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 •Raconte moi ta vie petit loup• , la dernière pièce en vogue [Soirée Privée]

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MessageSujet: •Raconte moi ta vie petit loup• , la dernière pièce en vogue [Soirée Privée]   Mer 31 Aoû - 23:12

« Mesdames et Messieurs. Bienvenue. Cette pièce pourrait vous choquer, âme sensible s'abstenir. Cette histoire aurait pu être une pure fiction, mais elle est réelle. Pendant le spectacle, si vous êtes choqués, merci de ne pas crier. Vous avez déjà peur à cause de mes propos ? Vous devriez. Même si tout est sous contrôle, ne sait-on jamais, un dérapage est si vite arrivé... Néanmoins, je vous souhaite une bonne pièce... »
L'homme repart, le regard émeraude de lycan et le sourire carnassier dirigé vers les loges, dirigé vers où il allait. Le rideau se lève. Draperie de soie rouge. Des tambours retentissent, une atmosphère sombre. Les bougies dans la salle viennent d'être, récemment, allumées, et elles ne seront changées qu'à l'entre-acte. Cela nous laisse du temps pour écouter cet homme, vieux et barbus, dégarni mais au menton blanchi. Mais pas blanchi de tout soupçon. Ceux qui pesaient sur lui, les regards étranges aussi, à ses premiers mots. Il avait été témoin de scène qui allait être raconté aujourd'hui lors de ce spectacle. Ses petits yeux noirs reflétaient cette lueur de nostalgie qui le tenait à la gorge. De sa voix rauque, il débuta son récit, où nobles et bourgeois le regardèrent, intrigués et curieux, de par ses propos mais aussi de par ces choses qui jamais, ô grand jamais, ne leur arriveraient.

    « Il est un foie... Deux Reins... Trois fois rien... Une petite histoire. Cauchemar. Un homme en blanc, nacré, de la tête aux pieds. Des doigts agiles, une silhouette fragile, un métier envié, pour lui juste une occupation trouvée, un charme naïf, une lycanthropie maladif. Ainsi était notre héros. Et oui, jeunes gens, c'était un homme, mi-homme, mi-loup. Mais il avait peur de ce secret, il n'aimait pas que son humanité ait été bafoué, au même titre que n'aimait pas le faire savoir. L'effroi du regard des autres. Les autres. Comme vous et moi ! Intolérants et qui ont peur de toutes ces choses. Alors qu'il n'était pas méchant. Doux comme un agneau. Comble pour un loup n'est-ce pas ? » L'interlocuteur scruta son public en riant un peu
« Mais cet agneau pouvait finir dévorer, une fois la lune dans le ciel. Évidemment, il essayait de prendre un maximum de précaution pour ne pas se retrouver dehors une fois la nuit arrivée, là haut dans le ciel. Desfois néanmoins, il lui arrivait de se transformer. Rien de grave, une fois l'aube levée, il était frais comme un gardon... et aussi humain que vous et moi. Réussissez t-il a le revenir car, durant la nuit, son loup volait la vie de certains hommes et marchands ? Qui sait... Notre lycan est donc notre héros. J'espère que cela vous ira car vous n'avez pas votre mot à dire » Il ria à nouveau. « Il s'appelait Filrahen. Filrahen Coral. Son histoire date de quelques années. Une ? Deux ? Dix ? Vingt ? Peu importe. Je vais donc commencer par le commencement. »

Vous connaissez tous le premier acte. Sa jeunesse, comment il est devenu lycan et ses premières rencontres à Paris. Nous le passerons donc. Si vous ne le connaissez pas, honte à vous, mais je peux vous aider. Voici un bilan de sa vie que nous avons reconstitué(clic), et un journal qu'il eut écrit en voici un tome (clic). Voilà fait. Les bougies sont changées, et l'acte 2 commence pendant que certaines hautes personnalités se demandent si tout ceci a bien été vrai. Si, par malheur, c'était le cas... quelle tragédie. Mais le temps n'était pas au dialogue, mais bien au spectacle. Le décor avait changé, mais le même homme âgé se trouvait toujours au milieu, sur sa chaise. Bois tacheté de couleur derrière lui, armoiries, blasons, fanions, chaises en bois brut, table rustique munie de dorure. Une salle importante, d'un château, ou un logement bourgeois. La luxure régnait ici. Le silence s'installa, et plus aucun son, plus aucun mots ne régnait dans le théâtre. Tous les regards étaient tournés vers cet homme. Une trentaine de secondes après ce calme, il soupira et reprit.

« Sa vie fut bouleversée quand il dut se rendre dans un château d'un noble de Paris. D'habitude, c'était eux qui se déplaçaient dans son magasin, ou alors qui envoyaient des laquais pour récupérer leur commande. Mais là, ce client récurent avait une requête spéciale. Suivant les demandes de l'homme jugé de confiance, Filrahen -notre bon Filrahen- s'habilla chic pour une fois ! Haha... un tailleur qui se fit un vrai costume élégant pour lui même cette fois, et c'était sa première. Mais il alla relativement vite et fut prêt largement en avance. En plus des tenues qui lui étaient commandées, évidemment. Il pensait qu'il aurait juste eut affaire à un course, rien de bien passionnant, mais il se trouva que ce riche homme avait bien mieux à proposer. Pour une fois. »
Une homme arriva sur la scène, habillé d'un splendide costume et traversant la scène de droite à gauche en transportant de grandes robes colorées.
« Arrivant devant le portail, il vit beaucoup de gens bien habillés, mais il se dit qu'une si grande demeure ne devait pas abriter qu'une seule famille. Idiot que tu es, petit lycan... Te voilà rajouté de force dans un grand banquet. Pourquoi tu as été invité ? Tu es vraiment marrant petit loup... Pour tes loyaux services évidemment. Toi tu te dis que tu faisais juste ton travail, mais le comte en a décidé autrement. Tant mieux ou pas, encore faut-il voir de quoi il en retourne. Le regard vif, il chercha un visage reconnaissable. Et il vit plusieurs jeunes nobles ou bourgeoise qui étaient venues dans son magasin mais aucun de la famille de la demeure... quoique... si ! Là bas ! C'est la femme du comte ! Se précipitant avec les robes, il atteint la femme qui l'escorta jusque dans le manoir. Un bien beau manoir... »
Une jolie femme arrive par la gauche avec celui qui était passé sur la scène tantôt, et se déplacent tout deux jusqu'à droite.
« Il fut dirigé jusqu'à une pièce, déposa les tenues et fut immédiatement redirigé, par une fille du comte, vers une énorme salle, avec une gigantesque table. Celle derrière moi... » L'orateur montra le décor. « Et Filrahen fut conduit à une chaise, avec son nom devant. Il fut aussi étonné en voyant de nombreuses personnes le suivre de près et atteindre leur chaise respective. La surprise ne s’arrêta pas là quand le propriétaire des lieux alla prendre place, lui et sa femme. Leur jeune fille qui avait conduit le lycan jusqu'ici se positionna à coté de Filrahen, lui souriant au passage. Voyant que ce qui ressemblait à une réunion ne commençait pas encore et que la plupart des gens parlaient, il fit de même. » Sur scène, une jeune fille rentre, un homme plus âgé fit de même. Le locuteur principal de la pièce se tourna vers la demoiselle qui s'était assise à coté de lui, comme dans la pièce. « Mademoiselle... pouvez vous m'indiquer la raison de mon invitation... ?
-Vous êtes ? S'exprima la voix féminine et bien plus douce que celle entendu jusque là.
-Filrahen Coral, le tailleur qui a ramené les robes et qui...
-Ah ! Vous ! Et bien... Mon père a quelques choses à proposer et cherche des personnes qui pourraient être intéressées. Et vous en faites partie. Sur ce.. cela va bientôt commencer. »
Elle finit sa phrase en montrant du doigt son père, le comte. Elle quitte la scène, n'ayant plus d'utilité pour le moment. S'éclaircissant la voix, l'homme moustachu se leva pour dominer l'assemblé et ainsi demander le calme par sa seule stature. D'une voix calme et posée, il commença à parler.
« Bonjour à tous, bonjour à toute. Si vous êtes ici, c'est que vous me connaissez, je ne perdrais donc pas de temps en cérémonie de présentation. Sachez donc, pour ceux qui ne sont pas aux courants, que j'ai de nombreux projets qui pourraient, pour certains, s'avérer aventureux, pour d'autres plus parlementaires, mais il y en a pour tous les goûts. Mais je vais commencer par ce qui devrait vous intéresser le plus. »
Cinq projets commencèrent à être méticuleusement expliqués, des équipes furent montées avec les riches volontaires prêt à envoyer des hommes. Un projet échoua, celui de restaurer une vieille ruine monacale pour y desservir la parole bénie et, entre autre, gagner de l'argent sur les breuvages des moines. Mais les bourgeois avides d'argent ne sont pas très pieux et ne croyaient pas en une rénovation aussi coûteuse. Soudain, le projet numéro six s'adressa en partie à Filrahen, le comte le regardant fixement quelques secondes pendant ses explications. La raison de sa venue. Il fut tout ouï.
« Sixième travaux. Un voyage. En effet, un convoi venu d'empire lointain de l'est arrive avec des cargaisons entières de fils, tissus et autres denrées venant en grande partie de vers à soie. Ils vont être bloqués aux montagnes de par notre contrat et la route rude pour arriver jusqu'à paris, leur chariot n'étant plus en étant après un voyage pareil. Ainsi je cherche des volontaires pour y aller. Évidemment, une somme d'argent conséquente vous attend mais je me répète une sixième fois, haha ! Les volontaires, suivez cette jeune fille ! » Il pointa sa fille, une damoiselle qui venait de rentrer dans la pièce de réunion, à l'image d'une même personne entrant sur scène. L'homme de tout à l'heure qui avait illustrer son guidage par la femme du comte, et jouant le rôle de Filrahen, sortit de la gauche et alla la rejoindre, à droite. Il fut suivit par trois autres hommes et une jeune femme. Cet acte fut clos, et à nouveau, les bougies durent être changées. Le rideau s'était refermé, et derrière, les mécaniciens s'affairaient à changer de décor. Notre vieil homme qui avait principalement parlé, partit dans les coulisses et but un verre de vin pour s'abreuver avant de reprendre. D'autres personnes se changeaient, et déjà dans la salle, les riches parlaient, se demandaient s'ils avaient entendu parlé de telles expéditions pour savoir si tout cela s'était vraiment produit. Il y avait plusieurs tables et les riches parlaient entre ceux autour d'eux, ainsi, si une table était au courant, les autres ne l'étaient pas. Et après tout, de quoi fallait-il avoir peur ? Il n'y avait rien eu de choquant pour le moment, à part l'énonciation d'un héros lycan qui avait l'air plus qu'humain. De plus, la moitié des gens ici ne savaient pas de quoi il retournait, les autres n'y croyaient pas. Étant restaient la bouche béante devant l'histoire, chacun en avait oublié de boire ou de manger. Ils se rattrapaient alors, se disant que le choquant dans cette pièce n'existait pas et qu'ils écouteraient moins attentivement. Néanmoins, même si l'acte que je vous ai passé précédemment avait été... adoucit par rapport aux vrais faits réels et qui n'avait que succinctement expliqué les rencontres de Filrahen ou ses actions, ses meurtres nocturnes ou ses précédents émotionnels ou plus torrides avaient été occulté. Ainsi, les nobles et les bourgeois n'attendaient plus de la pièce une quelconque scène de sensation forte et écouteraient l'orateur comme si on leur racontait une histoire avant d'aller se coucher. Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que le pire était à venir... et pas seulement en propos rapportés... mais en agissement aussi... Mais vous apprendrez cela dans le prochain acte qui se préparait. Un bruit étrange fut caché dans le bruit des dialogues de la salle, un grognement. Le rideau remuait un peu, on montait le décor. Les acteurs étaient réunis en rond dans les coulisses et dialoguait. Que pouvait-il se dire ? Aucune idée. Et bientôt, le divertissement allait reprendre.


Dernière édition par Filrahen Coral le Mar 5 Juin - 19:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: •Raconte moi ta vie petit loup• , la dernière pièce en vogue [Soirée Privée]   Lun 12 Sep - 12:45

Les yeux rivés sur la scène, le rideau se levant très lentement. Discutant un peu, un infime bruit de fond, quand le décor apparut à la vision de la salle. Puis le silence. Sur le tableau peint, des carrioles et des paquets d'affaire en tout genre. Sur scène, l'impassible vieil homme, entouré de gens, qui se donne des objets pour les charger sur un semblant d'arrière de chariot qui est caché en grande partie jusque dans les coulisses pour n'avoir qu'à illustrer l'arrière, d'autres discutent. Mais on n’aperçoit pas celui qui nous intéresse, Filrahen Coral, la pièce principale de l’œuvre jouée, de sa vie. Le noble est là, à la gauche, assis sur un siège. Son visage fier laisse paraître un regard pétillant de milles éclats, ceux de l'envie et de la richesse. La soif d'aventure de sa jeunesse aussi, bien loin maintenant. Rien ne se passait hormis des gens qui discutaient, les mêmes qui montaient des bagages dans l'arrière de charrette et notre noble qui se frottait toujours les mains. Pendant 5 longues minutes, le public était tenu en semi-haleine même si comme dit précédemment, ils n'étaient plus aussi attentif qu'auparavant. Soudain un homme apparut sur scène. Celui qui jouait notre héros. Il sortit de derrière le rideau, depuis les coulisses, traînant ses sacs dans le dos du noble. L’apercevant, le lycan se dirigea dans le dos de l'homme avec un haut de forme et parla avec, mais ce fut inaudible, tout comme les autres dialogues simulaient sur scène depuis le début. Le vieil homme, au centre du parquet sur sa chaise, s'éclaircit la gorge et prit la parole :
« Voyez vous, notre loup garou avait accepté, certes, mais il n'avait guère pu renouer contact avec ce comte très occupé. Et maintenant, il allait pouvoir enfin s'entretenir avec ce haut personnage. Sa première question fut tout d'abord les retombées financières. Il laissait son magasin fermé le temps du voyage ce qui faisait des ventes en moins. Mais le riche homme d'affaire lui donna quelques nombres et arguments qui conforta Filrahen dans son choix. En même temps... il pouvait se le permettre... » L'acteur jouant le loup avança avec ses paquetages jusqu'à l'arrière de la carriole. Il leur désigna du doigt plus à droite, et y alla. Mais c'était hors de vue des spectateurs. Le comte le suivit. Les autres reprirent leur travail sur scène, leur figuration. « Il lui fut annoncé une bonne nouvelle. Il allait avoir une charrette rien que pour lui. Toutes les autres étaient remplies soit de gens pédants, soit d'aventuriers avides de mauvaises rencontres pour déverser leur sauvagerie ? Ces deux mondes étaient loin de celui de Filrahen et le comte pensait qu'il était mieux de mettre les gens se ressemblant ensemble. Tous les autres chariots étaient pleins, à savoir quatre ou cinq personnes. Il allait avoir de la chance... quoique... » La fille du comte traversa la scène en courant, de la gauche, vers la droite pour rejoindre son père, des pages ramenant ses affaires lentement « La nuit, le voyage pouvait continuer... Malheur pour le lycan. Il allait peut-être être sauvé, ou cela allait être pire, mais la fille du comte eut la permission de sa mère et put rejoindre le convoi. Son père accepta et la rajouta au chariot du tailleur, évidemment. Il lui faisait confiance pour sa simplicité. Elle pourrait prendre les rennes de nuit de cette façon ? Oui... il valait mieux. La fille était celle qui se trouvait sur le siège à coté de lui lors de la réunion, il la connaissait déjà de visage. Il aurait le temps de faire connaissance sur le trajet... »
Le rideau se ferma. L'auditoire leva les yeux vers les bougies qui n'étaient pas à leur fin de vie et se demandèrent si c'était un entre acte. De peur, ils ne parlèrent pas, et ils firent bien. Le rideau se rouvrit vite, et l'on vit un décor avec plusieurs chariots, et une vraie carriole sur la scène en premier plan ! Enfin premier plan, il y avait toujours le vieillard sur sa chaise qui apparaissait en premier lieu avec la charrette derrière lui. La moitié de la toile fut retirée pour que l'on puisse voir l'intérieur du véhicule. La jeune femme arrivée de dernière minute était à l'intérieur assis sur plusieurs bagages, le lycan lui était sur le siège du conducteur, les rennes entre les mains. Sans préambule comme la scène précédente, l'homme âgé reprit son histoire.
« L'expédition était dirigé par des baroudeurs en amont, des hommes balafrés et armés, des hommes déformaient par les blessures, la douleur et la sauvage nature. Dans le deuxième chariot, des hommes plutôt bien habillés, mais pas assez pour ne pas vouloir se salir, des personnes qui pouvaient s'apparenter au rang social de Filrahen s'ils n'avaient pas cet air dédaigneux sur le visage. Le troisième chariot était un véhicule guidé par un homme aux cheveux noirs de jais, robuste et charismatique. Il se dégageait une ambiance de taverne dans cette carriole, une sorte de bande de bons copains. Et tout à l'arrière, notre héros et la demoiselle... »
Il s'arrêta puis se retourna vers le chariot, donnant un coup dans le bois. La jeune fille se redressa alors.
- Désolée d'avoir été si expéditive à notre première discussion. Je n'aime pas parler avec les inconnus que je ne vois qu'une fois dans ma vie, la plupart des invités de mon père. Mais comme nous risquons de passer plusieurs jours ensemble.. autant nouer le dialogue non ?
Elle sourit et posa ses coudes sur le siège passager à coté du loup, pour voir un peu mieux la route.
- Ne vous excusez de rien, reprit l'homme aux cheveux blancs tenant les rennes, je vous comprends. Je suis bien heureux d'être en si bonne compagnie.
L'acteur sourit et ils continuèrent de simuler une discussion quand le vieux reprit.
« Et ils bavardèrent pour tuer le temps, racontant chacun des éléments de leur vie. Omettant évidement tous les deux leurs actes les plus compromettant ou leur secret inavouable. Comme la lycanthropie de notre héros. Je sais, vous êtes dubitatifs jeune gens, mais ne vous inquiétez pas, la lumière sera faite sur ce point plus tard, et vous me croirez... »
Les nobles se regardèrent un peu paniqués ou du moins tendus. Les bougies arrivèrent au bout de leur vie et petit à petit, la salle fut plongée dans l'obscurité la plus totale. Sur scène, les trois comédiens sourièrent.



Des bougies s'allumèrent en haut du décor derrière des vitraux rougeâtres, rosés. On aurait cru à un vrai crépuscule. Les dialogues reprirent après un coup du vieux dans la charrette, une fois de plus.

-Il se fait tard... le soleil se couche et bientôt nous ne verrons rien... dit le faux Filrahen, anxieux de la pénombre nocturne, il siffla alors les chariots devant qui ralentirent.
-Je pense que c'est le mieux aussi, nous avons parcouru une belle distance aujourd'hui...
Le vieillard reprit. « Alors que les conducteur des calèches se tournèrent vers Filrahen qui scrutait le ciel, il proposa son idée. A sa grande surprise, tout le monde fut d'accord et ils se mirent en dehors du sentier. Ils avaient pour ordre de ne pas bivouaquer dehors, mais dans le chariot, une proposition que le tailleur avait fait avec les arguments qu'en cas d'attaque, le matériel était à portée de main ou les rennes pour la fuite. Et le comte avait accepté. Ainsi, après avoir fermé de tissu l'issu à l'extérieur du coté des sièges et de l'arrière de la carriole, Filrahen n'avait plus aucun soucis à se faire. Empilant avec la demoiselle, les bagages de façon à avoir plus de place, ils s'enfouirent dans leur couverture chacun de leur coté. Dame Freyja était une jolie jeune femme, timide aux premiers abords mais qui s'était sentit plus à l'aise auprès de notre héros durant cette journée. Les calèches étant prévu pour quatre à la base, vous vous doutez bien qu'ils avaient assez de place pour ne pas être trop à proximité l'un de l'autre. Et tant mieux, le comte ne l'avait pas placé là pour rien pensait le lycan. La nuit se passa, il faisait froid mais les duvets tenaient assez chaud pour dormir. Au matin, la jeune femme réveilla le tailleur en le secouant un peu et d'une voix douce. Émergeant petit à petit, il ouvrit la tenture de la carriole pour voir la lumière du jour. Déjà dehors, les autres s'affairaient pour préparer le petit déjeuner. Les deux bourgeois les rejoignirent peu de temps après. Plusieurs groupes s'étaient formés mais il y avait surtout deux. L'équipée du troisième chariot et le reste. Filrahen ne fit que peu attention aux autres personnes. Tout ce qui l’intéressait était de garder son secret et de finir ce voyage. »
Le public était tiraillé. Y avait-il un vrai secret ou non finalement ? Pendant cette interrogation, les acteurs s'étaient déplacés, descendant du chariot pour se regrouper avec d'autres nouveaux intervenant en rond, dans la semi obscurité de la salle. Le rideau tomba de nouveau. Mais on entendit la voix du vieillard à travers le tissu retentirent, alors que les spectateurs étaient maintenant dans la pénombre.
« Et les jours s’enchaînèrent plus ou moins de la même façon. Cinq jours pour être précis. Précision dont l'utilité est à démontrer. Si cette utilité existe. Néanmoins, le sixième jour, il se produisit quelques choses. Une chose horrible. Une chose dont votre misérable imagination n'aurait pu suspecter l'arrivée. Vous allez bientôt découvrir ce que c'est... »
Sa voix disparue dans l'obscurité et le suspense fut palpable. Alors que l'on rallumait les bougies pour un nouvel acte, des murmures se firent entendre à nouveau. L'attention des nobles était revenue. Et bientôt, dans la chaleureuse lumière des flammes du théâtre, nous saurions enfin ce qui allait se passer.
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