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 Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.

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Elvira K. Morrigan
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MessageSujet: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Mer 31 Aoû - 22:17

Les rayons du soleil levant vinrent caresser le visage de la louve. Doucement sa lumière la sortie des bras de Morphée. Elle s’assit au bord de son lit, prenant son temps et s’étirant avec soin. Soudain, elle réalisa que sa journée était bien trop chargée pour s’autorise à agir ainsi. Elle sauta sur ses deux jambes, attrapa les premiers vêtements qui lui passaient sous la main. Un corset violet, une jupe courte en dentelles noires, des bottes. Elle passa rapidement devant la coiffeuse et attacha ses cheveux en deux couettes hautes, avec des foulards aux couleurs assorties à son corset. Un sac était au pied de son lit, elle le ramassa et descendit. Un fois en bas, elle attrapa un morceau de pain et le mangea. Elle se dirigea vers sa salle de rangement, sortit la clef qui était dans sa poche et l’inséra avant de la faire tourner et d’ouvrir la porte. Elle déposa au fond de son sac de multiples accessoires destinés à être utilisés dans un de ces spectacles. Elle prit également trois poignards, elle plaça les premiers dans chacune de ses bottes et le dernier à sa ceinture, sa pourtant dépasser pour ne pas déformer les habits et attirer l’oeil.

L’heure de son spectacle quotidien était bientôt arrivée. Elle se pressa, bousculant quelques passants sur son passage, mais en prenant grand soin de s’excuser. Elle ne devait pas se retarder plus et se créer des problèmes n’était pas son intention première. Quand on vit sous couverture l’essentiel est de faire chaque jour ce que les autres ont l’habitude de vous voir faire. Dans une ville comme Paris où les ragots sont nombreux et s’échappent très vite, c’est un règle encore plus importante. Eris se devait absolument d’être à l’heure sur la place où elle donnait ses représentations. A son arrivée, une petite dizaine de personne était déjà là à l’attendre. Cela lui fit chaud au cœur. C’était toujours agréable pour Eris de voir que les gens lui étaient parfois fidèles et revenaient la voir dans ses spectacle. Elle aimait les voir satisfaits avec un large sourire affiché sur leur visage. Eris lui rendit ce même sourire et monta sur la fontaine, après avoir déposé son sac à côté d’elle. Elle s’inclina pour tous les saluer. Sans attendre plus longtemps, elle démarra la prestation. Pratiquement tous ces instruments furent utilisés. Ce jour-là, elle fit un tour de massue, d’acrobaties avec un peu de danse, de bolas et finit un impressionnant tour de cracheur de feu. Elle aimait bien jouer ce moment là en dernier, car il était l’un des plus impressionnant. Le feu faisait reculer les passants qui étaient légèrement effrayés, les pirouettes qu’effectuait la saltimbanque les fascinés. C’est avec un spectacle comme celui-ci que les spectateurs repartent avec une bonne idée. Un sentiment d’émerveillement et fascination les retient encore durant quelques instants. De ce fait, lorsque la louve s’en va, il s parlent entre eux et par la suite, font de même à leur entourage. C’est ce qui fait d’Eris l’une des meilleures saltimbanques de la ville, avec une excellente réputation. Elle lança un regard à l’assemblée de curieux, un regard espiègle et cracha une dernière fois du feu. Elle récupéra son sac au vol puis s’échappa dans les rues.

Eris devait se rendre au palais durant la soirée. Un riche comte lui avait demandé de faire une prestation de funambule, après avoir assisté à un de ses spectacles de rue. C’était à l’occasion de l’anniversaire de sa jeune femme, qui était friande d’exotisme et de couleurs. Il y aurait en plus du couple, quelques uns de leurs amis. Tous faisaient partis de la haute société. Seulement, avant d’aller les rejoindre, elle devait s’acheter une corde un peu plus épaisse, que celle qui était déjà en sa possession. Elle se rendit chez un commerçant capable de lui en fournir une digne de ce nom. Elle le paya plus que nécessaire et repartit en direction de chez de la Lune Ardente. Une fois chez elle, Eris du changer de tenue. Se rendre au château exigeait d’avoir une tenue qui corresponde à l’étiquette. Elle revêtit une jupe rouge avec de la dentelle noire par-dessus son pantalon et prit également un chemise noire. Elle remonta ses cheveux en une seule et unique queue de cheval.

L’heure tournait et il était temps de partir, elle avait rendez-vous au salon, mais le spectacle aurait lieu près du balcon. Une fois dans l’entrée, un domestique, qui avait été chargé de s’occuper d’ele à son arrivée, vint l’accueillir avec une extrême gentillesse. Il l’amena dans le salon où tous ses futurs spectateurs l’attendaient.


« Bonjour Mademoiselle, Entrez ! Entrez ! » Elle obéit calmement et se rapprocha d’eux. «J’ai demandé à des domestiques d’installer votre corde entre un arbre et le balcon principal. Donnez votre corde à Louis derrière vous. »Eris se retourna et fit ce qu’on lui avait demandé en adressant un sourire au jeune domestique. La louve resta isolée dans un coin de la pièce. Elle évitait généralement de se mêler aux nobles de cette manière. Elle les écoutait, un peu affligée par leurs manières et leurs comportements. Un quart d’heure plus tard, le domestique fit son apparition car la corde était installée.

Ils se rendirent tous au balcon principal ; Eris enleva la jupe, maintenant en pantalon. Elle monta sur la rambarde. Une fois debout, elle ferma les yeux et contrôla sa respiration, afin de se concentrer. Elle leva un pied et le posa doucement sur le fil, attendit quelques secondes et plaça le suivant. Elle prit son temps pour se stabilisée, toujours calme. Elle devait faire l’allé et le retour. Malgré la hauteur, elle n’était pas perturber, bien au contraire. Elle aimait avoir des poussées d’adrénaline et était à l’aise sur la corde. Elle avançait avec grâce. L’allé fut rapide et le plus compliqué arrivait maintenant : le demi-tour. Elle se mit sur la pointe des pieds et tourna rapidement, en évitant les gestes brusques. Elle perdit un instant son équilibre, mais le reprit très vite ; avec talent. Une fois de retour sur le balcon, les femmes la regardaient avec des gros yeux, encore sous le choc, une main devant la bouche. On l’applaudit, la remercia et le Comte la paya gracieusement, puis ils partirent, la laissant seule.

La nuit était fraîche et agréable. De plus, elle se trouvait dans le château, chose plutôt rare pour une fille comme elle et, elle souhaitait en profiter. Elle prit donc la décision de rester. Elle s’assit sur le bord, les jambes pendantes. Elle ferma les yeux pour apprécier le calme. Il était si bon de se retrouver seul..

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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Dim 4 Sep - 11:28


    Ciel ce que je m'ennuyais ! Le soleil se levant peu à peu dans le ciel il m'était interdit de sortir à l'extérieur au risque de bruler ma peau blafarde, je n'avais donc d'autre choix que de rester cloitrer au château et Dieu seul savait à quel point j'avais horreur d'être prise par l'ennuie ! Être un être de sang froid avait quelques inconvénients, malgré que mon sang soit le plus pur qui soit ici bas. Soupirant alors d'agacement, allonger sur un de mes multiples canapés richement décorée dans mes appartements, je réfléchissais subitement à une solution pour résoudre ce petit traqua perpétuel et quotidien. Effectivement cela peut paraitre dérisoire venant de moi mais l'éternité était ... Très très longue. Je me devais donc d'être créative pour me divertir le plus possible afin que cette éternité ne soit un réel fardeau. Et la solution qui me vint tout de suite à l'esprit, étant plus qu'évidente selon moi, était de m'amuser avec le premier venu. Oubliez tout de suite les idées mal placées, je n'usais guère du plaisir charnel. J'avais bien trop d'égo pour m'offrir à n'importe qui. Non, ce que je voulais dire par là était bien sûre de me nourrir en employant certains moyens en manipulant bien ma proie si chétive et innocente. Les humains étaient faibles. Et mon pêché mignon était les beaux jeunes hommes. Va savoir pourquoi, j'ai toujours aimé ce qui était beau.
    Bref, me levant donc une servante à ma solde m'aida à me préparer convenablement se résumant en une très belle robe rouge pétante qui en ferait pâlir plus d'un, de quelques accessoires - coquette que j'étais - et d'une coiffure digne de mon rang. Les humains étant plus idiots que des pigeons ils ne faisaient attention qu'à l'apparence d'où le fait que j'arrivais très facilement - à mon plus grand regret - à les tromper, ma beauté naturelle étant presque inhumaine. Ceci fait, je sortis de mes appartements arpentant alors doucement les longs couloirs du palais royal qui selon moi était bien trop décoré. La noblesse était synonyme de surplus, je n'en avais toujours pas l'habitude malgré que j'aimais le luxe. Marchant alors pendant une trentaine de minutes, un jeune inconnu arriva enfin sur mon chemin à mon plus grand bonheur. Jeune et beau je n'en demandais pas plus ! Tout à fait à mon goût, je remarquais très vite qu'il avait déjà succomber à mon charme, spécialité chez les vampires. Jouant alors la carte de la séduction, je l'obtenue très vite en poche et l'amenai alors dans un coin reculé et sûr du château pour mieux l'isoler et ainsi ... le manger tranquillement.

    - « Et bien, compte Sullivan je suis heureuse de vous voir. Que faîtes-vous en cette heure bien matinale ? » Ce jeune idiot ne me retourna même pas la question bien trop subjuguer par ce qu'il voyait. Puis se reprenant peu à peu, rougissant fortement il finit par me donner une réponse peu sûr de lui ayant un trac monstre. Je pouvais aisément entendre les battements de son cœur. « Oh, ... Duchesse, je suis ravie de vous voir également. C'est une chance, croyez moi ... il est bien difficile ... De vous approchez lors de réception organisées ... Et aujourd'hui, je suis seul avec vous. Dieu me sourit ... »

    Oh non ! Dieu ne lui avait pas encore sourit, par contre j'allais faire en sorte que cela arrive très bientôt ... Le plus vite possible pour ainsi combler cette soif que je ne pouvais satisfaire. Je n'étais jamais repu. Pourquoi ? Parce que le sang était une véritable obsession égale à l'admiration que j'avais pour Alucard, mon frère ainé. Vous me direz que c'est normal pour un vampire, mais c'était bien différent. Mon obsession était bien plus forte qu'une simple admiration ou que d'un simple besoin. M'approchant alors doucement de ma proie, le regardant dans les yeux avec un adorable sourire - qui était faux bien évidemment - je vins l'enlacer d'une façon faussement timide, ce qui le rendit de suite rigide, ne bougeant plus. Humant alors délicatement et discrètement son odeur, je le mordis violemment avec une froideur telle que je ne montrais que de l'indifférence à son égard sur mon visage.
    Après ce rapide petit repas, je m'amusais avec différentes "activités" au château et je ne vis pas le temps passé à mon plus grand ravissement. La lueur du jour avait bien diminué et la soirée commençait à s'installer doucement. Sortant alors enfin à l'extérieur, les rayons du soleil bien amoindrit, j'entendis beaucoup de bruit vers le balcon principal du château. Curieuse je m'y rendis et vit alors plusieurs nobles s'amusaient en regardant une jeune fille faire son spectacle. Une saltimbanque certainement. Enfin ... Jeune fille était un bien grand mot quand on savait que sous cette douce apparence se cacher un loup dangereux pour ces primates. Je pouvais sentir ces animaux sauvages à des mètres ! Restant en retrait, ne voulant guère m'intégrer à cette foule tout bonnement parce que je n'appréciais pas spécialement la foule, je regardais cette inconnue avec un œil attentif. Il n'était pas rare de voir des loups en ces lieux, beaucoup d'entre eux étaient nobles. Personnellement, malgré que je sois un des vampires créateur du clan, je n'avais aucune opinion précise sur eux. Je n'avais pas de haine, ni une once d'amitié pour ces animaux. J'étais dans l'indifférence la plus totale à leur égard à la différence de ceux qui était radical à ce sujet. Eh oui, beaucoup pensés qu'il fallait les exterminer pour le bien de tous.
    Regardant l'inconnue qui était douée à première vue, je vins m'adosser à une colonne de marbre, la regardant avec intérêt.


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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Dim 4 Sep - 16:38

Eris ne s’était posée que depuis quelques secondes, lorsqu’elle sentit une présence, qu’elle n’avait pas remarquée plus tôt. Avec toute l’agitation qu’avaient faite tous ces humains autour d’elle, leur odeur avait caché celle d’un vampire. Elle soupira. Elle qui avait espérait une soirée douce et agréable, elle se retrouvait face à un membre de ces « sangsues », comme certains de ses congénères s’amusaient à les appeler. La saltimbanque les nommait tout simplement « vampire » puisque c’était leur nom et leur nature. Elle n’avait rien contre eux. A ses yeux, ils étaient comme elle et comme les lycanthropes, prisonniers d’une jeunesse éternelle, à tout jamais détenteurs de secrets exceptionnels et, pions, ou bien soldats d’une guerre qui durait depuis des siècles et dont ils n’étaient pas tous à l’origine. Les temps avaient changés. Certes, des membres des deux partis haïssaient les autres, mais tous n’étaient pas du même avis. Chez les lycanthropes tout comme chez les vampires, ou bien même chez les humains, certains sont bons, d’autres moins. Il y a des tolérants, des agressifs, des solitaires. Si certains choisissaient de ce battre et même de mourir pour une guerre qui ne trouvera jamais sa clef, d’autres voulaient apprendre à connaitre l’espèce qui étaient qualifiés d’adversaire. D’autres encore, étaient tout simplement indifférent et vivaient à leur manière.

La jeune louve ne participait qu’indirectement à cette guerre sans pareille. Elle faisait partie des solitaires, mais obéissait avec honneur à son maître. C’est uniquement de cette manière, qu’elle pouvait jouer un rôle. Loup-garous, humains et vampires, directement ou indirectement ceux qui faisaient taches étaient éliminés et, ce n’était pas leurs positions sociales ou leurs rôles qui changeraient la donne. Eris ne faisait pas de manière, elle s’exécutait et ne faisait pas de différence. Cela faisait bien longtemps, que la saltimbanque ne s’était pas retrouvée en compagnie d’un vampire. Elle ne s’était pas fait que des ennemis dans la race, bien au contraire et, avec la soirée qu’elle avait envisagée…Elle espérait vraiment que ce vampire ne serait pas agressif. Une agréable rencontre serait la bienvenue, mais elle réagirait en fonction de lui…ou d’elle ?

Elle se tourna lentement, plaçant ses jambes sur la large rambarde. Là, appuyait contre le marbre, se tenait une belle femme. Un visage un peu ovale, des cheveux longs d’un bleu exceptionnel, des yeux azuréens, une peau parfaite, des formes avantageuses… Tout en elle respirait beauté et pureté. Cette apparence était très attirante pour le commun des mortels, mais Eris devinait, que la vampire caché surement un jeu des plus fourbe. Cruauté, envie ou simple ? De même qu’Eris, elle était parfois obligée d’obéir à ses pulsions « animales » pour se nourrir. Pour survivre et pour avancer. Eris lui sourit. Rien de caché derrière cela, un véritable sourire. Il n’engager à rien. Rien n’obligeait la louve à donner son vrai nom et, encore moins à donner son métier.


« Bonsoir. Qui me fait cet honneur ? »

Etaient-elles de futures amies ? Ennemies ? C’était à son interlocutrice d’en décider. Elle avait les raines en mains et, si Eris trouvait en elle, une personne surprenante..Satisfaisante pour sa curiosité et avec un caractère, qui pourrait être en accord avec le sien…la soirée serait tout simplement parfaite.

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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Jeu 8 Sep - 18:02

    Je devais admettre qu'en la regardant minutieusement, cette demoiselle - si je puis dire -, était très douée dans son domaine de prédilection malgré qu'elle soit des "leurs". Comme je l'avais déjà dit à de nombreuses reprises je me fichais bien d'où venaient les gens. Loup, vampire ou humain cela n'avait tout bonnement pas d'importance quand on voyait les choses à ma façon. Effectivement pour moi la vie n'était qu'une partie d'échec d'on je tenais le rôle de "reine" des vampires, les autres qu'en à eux étaient les petits soldats que je manipulais à ma guise uniquement dans mon propre intérêt et celui bien sûr de mes congénères à canines à pointus. En conclusion, tous étaient du même niveau même si je dois avouer que je privilégiais "légèrement" les êtres de la nuit.

    Bref, en pleine réflexion avec moi-même je continuais tout de même de regarder le spectacle de cette louve saltimbanque, regardant en passant le public assez restreint je dois dire qui était aussi en pleine contemplation. Il s'agissait d'une famille noble évidemment, je les avais déjà vus lors de réception au château, mais de là à leur donner un nom ... Les choses super-flux m'échappaient toujours ! Ce petit détail me surprenait d'ailleurs. Il était fort rare qu'un noble surtout comte puisse faire entrer une personne de bas étage dans la demeure du coupe royal. Comte était certes un grand titre à ne pas prendre à la légère, mais il n'était pas assez puissant pour ce genre de requête. Peut être un cadeau d'une tierce personne ? Après tout c'était l'anniversaire d'un de ces enfants en train de glousser au vu des multiples friandises présentes. Je n'eus le temps d'y réfléchir un peu plus, qu'une voix féminine qui m'était adresser ce fit entendre.
    C'était la saltimbanque. Une douce voix pour un visage d'ange ! Tout concordait pour tromper l'ennemi, mais pas moi. Esquissant un léger sourire presque imperceptible, soupirant un peu même de m'être fait remarquer aussi facilement, je sortis de l'ombre, suivant alors la lueur de la lune. A peine ai-je fais un pas que tous les regards se posèrent sur moi. Ces misérables humains s'inclinant devant moi, je n'étais hélas inconnu de personne ici bas. Après de brève salutation de ma part pour cette charmante famille que j'allais surement manger un jour, ils furent quelques peu surpris par les paroles de cette louve. Il lui manquait cruellement de délicatesse et de savoir vivre selon moi.

    - « Les bonnes manières exigent que l'on se présente avant de quémander quelque chose ... Mais je n'en tiendrais pas rigueur étant donné votre tenue. » Évidemment je faisais référence à ses vêtements bas de gamme ainsi qu'à son rang ... Inexistant. Je n'aimais pas beaucoup que l'on néglige les manières nobles, je n'étais pas duchesse pour rien. En venant au château, il était indispensable de suivre l'étiquette, de se fondre dans la masse et surtout d'avoir un minimum de tenu en respectant les rangs sous peine d'être durement puni. Tel était les lois. « Je me nomme Megane Vanderkan ... Je préciserais que je ne veux point votre nom de scène ... »

    Je n'avais aucune gêne à lui informer mon identité complète, car j'étais fière d'être l'une des créatrices vampires. Notre blason était l'honneur suprême à mes yeux. De toute manière, si elle était bien informé, elle devait savoir aisément qui j'étais vraiment ... Quel rôle je tenais dans cette histoire sans fin et surtout fantasque aux yeux des humains. J'attendais donc une quelconque réaction de sa part pour confirmer si oui ou non mon nom lui était familier. Mes yeux étaient rivés sur elle, la regardant sans gênes. Cependant je sentais quand même les regards des humains sur nous. Les uns très surpris, les autres choqués face à ce manque de bonne manière. Pourtant aucuns n'osaient interférer de peut de me froisser.
    Détachant finalement mon regard d'elle, mon attention visa alors ce troupeau de mouton plus idiots les uns que les autres. Mon regard en disait long sur ce que je voulais, ne cachant aucunement mes désirs ... Ou devrais-je dire mes caprices. Leur lançant alors un regard froid qui disait haut et fort "Je voudrais être seule avec elle", les nobles me saluèrent de nouveau puis quittèrent les lieux à mon plus grand bonheur. Je voulais discuter avec elle sans contrainte, sans aucune retenue. Les humains étant une gêne pour la longévité de notre existence je me devais d'être prudente, malgré que je sois Megane Vanderkan. Les lieux riens qu'à nous, j'esquissais un large sourire d'ange la regardant de manière bienveillante. Il ne fallait pas se leurrer. J'étais gentille ... En apparence. J'avais différent masque pour chaque situation, et actuellement ce que je voulais c'était la mettre en confiance. Je ne voulais pas qu'elle ait peur de moi.

    - « Je suis toute à vous maintenant que ces morceaux de viande ne sont plus là pour accaparer toute mon attention ... Si vous voyez ce que je veux dire. »

    Riant à mes paroles d'un rire cristallin, je vins m'approcher un peu plus d'elle nullement effrayer par les lycans. Peut-être était-ce une faiblesse mais je n'avais peur de personne en ce monde. J'étais puissante et ayant des siècles d'existence j'en avais vu des choses. Une légère brise traversa le balcon faisant alors danser mes longs cheveux, je pu alors distinguer son odeur avec plus de précision. Sans surprise elle n'était pas une sang pur, sinon elle aurait vécu au château. Attendant patiemment, je regardais les environs.
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Elvira K. Morrigan
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Sam 17 Sep - 16:01

La question qu’elle avait posée précédemment, était sans un réel intérêt. Oui, elle le sentait, peut-être plus que la plupart des lycanthropes mordus, la femme présente, cette vampire…Etait une sang-pur. Cependant, elle préférait qu’elle se présente elle-même, comme dans la plus commune des conversations. Bien qu’elle ne vive pas au château, Eris connaissait au moins de vue, une majorité des habitants du palais. Vampires, Loup-garous et autres humains, peu lui étaient réellement inconnus.

« Les bonnes manières exigent que l'on se présente avant de quémander quelque chose ... Mais je n'en tiendrais pas rigueur étant donné votre tenue. Je me nomme Megane Vanderkan ... Je préciserais que je ne veux point votre nom de scène ... »

Pouah, qu’est-ce qu’elle pouvait détester tous ces petits prétentieux de la haute société. Ils s’amusaient et se complaisaient à juger par les apparences. Pour eux, ne pas faire partit de la noblesse voulait forcément dire que l’on est un moins que rien. Ils se pensent supérieur…En quoi ? La société était souvent mal faite et, bien des bourgeois ou des citadins avaient beaucoup plus de valeurs que n’importe lequel d’entre eux. Est-ce que Eris pensait qu’elle avait sa place parmi eux ? Certainement pas. Dans un premier temps, parce qu’elle se donnait le droit de vie ou de mort sur beaucoup de personne et, que d’ordinaire personne ne devait s’attribuer se droit. Néanmoins, peu lui importait, elle aimait ce qu’elle faisait, elle aimait faire couler le sang et rien, ne l’empêcherait de continuer ainsi, sauf peut-être son maître ou le fait qu’on lui donne la mort. Et dans un second temps, parce qu’elle chérissait trop sa liberté. Parce qu’elle était trop vive et impulsive, et que ça franchise serait mal vue au cœur de la noblesse.

La remarque que venait de faire la sang-pur, rappela à la saltimbanque qu’elle n’avait pas remit la tenue dans laquelle, elle était arrivée en début de soirée. C’était maintenant trop tard et, ne serait-ce que par défi vis-à-vis de cette prétentieuse, elle ne la remettrait pas. C’était risqué, car si jamais elles en venaient à se battre, Eris n’aurait pas autant de chance que fasse à une de ses victimes. Des siècles entiers se déroulaient derrières chacun de ses pas et, elle lui était donc supérieure par la force. Cependant, c’était dans sa nature, elle était provocatrice et, ce n’était pas près de changer. Le jour, où quelqu’un serait capable de lui faire admettre que ses agissements n’étaient pas toujours les bons, n’était pas encore arrivé.


« Je me nomme Evey Duncan ». Elle imita une petite révérence, un fin sourire étalé sur son visage d’enfant. « Très chère duchesse. »

Effectivement, elle n’avait pas donné son nom de scène et quoi qu’il en soit, elle n’aurait rien gagné à donner ce pseudonyme, mais elle n’en avait pas pour autant donné son nom réel. Sa véritable identité restait cachée, elle devait simplement donner un de ses noms d’emprunts. Evey, Laura, Eris ou Lady poison étaient toutes les mêmes personnes, qui le savaient réellement…Bien peu de gens. Une poignée de personne en qui elle avait une confiance inébranlable.

« Je suis toute à vous maintenant que ces morceaux de viande ne sont plus là pour accaparer toute mon attention ... Si vous voyez ce que je veux dire. »

Son rire s’éleva, tout aussi inattendue que ridicule aux yeux de la lycanthrope. La vampire se trompait bel et bien, car si elle avait été réellement était « toute entière » et destinée à Eris, elle serait morte, ou tout du moins, puisqu’Eris ne pourrait pas se débarrasser avec autant de facilité cet adversaire, le combat aurait déjà été engagé. Ce que se demandait à présent la saltimbanque, c’est ce qu’elles allaient pouvoir ce dire. Tout semblait les différencier. Leur classe sociale, leur caractère…Eris n’arrivait pas à comprendre qu’elle tournure prendrait cette soirée, qui avait pourtant si bien commencé.
Toujours très active, Eris ne pu s’empêchait de se lever, se mettant ainsi, debout sur la rambarde et d’avancer, pour se rapprocher de la sang-pur. Elle la regarda longuement.


« Je me demande ce qu’une sang-pur comme vous, peut bien trouver à venir faire un tour auprès d’une viande aussi fade ? A moins que ce ne soit mon petit tour qui est éveillé votre curiosité…ce serait tout de même amusant… »

Amusant ? Oui et non. Plutôt commun et sans intérêt, même s’il était vrai, qu’il devait être surprenant de voir une bourgeoise et qui plus est, une saltimbanque dans l’enceinte du château. Elle regarda a travers la fenêtre. Maintenant que la vampire lui avait fait remarquer ces morceaux de viandes, Eris pour qui, ils étaient des clients normaux jusqu’à présent…en aurait bien croqué un bout. Elle avait cette fâcheuse tendance, de se nourrir quand elle en avait envie. Elle ne rejetait pas l’animal qui était en elle et, avait plutôt tendance à l’accueillir à bras ouverts. C’était plutôt mal vu, même dans sa communauté…Mais tellement jouissif d’agir avec l’insouciance des bêtes.


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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Jeu 22 Sep - 22:38


    La prétention était une chose que j'aimais manipuler malgré que peu de personnes aimait ce genre de trait de caractère. Alors, pourquoi donc l'utiliser me diriez-vous ... Et bien je vous répondrez alors qu'il n'y avait pas meilleur moyen pour évaluer le self contrôle des gens, et surtout de les agacés. Et apparemment ça marchait sur cette jeune demoiselle qui devait bien connaitre l'égo sur dimensionner des nobles. Un seul petit mot pouvait rendre un gentleman aussi fou que malpoli. Le pouvoir des mots était fascinant, et je ne me gênais pas pour en user avec autrui. La manipulation était un art qu'on sculptait pour atteindre la perfection. Et puis, tout était bon pour converser et surtout pour me divertir. J'étais bien élevée seulement quand la situation l'exigée. Il n'y avait donc que deux personnes qui pouvaient se vanter d'avoir un respect inébranlable de ma part. Mon frère ainé, et cet idiot (mortel de surcroit) aux cheveux de blé, qu'on appelait Roi. Quelle ironie ... Oui, l'hypocrisie était un de mes défauts ... Enfin cela dépendait du point de vue, pour moi c'était un outil nécessaire à ma survie dans ce monde régit par l'argent et la frivolité. Il ne fallait pas se leurrer, s'il n'y avait pas ce système stupide de hiérarchie j'aurais crié haut et fort ce que je pensais. Voilà encore une erreur de ces minables.

    « Politesse. La plus acceptable des hypocrisies. »
    [Ambrose Bierce]
    Et là, j'avais en face de moi non seulement une louve, mais une saltimbanque. Autant dire qu'il n'y avait aucune raison pour que je me montre aimable. Et ce n'était pas la "duchesse" qui parlait mais bel et bien mon ego de Vanderkan. Nous étions bien plus que des nobles pour les êtres de la nuit, nous étions mes frères et moi les créateurs du clan. J'étais Reine Mère. Oui j'avais une fierté aussi sur dimensionner que celle de Dieu. Et la saltimbanque en avait-elle une ? C'était une question à ne même pas poser. Les loups étaient aussi fières que nous. Il suffisait de voir la façon de parler de cette jeune fille, elle était provocante en ayant conscience que j'étais une sang pur. Stupide ou suicidaire ? J'hésitais. Evey Duncan ... Elle avait de l'audace, j'aimais ce genre de personne étant moi-même ainsi. Et au vu de son regard elle n'était pas aussi angélique que son visage le montrait. Pas à cause de son côté lycanthrope (quoi que) mais à cause de son côté sanguinaire. Les tueurs étaient des collègues qui se reconnaissaient. Elle sentait le sang à des kilomètres. La vilaine, elle cachait bien les apparences !

    « Il n'y a qu'une façon de s'égaler aux dieux : il suffit d'être aussi cruel qu'eux. »
    [Albert Camus]
    Mon inlassable sourire disparut pour laisser place au visage que j'avais toujours eût. Un visage montrant une indifférence totale, et tout aussi cruel que froid. Faisant tomber les masques, je n'avais rien à cacher face à l'ennemi. Car oui, malgré le peu de puissance qu'elle pouvait avoir face à moi s'en était une. Les loups ont toujours été des ennemis naturels malgré que je me fichais éperdument de leur sort dans ce monde sans pitié. Non, je n'allais pas lancer les hostilités, mais si elle osait quoi que ce soit qui pouvait malheureusement me froisser j'allais être foncièrement méchante. J'écrasais tout ce qui bougeait, la compassion n'étant pas mon fort j'étais guidé par mes plus monstrueux instincts. Oui, j'étais un monstre je ne le cachais pas. Ayant était éduquée par "le" monstre lui-même il ne pouvait y avoir d'autres alternatives.

    - « Duchesse ? Évitons le protocole ... Les faux semblants ne sont utiles que pour les humains. Vous ne cachez pas le fait que la noblesse vous rebute alors à quoi bon jouer la comédie ? Je vis sans cesse dans l'hypocrisie, alors un peu de sincérité ne me ferait pas de mal. » M'accoudant au balcon, je respirais doucement l'air frais de cette nuit calme, la louve dans mon dos je pouvais en un instant le moindre de ses mouvements. « Je ne mange pas de viande pleine de poils ... Par contre, j'aime ce qui est inattendu. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir un numéro de saltimbanque, et vous savez à quel point l'éternité est longue. Alors, un rien m'amuse. »

    Dire que je ne goûtais pas au lycan était quelque peu contraire à mes principes. Je ne faisais aucune discrimination, je mangeais des mets divers tant des loups que des humains. Je lui avais juste lancer cette petite pique pour la faire réagir.


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Elvira K. Morrigan
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Ven 23 Sep - 23:04

Le choix d'une liberté n'est pas aisé à faire lorsque l'on est soi-même sous l'emprise de faux-semblants.
[Thérèse Renaud]


« Duchesse ? Évitons le protocole ... Les faux semblants ne sont utiles que pour les humains. Vous ne cachez pas le fait que la noblesse vous rebute alors à quoi bon jouer la comédie ? Je vis sans cesse dans l'hypocrisie, alors un peu de sincérité ne me ferait pas de mal. Je ne mange pas de viande pleine de poils ... Par contre, j'aime ce qui est inattendu. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut voir un numéro de saltimbanque, et vous savez à quel point l'éternité est longue. Alors, un rien m'amuse. »

Les faux-semblants, seulement utiles pour les humains, aux yeux de la saltimbanque, ce n’était pas vraiment le cas. Tout n’est que mascarade. Les vampires, les lycanthropes ou les simples mortels, tous portaient des masques et jouaient leur rôles à la perfection. Il ne fallait pas se voiler la face, c’était bien évidement nécessaire. Dans toute société quelle qu’elle soit, il ne faut pas chambouler les règles de bases, sous peines de représailles importantes, dans la ville lumière peut-être plus que n’importe quel autre endroit. Tout n’était qu’une question de temps, les conspirations étaient en places, les rumeurs parcouraient les rues de Paris à chaque instants, à chaque secondes…Les faux-semblants étaient plus qu’indispensables. On se devait d’être hypocrite, de s’inventer des noms, de se cacher et de se fondre dans la masse. Il fallait être idiot pour ne pas le penser. Idiot et continuer de jouer, les yeux fermés en avançant sur un terrain dangereux.

Megane n’était pas de genre de personne. Eris le sentait, elle en était certaine. La vampire était une femme orgueilleuse et elle la sentait prête à tout, mais pas forcément à mettre l’équilibre de race e danger. Elle semblait être spectatrice. Elle était vieille c’était certain et, le temps passer l’avait peut-être lassée. Neutre. Une observatrice, qui aurait placé des pions sur un plateau de jeu. Les dés étaient lancés et seul le destin déciderait, si destinée il y avait…

Ses provocations continuées et se n’était pas sans amuser la saltimbanque. Oui, la petite boule de poil était susceptible, mais pas idiote. Dans la situation actuelle, elle ne voyait pas l’intérêt de répondre à cette pique, qui était peut-être destinée à tester le caractère d’Eris. De plus, les vampires ou bien même les humains, pouvaient bien pensaient ce qu’ils voulaient des lycanthropes, la saltimbanque, elle, savait à quoi s’en tenir. Elle était fière d’être une fille de la lune et elle embrassait l’éternité avec la force d’avancer et de combattre. Elle voulait se montrait digne du cadeau qu’on lui avait fait. Certains pensaient, qu’ils n’étaient rien de plus que des bêtes et d’autres poussaient même jusqu’au monstre et ils avaient bien raison. Oui, les lycanthropes étaient des montres mais pas plus monstres que le commun des mortels. Le gibier était plus gros, mais les techniques les mêmes. L’impulsivité commune à tous les humains, les poussaient à agir sur un coup de tête, provoquant des bagarres, des guerres et des meurtres. Oui, des meurtriers. Leur nature était parfois bien stupide et cruelle.


« La noblesse ne me rebute que dans ses manières et dans ses prétentions. C’est ridicule…Mais passons, je pense que vous ne m’en tiendrez pas rigueur et quoi qu’il en soit, aucun noble de ne changera pour la parole d’une petite bourgeoise comme moi. »

Eris sourit et se tourna, se mettant à côté de la vampire, avant de se rasseoir de l même manière que précédemment. Elle ne mordrait pas ce soir. La Vanderkan ne semblait, pas plus qu’elle, apprécier cette idée. Elle ne souhaitait pas se battre depuis le début de la soirée, alors pourquoi aurait-elle soudainement changé d’avis. Il lui fallait des raisons pour se battre et une envie. Ce soir, elle état vidée de ses forces et préférait une soirée calme.

« Mon éternité est bien courte que la votre, c’est indiscutable, mais je comprends tout à fait. Néanmoins, tout reste une question de point de vue, et les ans qui se déroulent sous mes pas ne sont pas encore assez nombreux, je ne me sens pas lasse et je doute même que cela m’arrive un jour. »

Les paroles de la vampire revinrent alors à l’esprit d’Eris. Elle aimait l’inattendue, peut-être que la proposition de la saltimbanque pourrait alors lui plaire.

« Et si…L’espace d’un instant, d’une simple soirée…Nous oublions tout ce qui nous entoure. La routine, cette gueguerre entre vampire et lycan. Je vous propose de vous apprendre quelques tours, d’oublier votre rang de duchesse et de vivre comme je le fais. De partager ma passion. Se sera peut-être une manière de mieux nous découvrir l’une et l’autre…Et qui sait, peut-être avons-nous des points communs ?! »

Elle pouvait tout aussi bien refuser et la soirée tournerait court, à moins qu’elle n’ait une meilleure suggestion à faire à la saltimbanque. Elle tourna sa tête vers elle et, lui sourit gentiment.


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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Sam 1 Oct - 18:07

    Cette fille était bien naïve à mon goût, mais comment ne pas penser de la même façon qu'elle quand on était une mordue ? J'ouvris la première fois les yeux en ayant déjà comme bagage l'éternité. Je suis née ainsi et dieu seul sait quel âge j'avais réellement, même moi je ne m'en rappelais plus. Il fallait être idiot pour compter d'ailleurs, car l'infini n'avait pas de limite. Le poids de cette vie sans que la faucheuse ne me guette était au fil des années non pas insupportable mais désagréable dans le sens où la routine s'était vicieusement installer. C'était un mensonge que de dire qu'il fallait plus d'une vie pour tout vivre, moi il m'avait fallu à peu près quatre vingts ans ... Alors, quant-on avait comme moi plus de mille ans ça devenait forcément long. Alors, entendre de la bouche de cette "enfant" que la lassitude ne la toucherait pas me faisait sourire discrètement. Quel âge avait-elle pour être aussi imprudente face à moi ? Certes je n'avais montré aucun signe de malveillance, mais je pouvais l'achever en un claquement de doigt. C'était ça la puissance d'une sang pur telle que moi, je n'étais pas hautaine pour rien.

    - « La jeunesse est indiscutablement divertissante. Naïveté, impulsivité, ... Tout un tas de défaut amusant qui me font sourire. Je suis sûre que vous n'avez même pas dépassé deux siècles ... Face à moi, vous n'êtes qu'un nourrisson. Mais je vous assure et vous certifie que quand vous aurez passé le millénaire, l'éternité vous aura rongé jusqu'aux os. J'en ai vu beaucoup, bénir cette vie éternelle puis qui sont devenus fou et se donnèrent la mort eux-mêmes. »

    Si cette fille était sensiblement touchée par la guerre entre vampire et lycan et qu'elle était active dans celle-ci, elle devait alors travailler logiquement pour un des dix guerriers. Ce qui aurait pu être le motif de sa transformation soit dit en passant. Son créateur était l'un deux, j'en étais convaincue. A cette pensée, je ne pus m'empêcher de sourire en pensant à la bête sauvage qui lui faisait office de maitre, reniflant son odeur pour s'apercevoir qu'elle s'était entretenue avec moi, une Vanderkan ... Seigneur c'était exaltant rien qu'à l'imaginer ! En y pensant cela faisait longtemps que je n'avais pas vu ce sac à puce, mon "cher" Donovan. Cet idiot était enfin mort ? Ce n'était pas une grande perte pour le monde surtout pour ma stratégie. La vie était dure en étant chef d'une troupe !
    Mais sortant de mon imagination, Eris me fit une drôle de proposition. Partager sa passion, le métier qui la faisait vivre financièrement. Pourquoi pas ? Les galipettes n'étaient pas un secret pour moi, j'avais eu une jeunesse fougueuse. Regardant alors si personne n'avait de vue sur nous, d'un seul élan en me soutenant avec mes bras, je me tenais en équilibre sur le grand balcon. Peur du vide ? Non, sans nul doute. Tenant en équilibre avec facilité je regardais la jeune fille.

    - « Je suis très ouverte d'esprit. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que j'ai le titre de Duchesse que je me conduis comme telle ... Du moins, je ne me montre pas digne de mon rang quand je m'entretiens avec une personne qui n'est pas du même titre ... Alors effectivement, si vous pouvez me divertir je ne dis pas non. Mais en échange je veux le nom de votre maitre. »

    Regardant par la suite le paysage qui me faisait face, je respirais un grand bol d'air fermant doucement les yeux ayant espoir que mon esprit vogue même une seconde dans le plus lointain monde. Je pouvais tomber dans le vide à tout instant, mais mes instincts les plus primaires de vampire me protéger de cet incident malencontreux. Les humains étaient maladroit pour se tuer en tombant dans le vide, mais pas les enfants de la nuit.
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Mer 5 Oct - 15:59


Eris regarda longuement Megane, se demandant à quoi pouvait bien penser une vampire qui vivait depuis des millénaires. Elle la regarda de hauts en bas, cherchant le moindre détails de son être qui pouvait susciter l’intérêt de la saltimbanque ou de la bête qui était en elle. Mais, malgré la proposition qu'elle avait faite, elle doutait de se qui pouvait se passer durant la soirée. Leurs personnalités étaient bien trop différentes, pour qu'elles puissent réellement s'entendre. Certes, comme chez tout un chacun, la vampire devait avoir des points intéressants voir...agréables, mais plus la soirée poursuivait son cours, moins Eris semblait ouverte à l'idée de bien s'entendre avec cette suceuse de sang. Elle aimait rester optimiste mais visiblement elle était un peu trop solitaire et, préférait la compagnie des arbres et des animaux, ou bien même celle des défunts, à celle de tout être vivant. Cette rencontre en était encore la preuve.

« La jeunesse est indiscutablement divertissante. Naïveté, impulsivité, ... Tout un tas de défaut amusant qui me font sourire. Je suis sûre que vous n'avez même pas dépassé deux siècles ... Face à moi, vous n'êtes qu'un nourrisson. Mais je vous assure et vous certifie que quand vous aurez passé le millénaire, l'éternité vous aura rongé jusqu'aux os. J'en ai vu beaucoup, bénir cette vie éternelle puis qui sont devenus fou et se donnèrent la mort eux-mêmes. »

Eris ne s'était pas vraiment trompée, lorsqu'en début de soirée, elle avait pu penser que Megane était un femme cruelle et imbue de sa personne. Elle semblait si sûre d'elle et de ses propos, mais malgré ce qu'elle pouvait dire, la saltimbanque ne pensait pas se tromper. Elle était de nature enjouée et, ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était croqué la vie à pleine dents. Et cette existence, elle la vivait pleinement. A chaque meurtre, à chaque goutte de sang qu'elle faisait couler, à chaque moment passer avec les rares personnes qu'elle pouvait apprécier et avec surtout...en sa compagnie. Elle était encore jeune, il était peut être vrai qu'elle se trompait, mais elle n'appréciait guère cette femme hautaine, qui semblait se donner le pouvoir de juger la moindre existence.
Alors que la saltimbanque, se perdait dans ses pensées négatives à l'égard de son interlocutrice du « jour », celle-ci se mit en équilibre sur le bord du balcon...Comme en réponse à la proposition qu'elle avait émise plus tôt et, qu'elle pourrait peut-être regretter. Cette petite acrobatie était bien mignonne...


« Je suis très ouverte d'esprit. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que j'ai le titre de Duchesse que je me conduis comme telle ... Du moins, je ne me montre pas digne de mon rang quand je m'entretiens avec une personne qui n'est pas du même titre ... Alors effectivement, si vous pouvez me divertir je ne dis pas non. Mais en échange je veux le nom de votre maitre. »


Eris éclata de rire, sans aucune retenue. Cette vampire avait peut-être des années derrière elle, mais elle semblait pourtant croire que la saltimbanque pourrait livrer le nom de son maître, pour un simple petit marché. Une sorte de chantage pour que toutes deux partagent un moment ensemble. Et bien, la belle aux yeux d'azurs se trompait grandement. Il était bien amusant qu'elle l'image d'Eris comme une fille naïve mais qu'elle ose lui poser une telle question. Jamais, au grand jamais elle ne lui donnerait le nom de son maître. Elle avait fait un serment et, elle y resterait fidèle. Il avait fait d'elle ce qu'elle était et, elle l'aimait. De plus, si jamais elle donnait son nom, elle serait sévèrement puni par lui-même et, peut-être les neufs autres guerriers. Elle chérissait trop son éternité pour l'abandonner de cette manière et ce, malgré ce que pouvait dire Mégane. Si avec le temps, elle venait à se lasser, alors elle ferait en sorte de mourir selon son désir, mais pas de cette manière là.


« Vous pensez réellement, que je vais rentrer dans un combine telle que celle-ci ? Sachez très Lady, que malgré toutes vos années de sagesse, vous êtres vous aussi bien naïve pour penser que je vous donnerez si facilement le nom de mon maître. Vous qu'une vampire parmi tant d'autres, jusqu’à présent, je n'ai jamais divulguer son nom et croyez-moi, vous ne serez pas la première à qui je le donnerais. Des petites acrobaties en votre compagnie ne représentent absolument rien à côté de ce secret que j'affectionne et qui concerne un personne que j'estime énormément. Votre ne m'effraie pas plus que votre force. J'ai plus de respect pour ma personne et pour celle de mon maître, que pour la votre. Si vous ne pouvez pas comprendre cette idée...Oubliez-moi ou tuez-moi, si le cœur vous en dit. Je préfère mourir dignement plutôt qu'en faisant la révérence devant un sangsue hautaine. »


Oui,ce qu'elle venait de faire était dangereux et lui coûterait peut-être bien la vie, mais elle avait des convictions et des principes. Jamais elle ne s'abaisserait devant Megane. Elle avait du respect pour les anciens, qu'ils soient des Vanderkan ou l'un des dix guerriers, parce qu'ils représentaient le passé et la sagesse. Cependant, à l'instant présent, elle préférait encore cracher aux pieds de la duchesse plutôt que de s'abaisser ainsi devant elle. Elle détourna son regard et, se perdit au loin, dans l'immensité verdoyante et obscure de la forêt en pleine nuit. Non, elle ne fuyait pas...
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Ven 21 Oct - 10:50

    Si elle était stupide au point de croire que j'étais naïve, la nuit allait être très longue ... Apparemment elle confondait idiotie et bonne conduite. Après ses paroles, si je m'étais écouté je l'aurais écorcher vive sur- le-champ avec une telle violence que ça en aurait retourné des morts. Je faisais un grand effort pour me contenir car j'avais déjà imaginé mille et une façon de la tuer avec une souffrance telle qu'elle m'aurait supplier de l'achever. Et je dois dire que de voir cette fille couverte de sang me titiller dangereusement. Je n'aimais pas beaucoup les refus et encore moins quand c'était un louveteau qui m'en donnait. Oui, on pouvait dire que j'étais froissée et très peu de gens étaient encore vivants pour savoir à quel point je devenais susceptible par la suite. - Tuer pour un oui ou pour un non était le jeu qu'on favorisait Erick et moi en étant petit. - J'étais de la première génération et le manque de respect que me témoignait cette saltimbanque n'allait pas être gratuit. Elle n'avait pas peur de la mort, encore une stupidité de la jeunesse. Mais ce qu'elle ne savait pas c'est que mon châtiment préféré était justement la torture. La mort était un cadeau uniquement pour les privilégiés dont elle ne faisait pas partit, c'était un cadeau bien trop doux que je ne donnais que dans mes jours de petites compassions.
    Qu'elle ne me donne pas les informations que je donnais n'était pas un problème pour moi. Comme je l'avais remarqué, elle avait l'odeur de son dit maitre sur elle, elle sentait à des kilomètres le sang pur. Les guerriers lupins étaient des nobles, son créateur était donc dans le cercle fermé des habitants de ce château, j'allais alors savoir très rapidement qui cette rouquine servait si loyalement. Mais apparemment elle n'avait pas eu assez de cervelle pour le remarquer. C'était dommage, si elle me l'avait dit de sa bouche ça devait lui éviter ce que j'avais prévu pour elle malgré que sa loyauté était à mes yeux honorables.

    - « Vous est-il venue à l'esprit que je vous offre cette perche par pur courtoisie ? Je vous aurais depuis longtemps arracher les mots de votre bouche si je n'avais pas été touchée par votre jeunesse. Mais au vu de votre hospitalité il va falloir dresser le louveteau, je n'ai aucune pitié pour ceux qui manquent de respect au plus âgé. Mais j'ai fait l'erreur d'en attendre trop des bêtes sauvages. Les loups ne changeront pas de si tôt. Non seulement vous êtes naïve mais stupide. Croyez-vous que c'est intelligent de lancer des pics à quelqu'un comme moi ? Je trouve que j'ai été sympathique jusque là, mais il y a des limites à tout ... »

    Les hostilités étaient définitivement ouvertes. Qu'elle se transforme en loup ou non n'allait pas changer la donne, malheureusement pour elle. J'étais à des années lumières d'elle niveau force et expérience. Ce n'était qu'un moucheron parmi tant d'autres. J'allais lui faire comprendre qu'elle et moi étions bien différente à ce niveau là. Comme je l'ai dit je n'avais guère l'intention de la tuer au contraire la garder en vie était un objectif. J'allais effectivement la punir, mais je voulais que son maitre sorte de son trou. Discuter avec elle était une perte de temps, contrairement à ce que je pouvais échanger avec lui. Je ne pouvais rien tirer d'elle. La seule et unique raison pour laquelle je voulais m'entretenir avec un des leur étaient pour savoir si oui ou non ils avaient conscience de cette guerre imminente à venir. J'étais loin de vouloir prendre le thé.

    - « Je préfère être hautaine plutôt que misérable. Parlons de respect. Entre un chien qui créa dix guerriers pour tuer trois vauriens comme vous le dites ... Quels sont les gens qui méritent le plus le respect ? Je serais très intéresser de votre réponse malgré que ce soit une question rhétorique. » Souriante, je descendis de mon perchoir m'approchant de Eris. Le jeu n'ayant pas commencé était hélas déjà terminer. Les loups étaient des êtres abjectes. Ce vaurien s'était forgé une armée de sang pur contre moi et mes frères car il avait peur. Quelle ironie en sachant que mademoiselle la saltimbanque avait une fierté lupine démesurée. C'était abject. Les lâches ce n'était définitivement pas nous. « Le respect, l'honneur, la fierté, ... Ce sont des sujets que les loups ne devraient même pas évoqué. Vous me faites pitié. A la tête de ton clan se tient un peureux. »
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Ven 21 Oct - 19:28

Assurément, la situation était mauvaise pour la saltimbanque. Elle le savait, elle en avait parfaitement conscience. Son acte était irréfléchi, mais elle préférait un acte d'imprudence plutôt que de laisser un personne insulter sa race. Elle n'avait pas pour habitude de réagir de manière aussi inconsidérée et ce, malgré son impulsivité. Mais là, devant elle, à quelques mètres tous juste se tenait une des anciens. Elle représentait une des sources du conflit qui durait depuis des années. Sans avoir les réponses à certaines des questions que pouvait se poser Eris, elle savait que Megane avait certaines cartes en main tout comme ses frères, les dix guerriers ou encore Donovan. Ils avaient les cartes en main, il ne restait plus qu'à en abattre certaines. L'origine de cette guerre imminente, restait flou pour la plupart des lycans et des vampires. Il y allait y avoir des morts et des secrets seraient dévoilés...Eris ne pouvait se donner le droit de déclencher la sonnette d'alarme. Les derniers événements avaient déjà rendue la situation plus que tendus. Ce n'était pas à elle de décider, en cet instant de décider si la lutte devait commencer. Ainsi, elle devait agir en connaissance de cause, tout en gardant la tête haute. Agacé l'adversaire était une chose, mais engager le combat en était une autre.

« Vous est-il venue à l'esprit que je vous offre cette perche par pur courtoisie ? Je vous aurais depuis longtemps arracher les mots de votre bouche si je n'avais pas été touchée par votre jeunesse. Mais au vu de votre hospitalité il va falloir dresser le louveteau, je n'ai aucune pitié pour ceux qui manquent de respect au plus âgé. Mais j'ai fait l'erreur d'en attendre trop des bêtes sauvages. Les loups ne changeront pas de si tôt. Non seulement vous êtes naïve mais stupide. Croyez-vous que c'est intelligent de lancer des pics à quelqu'un comme moi ? Je trouve que j'ai été sympathique jusque là, mais il y a des limites à tout ... »

Visiblement les deux femmes n'avaient pas la même vision de la courtoisie ou de la sympathie. La vampire pensait peut-être que faire une proposition à Eris, sans commencer par l'attaquer était généreux, pourtant la lycanthrope ne ressentait pas la situation comme telle. Elle était la pièce de l'échiquier dont Megane semblait vouloir se servir pour atteindre quelqu'un de bien plus important qu'elle. Elle était intelligente et maligne, il était certain que cette demande n'était qu'une formule, peut-être même un automatisme, voué à découvrir si les agissements d'Eris étaient un tissu de mensonges et si elle avait les moyens d'obtenir ce qu'elle voulait avec simplicité.

« Je préfère être hautaine plutôt que misérable. Parlons de respect. Entre un chien qui créa dix guerriers pour tuer trois vauriens comme vous le dites ... Quels sont les gens qui méritent le plus le respect ? Je serais très intéresser de votre réponse malgré que ce soit une question rhétorique. Le respect, l'honneur, la fierté, ... Ce sont des sujets que les loups ne devraient même pas évoqué. Vous me faites pitié. A la tête de ton clan se tient un peureux. »

A dire vrai Eris pensait qu'il n'y avait pas de réelle réponse à cette question et c'est ce pourquoi elle n'y répondrait pas. Y avait-il réellement un fautif dans cette histoire ? Un coupable sur lequel reposerait la responsabilité d'une mésentente qui s'est installée il y a bien des millénaires et pour des raisons vagues, au nom desquelles des centaines d'êtres, toutes races confondues, se battent aujourd'hui pour la défense d'un mot qui défini leur être et leurs compères. Il était évident que les Vanderkan accuserait Donovan et inversement que celui-ci et sa progéniture, les accuseraient à leur tours. Eux seuls savaient vraiment, si toute fois ils voulaient vraiment ce souvenir de cette cause, mais ils le gardaient pour eux. C'était une guerre qui reposait sur des légendes et des commérages, on avait monté l'esprit des louveteaux et des jeunes vampires. En grandissant, ils apprenaient qui était leur supposé ennemis, mais qui devait pensé pour eux. Tous sont libres de penser et de choisir. La combat que menait que menait Megane, n'était exactement identique à celui qui définissait la voix d'Eris. Pourtant, elles se retrouvaient là toutes deux,à défendre leur conviction et à mener une discussion qui inévitablement ne mènerait à rien et elles le savaient.

« Je ne vois pas ce qu'il y a de plus idiot dans ma manière d'agir que dans le votre. Vous saviez exactement quelle serait ma réaction face à votre proposition incorrecte. Vous avez du flair et des milliers d'années d'existence derrière-vous, de l'expérience en d'autres termes. Vous avez compris qui j'étais et il était évident, que jamais je ne laisserais passer cette demande. »

La vampire s'était approché d'Eris et, continuant de lui tenir tête, refusant de laisser penser à Megane qu'elle avait raison, elle l'imita et vint se plaçait face à elle . Elle était plus petite qu'elle, par la taille, l'âge, l'expérience...Le savoir. Néanmoins, elle ne pensait pas, et ce malgré toutes les raisons que pourrait lui exposait la duchesse, qu'elle avait raison, pas plus qu'elle ne pensait détenir toutes les clefs de la situation. Chacune devait avoir sa part de vérité dans ses dires, mais aucunes ne laisserait à l'autre une chance de voir un regard approbateur, parce que leurs gènes les menaient à se faire face et qu'elles étaient fières de leur origines.

« Sachez que ma réponse à votre question pourrait bien vous surprendre, néanmoins je garderais pour moi cet avis. » Elle leva se tête ronde et enfantine vers le visage envoûtant de la vampire. «  Je me demandes ce que je pourrais bien vous apporter. Je suis un insecte, je n'ai pas encore vu beaucoup de choses dans ma courte existence. Vous n'avez qu'à faire un seul mouvement pour m'ôter la vie. Alors pourquoi attendre ? Donovan ne se déplacera pas pour une fille comme moi, je ne suis qu'une louve parmi d'autres et le poste que j’occupe n’attirera pas plus son regard sur moi. Je suis que la petite ouvrière de la reine et ce n'est pas en jouant avec moi, qu'elle sortira de la fourmilière. »

Eris s'était faite à cette idées, il y a déjà bien des années. Elle se doutait que pour Donovan, elle n'était qu'une petite partie du mécanisme. Elle faisait partie des centaines de Lycans qui avaient vu le jour dans le monde. Elle était une mordue, seuls les sang-purs avaient une réelle importance, tout du moins c'est ce qu'elle pensait. Dans son esprit, elle pensait que seul son maître donnait un peu d'importance à son existence. Peut-être parce qu'il l'avait créée ou parce qu'elle le servait dignement, mais même son avis était incertain. Tout comme ce face à face absurde qui se déroulait à cet instant .
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Mar 15 Nov - 12:38

    S'il y avait bien une chose dont j'étais certaine de part ma longue expérience, c'était que les discutions entre loups et vampires étaient couru d'avance et ce depuis le début de notre existence. Chaque camp avait sa propre vision des choses, avait ses propres valeurs et ses propres coutumes. Un fossé énorme nous séparait telle était la raison de cette guerre. Depuis la nuit des temps cette rivalité ronger les deux camps. C'est pourquoi il y a bien longtemps déjà, j'avais décidé de me retirer de cette absurde guerre qui nous faisait perdre du temps à mes yeux. Effectivement lors de mes jeunes années, j'étais sur le front, extrémiste à souhait j'avais des idées bien précises sur ces fauves. Notamment de les exterminer un par un. J'avais une sorte de haine sans motif et incompréhensible envers eux, mais elle s'apaisa au fil du temps contrairement à celle de mes frères. Pourtant, c'est bien nous et Donovan qui avions fait naitre cette rivalité qui empira. Certains jeunes d'aujourd'hui se demandent encore pour quelle raison. C'est vrai pourquoi nous devions pointer du doigt des loups et les tuer sur-le-champ ? Même moi je me le demande encore, je l'ai oublié après tant de siècles passés. C'est assez ironique d'ailleurs je suis un des piliers de cette guerre et je ne me souviens plus du pourquoi nous le faisions.

    Eris n'avait pas tout à fait tort je devais le reconnaitre. M'en prendre à un pion ne servait à rien, c'était exact je ne pouvais nier, par contre moi ce que je voulais c'était me servir d'elle pour avoir une entrevue avec son maitre qui lui était assez important. Mais comme je l'avais pensée avant de lui parler, elle avait un grand sens de la loyauté malheureusement. J'admirais ce côté chez elle. Hélas, je ne pouvais rien tirer d'elle. Sur l'échiquier elle représentait un petit soldat, bouclier du cavalier. Soupirant, mon envie de la remettre à sa place s'estompa peu à peu. J'allais perdre mon temps et j'allais salir mes vêtements pour rien. Le regardant alors dans les yeux, le majordome de mon cher petit frère arriva discrètement sur le balcon et nous interrompit. Voir cet homme sans expression signifiait tout simplement que mon cadet désirait me voir. Pourquoi ? Je ne le savais pas. Mes dires se confirmèrent quand il me demanda respectueusement de le suivre dans les quartiers d'Eric. Soupirant c'était vraiment une nuit désagréable. M'éloignant alors un peu de la louve, le majordome me chuchota certaines choses à l'oreille.

    - « Il semblerait que mon cher frère a besoin de moi. » Mon attention était de nouveau diriger vers elle. Mon frère impatient comme il était, je devais m'assurer d'être là quand il me le demandait. « Nos camps ne seront jamais d'accord l'un avec l'autre. Cela fait des siècles que nous sommes en guerre, et ça ne risque malheureusement pas de changer surtout depuis cet incident qui devient dangereux. Malgré notre discussion fort amusante, je vous remercie pour votre numéro. »

    Après mes dires, je rejoignit le majordome toujours aussi insensible puis revenait à l'inétrieur du château. Discutant un peu avec le serviteur de famille je rejoignis rapidement les appartements de mon frère pour voir ce qu'il me voulait.


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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Mer 16 Nov - 15:19

Elles avaient toutes deux à la fois tort et raison. Chacune possédait en elle des réponses aux questions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. L'une était peut être sage ou aveuglée par son idée de vengeance, par son narcissisme, l'autre quant à elle, était fougueuse et impertinente, dirigée uniquement par sa fierté et sa loyauté. Les seules véritables clefs étaient pourtant dans les mains de la sangsue. Megane n'était pas une vampire ordinaire, en venant à la vie sous le nom des Vanderkan, elle détenait les réponses aux secrets et aux questions, que la plupart des vampires mordus et même infant, ou que n'importe lequel des lycanthropes étaient à même de se poser. Se battre, oui...Mais contre quoi et pourquoi ? Eris avide de sang et d'amusement ne prêtait que peu d'attention à ce détail, bien trop insignifiant pour avoir un impact sur ses agissements, néanmoins, elle ne pouvait le nier, des réponses seraient les bienvenues pour assouvir sa curiosité.

Oui, c'était bien l'un des grands défauts, qui faisaient de cette louve, une boule d'énergie prête à tout . La saltimbanque avait toujours eu cette manière d'agir, qui avait le don d'induire en erreur la majorité des personnes. En elle se mêlaient lumière et obscurité, douceur et malveillance, caresses et blessures. C'est cette personnalité si oscillante qui faisait d'elle une louve unique en son genre. Un artiste au grand cœur et une assssine au sang froid. C'était à se demander si elle avait vraiment conscience de sa manière d'agir...Elle était si...Désinvolte. Elle en désespérait plus d'un, qu'ils soient ses semblables ou non. Elle en amusait d'autres et allait parfois jusqu'à les fasciner. Pourquoi préférait rester aux côtés de son maître ? Peut-être par véritable amour ou encore par intérêt...Ou tout simplement une association des deux. C'était une place de choix et personne ne lui ferait dire le contraire. Elle savait des choses, on lui en confiait ou elle les apprenait...Mais ce la n'en restait pas moins très distractif et réjouissant. L'idée qu'elle puisse se satisfaire de si peu de choses l'amusait vraiment. De simples plaisirs...

Eris l'avait comprit, elle n'obtiendrait aucune réponses de Megane. Elle n'apprendrait rien de plus de cette soirée, pas plus qu'elle n'obéirait à la vampire en lui divulguant des informations. Elle était joueuse mais avant tout dévouée. Ce qu'elle avait dit plus tôt était la vérité, si elle avait dû se sacrifier pour protéger sa race de quelques vermines vampirique qu'il puisse exister, elle l'aurait fait. En soit, elle aimait bien les vampires...Tout comme les lycanthropes, ils avaient leur part de défauts, mais elle lui trouvait également des qualités. Rien, même pas sa fonction l'empêcherait d'avoir sa propre idée sur la race ennemi. Il y a de bons et de mauvais éléments dans tous les groupes. Elle était fidèle mais elle avait ses propres convictions. Elle n'opérait que par pur plaisir, voir par vengeance. Devenir ami avec une sangsue était possible, encore fallait-il qu'elle prouve qu'elle valait mieux que le reste de la race car, jusqu’à présent, elles étaient toutes si ennuyeuse. Le même schéma se répéter inlassablement.

Eris ne cessait de fixer la vampire, qui l'imitait. La tension était très vite montée entre elles, pourtant la saltimbanque respectait cette « femme ». Au début, seulement parce qu'elle était l'une des anciens, l'une des premières, une créatures tout aussi respectable que l'un des dix guerriers et désormais, parce qu'elle la comprenait. Elles s'étaient mutuellement comprises durant cette soirée et, La louve admirait certains côtés de sa personne. Si c'était réciproque ? Elle l'ignorait. Une nouvelle apparition vint la tirer de ses divagations. Un homme, qui devait semble-t-il être une majordome, au regard vitreux et au visage inexpressif vint parler à l'oreille de Megane. Elle devait visiblement le suivre et, c'est ce qu'elle lui confirma ensuite.


    « Il semblerait que mon cher frère a besoin de moi. Nos camps ne seront jamais d'accord l'un avec l'autre. Cela fait des siècles que nous sommes en guerre, et ça ne risque malheureusement pas de changer surtout depuis cet incident qui devient dangereux. Malgré notre discussion fort amusante, je vous remercie pour votre numéro. »

Ainsi donc, cette soirée touchait à sa fin. Aucune des deux femmes n'avait obtenu ce qu'elle voulait, mais Eris de son côté repartait plutôt satisfaite. Elle s'était divertie ce soir et c'était un honneur pour elle d’avoir pu rencontrer une Vanderkan. Elle n'allait pas tout de suite rejoindre la Lune ardente, elle voulait courir un peu avant de rentrer chez elle. Cette nuit, elle s'endormirait payée et enjouée. Elle allait pouvoir s'offrir un nouveau poignard ou se faire plaisir de n'importe quelle autre manière, l'essentiel n'était pas là. Megane rejoint le majordome et rentra l'intérieur du palais.

    « Au plaisir de vous revoir... »

Elle ne l'avait sûrement pas entendu mais peu importait. Elle récupéra ses affaires puis monta sur le balcon et sauta dans les jardins, avant de s'enfuir à toute vitesse vers la forêt.

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Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.

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