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 Loin de ces manants, que la mer engloutisse les hurlements. [Pv Gabriel d'Estampe]

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Wolfyiel Sweihtter
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MessageSujet: Loin de ces manants, que la mer engloutisse les hurlements. [Pv Gabriel d'Estampe]   Jeu 24 Nov - 14:39

- La plage, havre de paix où le bruit des vagues faisait doucement tanguer votre âme et semblait vous emporter sur de lointains rivages ... Son sable fin et doux, balayé par de légères brises venues calmer l'ardeur du soleil lors de chaudes journées d'été ... Peut-être aviez-vous déjà eu le privilège de vous y rendre, peut-être n'en étiez-vous même jamais reparti ... Car cette plage loin de toute populace, n'était pas surveillée. -

L'étalon noir galopait doucement sous les rayons solaires, martelant le sable de ses épais sabots près de la mer si calme qui s'offrait à lui. Du tissu noir décoré de fils dorés venait orner le poitrail robuste du cheval, et la cape de son noble cavalier venait partiellement couvrir sa croupe. En soit, c'était un animal qui possédait la grâce d'un cheval de course, et la robustesse d'un destrier de guerre.
Wolfyiel en était fier, car malgré le prédateur qu'il était, l'animal s'était progressivement habitué à sa présence, à l'odeur musquée du loup venant le voir chaque jour depuis son enfance, et s'était au fil du temps révélé être un compagnon des plus fidèles.

Après une longue chevauchée, le noble maudit avait tiré légèrement sur les rênes de sa monture et celle-ci avait doucement ralenti, obéissant docilement à l'ordre silencieux de son cavalier. A présent au pas, ils s'étaient tout deux dirigés vers quelques arbres implantés dans la couverture sableuse de la plage, et Wolfyiel s'était décidé à s'y arrêter un moment pour laisser Schwartz Hölle - de son nom - se reposer.
Le duc de Stuttgart avait alors mit pied à terre, laissant épée accrochée à la selle, et avait attaché son cheval grâce à une longe autour du tronc contre lequel il avait ensuite fini par s'assoir.
L'air était frais, l'atmosphère des plus calmes, et le lieu désert. Wolfyiel avait bien choisi sa journée pour partir s'aérer l'esprit, lui qui n'avait que trop l'impression d'être suivi ces derniers temps, avait une vue sur la plupart du terrain. Si quelqu'un approchait, sinon derrière lui, il le verrait ou le sentirait.

Pour l'heure, le temps était au repos.
Il avait alors fermé les yeux et s'était laissé bercé par le bruit des vagues, plongeant doucement vers une tranquillité évasive ... Depuis combien de temps était-il arrivé ici ? Comment cela se passait-il à Stuttgart ? Ce qu'il restait de sa famille, soumise à son autorité, finirait un jour ou l'autre par se rebeller. Et si ... et si cette impression d'être suivi n'en était pas une ? Moult questions se bousculaient dans son sombre esprit, et pas une ne trouvait de réponse.
Peu importait au final, il s'établissait au fur et à mesure un autre territoire sur le sol français ...

Finalement, le noble ouvrit les yeux.
Les rayons solaires n'étaient plus que douces caresses sur le manteau bleuté de la plage.
Encore un peu ensommeillé -car il n'avait que trop peu dormi la nuit précédente et avait du s'assoupir une petite heure, voir deux- , Wolfyiel s'était étiré puis redressé.


'' Bon sang ... Combien de temps me suis-je assoupi ... ''
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MessageSujet: Re: Loin de ces manants, que la mer engloutisse les hurlements. [Pv Gabriel d'Estampe]   Dim 27 Nov - 18:08

- Je ne sais pas, Monsieur, mais depuis les dix minutes que je suis là, vous dormiez comme un nourrisson !

Toujours se retrouver là où on ne l'attendait pas, telle aurait pu être la devise, et même la doctrine, la philosophie de vie de Gabriel. Celui-ci se trouvait assis aux côtés de l'homme qui venait de s'éveiller, bien qu'à distance respectable tout de même, bien un mètre ou deux. Nous n'allions tout de même pas manquer aux bienséances, d'autant plus qu'au vu des vêtements de l'inconnu, il ne s'agissait sans aucun doute d'un noble. Soupçons confirmés par sa possession d'un superbe destrier. Et, en général, il fallait éviter de se montrer inconvenant envers les nobles ; la délicatesse était le mot d'ordre, il était interdit de faire quoi que ce soit qui puisse brusquer un aristocrate -ce qui arrivait généralement très facilement-. En tout cas, c'est ce qu'avait appris le jeune Sieur d'Estampe durant sa jeunesse, et, bien qu'il tienne au respect, à la politesse et à la courtoisie, il trouvait parfois que certaines manières étaient trop... Poussées, subtilement idiotes ? Enfin bref, c'en était ainsi. Donc, ce fut avec ces quelques paroles et avec un large sourire que le jeune homme accueillit le réveil de l'inconnu. Assis, ses jambes ramenées contre son torse et ses bras les entourant, Gabriel pouvait faire un peu plus jeune que son âge, vingt-deux ans. Cependant, le fait qu'il soit seul, ici, et qu'il porte une arme, prouvait bien le fait de sa majorité, c'en était indéniable. Ce jour-ci, le Marquis de Fiennes abordait comme tenue une chemise simple, blanche, légèrement entrouverte sous la gorge, les cordons n'étant pas liés entre eux ; et son pantalon, simple, gris pâle, était rentré dans ses grandes bottes. Finissant par reprendre la parole, le damoiseau admira le cheval de l'inconnu :

- Vous possédez un beau destrier, il a fière allure !

En effet, la robe noire du cheval était éblouissante, et il semblait, par sa stature et sa musculature, être à la fois rapide et puissant, deux qualités qu'on ne retrouvait pas souvent ensemble. D'ailleurs, Gabriel avait attaché aussi attaché son propre ami au tronc. Pour sa part, il possédait un bel étalon, à la robe baie, le crin d'un noir d'ébène aussi fort, ou presque, que celui de l'autre cheval ; en revanche, le reste de son poil était d'un marron s'apparentant au caramel très intense et brillant. Le jeune marquis appréciait beaucoup la compagnie de ce cheval, qu'il avait en sa possession depuis quelques années déjà, et qu'il avait nommé Alpha, tant il l'avait trouvé beau et à l'air puissant lorsqu'il l'avait acquis. Il ne s'agissait pas d'une simple monture, mais quasiment d'un ami ; si, parmi tous les animaux, il y avait bien une race que Gabriel admirait et appréciait, il s'agissait bien de la race hippique. Finalement, après cela, le jeune adulte se retourna vers la mer, la contemplant ; il s'agissait d'un véritable lieu de recueillement, de paix avec soi-même ici. Face à une entité aussi puissante et pourtant fragile que la mer, on pouvait se représenter soi-même, réfléchir, faire le vide... Ou tout simplement venir profiter de l'air frais de la nature, et contempler celle-ci ; ou encore, s'amuser et aller se baigner ; les possibilités étaient infinies ! D'ailleurs, le jeune homme, qui avait quand même un minimum de tact et de sensibilité, espérait qu'il n'avait pas troublé celui se trouvant à ses côtés. Mais finalement, il se dit que, de toute manière, s'il dérangeait son voisin, celui-ci lui signifierait bien ! L'artiste était arrivé depuis peu, ayant remarqué au loin, alors qu'il s'offrait une excursion avec Alpha, le cheval noir attaché à un arbre. Curieux, il s'était approché un peu plus, et avait finalement trouvé un homme. Intrigué, comme toujours, et sociable, il s'était alors approché et s'était permis d'attendre le réveil de l'individu, qui, étonnamment, avait à peu près la même couleur de cheveux que lui, ce qui était somme toute assez rare ! En fait, ce devait bien être l'une des premières fois que le jeune noble rencontrait quelqu'un d'autre de relativement jeune qui possédait une chevelure dont la teinte principale était le gris. Reprenant une dernière fois la parole, Gabriel se présenta, ne manquant tout de même pas aux convenances, mais faisant fi de son nom de famille, après tout, quelle importance qu'il donne son titre de noblesse ou non ! Sa voix douce et suave s'éleva alors, s'adressant à nouveau à l'inconnu, alors qu'il tournait à nouveau ses yeux pétillant de fougue, de jeunesse et de joie de vivre, ses yeux d'une intense couleur émeraude, d'un vert feuille innimitable :

- Je me nomme Gabriel, et vous Monsieur ?
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MessageSujet: Re: Loin de ces manants, que la mer engloutisse les hurlements. [Pv Gabriel d'Estampe]   Mar 29 Nov - 0:01

- Les vagues jadis agitées avaient disparues, comme si la mer s'était calmée durant le sommeil de son sombre spectateur, comme si elle avait emporté avec elle toutes les questions qui lui torturaient l'esprit. -

Alors qu'il se relevait pour s'étirer -encore tout endormi qu'il était- , une voix masculine avait répondu à la question que Wolfyiel s'était posé à lui même à voix haute. Il avait alors tourné son regard bleuté -froid et perçant bien qu'encore fatigué- partiellement caché par quelques mèches blanches de sa chevelure, vers ladite personne pour découvrir un jeune homme assit à ses côtés. Ainsi il s'était assoupi, et avait été découvert il y avait dix minutes de cela ... Un sommeil profond, car il ne l'avait pas senti arriver. Etait-ce un vampire, un loup ? Non. Son odeur était belle et bien humaine. Diable, son corps et son esprit devaient être épuisés !
Le noble -vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise blanche entrelacée par un léger cordage- était alors resté debout, détaillant le damoiseau qui ne devait pas avoir très loin de son âge en vue de la jeunesse de ses traits. Sa tenue n'indiquait pas sa noblesse, mais l'arme qu'il portait démontrait clairement sa majorité. Son physique était quand à lui peu commun pour le monde des mortels ... Mais cela avait son charme.


- Vous possédez un beau destrier, il a fière allure !

Wolfyiel avait alors détourné son regard vers son cheval paisible et silencieux. Oui, il avait fière allure et ramassait les compliments à chaque ville que le noble traversait sur son dos. C'était une brave bête qui ne craignait ni les obstacles ni les intempéries, et accessoirement l'un des rares chevaux à accepter la présence d'un loup. Oui, le jour où ce cheval viendrait à quitter ce monde, Wolfyiel perdrait un ami fidèle.
Repoussant ces sinistres pensées qui assombrissaient de nouveau ses idées, le noble loup prit la parole.


'' Un frison que j'ai fais venir de l'étranger. Schwartz Hölle de son nom. ''

A ce moment, l'équidé avait tourné la tête, répondant fidèlement au nom que Wolfyiel lui avait attribué la première fois qu'il l'avait vu. Sa robe aussi sombre que la nuit, son caractère si impétueux et son courage à toute épreuve avaient fasciné le noble. Aussi lui avait-il donné le nom d'Enfer Noir, la sinistre monture du duc sanglant de Stuttgart, la bête qui semblait-il était capable de sentir la mort.

- Je me nomme Gabriel, et vous Monsieur ?

Le noble maudit reporta alors son attention sur ledit Gabriel, puis se présenta à son tour, comme le voulait la bienséance -Bien qu'il n'employa quelconque forme de politesse à l'égard du mortel-.

'' Vous pouvez m'appeler Wolfyiel. Que diable faisiez-vous à mes côtés ? ''

Les bras à présent croisés contre son torse, le loup fixait froidement Gabriel de son regard interrogateur alors que le soleil déclinait doucement sous le ciel. Au final, peu lui importait la réponse de cet humain qui ne représentait aucun danger pour sa personne. La faim était absente et la soif étanchée, sa compagnie n'était -pour le moment- pas trop dérangeante.


'' Plus important ... La route est dangereuse pour un jeune noble comme vous, ce genre d'arme ne vous aidera pas toujours. ''
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