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 Automne et Nous. {Lorenzo}

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Mezariel D.de SaintLouis
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MessageSujet: Automne et Nous. {Lorenzo}   Dim 9 Oct - 14:13

Les premiers jours d’Octobre, à Paris… Moment toujours délicat à supporter du fait du changement des températures passant de l’agréable douche solaire que l’été dispensât aux concitoyens, à la brise rafraichissante de l’automne, commençant à planter le décor précoce d’un hiver qui, comme tout les an, s’annonçait sans doute comme terriblement froid, mordant.

Les rues de Paris étaient donc animées d’un certain sentiment de changement, les hommes et les femmes de toute classes sociales se rendaient dans les diverses boutiques soit de luxe, soit d’agrément, afin de se vêtir d’une façon plus adaptée, comme l’exigeait la nouvelle saison. Le jeune Marquis de SaintLouis, quant à lui, s’autorisait à flâner un peu au gré de ses envies.
Le ciel était recouvert d’un épais manteau nuageux mais cela ne l’empêchait en rien de profiter de cette journée dont il ne savait pas encore vraiment quoi faire. Un lettre lui était parvenue de son père il y a de cela quelques semaines. Ce dernier lui recommandait une personne en tant que Domestique. Un certain Lorenzo Teodoro Valentino. Le problème, c'était qu'il ne connaissait pas cette personne et qu'il ne savait même pas ou la trouver... aucunes manifestations ne lui était parvenue non plus.

Hum, l’Infant avait eu du mal ou son père voulait en venir avec cette histoire. Un serviteur ? D’avance ce genre de chose mettait mal à l’aide l’homme blond qui ne se sentait ni l’envie ni le besoin d’avoir une telle personne prés de lui. Il faut dire qu’en ayant été élevé une grande partie de sa vie par une quasi-paysanne, il n’avait jamais été familiarisé avec ce type de relation.

Pourtant, il était « normal » à la capitale qu’un noble puisse jouir des bienfaits que procurait le fait d’avoir des personnes sous nos ordres. Quoi qu’il en fût, il allait lui falloir beaucoup de tact pour ne pas risquer de vexer le jeune homme dont parlait la missive, même s’il ne savait absolument pas comment se comporter dans ce cas là.

Oh certes, il avait déjà eu l’occasion de voir comment se comportait ses « confrères » et «consœurs » de la cour avec leurs propres sujets et cela ne lui faisait en rien envie d’agir de la même façon. La plupart les frappaient et les traitaient durement, bien plus sévèrement qu’un chien même parfois.

Ce genre de comportements, c’était là tout ce que Mezariel haïssait. Pour avoir été le souffre douleur de ses nombreux cousins et cousines durant son enfance, il ne pouvait que comprendre ce que pouvait ressentir les gens de basses classes sociales lors de ses humiliations publiques. A de nombreuses reprises il aurait souhaité intervenu en faveur du plus démuni mais à son grand damne, son rang l’enchainait à une neutralité totale devant ces légères barbarie.
Il en était malade, littéralement, pourtant, rien ne pourrait le délivrer de cela. Sans bien s’en rendre compte, il effleura de sa main droite son cache œil, pensif. Les mangroves de ses réflexions le perdirent une nouvelle fois dans sa prime enfance, comme d’habitude. Il marchait toujours cependant.

Son épée se mouvait sur ses hanches au même rythme que ses jambes enclenchaient des mouvements d’avancée, réguliers. Ses cheveux blonds comme les blés étaient en proie au balbutiement presque chantonnant du vent qui se faisait de plus en plus fort maintenant, alors que le temps filait sur les horloges. Perdu, égaré entre deux eaux, celles du réel et celles plus vaste des chimères, il était comme déconnecter de la réalité.

Qui saura l’y ramener ? Une rencontre peut-être ? Qui sait…
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MessageSujet: Re: Automne et Nous. {Lorenzo}   Dim 4 Déc - 11:15

    L'automne. Aaaah, le vent frais qui vient s'abattre sur votre visage alors que le doux soleil de la fin d'été s'abat sur votre peau, mélangeant ainsi deux sensations tout à fait contraire qui fait naître le bien-être dans votre corps. L'automne est une saison particulièrement belle, notamment à la campagne, mais en ville cela change un peu. En ville, l'automne annonce surtout un remue-ménage considérablement bruyant et rapide, de plus, c'est le temps de faire les provisions pour l'hiver, la neige s'annoncant particulièrement dense cette année.

    Lorenzo quand à lui, n'avait pas de quoi se remuer comme les autres villageois, il n'avait pas encore besoin de faire les ravitaillements d'une personne, ni même de lui-même. Le maître qu'il avait eu jusqu'à présent été partis et il se retrouvait hélas seul. Bien sûr, il se devait de servir le fils de son ancien maître, mais malheureusement, il n'avait pas eu de nouvelles, et encore moins d'itinéraire où se rendre, ce qui le laissait donc 'au chômage'.

    Appuyant chacun de ses pas sur les pavés des rues parisiennes, le jeune homme se laissait divaguer à des idées fortes éloignées de ce qu'il devait faire, chercher un nouveau travail, sinon il ne réussirait pas longtemps à survivre. Le ciel était beau, d'un bleu magnifique et brillant, quelques nuages passaient par là et laisser au jeune garçon, le plaisir d'imaginer des formes plus loufoques les unes que les autres, mais une voix intérieur le sortit bien vite de son divertissement et le ramena à la réalité. "Lorenzo ! Arrête de gaspiller ton temps, va chercher un travail." Lui lanca durement son autre lui, son frère, qui s'était greffé à l'intérieur de sa tête.

    - Oui ! Je sais.. Laisse moi un peu tranquille Teo'...

    Parler seul n'était pas une très bonne idée dans les rues de Paris, notamment quand celles ci étaient pleines à craqués. Quelques passants s'étaient retournés vers Lorenzo qui avait alors baisser la tête, honteux de passer pour un fou dans la capitale même de la France. C'était triste à dire, mais tant qu'il ne se serait pas soigné de cette vilaine maladie de dédoublement de personnalité, il ne pourrait pas passer pour un être 'normal'. Mais, il n'en était pas vraiment un de toute façon. Le monde était remplit de diverses choses plus anormales les unes que les autres, et bien qu'il n'en ai jamais vu, Lorenzo était certain qu'un jour, une rencontre ou simplement un fait, bouleverserait sa vie et ferait de lui un être à part.

    Trainant ses pas vers un endroit un peu à l'écart de ces rues bruyantes et dangereuses, le jeune italien se réfugia dans ce que l'on pouvait appeler un parc. L'amour de la nature était quelque chose d'innée chez lui, ne parlant pas beaucoup, faire communion avec la nature était devenu son principal passe-temps, avancant au bord du lac central, Lorenzo s'agenouilla dans l'herbe fraîche et hûma la douce odeur matinal que les arbres alentours et toutes la verdure pouvaient lui faire sentir. Certains jours, l'automne pouvait vraiment être une saison radieuse. Ignorant la voix qui ne faisait que se répéter sans cesse à l'intérieur de lui, l'italien ferma les yeux et, tout en gardant un joyeux sourire aux lèvres, laissa son corps s'étaler sur l'herbe avant de se laisser aller à un sommeil peu profond mais reposant.
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Mezariel D.de SaintLouis
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MessageSujet: Re: Automne et Nous. {Lorenzo}   Lun 19 Déc - 10:40

Passé les mois d’été chaleureux, la saison maintenant bien installée donnait un charme tout particulier à la Capitale Française qu’était Paris. Des feuilles multicolores, allant du rouge sang au jaune soleil voletaient ça et là sur les pavés durs ainsi que dans les airs , au grand damne des bourgeois et autres Nobles qui n’appréciait guère la présence inopinée d’une telle chose dans leurs chevelures parfaitement peignées et brossées.

Qu’importe, ce n’était pas leur mécontentement qui allait suffire à tirer Mezariel de ses douces rêveries dans lesquelles il tentait vainement de s’imaginer sa mère, sans succès toutefois. L’Infant se sentait encore un peu perdu dans cette immensité. Arrivé depuis à peine quelques semaines dans les entrailles de la ville après dix ans de presque exil, il rencontrait quelques difficultés à s’orienter convenablement. Oui, il était perdu, pour changer.

Le soleil profite d’une faiblesse de la part des nuages pour transpercer sans pitié ces derniers de ces rayons opportuniste de la moindre parcelle de chaire ou se poser. Ils semblent danser joyeusement sur les habits de haute qualité des riverains, éclairant de temps à autre la peau pâle du demi-loup, le faisant reprendre pied avec la réalité. Bénéficiant de l’ombre jetée sur son visage par la partie avancée de sa casquette stylisée militaire, il leva le visage vers l’immensité grisâtre qui reprenait le plein pouvoir sur le ciel d’ordinaire bleu, laissant son unique œil visible y courir un instant tout en profitant de la brise fraiche pour s’ôter toutes les mauvaises pensées qu’il avait pu avoir de la tête.

C’est vrai, l’heure n’était pas à l’oisiveté ou à la flemmardise, il avait quelque chose de bien plus important à faire actuellement. D’une part, se rendre au château, et d’autre part rencontrer ce fameux domestique auquel son père faisait allusion dans sa missive envoyée a son intention.

Citation :
« Lorenzo, de son nom complet Lorenzo Theodoro Valentino est un serviteur certes humain, mais sage et appliqué ; de ce fait, je suis certain qu’il sera à même de te servir convenablement, mon fils. »

Plus il repensait aux termes employés et moins il y voyait clair. Un humain… pour servir son père et sa femme ici, à la Cour du Roi ? Étonnant lorsque l’on sait que cette dernière, au même titre que son grand père et la quasi-totalité de la famille De SaintLouis ne supporte pas la présence de tels êtres auprès d’eux. Enfin bon, il devait sans doute être très talentueux.. Ou tout simplement porter le titre de serviteur pour qu’il ne lui soit rien arrivé jusqu’ici… probablement. Mais était-ce seulement au courant qu’il avait tout ce temps servit des créatures du mal, des lycans ? Nul ne le sait et Mezariel, bien trop mal à l’aise sur ce sujet là n’irait pas de lui-même faire la démarche pour l’interroger. Advienne que pourra et qui vivra verra comme le dise les célèbres adages.

Bifurquant à l’angle d’une rue sans vraiment s’en rendre compte lui-même ; le Marquis finit par tombé sur une sorte de petit parc, aménagé là, tout prés de l’effervescence de Paris qui se réveillait à présent. Il sourit, un peu. Ce lieu lui rappelle les espaces paraissant sans fin ou vit sa tante, cette très chère Juliette De SaintLouis, la seule qui, avec son père ne lui avait pas tenue grief de son existence. Ils étaient bien les seuls qu’il pouvait encore appeler « membres de sa famille ». Mais passons. Alors qu’il inspira goulument une brise saisonnière, ses sens, plus aiguisés que ceux des humains « lambda » détectèrent quelque chose. Ni une ni deux, le loup braqua son regard sur l’objet de sa pseudo-déconcentration. Un humain, étendu là à même le sol, sur l’herbe encore présente malgré la fraicheur du temps.

Mezariel se détendit, maintenant certain qu’il ne s’agissait pas d’une menace. Néanmoins, le garçon paraissait dormir, aussi mieux valait peut-être le laisser tranquille et tourner les talons. Le noble n’était pas comme ses comparses de la Cour qui pensaient que tout leur était dû. Il n’en était rien, ce garçon était arrivé là avant lui, il était donc légitime qu’il ne cherche pas à s’imposer. Toutefois, avant de partir, il eu la présence d’esprit de penser que peut-être, il connaissait le fameux Lorenzo qu’il recherchait ardemment. Les chances étaient faibles mais qui ne tente rien n’a rien alors autant se jeter à l’eau, au moins il serait rapidement fixé.

Faisant quelques pas en direction de l’endormi, il s’arrêta a un mètre de lui et après s’être éclaircit la voix, osa demander le plus poliment du monde :
    « Bien le bonjour Jeune Homme. Dites moi, sauriez-vous par hasard ou je pourrais trouver un certain Lorenzo Theodoro Valentino ? »
Il se félicitait d’avoir réussi à retenir le nom en entier….



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