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 Erwan Sylvestre Adhams, Pour Servir Master

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MessageSujet: Erwan Sylvestre Adhams, Pour Servir Master   Lun 24 Oct - 21:19

Erwan Sylvestre Adhams



 

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    IDENTITÉ :

     
    Vampire
    Nom :Sylvestre Adhams
    Prénom:Erwan
    Age Apparent: Hélas, telle une poupée, à l'âge de 13 ans je reste coincé...
    Age Réel :Je me souviens de cette fois où elle m'avait demandé depuis combien de temps sous cette forme j'étais coincé... « Plus d'une dizaine d'année » avait-je répondu.
    Sang-Pur/Mordu/Infant :Je ne suis pas né ainsi...* dit froidement *
    Date et Lieu de Naissance : Je suis né en une belle journée de Mars... Premier jour de printemps, me semble-t-il... Et c'était en pleine Bretagne, près de Brocéliande...
    Orientation Sexuelle : Je ne suis qu'un enfant, comment aurais-je des pulsions ? Même si... Certaines dames et demoiselles me font un peu d'effet...
    Nationalité: Français, breton, même.
    Groupe : Vampire (/Noble?)
    Classe Sociale: Servant (Noble?)




Description Physique :

« J'aime ton regard perçant, Gamin »
Ce sont les premiers mot qu'elle m'a dit. Qui ? Lilias Eden Adhams. Master. D'après elle, c'est ce regard qui, alors que la mort me tournait déjà autour, restant brûlant de rage et de désir de vivre, la fit s'intéresser à moi. Il est vrai que, chaque fois que je regarde un miroir, je devine ces yeux mordorés, pleins d'ardeurs... Ces yeux d'enfant au regard d'adulte... Cherchant le fond de votre âme et ce qu'il me faut connaître. Un regard qui peut mettre mal à l'aise les moins habitués. On dit que les yeux d'un enfant voient la vérité... Il se trouve que j'ai gardé les miens.

« Erwan, apporte-moi la brosse, tu n'es pas présentable ! »
Oui, Master aime coiffer mes cheveux caramel, et je dois avouer que sentir ses doigts fins manipuler mes boucles enfantines ne me laisse pas indifférent. Cela me rappelle un peu ces moments de joie avec Irène, où malicieusement elle venait placer des fleurs dans ma crinière... Désormais, c'est Master qui s'occupe de mes cheveux, qu'elle ne veut pas couper, d'ailleurs...

« Erwan, tu ressembles à une poupée. »
Haaalala... Qu'est-ce que j'ai ri en entendant cela... Je n'y croyais pas. Mais en fait, cette peau pâle et ce visage assez féminin qui m'ont été offert me donnent en effet ce petit air de poupée que je ne peux que m'imaginer. Doux, fragile... De petites lèvres roses qui devraient plutôt se trouver sur un visage plus féminin, et mes grands yeux de braise... Chaque fois que je me sens honteux, le rouge montant à mes joues ne fait que renforcer cette pâleur, cette fragilité. Je crois que je ressemble un peu à ma sœur. Et pourtant, je me cache derrière. Un petit indice cependant rappelle mon passé d'acrobate, et, symboliquement, un peu, ce que je suis derrière. Sur ma joue droite, une cicatrice au fer à marquer. Un pique noir, signe de ma maltraitance. Et rappel de mon devoir.

« Je savais que tu serais beau en demoiselle, Erwan. »
Non, je ne vous dirai pas dans quelles circonstances Master me déguisa en fille... J'en ai quelques souvenirs étranges. Bref. Toujours est-il qu'étant coincé à un âge où il est facile de passer pour n'importe quel sexe, avec ma frêle carrure et mon visage féminin, je me dois de porter des vêtements particulièrement masculins ou devoir supporter les incessant « Merci, mademoiselle » des imbéciles venant ou tout simplement de Lutz -Mais lui, il ne rate jamais une occasion-. En effet, ma taille est plutôt réduite, même pour mon « âge », et comme en plus je me conduis comme un adulte en public, on me confond facilement. Ma voix n'ayant pas mué ne me facilitant pas la tâche, je vis à la frontière des deux sexes pour tout individu extérieur.


Mais je suis avant tout acrobate. Oui, un acrobate hors pair. Mes membres sont long et fins, enfin, pour ma taille, et semblent avoir peu de restrictions au niveau des articulations. Preste, certains de mes mouvements ne se voient pas. Je parle, en dehors de mon statut de … oui, vampire. Souple et équilibré, il m'arrive que quelques fois, par amusement, pour servir, je décide de ne pas lever les pieds. Mais ces rares cas où tout est à la portée de mes petits longs bras sont exceptionnels.

Mes mains me ressemblent. Petites, enfantines, mais les doigts sont longs par rapport à leur taille, et, ayant fréquenté le milieu du cirque, ces longs doigts fins savent agripper pas mal d'objets. Deux doigts me suffisent...





Description Mentale :

Mais donc, finalement, qui se cache derrière ce visage poupin, cet enfantillage hors d'âge ? Vous voulez vraiment le connaître ?

Erwan Sylvestre Adhams, c'est avant tout Erwan.

C'est un enfant plein de bonne volonté, plein de tendresse, un peu casse-cou, et casse autre chose, aussi, parfois. Souvent de bonne humeur, parfois très joueur, la vie semble toujours lui avoir souri. Il a gardé ce côté simple, celui d'aimer les petites choses qui font que notre vie est toujours meilleure. Passer un instant avec Master, espionner le reste du personnel, garder fièrement les présents que l'on lui donne... Une dizaine d'années de perdues à rattraper au niveau mental.
Quand on le voit prendre dans sa bouche le doigt coupé de sa protectrice, ce qu'on ne peut s'empêcher de voir, c'est un enfant tenant un sucre d'orge entre ses mains... Il manipule la main de Lilias comme s'il manipulait un fragile trésor, comme si sa vie en dépendait.
Mais cela reste seulement que rarement. Surtout qu'il semble particulièrement attaché à garder cette innocence cachée à la vue de presque tous.

Car Erwan Sylvestre Adhams, c'est aussi Sylvestre.

Dix années, une famille et une sœur lui ont été volés par deux hommes. Une rage brûle toujours dans son regard chaque fois que quelque chose lui rappelle ces années-là, et parfois, un simple coup de vent ranime cette blessure. Erwan est rancunier, très rancunier. Si vous arrivez à l'humilier, à le détruire à nouveau, ce n'est pas un conseil, c'est un ordre. Achevez-le. Tel un chien pisteur, il ne perdra pas espoir, il s'améliorera toujours plus, et cherchera à vous faire regretter votre acte. Et cela se ressent dans son caractère. Tenace, il n'abandonne pas facilement ses occupations parce qu'elles lui paraissent impossible. Il cherche à démontrer ce fameux dicton : « Impossible n'est pas français ».

Une fois, alors qu'il récoltait des informations pour Master, il se rendit compte que tout ce qu'il avait récupéré était crypté. Il ne se démonta pas, et il s'enferma trois jours et trois nuits dans sa chambre, tournant et retournant le code dans tous les sens. Quand il présenta fièrement son travail, la moitié des informations étaient caduques. Dommage...

Mais, par dessus tout, Erwan Sylvestre Adhams est Adhams.

Il est perçant, cynique, un peu arrogant. Il a cultivé son intellect. Derrière son regard et ses manières enfantines se cache bel et bien un adulte, un adulte profitant de toute l'innocence et de toute la tendresse de l'enfance pour tout observer, pour tout retenir, et dans la surprise frapper. C'est un être qui voue une loyauté sans faille et une fidélité de chien de garde à Lilias, celle qu'il appelle avec cette musique si douce dans la voix « Master ». Il la considère comme sa propre famille désormais, et c'est avec zèle qu'il obéira à ses ordres. Même si, pour mieux lui obéir, il lui désobéira. Il est cultivé et saura le cacher. Il est orateur et saura s'en économiser. Il est déductif, et saura garder ses idées.

Il arrive à certaines personnes de jouer aux échecs contre lui. Et c'est là que se dévoile cette terrible face cachée. Chaque fois que l'adversaire joue un coup, le suivant arrive immédiatement. Et le regard n'est pas voguant sur l'échiquier, mais fixé sur le visage de son compagnon de jeu, ce regard qui semble chercher la vérité. Et entre ce regard pressant, ce silence déconcertant, et ces mimiques étranges, son adversaire a tôt fait de déclarer forfait. Sinon, il n'est ni bon ni mauvais à ce jeu. Il a juste sa façon de gagner.



Comment cela est arrivé :

Son nom est Sylvestre. Erwan Sylvestre. Et son histoire débute avec un printemps... Un printemps radieux, aube d'une vie pleine de joie et d'amusement. Mais il ne faut jamais s'en tenir aux prédictions d'une journée de naissance.

Erwan était ainsi le cadet d'une famille de bûcherons. Arthur Sylvestre et sa femme, Gwenaël, n'avaient certes pas un train de vie très conséquent, mais leur vie n'était pas non plus celle de pauvres. Ils arrivaient à manger de la viande une fois par semaine, à avoir des tenues pour le dimanche... En fait, la vie aurait pu continuer ainsi pendant longtemps... Sur plusieurs générations, même. Le jeune Erwan admirait beaucoup son père, puissant, et le regardait souvent, abattant sa hache sur le tronc de l'arbre qu'il devait couper. Très tôt, il apprit à manier une scie et une hache, mais... Il advint que jamais Erwan n'aurait une carrure assez forte pour faire correctement le travail du bûcheron de base. Qu'à cela ne tienne. Dans les métiers du bois, il en existe pour toutes sortes de personnes, et Erwan, agile, souple et rapide, avait un avenir tout tracé devant lui. Grimpant prestement aux arbres, enlevant toutes les branches gênant les bûcherons, il eut vite fait d'aider son père à ramener de l'argent chez lui. Sa sœur aînée, Irène, aussi agile que lui, jouait parfois avec lui quand le travail venait à manquer. Erwan aimait vraiment sa sœur. Il aimait ces doux yeux verts qui reflétaient un amour fraternel... Il admirait ces boucles caramel dansant comme un ruisseau au gré du vent et des pirouettes de sa chère sœur... Il considérait sa sœur aînée comme une seconde mère, en fait.

Puis, il y eut cet accident. Un accident bête. Un accident terrible... Erwan était rentré haletant, en courant, chercher du linge propre. Il repartit aussitôt sans même dire quoi que ce soit. À son retour... Il était avec son père. Et à la place de la main droite d'Arthur, il y avait le linge. Rougi par le sang. Le père avait une bonne constitution, il s'en sortit avec une très forte fièvre, et de grandes faiblesses... Mais on ne pouvait plus compter sur lui pour ramener à manger. Seul Erwan travaillait. Et ne ramenait pas grand chose. Une période sombre commença à frapper à la porte. Un soir, Erwan revint avec rien. Il ne prit même pas la peine de saluer, de manger, rien. Il s'enferma dans sa chambre. Plus tard, quand Irène vint le voir, il était couché sur le lit, en sanglot. Et la triste vérité, que tous avait seulement deviné et souhaitaient fausse, lui apparut. Quatre lettres. Viré. Loin de se démonter, la débrouillarde aînée eut une idée. Certes, la mendicité était interdite, mais... Avec les quelques habits qu'ils leur restaient, elle confectionna deux tenues souples et solides, pratiques et voyantes... Erwan et elle allaient présenter leurs acrobaties en public.

Après quelques semaines de mendicité et de courses contre la police, un cirque arriva en ville. Et, tandis qu'ils montraient une fois de plus leur agilité à la foule, un homme vint les voir. Un homme imposant par sa taille, un homme en veste rouge, le visage avenant, une longue moustache accentuant son sourire jovial, vint à leur rencontre, leur proposant un poste au cirque...

« Nous verrons cela plus tard, ce soir, avec nos parents » avait répondu la grande sœur.

Le soir-même, les parents n'opposèrent aucun désaccord à la nouvelle vocation de leurs enfants. Erwan avait trouvé ça louche... Ainsi que le sac posé, presque caché, sous la table... Si il avait su interpréter ces deux faits à temps... Tout guillerets, le frère et la sœur allèrent rejoindre le cirque. Erwan, tour à tour sommet de pyramide humaine, funambule et trapéziste, s'était vu attribuer une petite marque en pique, au fer à marquer, ainsi que le sobriquet de 5 de Pique. Un nom de scène qui lui avait paru très sympathique sur le moment. Quant au marquage, comme tout le monde semblait l'avoir supporté... Irène, elle, était écuyère, et semblait ravir la foule à chaque apparition... Sa marque, le cœur. Son surnom... Le 7 de Cœur. Erwan regardait toujours sa sœur quand elle entrait sur scène. Elle était si souriante, si jolie... Elle semblait s'amuser sur les blancs chevaux du cirque. Ils avait obtenu une caravane à deux, et chacun racontait avec des étoiles dans les yeux son métier. Jamais ils ne s'étaient autant amusés, la vie leur semblait si belle.

Mais, au fil des soirs, Irène rentrait de plus en plus tard, de plus en plus sombre... Elle riait, mais cela sonnait faux. Elle n'avait plus ces étoiles qu'Erwan admirait. Une fois, elle fut même blessée. Et chaque fois, elle trouvait une excuse, mais semblait plus vouloir se convaincre elle que son frère. Il savait qu'elle lui mentait, mais pourquoi ? L'instinct fraternel du jeune homme lui ordonna d'aller voir. Un soir, après sa représentation, au lieu d'aller directement dans sa caravane, il fila sa sœur, la suivant derrière les caisses... Et ce qu'il vit alors le … Les mots sont durs à trouver... Un mélange de haine et de dégoût, de rage et d'amertume l'envahissait. L'homme qui les avait engagé se servait de sa sœur pour ses envies. Il se força à tout regarder, à tout savoir, rester jusqu'au bout. Il voyait l'homme la souiller de partout. Et lui susurrer que si elle n'était pas sage et soumise, Erwan en pâtirait... Une fois rentré, Erwan se coucha, mais ne put s'endormir. Sa tête pleine d'envies de meurtre le tourmentait. Une fois de plus, sa sœur rentra tard.

Plus les jours passaient, plus la santé de sa sœur déclinait, et Erwan, impuissant, ne pouvait rien faire d'autre que de constater et d'imaginer quelle autre torture leur odieux maître avait inventé pour sa sœur. Un jour de représentation, trop fatiguée, la sœur s'effondra, et perdit la vie sous les sabots des chevaux. L'accident fit des remous parmi les spectateurs. L'enterrement fut bref. Seul Erwan était resté pleurer sur la tombe d'Irène. « Je te jure, avait-il murmuré, qu'un jour je te vengerai. » Le directeur du cirque lui paraissait beaucoup moins sympathique, désormais... Un soir, il entra dans la caravane d'Erwan.

« Petit... Evan, je sais que...

-Erwan. Mon nom est Erwan.

-Pardon, Erwan. Ta sœur a été une perte tragique pour nous tous...

-Allez vous faire foutre !

-Qu'est-ce que... ?

-J'ai dit : « Allez vous faire foutre ! » Vous avez réussi à forcer ma sœur, mais moi, jamais vous ne me ferez ça ! »

Vous pouvez imaginer la colère de l'homme. Il attrapa le frêle Erwan par le bras et le rapprocha brusquement de lui. Il allait commencer à le déshabiller, quand une fulgurante douleur lui monta du bas-ventre.

« Espèce de... ! Je voulais me montrer gentil avec toi, 5 de Pique, mais puisque...

-Ne m'appelez plus ainsi !

-Comment ?

-Je ne fais plus partie de votre troupe, désormais ! »

L'odieux chef se mit à rire. Ainsi, Erwan voulait retourner vivre dans la pauvreté, comme ça ? Il n'avait pas encore valu le prix auquel le tyran l'avait acheté à ses parents. La sœur non plus, d'ailleurs... Erwan se figea. Acheté ? Prix ? Il voulut s'enfuir, mais trop tard. Le temps de tout comprendre, de tout assimiler, il était pieds et poings liés au fond de sa caravane. Du moins pensait-il, car il ne voyait plus rien. Bâillonné, au moins, il en était sûr... Quelques instants plus tard, le jeune homme se sentit manipuler... Dans un sac. Il était dans un sac. Quand on ouvrit enfin le sac, Erwan vit alors l'homme qu'il détestera le plus après son odieux vendeur... L'individu l'examina, le regarda sous toutes ses coutures... Il était imposant de par sa carrure et son élégance... Probablement un général... Les courts cheveux de nuit , plaqués en arrière, luisaient à la lueur de la bougie. Son regard contenait de l'amusement et de la faim. L'homme finit par sourire, dévoilant ses crocs, et par la même occasion sa nature.

« Tu as du feu dans le regard, petit... Tant de haine ne peut-être dissout dans la mort... »

Dans un rire éclatant, le vampire vint se servir au cou du jeune homme. Ainsi mourut Erwan.

Mort, et pourtant. Par jeu ? Par envie ? Ou par ennui ? Erwan ne le saura peut-être jamais... Mais après son évanouissement, il se vit dans une ruelle sombre, à l'abri du soleil. Dans sa bouche, des crocs. Oui, il était mort, mort pour de bon. Maintenant il n'était rien qu'un vampire vagabond... Toute sa vie il s'était dit que les vampires n'étaient que fabulation, invention pour faire peur par de facétieux conteurs... Devenir une légende, une légende décadente, un être de farce... Très amusant, tout cela, très amusant... Un être déchiré par son passé, l'ombre de lui-même... Non, l'ombre de son ombre... Il avait faim, il avait froid. Il se sentait faible. Dans la pénombre, un regard le fixait. Un regard de luxure, un regard de stupre. Approche, petit être, disait ce regard, je viendrais te montrer ma chaleur... Quand Erwan passa devant, l'homme l'attrapa. On ne trouve pas un enfant abandonné dans la rue comme ça tous les jours... Et Erwan sentait l'envie de la personne... Une très grosse envie, d'ailleurs. Mais dommage pour cet être immonde, sa victime avait eu un petit... traumatisme. Par pur réflexe de défense, Erwan mordit au cou. Le sang impur se déversa en lui. Il sentait la corruption de l'homme dans ce fluide vital, et n'eut que peu de remords à le tuer. La chaleur du liquide sanguin le réveilla finalement. Quand il se rendit compte de ce qu'il venait de faire, la première envie fut de vomir. La deuxième de fuir. Et la troisième... De survivre. Il y avait deux hommes de trop au moins, sur cette planète...

La rage de vivre se mêlait au dégoût de ses actes, l'envie de tout finir avec l'attirance pour le sang. Une dizaine d'hiver passa ainsi, Erwan devenant chaque année plus sombre, plus cruel... Au départ, ses victimes n'étaient que des violeurs et pédophiles passant par là, profitant de son éternelle jeunesse pour les attirer. Mais plus les années passèrent, plus la crasse et la corruption l'enlaidissait, moins les gens venaient d'eux-même. Il s'attaqua alors à ces personnes que plus personne ne regrettait. Des poivrots dont l'alcoolémie rendait parfois le vampire ivre, et des mendiants venant se cacher dans sa ruelle. Il tuait le moins possible, mais... Dans le milieu obscur, les bruits courent... Au bout d'une dizaine d'années, plus personne ne vint dans sa ruelle.

Puis, le jour où il sentit la mort venir le chercher, une grande dame, à la prestance, et à l'élégance sans pareil, s'approcha et se pencha sur le jeune mourant « J'aime ton regard perçant, gamin. » avait-elle seulement dit. D'elle-même elle vint proposer son fluide vital à Erwan. Comme une mère, elle le prit, le mena loin de cette vie d'ombre, loin de cette mort lente à laquelle il était condamné. Comme l'aube approchait, elle vint le protéger de son large manteau du soleil. Mais Erwan ne pensait qu'au goût du sang. Un sang étrange... Un sang au goût monstrueusement addictif. Un sang que nul autre n'avait pu lui faire goûter. En plus de lui sauver la vie, cette femme venait de le renouveler, de lui retirer cette dizaine perdue qu'il s'efforça d'oublier. Lilias Adhams venait de faire revivre Erwan.

Élève attentif et consciencieux, il se laissa prendre des cours de lecture, de français, d'anglais... Il apprit à se battre, à jouer, à se tenir à table. Il apprit à servir, à obéir, à s'adapter... Ainsi, quand il rencontra le terrifiant Lutz, après son premier passage à tabac, il apprit à s'en méfier, à le surveiller. Oh, ils servent aujourd'hui la même personne, ils s'entraînent au combat ensemble, il leur arrive de suivre les mêmes objectifs... Mais le jeune homme envie le vieux loup... Il se sent en compétition, il veut toujours faire mieux. Mais il ne veut pas que ça se voit. Un talent ne reste cependant que très rarement caché. Ce don à la discrétion, ou plutôt cette exemplarité presque trop parfaite, attira le regard de la Doctoresse -Master-. Son apprentissage aux armes s'intensifia. Les nombres lui furent appris. Son intellect fut cultivé. Désormais faisant partie des yeux et des oreilles de Master... Erwan Sylvestre a véritablement vécu une renaissance. Il est Erwan Sylvestre Adhams. Espion de la comtesse.


Derrière l'écran:


    Pseudo :Euh... Tim' ?
    Age: 18 années
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: Je crois qu'il n'y a pas de doute sur le fait que j'ai suivi Master.
    Des Remarques ou impressions? Euh... Non, pas vraiment..
    As-tu lu le règlement ? Bien sûr.
    Code du règlement :Vu par Alucard.
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MessageSujet: Re: Erwan Sylvestre Adhams, Pour Servir Master   Mar 25 Oct - 7:55

Yo.

Fiche lue. C'est une bonne fiche, complète, claire, et précise. Ton style littéraire est, de plus, agréable.

En revanche, tu ne peux pas être "servant" et être Noble. Les servants sont seulement bourgeois. Au regard de ton histoire, je vais te mettre comme rang "Espion de la comtesse Adams", et là, tu pourras être un Noble, espion secrètement disons. Et pour ce qui est de ton rang de Noble, je te mets Marquis.

Tu es donc validé.

Tu peux créer ton journal de rp, tes relations et liens, et faire une demande de Rp et d'appartement privé.
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Erwan Sylvestre Adhams, Pour Servir Master

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