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 Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.

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Elvira K. Morrigan
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MessageSujet: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Mer 31 Aoû - 22:17

Les rayons du soleil levant vinrent caresser le visage de la louve. Doucement sa lumière la sortie des bras de Morphée. Elle s’assit au bord de son lit, prenant son temps et s’étirant avec soin. Soudain, elle réalisa que sa journée était bien trop chargée pour s’autorise à agir ainsi. Elle sauta sur ses deux jambes, attrapa les premiers vêtements qui lui passaient sous la main. Un corset violet, une jupe courte en dentelles noires, des bottes. Elle passa rapidement devant la coiffeuse et attacha ses cheveux en deux couettes hautes, avec des foulards aux couleurs assorties à son corset. Un sac était au pied de son lit, elle le ramassa et descendit. Un fois en bas, elle attrapa un morceau de pain et le mangea. Elle se dirigea vers sa salle de rangement, sortit la clef qui était dans sa poche et l’inséra avant de la faire tourner et d’ouvrir la porte. Elle déposa au fond de son sac de multiples accessoires destinés à être utilisés dans un de ces spectacles. Elle prit également trois poignards, elle plaça les premiers dans chacune de ses bottes et le dernier à sa ceinture, sa pourtant dépasser pour ne pas déformer les habits et attirer l’oeil.

L’heure de son spectacle quotidien était bientôt arrivée. Elle se pressa, bousculant quelques passants sur son passage, mais en prenant grand soin de s’excuser. Elle ne devait pas se retarder plus et se créer des problèmes n’était pas son intention première. Quand on vit sous couverture l’essentiel est de faire chaque jour ce que les autres ont l’habitude de vous voir faire. Dans une ville comme Paris où les ragots sont nombreux et s’échappent très vite, c’est un règle encore plus importante. Eris se devait absolument d’être à l’heure sur la place où elle donnait ses représentations. A son arrivée, une petite dizaine de personne était déjà là à l’attendre. Cela lui fit chaud au cœur. C’était toujours agréable pour Eris de voir que les gens lui étaient parfois fidèles et revenaient la voir dans ses spectacle. Elle aimait les voir satisfaits avec un large sourire affiché sur leur visage. Eris lui rendit ce même sourire et monta sur la fontaine, après avoir déposé son sac à côté d’elle. Elle s’inclina pour tous les saluer. Sans attendre plus longtemps, elle démarra la prestation. Pratiquement tous ces instruments furent utilisés. Ce jour-là, elle fit un tour de massue, d’acrobaties avec un peu de danse, de bolas et finit un impressionnant tour de cracheur de feu. Elle aimait bien jouer ce moment là en dernier, car il était l’un des plus impressionnant. Le feu faisait reculer les passants qui étaient légèrement effrayés, les pirouettes qu’effectuait la saltimbanque les fascinés. C’est avec un spectacle comme celui-ci que les spectateurs repartent avec une bonne idée. Un sentiment d’émerveillement et fascination les retient encore durant quelques instants. De ce fait, lorsque la louve s’en va, il s parlent entre eux et par la suite, font de même à leur entourage. C’est ce qui fait d’Eris l’une des meilleures saltimbanques de la ville, avec une excellente réputation. Elle lança un regard à l’assemblée de curieux, un regard espiègle et cracha une dernière fois du feu. Elle récupéra son sac au vol puis s’échappa dans les rues.

Eris devait se rendre au palais durant la soirée. Un riche comte lui avait demandé de faire une prestation de funambule, après avoir assisté à un de ses spectacles de rue. C’était à l’occasion de l’anniversaire de sa jeune femme, qui était friande d’exotisme et de couleurs. Il y aurait en plus du couple, quelques uns de leurs amis. Tous faisaient partis de la haute société. Seulement, avant d’aller les rejoindre, elle devait s’acheter une corde un peu plus épaisse, que celle qui était déjà en sa possession. Elle se rendit chez un commerçant capable de lui en fournir une digne de ce nom. Elle le paya plus que nécessaire et repartit en direction de chez de la Lune Ardente. Une fois chez elle, Eris du changer de tenue. Se rendre au château exigeait d’avoir une tenue qui corresponde à l’étiquette. Elle revêtit une jupe rouge avec de la dentelle noire par-dessus son pantalon et prit également un chemise noire. Elle remonta ses cheveux en une seule et unique queue de cheval.

L’heure tournait et il était temps de partir, elle avait rendez-vous au salon, mais le spectacle aurait lieu près du balcon. Une fois dans l’entrée, un domestique, qui avait été chargé de s’occuper d’ele à son arrivée, vint l’accueillir avec une extrême gentillesse. Il l’amena dans le salon où tous ses futurs spectateurs l’attendaient.


« Bonjour Mademoiselle, Entrez ! Entrez ! » Elle obéit calmement et se rapprocha d’eux. «J’ai demandé à des domestiques d’installer votre corde entre un arbre et le balcon principal. Donnez votre corde à Louis derrière vous. »Eris se retourna et fit ce qu’on lui avait demandé en adressant un sourire au jeune domestique. La louve resta isolée dans un coin de la pièce. Elle évitait généralement de se mêler aux nobles de cette manière. Elle les écoutait, un peu affligée par leurs manières et leurs comportements. Un quart d’heure plus tard, le domestique fit son apparition car la corde était installée.

Ils se rendirent tous au balcon principal ; Eris enleva la jupe, maintenant en pantalon. Elle monta sur la rambarde. Une fois debout, elle ferma les yeux et contrôla sa respiration, afin de se concentrer. Elle leva un pied et le posa doucement sur le fil, attendit quelques secondes et plaça le suivant. Elle prit son temps pour se stabilisée, toujours calme. Elle devait faire l’allé et le retour. Malgré la hauteur, elle n’était pas perturber, bien au contraire. Elle aimait avoir des poussées d’adrénaline et était à l’aise sur la corde. Elle avançait avec grâce. L’allé fut rapide et le plus compliqué arrivait maintenant : le demi-tour. Elle se mit sur la pointe des pieds et tourna rapidement, en évitant les gestes brusques. Elle perdit un instant son équilibre, mais le reprit très vite ; avec talent. Une fois de retour sur le balcon, les femmes la regardaient avec des gros yeux, encore sous le choc, une main devant la bouche. On l’applaudit, la remercia et le Comte la paya gracieusement, puis ils partirent, la laissant seule.

La nuit était fraîche et agréable. De plus, elle se trouvait dans le château, chose plutôt rare pour une fille comme elle et, elle souhaitait en profiter. Elle prit donc la décision de rester. Elle s’assit sur le bord, les jambes pendantes. Elle ferma les yeux pour apprécier le calme. Il était si bon de se retrouver seul..

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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Dim 4 Sep - 11:28



Eris regarda longuement Megane, se demandant à quoi pouvait bien penser une vampire qui vivait depuis des millénaires. Elle la regarda de hauts en bas, cherchant le moindre détails de son être qui pouvait susciter l’intérêt de la saltimbanque ou de la bête qui était en elle. Mais, malgré la proposition qu'elle avait faite, elle doutait de se qui pouvait se passer durant la soirée. Leurs personnalités étaient bien trop différentes, pour qu'elles puissent réellement s'entendre. Certes, comme chez tout un chacun, la vampire devait avoir des points intéressants voir...agréables, mais plus la soirée poursuivait son cours, moins Eris semblait ouverte à l'idée de bien s'entendre avec cette suceuse de sang. Elle aimait rester optimiste mais visiblement elle était un peu trop solitaire et, préférait la compagnie des arbres et des animaux, ou bien même celle des défunts, à celle de tout être vivant. Cette rencontre en était encore la preuve.

« La jeunesse est indiscutablement divertissante. Naïveté, impulsivité, ... Tout un tas de défaut amusant qui me font sourire. Je suis sûre que vous n'avez même pas dépassé deux siècles ... Face à moi, vous n'êtes qu'un nourrisson. Mais je vous assure et vous certifie que quand vous aurez passé le millénaire, l'éternité vous aura rongé jusqu'aux os. J'en ai vu beaucoup, bénir cette vie éternelle puis qui sont devenus fou et se donnèrent la mort eux-mêmes. »

Eris ne s'était pas vraiment trompée, lorsqu'en début de soirée, elle avait pu penser que Megane était un femme cruelle et imbue de sa personne. Elle semblait si sûre d'elle et de ses propos, mais malgré ce qu'elle pouvait dire, la saltimbanque ne pensait pas se tromper. Elle était de nature enjouée et, ce qu'elle aimait par dessus tout, c'était croqué la vie à pleine dents. Et cette existence, elle la vivait pleinement. A chaque meurtre, à chaque goutte de sang qu'elle faisait couler, à chaque moment passer avec les rares personnes qu'elle pouvait apprécier et avec surtout...en sa compagnie. Elle était encore jeune, il était peut être vrai qu'elle se trompait, mais elle n'appréciait guère cette femme hautaine, qui semblait se donner le pouvoir de juger la moindre existence.
Alors que la saltimbanque, se perdait dans ses pensées négatives à l'égard de son interlocutrice du « jour », celle-ci se mit en équilibre sur le bord du balcon...Comme en réponse à la proposition qu'elle avait émise plus tôt et, qu'elle pourrait peut-être regretter. Cette petite acrobatie était bien mignonne...


« Je suis très ouverte d'esprit. Ne vous méprenez pas, ce n'est pas parce que j'ai le titre de Duchesse que je me conduis comme telle ... Du moins, je ne me montre pas digne de mon rang quand je m'entretiens avec une personne qui n'est pas du même titre ... Alors effectivement, si vous pouvez me divertir je ne dis pas non. Mais en échange je veux le nom de votre maitre. »


Eris éclata de rire, sans aucune retenue. Cette vampire avait peut-être des années derrière elle, mais elle semblait pourtant croire que la saltimbanque pourrait livrer le nom de son maître, pour un simple petit marché. Une sorte de chantage pour que toutes deux partagent un moment ensemble. Et bien, la belle aux yeux d'azurs se trompait grandement. Il était bien amusant qu'elle l'image d'Eris comme une fille naïve mais qu'elle ose lui poser une telle question. Jamais, au grand jamais elle ne lui donnerait le nom de son maître. Elle avait fait un serment et, elle y resterait fidèle. Il avait fait d'elle ce qu'elle était et, elle l'aimait. De plus, si jamais elle donnait son nom, elle serait sévèrement puni par lui-même et, peut-être les neufs autres guerriers. Elle chérissait trop son éternité pour l'abandonner de cette manière et ce, malgré ce que pouvait dire Mégane. Si avec le temps, elle venait à se lasser, alors elle ferait en sorte de mourir selon son désir, mais pas de cette manière là.


« Vous pensez réellement, que je vais rentrer dans un combine telle que celle-ci ? Sachez très Lady, que malgré toutes vos années de sagesse, vous êtres vous aussi bien naïve pour penser que je vous donnerez si facilement le nom de mon maître. Vous qu'une vampire parmi tant d'autres, jusqu’à présent, je n'ai jamais divulguer son nom et croyez-moi, vous ne serez pas la première à qui je le donnerais. Des petites acrobaties en votre compagnie ne représentent absolument rien à côté de ce secret que j'affectionne et qui concerne un personne que j'estime énormément. Votre ne m'effraie pas plus que votre force. J'ai plus de respect pour ma personne et pour celle de mon maître, que pour la votre. Si vous ne pouvez pas comprendre cette idée...Oubliez-moi ou tuez-moi, si le cœur vous en dit. Je préfère mourir dignement plutôt qu'en faisant la révérence devant un sangsue hautaine. »


Oui,ce qu'elle venait de faire était dangereux et lui coûterait peut-être bien la vie, mais elle avait des convictions et des principes. Jamais elle ne s'abaisserait devant Megane. Elle avait du respect pour les anciens, qu'ils soient des Vanderkan ou l'un des dix guerriers, parce qu'ils représentaient le passé et la sagesse. Cependant, à l'instant présent, elle préférait encore cracher aux pieds de la duchesse plutôt que de s'abaisser ainsi devant elle. Elle détourna son regard et, se perdit au loin, dans l'immensité verdoyante et obscure de la forêt en pleine nuit. Non, elle ne fuyait pas...
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MessageSujet: Re: Des rêves pour vivre ou du poison pour mourir.   Ven 21 Oct - 10:50