante. La connaissant, si elle avait été là, elle serait dans une robe.... Aussi blanche que la neige, oui.. Une couleur qui se serait associé à ses cheveux à merveille. Son rouge sanglant dans ses yeux créerait un contraste sanguinaire des plus magnifique, son sourire lui briserait mille et une illusion et ferait tomber les hommes comme des mouches. Oui, si elle était là.. J'aurais été l'homme le plus heureux du monde, mais malheureusement, elle ne pourra jamais être là. Elle aura toujours cet air souriant, son sang coulant le long de son corps.. À cause de ce fou qui n'aimait qu'elle et qui a commis un homicide volontaire passionnel. Avant de mourir sur l'échafaud... C'EST INJUSTE....
Je cessais de penser à ça, reouvrant mon regard sur cette rose sublime aux éclats aussi sanglant que le regard de ma soeur. Je la tendais à la demoiselle qui semblait intrigué, gênée même... Pourquoi donc ? Prenait-elle ça pour un déclaration d'amour ? Si je la connaissais plus, je n'hésiterais pas, mais là...

La demoiselle fixait la rose, son air changeant soudainement. Concentré, voilà ce qu'elle était, elle était concentré sur quelque chose de primordial. Était-ce la crainte d'une déclaration d'amour ? Le prenait-elle mal ? Je ne comprenais pas trop son air, mais bon. C'est son pas vers l'arrière qui m'inquiéta. Avais-je fait quelque chose de mal ? Ou bien était-ce autre chose ? Je ne vis aucune réaction, si ce n'est sa tête se baisser, bégayant une phrase à moitié finit... Je ne savais pas comment réagir. Devais-je la rassurer ? Oui, sûrement, je m'approcha alors, doucement, tel un félin approchant sa proie, bien que sans le vouloir, ce soit l'inverse. J'étais en proie à un véritable danger, mais inconsciemment, je m'en approchais, tel Icare qui s'approche du soleil pour gagner du temps...
Je lui souris puis posa la rose dans une de ses mains, faisant attention à ne pas la piquer, puis je releva son visage, passant une main sur sa joue. C'est là que je remarqua une goutte de sang. La goutte s'étant étalé sur sa joue. J'écarquillais les yeux me reculant doucement et nerveusement.

«  Mille excuses... J... Je n'avais pas vu que je saignais... Je vais nettoyer cela immédiatement... »


Je sortis un mouchoir de soie de ma poche puis épongea mon doigt, la regardant d'un air désolé. Je ne notais même pas les canines qui dépassaient de ses lèvres, trop préoccupé par mon acte inconscient. Je déposa la soie sur joue épongeant la trace rapidement. Ainsi, le tissu était imprégné d cette odeur, mais moi de façon générale aussi. La demoiselle devait souffrir, mais ça, je ne le savais pas... Pauvre de moi, que dis-je, pauvre de nous... Je la regardais dans ses yeux et là... Je remarqua un changement, ils étaient devenus d'un rouge aussi rouge que mon sang, aussi rouge que ceux de ma défunte soeur. Une idée m traversa l'esprit, mais je n'y cru pas immédiatement.

«  V...Vous vous sentez bien ? V... Vos yeux sont devenus aussi rouge que le sang qui coule das nos veines... Est-ce un reflet ? Des plus magnifiques je dois avouer, ou bien... Puis-je penser à des choses moins réalistes aux yeux des personnes qui ne croient pas à l'irréelle ? »
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Mar 6 Mar - 18:35

Le tableau aurai pu être parfait, et le reste de la soirée calme et sans problème s'il n'y avait pas eu comme qui dirait la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. En l’occurrence, de la cas actuel c'était la goutte de sang qui était de trop. Cette odeur enivrante qui envahissait l'air qui était pourtant externe, cela rendait la situation oppressante pour la Demoiselle. Tiraillée entre la sauvagerie de sa véritable nature, et le côté pratique qu'elle avait su conserver malgré les années. Il aurai pu parler, la jeune femme ne s'en serai même pas rendu compte, son cerveau ne semblait pas savoir traiter autre chose lorsqu'elle avait faim comme ça. Penser que la situation pouvait être pire ? Ça elle ne l'avait pas pensé un seul instant. Dire que sa faim aurai pu se faire d'autant plus insistante était difficilement imaginable, elle avait déjà tant envie de planter ses crocs dans cette chair tendre et jeune, et se délecter enfin d'un sang autre qu'un sang mort. C'était tentant il fallait l'avouer. Le jeune homme s'avança vers elle, souhaitant certainement savoir se qu'il se passait, pourquoi Elizabeth réagissait-elle ainsi subitement alors que l'instant d'avant elle était encore en train de discuter tranquillement en sa compagnie. Relevant doucement le frêle visage pâle de la jeune fille, une trace de sang s'étaler sur sa joue, un peu comme si vous tâchiez de la neige avec du sang. Une personne normale n'aurai pas été capable de savoir ce qu'elle avait sur le visage, mais pour elle, l'odeur déjà assez forte comme ça se fit d'autant plus persistante. C'était un peu comme mettre un morceau de viande de premier choix sous le nez d'un chien affamé. L'effet était exactement le même. Restant immobile, c'était un peu comme si la Demoiselle se concentrait pour ne pas tout simplement lui sauter à la gorge alors qu'elle en avait plus qu'envie. Souhaitant certainement réparer son erreur, le jeune homme sortit un tissu de soie de sa poche pour éponger le sang de sa propre plaie, et s'entreprit à retirer la petite trace de sang. Bonne intention de sa part, hélas, imprégnant le tissu de cette douce odeur, il rendait la Demoiselle d'autant plus instable.

C'est alors que Lelouch lui fit une remarque sur la couleur changeante de son regard, s'il savait, son regard exprimait se qu'elle voulait tout simplement, au fond la nature vampirique n'était peut être pas si compliqué que cela. Le corps exprimait de lui même ses envies, soumettant la personne à celles-ci. C'est alors que l'homme mit le doigt là où il fallait, comparant ses yeux aux créatures surnaturelles dont il était questions quelques minutes plus tôt. Le souffle coupé, silencieuse, elle le fixait, comme un prédateur peut fixer sa proie. D'un geste vif, totalement irréfléchie et pourtant terriblement précis, elle s'empara de son poignet, dans sa main il y avait encore le tissu imprégné de sang. Sans lâcher son poignet, elle ouvrit sa main de sa main libre pour s'emparer du tissu. Ses gestes étaient fait avec une telle force qu'aucune femme normale ne pouvait en faire de même d'une seule main. Doucement elle passe le fin tissu devant son nez, humant quand un loup l'odeur, comme pour s'en imprégner. Elle avait faim.. ça sentait si bon. Tenant d'autant plus fermemant le poignet de l'homme, elle ne voulait pas lâcher, elle ne voulait pas qu'il s'enfuit. Et pourtant, s'il est au courant pour elle il devra mourir. Triste destin. Devant se concentrer pour parler, ses paroles ne sortaient plus de façon aussi naturel que tout à l'heure.

- Dommage. Un charmant jeune homme, et pourtant... À cause d'une maladresse. Ça fait trop longtemps.


Les Vampires sont d'une telle prestance, et pourtant ils peuvent sembler bien faible parfois. C'est vrai, regardez donc, une créature, une personnalité soumise par l'envie du sang qui s'éveillait. Passer sa vie dominé par ses envies. On pouvait apprendre à plus ou moins les contrôler avec le temps, mais parfois l'inévitable ne pouvait être évité. Tuer fait partit du quotidien du Vampire de tout manière, qu'il soit une personne du peuple ou non. Une créature blanche couverte de sang. Doucement Elizabeth remonta légèrement la manche du jeune homme, de manière à parfaitement révéler la peau du jeune homme au niveau du poignet. Le sang, elle le sentait sous ses doigts fin. Il était à porté de croc...
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Mer 7 Mar - 16:21

La soirée tournait au vinaigre sans que je le sâche. Cette tâche de sang allait être responsable d'une grande partie de mes problèmes de ce soir. J'avais essuyé sa joue en passant un fin mouchoir de soie, après tout, je n'allais pas user de ma main, ce serait irrespectueux. Je la regardais commençant à retirer le morceau de tissu, mais avant que je n'eus le temps de faire quoi que ce soit, la demoiselle attrapa mon poignet tenant le tissu avec une rapidité et une précision déconcertante. Sa poigne était si forte que j'avais l'impression que d'un geste, elle serait capable de me retirer la main. S'en étais déconcertant. Je fixais ces yeux devenus rubis. Une couleur perçante, elle était devenu... Terrifiante, mais cette beauté terrifiante me fascinait. Pour x raison, même en la sentant étrange, mon envie de la connaître était toujours intact. Elle me possédait, elle me fascinait... Un aimant et moi le morceau de fer...
Son regard était meurtrier, elle n'était plus humaine non, elle prit violemment le tissu puis le respira, un peu comme si son parfum l'envoutait. Bien que là, ce serait du fanatisme. Elle passait ce tissu sur son nez, l'humant avec délicatesse, comme si son odeur la rendait joyeuse. Je me rendais compte de son état. Plus qu'instable d'ailleurs. La demoiselle était donc bel et bien un être de la nuit... Sa force, ses yeux, tout s'expliquait, il ne manquait plus que les crocs derrière ces lèvres pulpeuses à souhait, puis je n'aurais plus aucun doute, mais pour cela je devrais la jouer fine.

- Dommage. Un charmant jeune homme, et pourtant... À cause d'une maladresse. Ça fait trop longtemps.


Voulait-elle dire qu'elle me suprimerait suite à cela ? Parce que j'en savais trop. La demoiselle était là, en train de commencer à soulever ma manche dévoilant ma peau. Comptait-elle me saigner les veines ? Un vampire ne boit-il pas au cou d'habitude ? Je la regardais intrigué, mais bizarrement, je ne bougeais pas. Non non, je ne ripostais pas, je ne me débattais pas. Voyant dans ce regard, une lueur de nécessité. Elle avait besoin d esang visiblement. Mais à quel prix ? Sans rien dire, je la regarda puis me détendis avant de lui dire d'un ton neutre démontrant nul peur ou crainte quelconque.

«  Prenez... »


J'agitais doucement le poignet pour illustrer mes paroles puis alors profita d'un instant de distance dans son esprit pour passer mon doigt blessé sur mon cou, pour l'imprégner de sang. Une sorte d'invitation à la mort. Drôle de geste, mais j'étais si... Passioné par cela. Je lui dit par la suite la regardant dans les yeux.

«  Les créatures de la nuit sont décrites comme abominables, sans coeur, mais surtout, cruelle. Or vous, vous ne semblez pas être cela... J'aimerais une chose, aussi folle soit-elle me dirize vous, j'aimerais découvrir ce qu'un vrai vampire... Vous voulez du sang ? Prenez le mien, je vous l'offre sans rouspéter mais en échange... Laissez moi vous admirer demain... Après demain et les autres jours... Laissez moi vous comprendre... Sachez que quoi qu'il arrive... Je garderais le silence, car mon respect n'est pas universelle, tous ne penseront pas comme moi...
Qu'en dites vous... Elizabeth ? »

Je la regardais attendant de voir. Ma mort ou la suite de cette aventure nocturne. Était-ce ma dernière danse ? Allais-je rejoindre ma défunte soeur ? Je soupirais attendant mon châtiment...
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Ven 9 Mar - 16:11

Plus le temps passait plus la question de savoir si elle devait le mordre ou non n’avait plus de raison d’être posé. Pourquoi ? Simplement parce que le jeune homme touchait du doigt la vérité. En même temps il était un peu simple de réaliser que la Demoiselle n’avait rien d’humain à ce moment-là. Un regard qui montrait son côté sauvage et dangereux et une force comparable à aucun humain normal. Même un jeune homme en pleine force de l’âge, rigoureux ne pouvait lui résister, quoi de plus anormal au vu de son apparence fragile. Elle regardait la peau du jeune homme, le sang en dessous celle-ci devait être encore meilleur. Allait-il se débattre ? De toute façon il n’avait pas la force physique de lui résister, mais après tout il est dans la nature de la proie de toujours tout faire pour sauver sa peau. Même le plus inutile des gestes qu’est de se débattre, c’est au contraire dépenser de l’énergie inutile avant de mourir. Mais on ne peut leur en vouloir, il est toujours effrayant de penser que l’on va mourir. Mais ce n’était pas son cas, il ne semblait pas vouloir se débattre au contraire. Il se mit à l’inviter à se servir. Un peu étonné par une telle offre de la part de sa future victime, Elizabeth détacha quelque instant son regard des veines de son poignet pour le fixer dans les yeux. Pourquoi une telle invitation ? Était-il à ce point l’originale qui était prêt à croire à tout ? L’existence d’être surnaturelle et pourquoi pas survivre à la morsure de l’un d’eux ? Hélas pour lui son secret devait en rester un. Elle ne pouvait pas se permettre qu’il y ait une fuite quelque part. Soufflant légèrement, elle resta immobile un instant. Profitant de cette seconde d’hésitation, Lelouch leva sa main blessé pour la presser contre son cou. Etalant un peu de sang sur celui-ci. Il était plus que clair qu’il l’invitait à se servir, qui plus ai par la voie préféré des vampires, le cou, le sang prit directement dans la jugulaire…

Fixant la petite tâche désormais présente sur le cou, Elizabeth avait de plus en plus envie de ce liquide de vie. Cependant elle se maitrisa encore un peu, elle voulait tout de même le laisser finir de parler, elle était un monstre sanguinaire peut-être, mais pas une sauvage, elle avait tout de même deux cents ans de vie devant. Ce n’est pas excessif, mais ce n’est tout de même pas rien. Il voulait servir de repas et rester en vie ? C’était quoi cette plaisanterie ? Il n’était pas dit que le thème de la soirée était farces en tout genre… Cet homme était vraiment étonnant, l’espèce humaine pouvait bien cacher des secrets, des gens étonnants et uniques. C’est là tout ce qui fait le charme et la survie de cette espèce. Cela peut aller tant vers l’idiotie que vers l’intelligence rare. Si elle devait traiter cet homme, ce serai d’idiot. Mais au fond, les idiots qui ne sont pas trop bêtes sont souvent apprécié pour leur simplicité. Devait-elle le laisser en vie ? Se contenter d’apaiser cette faim sans le tuer… Elle était capable de le faire, capable de s’arrêter avant qu’il ne soit vide et qu’il soit laissé pour mort. Elizabeth aimait bien ce jeune homme ouvert d’esprit.. et si elle pouvait en tirer quelque chose en le laissant en vie. Avoir une personne qui ne révèle pas sa véritable nature mais avec qui elle n’avait pas besoin de mettre un masque humain comme elle avait l’habitude de le faire. D’un mouvement rapide et sec, elle le tira par le bras qu’elle tenait. De manière à se retrouver derrière lui, un main lui tenant toujours le même bras et l’autre main passant sur son frêle cou.

- Vous n’avez donc pas peur. D’où peut vous venir une telle stupidité, mais j’aime votre stupidité, ça change de la peur qui s’affiche dans le regard des gens. Prenez garde à ce que vous venez de dire. Prenez ces paroles comme un pacte signé par le sang. Sachez que si vous venez à revenir sur ses paroles, la mort vous semblera bien douce, mais la souffrance avant ne sera pas comparable…

C’était une menace, peut être… Il ne fallait pas oublier qu’elle jouait sa tranquillité dans ce monde, dans ce château. S’il venait à la trahir alors elle lui offrirait la pire des morts possible. Elle en était parfaitement capable. Doucement elle renifla le cou, la jugulaire battait juste en dessous, juste là.. tout proche… Soudain, elle planta ses longs crocs pointus dans la peau du jeune homme. La tentation était trop forte, un petit filet de sang coula à côté de la morsure, pendant que la Demoiselle se délectait du sang. Il coulait lentement en elle, c’était.. meilleur que du sang mort, ce n’était pas comparable. Cela faisait tellement de bien un sang si frais.

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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Ven 9 Mar - 21:33

Créature nocturne, chimère des livres, tout ça n'est qu'histoire ? Je n'en suis pas sûr. La preuve, devant moi, j'étais presque sûr que la demoiselle était une de ces « choses » comme les autres les appelles. Mais au fond, doit-on les craindre ? Après tout, on les décrit certes, mais ceux qui les ont décris, les ont-ils rencontrés ? Ou alors est-ce juste nous qui sommes naif et qui les jugeons sans même les avoir compris ? Ou même chercher à les comprendre ? J'étais contre ça, voilà sûrement ce qui explique ma bêtise en cet instant, je m'offrais à elle, osant négocier ma mort si on peut dire cela. Après tout, qui me dit qu'elle ne m'écoutera pas puis qu'elle ne me tuera pas immédiatement sans chercher à savoir. Après tout, c'est plus sûr pour elle et plus simple aussi. Je ne pipais mots lui laissant le choix, laissant ma vie à un simple pile ou face, à elle de voir.
J'avais provoqué la belle, lui démontrant une certaine soumission, l'invitant ouvertement à prendre à la source préférée des vampires. La jugulaire... Au cou. Pourquoi ? Au fond, le poignet serait si peu délicieux, alors que le cou, cela rendrait le chose plus symbolique qu'autre chose...

Elle semblait étonné, puis après un instant me tira par le bras, se mettant derrière moi. Son souffle glacé se fit vite sentir, elle comptait mordre, je le sentais. Elle humait juste mon parfum, savourant le plat que j'étais, avant d'attaquer. Suite à cela, je sentis son souffle plus présent, ses mains se crispant pour me tenir comme il fallait. Sa bouche et non gueule comme certains paysans auraient eu tendance à dire était ouverte. Alors que respira un grand coup, je sentis ces lames aiguisées se planter en moi. D'abord, ils s'étaient posés sur ma nuque, puis elle avait fait pression jusqu'à ce que cela finisse par céder, ma peau se laissant percer par ces crocs. La suite fut étrange. Se faire mordre est un sentiment étrange. On se sent mal, mais aussi bien, un contraste des plus étranges. Je ne disais rien, une de mes mains allant serrer un de ses bras, signe que cela n'était pas sans douleur, mais mon autre main elle fut bien contradictoire, se posant sur sa chevelure, son crâne, l'incitant à continuer. Aimais-je cela ? Non, il ne faut pas dire ça, mais c'est moins sanglant et terrible qu'on le raconte. Je sentais ce filet de sang couler le long de ma nuque, ma voix faible se faisant alors entendre.

«  … E... Elizabeth... Est-ce... à votre... Goût...? »


Drôle de question, mon esprit était troublé, je ne pouvais plus penser. Combien de temps avions nous commencé. Je ne m'en souviens plus, je m'embrouille, ma vue se trouble, mes mains lâchent doucement leurs positions, signe que je faiblissais grandement. Buvait-elle tout mon sang ? Ou bien était-ce juste la sucions qui faisait ça ? Je ne savais pas, mais je m'abandonnais à cette légèreté. Mon regard se fermant doucement. Mes paroles se faisant presque inaudibles.

«  P...romis... Je... ne dirais... Rien... »


Mon corps s'alourdit, mais rien de grave. Je tombais juste dans les pommes, elle devait le savoir. Comment allait-elle faire ? Me cacher ? Nous cacher ? Je ne savais pas, dormant désormais pendant une bonne heure. La demoiselle avait sûrement réagis. Mais comment ? Nous le verront bien.




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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Sam 17 Mar - 18:34

Le sang coulait doucement le long de sa gorge. Cette odeur enivrante l’envahissait, Elizabeth était comme dans un état second. Ce liquide aussi rouge qu’impur aux yeux de certain était pourtant l’eau de vie de la Demoiselle. Cette faim qui était constante, retardé par le sang mort que la Belle arrive à dérober dans les hôpitaux ne servait qu’à retarder l’inévitable. Peu importe l’âge et peu importe l’expérience qu’un vampire peut acquérir avec le temps, celui-ci est toujours sous l’emprise de ce doux parfum. Et cette fois-ci l’emprise avait été plus forte qu’elle. Ils étaient seuls, ce sang sentait si bon, le tableau parfait pour se repaitre en paix enfin depuis un moment. Maintenant qu’elle était accrochée par les crocs à son cou, la question suivante se posait : Devait-elle le tuer ? Ou tenir compte de sa requête et le laisser vivre. Au début le sort du jeune homme ne dépendait pas vraiment de la volonté de la jeune femme, mais plus de la quantité de sang qui allait lui falloir pour récupérer pleinement ses esprits. Enfin, qu’elle puisse de nouveau penser et agir par elle-même, et non être cette paire de croc qui s’exprime à travers elle. De si puissantes créatures régis par une paire de canine.. n’est-ce pas ironique.. ? Lelouch pensait avoir confié sa vie à la Demoiselle, mais ce n’était pas vraiment le cas. Encore faudrait-il que ces crocs soient rassasiés avant que la mort ne vienne gentiment le prendre. Peut-être que c’était une soirée de bonté ou de chance pour lui d’ailleurs. Alors qu’il s’agrippait à elle, la jeune femme finit par enfin se rendre compte de la situation au bout d’un petit moment à lui pomper du sang. Jusqu’à maintenant elle ne s’était rendu compte de rien, entièrement transporté par cette transe qu’elle avait connue. Cette transe qu’elle appréciait cependant, qu’elle ne pouvait pas se permette souvent de l’avoir hélas. Les seules paroles qui lui parvenaient aux oreilles étaient les dernières du jeune homme avant qu’il ne sombre dans l’inconscience à cause de la perte de sang. Qu’il lui laisse la vie sauve…

Quelques secondes supplémentaire de réflexion lui avait suffi à se décider de son sort. Il était si simple pour elle de lui retirer la vie, mais elle ne le fit pas. Lâchant son cou qui continuait de saigner par les deux petits trous provoqués par les crocs, elle maintenant sans difficulté le jeune homme pour qu’il ne tombe pas lourdement au sol comme une poupée désarticulée. Son poids n’était rien comparé à la force que la Demoiselle pouvait avoir… Il était assez peu discret d’avoir ainsi un homme inconscient dans les bras, même si personne ne semblait s’être décidé à s’aventurer dans les jardins ce soir-là, préférant certainement profiter des festivités. Progressant de quelque pas toujours le jeune homme dans ses bras, elle le positionna de façon assise appuyé sur un arbre, dans l’herbe. Vérifiant que la position ne faisait pas suspecte au cas où, elle lui fit dos. Non loin de là, un banc en pierre blanc qui paraissait d’autant plus clair sous les rayons de la lune. De quelques pas gracieux elle se dirigea vers celui-ci pour s’y assoir, comme un papillon qui se pose sur une fleur. La même grâce et la même légèreté émanait d’elle. Qui aurait pu croire que c’était une bête assoiffé de sang il y a de ça quelques minutes à peine ? Personne… Seul un petit filet de sang coulant le long de son menton faisait un énorme contraste avec la pâleur de sa peau qui semblait être faite de porcelaine.

Qu’importe combien de temps elle allait devoir attendre qu’il se réveille. Du moins, jusqu’à ce que le soleil ne se lève, dans ce cas elle allait devoir regagner ses appartements pour éviter les rayons brûlant du soleil. Elle n’était pas très couverte, juste sa robe de bal sur le dos. Mais elle n’avait pas froid. Elle ne craignait pas la morsure qu’un vent glacial pouvait faire. Après tout, comme son cœur, c’était un peu comme si sa peau était aussi devenue de glace lors de sa transformation. Souvenir amer, qu’il vaut mieux oublier… Elle attendait. En silence, fixant les étoiles qui brillaient toujours dans le ciel sombre. Il n’y avait pas à dire… La nuit était magnifique.
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MessageSujet: Re: Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]   Lun 19 Mar - 18:03

Se faire mordre par un vampire. Voilà une chose que l'on imagine que très peu. Pourtant, là, dans mon cas, c'est ce qui m'arrivais. Je ne m'imaginais pas un tel supplice, mais au fond, ce n'était pas une chose des plus horrible comme certains pensent. Je sentais mon sang couler dans sa gorge, se faisant extraire de mon corps. C'était peu douloureux, mais très fatiguant. Je me sentais partir loin, très loin même. Tombant dans un coma peu grave fort heureusement. La demoiselle prit soin de moi, alors que dans ma tête, pleins de choses se passaient. Je rêvais tranquillement, l'épuisement m'ayant mené à ce stade là. Un sommeil profond et lourd. J'étais là, ma personne, mon image dans ma tête. J'étais dans une sorte de pièce carrée. Cette pièce était d'un blanc immaculé, j'étais là, au centre de celle-ci, mes pensées ne faisant que raisonner comme si je parlais à voix haute. Je soupirais pour alors regarder devant moi, jusqu'à entendre doucement une autre voix.

«  Lulu... »


Cette voix.. Je me retournais vivement pour alors voir une demoiselle. La demoiselle que j'imaginais était là. Une demoiselle qui n'est pas n'importe qui. Non... Puisqu'il s'agit de ma soeur. La demoiselle se tenait droite, devant moi désormais. Son air était le même qu'avant. Un sourire fin sur ses lèvres de porcelaine. Ses traits étaient les même qu'avant. Je voyais une femme, aux traits fins, elle était grande, un sourire figé sur ses lèvres. Sa chevelure était d'un blanc immaculé, comme la neige qui recouvre les paysages. Lui arrivant jusqu'au bas du dos. Un ruban accrochant ces cheveux. Je regardais ce ruban bleu et violet, lui donnant un air si angélique. Je laissais quelques larmes se former au coin de mes yeux. Mais je ne voulais pas pleurer devant elle. Ses grand yeux rouges me fixaient, son corps toujours aussi svelte, elle approchait doucement de moi pour se stopper devant ma personne. Je me relevais pour alors la jauger du regard avant de la prendre dans mes bras.

«  Soeurette... »


Oui, cette demoiselle était ma soeur. Celle-qui est morte sans raison. Celle qui m'a été arraché injustement. Je soupirais, mais un détail me frappait. Je ne sentais rien. Pas même son souffle, pas la chaleur de son corps, pas le douceur de sa peau. Rien de tout ça, après tout, ce n'était qu'une illusion. Je ne pipais mots la laissant parler.

«  Désolé... »

«  Non.. Ne le soit pas... C...C'est ma faute, pas la tienne. »
«  J'aurais du t'écouter... »
«  Chut... Ne dit pas ça... »

Alors que j'allais lui dire une chose, une lumière se fit vive. Elle s'effaçait doucement, mes bras se mettant à entourer du vide. Je la regardais, puis doucement lui dit alors qu'elle me souriait comme pour me dire adieu.

«  JE T'AIME SOEURETTE... »


Suite à ces mots, alors qu'extérieurement, je gesticulais comme quelqu'un faisant un mauvais rêve, je me réveilla doucement. Mon coeur reprenant un rythme cardiaque des plus normales. Je reouvris les yeux doucement, cherchant un point d'accroche du regard avant de tomber sur la belle assise.

«  E...Eli.. zabeth»
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Qui dit bal, dit nouvelle rencontre.~[Lelouch Lawford]

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