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 Ryan Hargreaves, comte de Leeds [Terminée]

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Ryan Hargreaves
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Date d'inscription : 14/05/2011

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MessageSujet: Ryan Hargreaves, comte de Leeds [Terminée]   Dim 11 Sep - 20:24

NOM PRENOM




feat. Raphael Sorel
    IDENTITÉ :


    Vampire
    Nom : Hargreaves
    Prénom: Ryan
    Age Apparent: 35
    Age Réel : Approximativement la cinquantaine
    Sang-Pur/Mordu/Infant : Mordu
    Date et Lieu de Naissance : Au début du siècle, à Londres
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuel
    Nationalité: Anglo-Prussienne
    Groupe : Noble
    Classe Sociale: Comte




Description Physique :

Rarement je n'ai vu tel homme. Grand, robuste, et pourtant aux traits fins, ceux d'un bourgeois à qui Dieu aurait donné la carrure d'un fort. Il n'est pas courant de voir un tel homme, et pourtant je l'ai vu, parmi les derniers survivants prussiens de cette bataille gargantuesque, les bras enchaînés dans le dos affublé d'une expression dénuée de peur l'échine droite, l'allure altière et vaniteuse. Il n'avait pas l'air de s’inquiéter de son sort, comme s'il fut atteint d'une certaine fatalité. Comme s'il s'était déjà résigné à ce dernier. Dire que je l'avais vu, fier, et redressé sur sa monture il y a un peu plus de deux heures à peine, ses cheveux de la couleur éclatante d'un champ de blé sous les lueurs du sud en été. Sa lance, et son sabre ont bien failli nous faire perdre un détachement entier tant il était rapide et habile, pourtant, il me semblait bien l'avoir vu blessé à plusieurs reprises, sa veste rouge et bleue de soldat prussien en était une preuve. Elle portait de nombreuses traces d'estocade. Je n'ai pas le temps de le questionner à ce sujet, c'était un bon soldat, malheureusement chez l'ennemi, et il sera fusillé au crépuscule comme les autres.

Georges III, dit Maréchal de Châtillon.

Il n'a certainement pas la tête, ni les manières d'une homme d'ici ! Il est un peu perdu, comme un enfant. Nous lui apprenons chaque jour la bienséance de chez nous. Je n'aurais jamais cru voir un homme à la chevelure dorée, et aux yeux bleus comme le ciel. C'est un véritable mystère. Selon ce qu'il dit, il vient de très loin. Peut-être que tous les habitants de son royaume sont comme lui, peut-être existe-t-il des formes d'hommes encore plus singulières ?

Takeshi Uehara, seigneur des provinces du Nord.


Quelle dextérité. Ce n'est pas mon genre de vanter les mérites de l'un de mes hommes en particulier, surtout lorsqu'il s'agit d'un étranger. Il a intégré ma troupe dans l'unique but de trouver une bonne paie en pièces d'or, et il a accepté par pure curiosité d'apprendre les passes de notre maître d'armes. Il m'avait montré au préalable ce qu'il savait faire. Et malgré ses vêtements longs, et son chapeau large, il a démontré un talent inné quant à la maîtrise des armes. Il possède un sabre offert par un seigneur qu'il a dit déchu, d'une contrée à l'ouest dont le nom m'échappe. Il a aussi une autre épée, différente, provenant de son pays natal. Il les maîtrisait, peut-être pas à la perfection, je n'en sais rien je connais pas ces styles, mais il arrivait à déstabiliser le maître. Et lorsqu'il a décidé d'apprendre le Dha kaou che, il l'a fait à un rythme assez impressionnant. Les bases, il semblait les connaître à l'avance. En une semaine, alors que nous avancions vers la ville voisine, j'ai pu le voir acquérir suffisamment de connaissances pour dépasser rapidement le niveau de mes hommes. Et pire encore, il est ressorti de la bataille, après deux jours de siège, sans un coup reçu. Mais ses yeux avaient changé. Il était plus froid, et leur couleur était effrayante.

Ayuswetthi, chef mercenaire birman.




Description Mentale :

Nanase, ma chère amie. Si tu savais ; mon père à accueillit chez lui un homme venant d'une contrée occidentale lointaine, ces derniers jours. Il est énigmatique. A défaut de connaître les rudiments de nos codes de bienséance, il montre une grande ouverture d'esprit, une bonté d'âme et une politesse remarquable. Mais sous son sourire, je ne sais si je perçois quelque chose de plus effrayant. Peut-être que je me fais des idées, mais parfois j'ai l'impression que sous ses airs de gentilhomme, c'est un homme dangereux. Comme si une force présente en lui pouvait se libérer n'importe quand, sous le coup d'une émotion.
Mais père n'a jamais fait faux jugement, alors je m'en réfère à lui.

Hitomi Suehara, fille de Takeshi Uehara.


S'il est vrai que le mystère entoure cet homme, il n'en a pas moins la langue déliée. Il sait tenir une conversation, et en dépit de son âge apparent, il a un amoncellement d'histoires incroyables à son vécu. L'exactitude des faits qu'il raconte est si prenante, qu'on ne saurait dire que ce sont des mensonges. Bien qu'un bonimenteur sache tisser sa duperie dans le détail, lui, a dans son bagage certaines preuves de ses passages. Une flèche d'indien, ou des sabres venant d'une contrée lointaine.
Voilà que je m'écarte de ce dont je voulais traiter. Cet homme possède une éducation particulièrement prononcée, comme s'il avait fait ses classes dans les plus grands collèges européens. Il en connaît sur de nombreux domaines, les lettres, et l'art. C'est un homme cultivé, en quelques plus brefs termes. De plus, il semble avoir acquis une certaine connaissance quant à la psychologie humaine, car de nombreuses fois, il a prédit mes réactions, ou les a amenées par ses mots ou ses gestes ; j'oserais dire qu'il a la sagesse d'un vieillard.

Thomas Best, Commandeur de flottille de combat anglaise.


Ma chérie, je sais que tu ne peux te fonder d'avis quant à ton père. Tu ne l'as jamais vu, et j'en suis sincèrement désolée. Je sais que vos routes se croiseront, et je sais aussi que je ne serai plus ici pour l'accueillir et te le présenter, c'est pourquoi aujourd'hui je t'écris ces lettres. Celles-ci, tu ne les lira pas avant mon trépas, et je le sens venir c'est pour cela que ma plume griffe le papier.
Si un jour tu le vois, ne te fie pas à ce qu'il te montre. Ne le crains pas non plus. En dépit de toute apparence, c'est un homme de confiance. Ses tons légers, son air insouciant et peu accablé par les malheurs de ce monde ne sont que façade.
Je pense plutôt que tu sauras t'en rendre compte par toi même, le jour où tu lui feras face. Alors je t'en prie, ne sois pas rude avec lui. Je ne saurai te demander de lui pardonner de nous avoir laissées, mais sache tout de même qu'il ne l'a pas fait de gaîté de cœur.

Anne Weatherley, Comtesse de Leeds.





Biographie :

« Ryan. »

Voici le prénom qu'elle avait choisi pour son fils. À bout de forces, elle le murmura, le bébé entre les bras. La pâleur de son visage en disait long sur la suite, sur son épuisement. Les sages femmes prirent l'enfant, et partirent dans la chambre d'à côté, alors que le médecin, tourné vers le père, lui expliquait la situation. L'homme tomba à genoux, tenant la main de la femme maintenant inanimée. L'accouchement avait achevé cette femme au corps déjà si faible. C'était son souhait, son seul vœu, avoir un enfant de son bien aimé.

Un an et demi après ce tragique incident, le père disparu avec son enfant. Sans lettre, sans message, sans prévenir. Il parti loin de ces souvenirs si douloureux, loin de ce pays qui n'était pas le sien et qui le lui donnaient aucune raison supplémentaire de rester. Il partit chez lui, en Prusse. C'est là qu'il décida d'élever son fils, et par le biais de professeurs particuliers, toute son éducation. Lettres, sciences, et armes.

Dix neuf ans d'assiduité aux leçons, c'est tout ce qui résuma la vie de Ryan. Après tout, seul son frère cadet de quelques années à peine lui apportait une quelconque distraction. Sa belle-mère, il ne savait la voir comme sa génitrice véritable, bien qu'il ait toujours fait preuve de respect envers elle.

Ryan Hargreaves. Son père n'avait fait changer son prénom, en revenant en Prusse. Même, il avait fait conserver le nom de famille de la pauvre femme qui avait donné sa vie par amour ; par respect, et par souci de mémoire. Mais c'était là une bien belle erreur. Car en ces temps, l'Europe était un continent de nations belligérantes les unes envers les autres. Un britannique chez les prussiens, croyez le, ce n'est pas une situation facile.

Inutile d'aller en ville, si ce n'est pour risquer un lynchage. Inutile de chercher une promise avec qui assurer sa descendance, il n'est même pas vu comme un parti. Seule chose, vivre reclus dans le château, à attendre patiemment que le temps fasse son œuvre. Et ce n'est pas une chose si extraordinaire de voir alors se former un désir d'aventure immuable.

De jour en jour, ce désir se confondait en besoin. Besoin de voyager, de voir autre chose que les incessants couloirs de la bâtisse. Malgré son grand sens de la famille, malgré son attachement pour les siens, il prit sa décision, en jeune homme affirmé. Il se prépara, d'une très légère valise, et de son fleuret forgé dans l'esprit de la famille. Deux jours plus tard, il faisait ses adieux, promettant à son petit-frère de revenir un jour, et qu'il ne l'oublierait jamais.

Quelques jours de voyage, et il arriva sur la terre supposée de ces ancêtres, l'Angleterre. Mais à vrai dire, il ne se sentait pas plus chez lui dans ce pays qui lui semblait étranger. À force d'errance, il arriva dans la ville de Leeds, plus précisément aux portes du château de la duchesse locale. Bien sûr, ce n'est pas n'importe quel paysan qui entrerait ; d'autre part s'il s'annonçait comme fils du Duc de Stuttgart, il aurait engagé une bataille directe avec la garde entière, très peu pour lui. Mais à mesure que le soleil tombait, nombre de carrosses approchaient, et passaient les grilles.

À la tombée de la nuit, Ryan était entré. Malicieusement, il s'était glissé sous l'un des carrosses, et s'était accrochés aux essieux pour se maintenir. Une fois passé les murailles, il se laissa tomber au sol, et partit se cacher dans l'ombre, riant presque de sa fourberie. Et il commença un véritable travail d'espion. Silencieux, il arpenta les couloirs, jusqu'à trouver un homme, endormi par l'ivresse. Semblerait-il qu'il y ait un bal costumé à en juger par ce loup en argent et cette tenue en soie vert-émeraude. Et il prit place au bal, dans la salle principale du château, après avoir détroussé le malheureux. Son tout premier bal.

Il s'amusait, comme jamais il ne l'avait fait auparavant. Il dansa, mangea, s'amusa à séduire quelques femmes sans pousser le vice jusqu'à la tentation charnelle. Mais l'une d'elles, qui lui paraissait si douce, si belle, si charmante, fut la cible de ses vers les plus ardents. Or, s'avérait-il qu'il s'agissait de la comtesse, Anne Weatherley elle même. Ils finirent en aparté, tous les deux, dans les jardins du domaine.

A chaque minute passée ensemble, leur affection mutuelle allaient en s'accroissant. Leur affection alla jusqu'à ce que le désir prenne place. Sous la lueur de la lune, et sous le chêne centenaire de ce jardin verdoyant, leur corps s'unirent, pour une nuit de tendresse. Et le lendemain, le jeune homme reprenait sa route, là où le vent le conduirait comme tout vagabond, en promettant encore une fois, qu'il saurait revenir à elle un jour. Jamais le souvenir de cette femme ne s'effaça de sa mémoire, la douceur de sa peau, la chaleur de ses étreintes, son sourire radieux. À jamais, et sans le savoir, elle serait la seule femme qu'il ait jamais aimé.

Et puis... 15 ans passèrent. 15 années, ou Ryan du connaître maintes batailles pour survivre, où il a du fuir pour sauver sa vie. Si vous cherchez à savoir, il vous racontera peut-être ses histoires lui même, où si par chance vous tombez sur de vieux écrits relatant le passage d'un étranger aux cheveux d'or et au regard azur. Peut-être vous mentira-t-il. Du Japon, au Brésil, en passant par la Thaïlande. Servir dans différentes armées par contrainte ; l'Angleterre, le Portugal, même la France l'a vu servir sous ses couleurs.

Il apprit beaucoup de ses voyages. Ses désirs d'aventure l'avaient conduit à une vie plus que périlleuse, faite de souffrance et de maux. Son esprit se fracturait peu à peu, l'abondance de violence qu'il avait connu ne lui donnait plus confiance en la race humaine. Les quelques exceptions qu'il rencontrait disparaissaient sous le joug de la puissance destructrice de la nature humaine et de l'avidité de pouvoir. Ceux avides de pouvoir. Ceux qui ne cessaient de prendre ce que la vie lui offrait... Et pourtant, ces 15 ans de mésaventures étaient loin de la tristesse qu'il allait maintenant connaître.

Au crépuscule d'une énième bataille, Ryan rentra au domaine familial. Il pensait y revoir sa famille, les saluer, rester quelques semaines avec eux avant de regagner l'Angleterre. Mais en arrivant, tout semblait plus terne, plus gris. Wolfyiel avait disparu, son père aussi. Le premier était parti en France, à Paris, selon sa belle-mère ; l'autre, elle ne su, ou ne pu dire ce qu'il en était advenu. Après quelques jours, il partit, donc. Il pensait revenir plus tard, dans quelques mois à peine, le temps que son petit-frère revienne de son voyage.

Il repartir en Angleterre, dans le château de la comtesse. Son cœur s'emplissait de joie, au fur et à mesure qu'il s'approchait des remparts. Il demanda simplement une audience, qui lui fut accordée une fois la nuit tombée. Il fut accueilli à bras ouverts par... un homme. Conrad Hillsbury occupait la régence du comté en l'absence d'un « héritier ». Tout était confus. L'esprit de Ryan s'embrouilla, il n'envisagea que le pire. L'homme en face de lui, à la longue chevelure noire nouée, semblait d'un âge similaire au sien. 35 ans. Son sourire semblait faux, mais Ryan n'osa pas le lui signaler. Après un bref échange, il apprit la mauvaise nouvelle. La comtesse était morte de maladie, quelques années auparavant. Le choc fut tel que Ryan en eut le souffle coupé. Il n'avait pu tenir sa promesse.

Après une bonne heure de discussion, Ryan vint à dire quelle relation il avait entretenu avec elle. Un amant d'une nuit, certes. Et pourtant, l'amour avait bourgeonné entre ces deux personnes. Tête basse, il remercia l'homme, avant de se diriger vers la sortie. Dans la cour, il vit une jeune fille. Le portrait craché d'Anne. À la seule différence que ses cheveux étaient blonds, comme les siens, et que l'on semblait lire une certaine solitude dans son regard. Ryan s'arrêta quelques instants, fixant la jeune fille dans les yeux un court instant. Il se retourna vers son hôte prêt à lui demander si cette fille n'avait pas 15 ans, s'il se pourrait qu'elle soit sa... Ryan se figea.

Quelques mots lui parvinrent à l'oreille. Conrad Hillsbury avait sans cesse été rejeté par la comtesse. Face aux échecs répétés de ses avances, il avait fini par lui inoculer un poison mortel, qui avait provoqué un accès de fièvre mortel. Et à défaut d'avoir la mère, il attendait que sa fille soit en âge de se marier... Mais un retour de son père, aussi héritier légal du comté selon les dernières volontés de la comtesse était inacceptable.

Son corps lui sembla lourd, très lourd. Mais il ne tombait pas. Une douleur cinglante lui traversait le torse, de part en part, jusque dans le dos. Il baissa les yeux, et découvrit une garde d'épée, collée à corps, mais pas de lame. Il comprit rapidement, et posa ses mains tremblantes sur les épaules de son bourreau. Il serra ses vêtements dans ses poings, les dents serrées, prêt à lui cracher sa haine au visage. Mais la faiblesse s'empara de son corps, et lorsqu'il sentit la lame le quitter, il s'écroula au sol. En quelques minutes, son corps fut transporté, et jeté dans les catacombes du château.

Le froid le recouvrait petit à petit, la mort le gagnait, son souffle se perdait dans l'obscurité. Il sentit cependant une main se poser sur son torse, puis sur son épaule. Quelque chose inclina violemment sa tête sur le côté, et il sentit une douleur perçante s'emparer de son cou. C'était sûrement la mort qui aspirait son âme.

Ryan ouvrit les yeux rapidement, et se redressa d'un bond. Il voyait autour de lui, assez clairement. Plus distinctement que la simple lueur des torches pouvait apporter. Il posa sa main sur son torse, pas de blessure, son cou, rien. Il sentait son corps entier, il ne se sentait absolument pas comme un homme à l'article de la mort. Il se leva, et commença à marcher, au hasard. Il arriva devant un escalier, il commença à gravir les marches...

Ne fais pas ça malheureux, ne fais pas ça... Ryan se tourna. Un homme était debout, derrière lui. Il lui fit signe de redescendre, et de rester en bas. Il le rejoint, dans les catacombes, non sans demander qui il était, et pourquoi il ne devait pas sortir. La réponse fut simple, dehors, il faisait encore jour. Et qu'en tant que vampire, la lumière du jour lui serait fatale. Un vampire, condamné à ne plus voir la lumière du jour, condamné à se nourrir de sang humain jusqu'à la fin. Quelle fin, car maintenant, sa vie serait interminable. Puis, l'inconnu lui fit signe de le suivre, en entendant des bruits de pas se rapprocher.

Cachés dans l'ombre, ils purent voir deux soldats emmener un corps de plus dans les catacombes. Cette personne là était belle et bien morte. L'homme fit signe à Ryan de le suivre, et lui laissa son premier repas. Lui, s'était déjà nourri quelques heures plus tôt, le jeune vampire devait se repaître de son premier repas. Ryan hésita un moment, puis du se résoudre à mordre, et boire le sang. Mais ce n'était pas si répugnant que ça, le sang se faisait délicieux, nourrissant. Il s'essuya la lèvre, et soupira.

C'est comme ça que vivait le vampire des catacombes. Se nourrir des nombreux cadavres qui y étaient entassés. Et Ryan était le premier à avoir franchi le seuil de cet endroit avec encore un léger souffle de vie.

Ils discutèrent un peu. Ryan lui apprit son histoire, d'un bout à l'autre. Ce fut un long récit, mais l'homme hocha la tête. Mathew Harrison lui ne savait plus comment il était arrivé là. Plus aucun souvenir de son passé. Mais il su dire à Ryan de lever la tête, et de récupérer ce qui lui appartenait. Dans un sens, s'il avait aimé la comtesse, il se devait d'honorer ses volontés, de récupérer ce qu'elle lui avait légué, son domaine, ses terres, et même cette fille qu'elle lui avait offert. Il ne put qu'accepter cette vérité.

Deux gardes descendirent, encre avec un corps. Combien de personnes Conrad tuait-il par jour...

Ryan fondit sur l'un des deux gardes, le délesta de son épée, trancha la gorge de son camarade d'un estoc, avant de le transpercer. Cette vivacité impressionna Ryan lui même. Les deux soldats s'écroulèrent en même temps. Un sourire s'afficha sur le visage du blond, et il gravit les marches des catacombes en courant. Il passa devant plusieurs gardes, trop surpris pour réagir sur le coup. Et surtout trop lents pour le poursuivre efficacement.

Ryan arriva jusqu'à la salle principale du château. Conrad était assis sur le trône, et fut surpris de le voir, encore en vie. Les deux hommes se firent face, se sourirent mutuellement. Ils s'affrontèrent en duel, sans prononcer le moindre mot. Mais la vivacité de Conrad égalait celle de Ryan. Pas de doutes, lui aussi était un vampire. Ils se frappèrent, et se reculèrent. Conrad l'avait deviné, cette fois il faisait face à un vampire.

Il se mit à rire. Des vampires, des vampires, ce comté en attirait, apparemment. Il confia à Ryan que sa chère fille deviendrait vampire, le soir même où le mariage serait prononcé, afin qu'elle garde la fraîcheur d'une jeunesse éternelle.

Ryan lui répondit avec un rire, avant de se remettre en garde. Jamais il n'aurait le privilège d'épouser sa fille, jamais, et il insista sur cette phrase avec un sourire d'ores et déjà victorieux. Les hommes s'avancèrent en courant, l'un vers l'autre, armèrent leurs coups... mais Ryan se laissa glisser sur le dos, et coupa la jambe de Conrad au genou. En se relevant, il laissa une large coupure dans son dos. Conrad se retourna, frappa Ryan au visage. Le blond se laissa faire, laissant une coupure béante prolonger sa lèvre, mais profita de l'ouverture pour lui transpercer le cœur. Il retourna l'épée une fois dans son cœur, en souriant. Puis il laissa le cadavre retomber sur le sol. Ryan devint alors Comte de Leeds...

La jeune fille était dans un coin de la pièce. Elle semblait effrayée, cachée derrière un pilier ornemental. Ryan se calma, en sentant sa joue se refermer lentement. Ce pouvoir était prodigieux. Il se tourna vers la jeune fille, en laissant son arme tomber sur le sol, et il commença à marcher vers elle. Il lui tendit la main, en souriant doucement, elle la prit. Puis Ryan la tira dans ses bras, et la garda contre lui un instant, s'excusant de ne la rencontrer que maintenant, de ne pas avoir été là ni pour elle ni pour sa mère. Il s'excusa pour tout ce qu'elle avait vécu à cause de son absence.

En quelques semaines, il apprit à connaître sa fille. Bien qu'elle fut froide envers lui -elle lui reprochait encore son absence- il savait qu'elle était heureuse, tout comme lui. Il lui arrivait de la surprendre un sourire aux lèvres. Qu'il soit vampire ne l'effrayait même pas, il faisait tout pour qu'elle se sente en sécurité avec lui. Après tout, jamais il ne pourrait faire du mal à sa propre fille, lui qui est tant attaché à cette valeur qu'est la famille.

La famille. Quelque chose le frappa. Wolfyiel. Il n'avait toujours pas revu Wolfyiel, il n'avait toujours pas tenu sa promesse. Il avait échoué à honorer sa promesse à sa bien-aimée Anne, inconcevable alors de mentir une seconde fois. À Paris, il devait être encore à Paris.

Ryan confia le domaine à son ami et désormais valet, Mathew, et promit d'écrire tous les jours à sa fille...



Derrière l'écran:


    Pseudo : J'en ai plein...
    Age: 20 ans
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: Invitation !
    Des Remarques ou impressions? Mmmh aucune.
    As-tu lu le règlement ? Ouaip !
    Code du règlement : Validay par le Poney noel
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MessageSujet: Re: Ryan Hargreaves, comte de Leeds [Terminée]   Lun 12 Sep - 15:48

Yo ... Quelle surprise ~

Fiche lue. C'est une bonne fiche, bien écrite et la biographie est "active", "riche", et intéressante, j'ai bien aimé toutes ces péripéties.

Il n'y a rien qui puisse me dissuader de te valider. Tu es donc validé, dans le groupe des Nobles/Vampires, en tant que Comte.

Pense à créer ton Journal de Rp et tes Relations et liens. Tu peux aussi demander un appartement au château, et répondre à/faire une demande de Rp.

Amuse toi bien parmi nous ~
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Ryan Hargreaves, comte de Leeds [Terminée]

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