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 Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]

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MessageSujet: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Mar 9 Aoû - 23:08

Maël sortit de l'hôtel privé des Vanfield situé en plein Paris, il avait à faire ce soir, il salua rapidement son jeune frère Richard qui lui aussi partait pour l'une de ses escapades nocturnes dont les raisons ne présentent que peu d'intérêt pour l'histoire qui nous concerne. C'était une nuit glaciale et les rares promeneurs insomniaques se pressaient de rentrer dans leur confortable logis pour s'abriter de l'impitoyable morsure du vent qui soufflait depuis le début de la soirée, pour sa part Maël ne ressentait pas réellement les rigoureuses températures mais il s'était tout de même emmitoufler dans son habituel long manteau d'un blanc immaculé, sortir en tenue plus légère aurait pu attirer le regard des passants ou des commères toujours à l'affut du moindre ragot pour alimenter leur conversation du lendemain, or Maël voulait passer inaperçu ce soir, il avait à faire et ne souhaitait ni être interpellé ni être reconnu.
Maël avait pris la direction de la sortie de la ville et finit par arriver devant l'imposant château dont la splendeur n'avait toujours été que démesure et arrogance à ses yeux, il s'approcha des gardes du portail qui furent tout d'abord méfiant de voir un homme seul approcher puis se détendirent en le reconnaissant, claquant légèrement des dents, l'un d'entre-eux le salua :

-M'sieur le comte, qu'est-ce qui vous amène par ici aussi tard et seul ?

Maël ne releva pas l'impolitesse du vilain qui venait de lui adresser si familièrement la parole, il avait appris que mépriser le bas peuple pouvait avoir des conséquences fâcheuses, il répondit donc avec politesse mais distance, montrant au garde qu'ils n'étaient en aucun cas l'égal l'un de l'autre :

-Bonsoir, je suis ici pour affaire privée et je souhaiterais garder ma présence ici secrète.


Ayant compris l'allusion, la garde émit un léger gloussement, sachant qu'il n'y avait qu'un moyen de sceller les lèvres de ce genre d'individu, Maël sortit une bourse bien garnie et la tendit aux deux hommes d'armes qui lui adressèrent un sourire reconnaissant et lui souhaitèrent une bonne soirée. Maël rentra dans le parc du château en pensant que les deux hommes se trompaient sur la raison de sa présence en ces lieux mais il préférait les laisser penser qu'il courtisait une quelconque dame de la cour plutôt que de révéler la vraie raison de sa présence en ce lieu.
Maël soupira, il attendait maintenant devant la chapelle depuis plus d'une vingtaine de minutes et la ponctualité était quelque chose qui lui avait toujours tenu à cœur, il était venu ici pour rencontrer l'un de ses informateurs, celui-ci lui avait fait transmettre une missive écrite à la va vite ce matin même pour lui annoncer qu'il avait des informations capitales à lui remettre. En temps normal Maël n'aurait pas pris la peine de se déplacer lui-même mais cet espion travaillait sur une chose bien précise, retrouver la personne qui avait fait de lui un enfant de la nuit et s'il avait réellement trouvé une piste, Maël tenait à en être le premier informé. Prenant son mal en patience, le regard de Maël s'était posé sur le bâtiment cultuel devant lequel il attendait, la chapelle était somme toute très modeste en comparaison de certaines cathédrales des grandes villes européennes mais l'on devait reconnaitre qu'elle avait tout de même un certain cachet bien particulier.
Maël eut un sourire ironique lorsque son regard s'attarda sur le crucifix qui trônait en haut du clocher, les humains se réfugiaient derrière des mythes absurdes s'ils avaient été au courant que les créatures de leurs pires cauchemars n'avaient pas attendu le jugement dernier mais étaient déjà parmi eux, dissimulées, tuant dans l'ombre, alors la prétendue protection de leurs lieux sacrés leurs auraient paru bien dérisoires. Maël s'était inconsciemment approché de la porte, les catholiques affirmaient que les créatures maléfiques ne pouvaient pénétrer dans ces lieux saints sans être frappées par la foudre, il ne croyait pas un mot de ces légendes aberrantes mais une pointe d’inquiétude monta tout de même en lui lorsqu'il poussa la porte de la chapelle, il hésita un moment comme s'il s'apprêtait à plonger dans le vide puis posa un pied sur le sol dallé, la nef était plongée dans la pénombre et avait un aspect des plus lugubres, le vampire ne put retenir un soupire de soulagement en remarquant qu'aucun éclair n'était tombé du ciel et que le sol ne s'était pas ouvert sous ses pieds, il se tenait maintenant dans l'encadrement de la porte et laissa son regard froid courir dans l'intérieur du bâtiment, son informateur n'était pas non plus dans la chapelle, il y régnait un silence de mort qui avait quelque chose d’oppressant, décidément mal à l'aise ce lieu dans lequel il n'était pas le bienvenue et où le Christ du haut de son crucifix semblait le suivre d'un regard désapprobateur pour lui quémander de quitter les lieux. N'y tenant plus, Maël posa son regard, aussi glacé que le vent qui s'évertuait à souffler à l'extérieur, sur l'inquiétant crucifié et s'adressa d'une voix agressive à ce dieu qui était mort sur la croix pour racheter les péchés de l'humanité :

-Je ne suis plus l'une de tes ouailles, tu n'as aucun pouvoir sur moi, si ta miséricorde est si grande alors prouve le moi, ô toi dieu des chrétiens.


Le sourire de Maël s'élargit, ses mots lui avaient permis de reprendre confiance en lui, il n'était que dans un bâtiment de pierre auquel les humains accordaient des pouvoirs mystiques, il n'avait aucune raison d'avoir peur. Soudain une rafale de vent plus forte que les autres se leva et souffla son haleine glacée dans la chapelle apportant avec elle une légère odeur de parfum féminin que Maël ne connaissait pas et qui pourtant lui semblait familière, il se retourna vivement pensant qu'il s'agissait de son espion pour s'apprêter à lui envoyer en pleine figure l'une des répliques cinglantes dont lui seul avait le secret, lorsqu'il reconnu la forme qui se tenait juste devant la chapelle et dont l'éclat blafard de la lune permettait de distinguer très nettement la silhouette, Maël s'immobilisa et un éclat de surprise et de méfiance emplit son regard, Megane Vanderkan se tenait devant lui, bien que ne lui ayant jamais adressé la parole comme tout vampire il savait pertinemment qui était cette famille même en en étant toujours resté volontairement éloigné. Il avait entendu beaucoup de rumeurs sur les Vanderkan, on chuchotait beaucoup de mal dans leur dos et Maël ignorait si ces rumeurs étaient fondées ou non. Reprenant peu à peu contenance, l'imperturbable vampire inclina légèrement la tête dans une élégante révérence comme il sied de saluer une dame de si haute lignée que celle des Vanderkan, après tout elle ignorait surement qu'il était lui-même un enfant de la nuit et ne devait le prendre que pour un noble ayant des problèmes avec sa foi vacillante, il déclara poliment :

-Duchesse... C'est autant une surprise qu'un honneur que de vous voir ici.
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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Jeu 11 Aoû - 11:03

    La nuit était tomber depuis un certain déjà. Morphée ayant commencer sa besogne quotidienne, les mortels étaient confortablement emmitouflés dans leurs draps de soies ... Du moins chez les nobles du château. Sans défense ils ne savaient guère que des prédateurs se promener tranquillement, guettant la moindre petite brebis égarée. Et j'en faisais partis. Vagabondant dans les longs couloirs du château exagérément décorer à mon goût, je cherchais une potentielle proie qui m'amuserait. Soit pour me nourrir soit pour me divertir. Mais ne sachant pas vraiment où aller, l'extérieur du château fût mon choix pour une raison évidente à mon sens : prendre l'air. Guider par mes sens, j'avais la chapelle en vue. Lieu sacré pour les humains, maison de ce perpétuel mirage qu'on appelait Dieu. Ironique quand on savait ce que j'étais. Loin de toutes ces croyances inutiles et idiotes il n'y avait qu'une vérité pour moi : je ne croyais qu'en moi et moi seule. J'aurais mériter la potence pour mon impudence, mais n'étant guère simple d'esprit comme l'était ces cafards de mortels je n'avais pas besoin de m'accrocher à un mirage. Enchaîner par une pseudo conscience, ce n'étaient que des hypocrites à mon sens.

    M'approchant alors de ce lieu dit saint, j'entrais sans la moindre hésitation sachant depuis des siècles déjà que la foudre n'allait pas tomber sur moi et encore moins que j'allais finir en cendre. Pourquoi ? Car Dieu n'était "hélas" pas encore dans son berceau quand je vis le jour pour la première fois dans les bras de ma "chère" mère. On pouvait dire que j'étais une relique, effectivement. Voilà pourquoi la christianisme n'était que supercherie ! Bref, refermant la porte avec délicatesse, m'approchant de l'autel où se tenait un crucifix j'esquissais un sourire sans la moindre discrétion en voyant l'objet, tout en sachant qu'un vieil homme me regardait. Un prêtre. Père Patrick. Moi qui croyais que tous les mortels dormaient ... Le regardant alors comme il le faisait, il avait un regard bienveillant sur moi car j'étais tout comme lui une enfant de Dieu. Pathétique, vraiment. Mes géniteurs étaient tous sauf des dieux. Le saluant convenablement comme l'étiquette l'exigeait, il s'approcha de moi puis se posta devant la croix à mes mes côtés. Marmonnant une pseudo prière en latin.

    - « Eh bien mon enfant, pour quelle raison êtes-vous présente en ces lieux ? »
    - « J'ai fais un horrible cauchemars mon père ... Un homme affreux me manger toute crue ... Je voulais trouver un peu de réconfort ... »
    - « Oh dans ce cas vous avez eut raison de venir ... »
    - « Je crois aussi ... »

    Avec une vitesse vampirique je lui pris violemment le cou puis le mordit jusqu'à ce qu'il n'y ait plus aucune goutte de sang en lui. Laissant tomber ce corps froid comme une loque sur le sol. Me léchant les lèvres avec délice, finalement les prêtres avaient quelques choses d'utile aussi. J'étais gentille je l'avais amener tout droit au paradis. C'est ce qu'il voulait, non ? Riant doucement en regardant ce vieillard, je pris place sur un des bancs en bois qui trônait dans cette pièce bien trop silencieuse à mon goût. "Priant" alors pour remercier Dieu de m'avoir donner un de ses enfants en repas. Hélas je fus rapidement interrompus, mon ouïe infaillible détectant un intrus, je cachais avec hâte le corps sortant du bâtiment par derrière. Faisant le tour de la bâtisse j'entendis sa voix comprenant alors qu'il s'agissait d'un de mes enfants au vue de ce qu'il disait. Étant Reine Mère des vampires je savais quand il s'agissait ou non d'un des miens. J'entrais alors de nouveau dans les lieux, regardant mon "enfant". Cet homme, car s'en était un, ne m'était pas inconnu. Même son odeur m'était familière. Et apparemment il me connaissait aussi. Qui ne me connaissait pas d'ailleurs dans ce château ? Il suffisait de faire partit des Vanderkan pour être connu du monde. Et moi qui était en plus un des trois piliers ... J'étais hélas présente dans tous les commérages qui pouvaient fusais. Moi qui voulais jouer dans l'anonymat c'était raté.

    Bel homme aux cheveux bruns, plutôt grand, il était certain qu'il faisait partit de la haute classe vu ses vêtements et sa façon de parler. J'aurais très bien pu le voir lors d'un bal ou d'une autre réception, mais je savais que ce n'était pas dans ce genre de lieu que je l'avais vu. Je le connaissais plus ... intimement. Un amant ? Non, il en était certain. Esquissant alors un sourire en le regardant, je vins faire quelques pas pour m'approcher de lui. Distinguant ainsi un peu plus les traits de son visage qui étaient forts bien dessiner à mon goût. Le saluant d'une révérence digne de son rang pour lui répondre, je me tenais droite de façon élégante suivant à la lettre les coutumes nobles.

    - « J'en suis ravie ... Lord Vanfield. Êtes-vous ici pour demander grâce à Dieu ? »

    J'avais une mémoire d'éléphant et son nom sortit de ma bouche de façon spontanée. posant bien évidemment cette question de façon ironique, je ne le lâchais du regard.


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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Sam 13 Aoû - 12:53

S'il avait fallu résumer le caractère de notre taciturne vampire en un mot, ça aurait été la méfiance, il avait toujours fait preuve d'une vigilance dans ses rapports aux autres que certains qualifieraient de paranoïa, mais comment le lui reprocher ? Déjà humain, il avait été confronté aux pires aspects de l'homme et avait cru pouvoir les combattre par l’honnêteté et la droiture, sa propre innocence de ce temps là le faisait aujourd'hui sourire, depuis sa transformation il avait côtoyé les traits les plus noires de l'âme humaine et avait appris à se défier de tout le monde, le moindre mot que l'on prononçait en présence de Maël était pesé et analysé et ses réponses calculées et souvent susceptibles de plusieurs interprétations, même si ses interlocuteurs ne s'en rendaient pas toujours pas compte.
En l'occurrence, la méfiance de Maël venait d'atteindre son paroxysme, ses yeux étaient légèrement plissés et il lançait un regard suspicieux à Megane depuis que cette dernière lui avait répondu, elle avait prononcé son nom or Maël était sûr de ne jamais lui avoir adressé la parole que ce soit à la cour, où il était d'ailleurs d'une discrétion sans égale, ou que ce soit à une quelconque réception où il rendait peu. Il avait toujours pris soin de rester loin des Vanderkan, leur nom était souvent synonyme de problème et de luttes politiques et comme à chaque fois dans ce genre de conflits ce n'était pas les leaders qui étaient les plus touchés en cas d'échec mais ceux qui les avaient suivi et avaient cru en eux et Maël ne souhaitait pas devenir un énième pion sur échiquier politique d'un des Vanderkan, il avait réussi à rebâtir la famille qu'on lui avait enlevé il y a longtemps, il avait affermi sa position dans le royaume tout en restant d'une neutralité et d'un effacement qui en lui-même était impressionnant et il ne comptait pas tout détruire dans le seul but de satisfaire les caprices des Vanderkan ou leur irrépressible soif de pouvoir, comme le disait souvent Maël il n'y avait qu'une seule soif digne d'intérêt.
C'est dans cet état d'esprit que le méfiant vampire répondit à la terrible jeune fille qui se tenait devant lui, il inclina légèrement la tête en signe de remerciement mais cette fois sans la quitter des yeux et répondit d'un ton poli :

-C'est pour moi un privilège d'être connu d'une personne d'un rang comme le votre Duchesse bien que je m'interroge sur ce qui a pu attiré l'attention de quelqu'un de votre importance sur un pauvre hère si peu digne de votre intérêt.

Maël la jaugea du regard, comment pouvait-elle le connaître ? Il était inconcevable que les Vanderkan connaissent chacun des vampires du royaume, même s'il était vrai que les êtres de la nuit comme lui qui avait recréé tout une famille composée entièrement de vampires devaient être rares, mais il avait toujours pris garde à ne pas faire de remous et il doutait même que les Vanderkan soient informés de l'existence des Vanfield, il avait toujours eu soin de réprimer lui-même tout excès des membres de sa famille par procuration, certains le pensaient trop durs mais il savait que c'était le secret sur ce qu'ils étaient et les réserves qu'il imposait qui leur avait permis de survivre jusqu'à maintenant.
Sans s'en rendre compte, Maël avait continué de contempler Megane, pour la première fois il comprit ce que le mot perfection pouvait signifier, elle était un idéal de beauté, une antique déesse revenue à la vie et dont la splendeur effaçait les beautés, finalement fades en comparaison de Megane, des autres femmes que Maël avait connu jusqu'à présent. Le moindre battement de cil de la belle ou la moindre de ses respirations dégageait une sensualité qui devait tourner la tête de plus d'un joli cœur de la cour, les vampires étaient des modèles de beauté, c'était dans leur nature mais chez elle c'était quelque chose de plus profond, de quasi-hypnotique et Maël dut faire un effort de volonté titanesque pour s'arracher à sa contemplation, il détourna un instant les yeux pour camoufler son trouble tout en se demandant si c'était là l'effet qu'un sang pur provoquait sur les autres vampires, ce n'était pas que de la fascination, la regarder avait fait surgir en Maël une peur enfantine rappelant celle que ressent un enfant lorsqu'il est seul dans le noir et qu'il se demande quelles horreurs les ténèbres peuvent bien cacher, il ressentait qu'elle aurait pu l'écraser sans le moindre effort et cette sensation était des plus déplaisantes, entreprendre le moindre geste agressive à l'égard de la captivante jeune fille aurait été du suicide pur et simple, Maël n'avait pas peur de la mort, il l'avait déjà frôlé une fois comme la cicatrice sur sa poitrine en témoignait, mais il ne la souhaitait pas non plus, et puis il y avait aussi autre chose, quand il l'avait regardé, Maël avait eu la sensation de refaire le même rêve, elle lui était apparu comme une hallucination fantasque, échappée d'un rêve qu'il aurait fait il y a bien longtemps elle lui était familière comme l'est un songe après le réveil du dormeur, en marge de sa conscience, glissant tel de l'eau dans l'oubli et s'éloignant de plus en plus dès qu'il essaie de se souvenir.

Bien que frustré par cette agaçante sensation que quelque chose lui échappait mais s'apaisa peu à peu en voyant que Megane ne semblait pas entreprendre d'actions hostiles à son égard, du moins pour le moment, Maël se détendit quelque peu et décida de répondre à la question que lui avait posé la Duchesse, son regard se porta sur le crucifix et se fit moqueur, il goûtait la profonde ironie de la situation, deux êtres de la nuit débattant de théologie sur un sol consacré où ils n'étaient pas les bien venus et ce sous le regard de Dieu. Continuant de fixer ce Dieu qui s'était lâchement laissé tué et n'avait même pas été capable de défendre sa propre vie, Maël renchérit d'un ton sarcastique :

-Comment Duchesse ? Pensez-vous que je sois si mauvais chrétien que ma pieuse conscience me ronge au point que je ressente le besoin de venir demander pardon à Dieu en pleine nuit ?


Son sourire s'élargit et Maël s'approcha du chœur de la chapelle pour laisser le bout de ses doigts caresser l'autel où les chrétiens célébraient l'eucharistie, son geste aurait pu passer pour fort pieu mais il était un vampire, une créature souillée par le mal et caresser ainsi l'un des endroits les plus importants de la chapelle lui donnait l'impression de le corrompre et il est vrai que cette pensée le réjouissait au plus haut point, à ses yeux la chrétienté n'était qu'un ramassis de niaiseries écrites pour tromper l'humain en lui faisant croire qu'il était une sorte d'élu parmi toutes les créatures existantes, un être au dessus des autres, choisi par Dieu et auquel rien ne pouvait arrivé grâce à la bienveillance du Seigneur, c'était faux, les humains étaient faibles et leur ignorance était la seule chose leur permettant de vivre sereinement malgré les mortels dangers et les prédateurs qu'ils côtoyaient sans même le savoir. Maël se retourna lentement pour reposer son regard sur Megane et s'appuya légèrement sur l'autel avant de rajouter sur le même ton :

-Non je suis en paix avec ma conscience, je ne comptais pas pénétrer en ce lieu mais étant un grand...Insomniaque et passant fortuitement devant cette chapelle, j'ai décidé d'y pénétrer pour apprécier l'admirable sacrifice que notre Seigneur a du accomplir pour racheter les péchés de nous autres misérables créatures viciées...Quel bouleversant altruisme. Mais laissons là mes inintéressantes considérations métaphysiques, et vous Duchesse, qu'est-ce qui peut amener une femme de votre qualité dans un tel lieu ?


L'éclat blafard de la lune passait par les vitraux situés dans le dos de Maël, projetant autours de lui une aura de lumière glacée lui donnant des airs d'ange vengeur et c'est baignant de cette lumière froide et goûtant la propre ironie de sa réponse que Maël attendit la réaction de l 'éclatante et dangereuse créature présente sous ses yeux.

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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Mar 16 Aoû - 11:46

    Me tenant devant lui telle une statue de marbre rien ne paraissait sur mon visage aux traits gracieux, si ce n'est un petit sourire en coin qui lui était naturellement destiné. Loin de me moquer de ce jeune vampire, c'était plutôt un signe sympathique et bienveillant de ma part. "Tu n'as rien à craindre. Je ne suis pas nuisible." Voilà ce qu'il renvoyait malgré ce que l'on pouvait dire sur moi à la cour, et je savais que ce jeune homme avait connaissance de ces médisances ... Presque toutes vraies soit dit-en passant. Les ragots étaient pratiques courantes dans ce monde baigné excessivement de foisonnement, il était donc tout naturel qu'un noble tel que lui en avait connaissance aussi. La meilleure arme selon moi était l'information, ainsi je savais avec minutie ce que disait les nobles à mon égard. Passant part des propos très injurieux à des accusations plus grotesques les unes que les autres. Pourtant il n'y a pas de fumée sans feu, il y avait quelques vérités dans ces commérages il était inutile de nier assumant tous mes crimes crapuleux ! Manipulatrice, conspiratrice, machiavélique, ... J'étais loin d'être une sainte, et l'art de le dissimuler était un de mes atouts. Sauver les apparences étaient primordiales pour survivre.

    Finalement je pris place sur un des bancs en bois, choisissant le premier juste devant l'autel. Mes yeux fixant la porte en bois que je pouvais aisément voir, cette porte qui cachait ce cadavre froid couvert d'un vêtement religieux. Les humains étaient vraiment trop fragiles à mon goût ... Et ils se disaient "enfants de dieu". Dieu créa l'homme à son image. C'était bien malheureux pour lui ! Bref, il aurait été étonnant que Maël n'ait pas sentit distinctement cette odeur morbide qui avait fraichement parfumée tout le bâtiment sacré. Nos sens aiguisés de prédateur ne pouvaient rien nous cacher. Il y avait un mort à proximité, j'en étais la coupable et je n'allais nullement le dissimuler simplement parce que Maël était comme moi.
    Oui, un vampire. Nous les Vanderkan étions les régents des enfants de la nuit. Et pour maintenir l'ordre, et garder une certaine cohésion il était primordial de garder un œil sur tous les "sujets". Bien évidemment certains nous échapper, mais les cas majeurs étaient surveillés. Parlons des Vanfield. Outre le fait que je connaisse "intimement" leur chef - de façon mystérieuse et encore inconnue -, beaucoup savaient que l'homme qui se tenait devant moi avait formé toute une famille de sangsue.

    - « Voyons, vous avez une bien piètre opinion de vous ! Alors que beaucoup d'entre nous connaisses votre nom. Il n'y a que très peu de vampires qui forment à eux seul une famille complète, ça croyez-moi. Mais je trouve là que c'est une bien mauvaise façon de rester discret comme vous voulez le faire ... Chaque peuple est régit par un roi ... Des rois dans notre cas, il n'est pas si surprenant d'être surveiller surtout face à cette crise qui nous pend au nez en ce moment. »

    Je scrutais le moindre recoin de la pièce puis mon regard finit par se poser de nouveau sur ce bellâtre immortel, qui me regardait également subjuguer apparemment par mon apparence physique. Dans ses yeux je pouvais y lire beaucoup de choses entre attraction et crainte. Il était fasciné et j'en étais fort contente. Malgré plusieurs longs siècles passés, savoir que je pouvais encore plaire à la gent masculine gonflait mon égo de femme - j'en étais une malgré mon caractère malintentionné -.
    J'étais belle et je le savais. Dès que j'eus l'âge de le comprendre cet atout devint alors une arme ne me gênant guère pour en user quand cela fut nécessaire. Si belle que je pouvais en faire jalouser plus d'une, ce n'était cependant qu'un déguisement parmi tant d'autres. Je me devais de cacher la noirceur de mon être. J'étais aussi belle que malsaine c'est pour dire. Écoutant avec amusement sa réponse à ma question, il fallait avouer qu'il maîtrisait bien l'ironie à mon plus grand bonheur. Quel vampire croyait en ce mirage soit disant tout puissant ? Aussi longtemps que j'avais vécu je n'en avais jamais rencontré. Les seuls êtres puissant sur cette Terre, c'était nous et seulement nous. Je ne comptais même pas ces cafards qui pouvaient se transformer en chien enragé.

    - « Ce qui m'amène ici ? Il y aurait-il des raisons concrètes pour qu'un vampire vienne en ces lieux si ce n'est pour dire merci à ce dieu ? Il me donne généreusement ses enfants en encas, je me dois donc de le faire par politesse ... N'est-ce pas Lord Vanfield ? J'ai une grande gratitude pour lui et ses sujets. »

    Me levant avec élégance mes pas me guidèrent vers ce vampire et vers cet autel. Toujours souriante en regardant ce crucifix symbole d'une pure ineptie, j'étais face à lui, séparer que de quelques pas seulement. Le regardant dans les yeux, je percevais chaque émotion, chaque traître frémissement, chaque pulsation si curarisante, chaque inspiration, chaque expiration … Sentant également ce liquide vermeil couler en lui, tous mes sens étaient en éveils.


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Dernière édition par Megane Vanderkan le Ven 9 Sep - 7:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Dim 21 Aoû - 13:34

Toujours appuyé contre l'autel et éclairé par le froid éclat lunaire, Maël observait l'inquiétante forme que son ombre projetait sur le sol, très allongée, on reconnaissait à grande peine les contours humains, notre vampire s'amusa un instant à imaginer quelle genre de créature pourrait ressembler à cette ombre hésitant entre un croquemitaine et un démon infernal, il finit par se désintéresser de la question en se disant que c'était son ombre et qu'elle était surement la dernière chose que voyaient les humains qu'il mordait pour extraire de force leur succulent liquide vital et qu'il n'y avait pas tant de différence entre les deux monstres auxquels il avait songé et lui pour les pauvres âmes dont il prenait la vie il devait juste être un créature impie envoyée par le Démon, mais Maël n'avait que peu de considération pour les états d'âme des fragiles humains qui eux même n'en avaient d'ailleurs aucun pour leur nourriture, ce n'était qu'un juste retour des choses. Penser aux humains rappela au taciturne vampire que la légère odeur qui flottait dans la chapelle ne laissait planer aucun doute, Megane venait de s'alimenter il y a peu, bien évidemment Maël n'avait fait aucune remarque à la belle, tout d'abord car il ignorait si elle savait qu'il était lui aussi une créature de la nuit, et ne voyait aucune raison de l'en informer ensuite parce qu'il ne sentait pas l'odeur du sang sortir du cadavre, il était exsangue, Megane l'avait entièrement vidé de son sang et il ne présentait donc plus aucun intérêt aux yeux de Maël, n'ayant aucune compassion pour les humains, il se fichait de cette pauvre hère qui ne pouvait plus lui servir de repas. Il espérait cependant que Megane était rassasiée, il n'avait pas spécialement envie de lui offrir sa nuque mais il savait aussi qu'elle était trop forte pour qu'il essaie de l'en empêcher si elle la désirait, le regard de Maël s'égara un instant du côté de la gorge de Megane, il se demandait quel goût pouvait bien avoir le sang d'un Vanderkan, il n'avait aucune chance de le savoir un jour mais il ne pouvait s'empêcher d'y penser, il ne savait pas si les autres vampires arrivaient à réfréner leur Soif mais en ce qui le concernait, la simple idée de percer la délicate peau de la sublime jeune femme sous ses yeux pour s'abreuver du divin nectar vermeil qui coulait dans ses veines éveillait en lui l'irrésistible Soif qui lui brûlait la gorge avant de se répandre en lui tel un poison qui se propagerait lentement dans son corps pour en prendre peu à peu le contrôle. Maël avait déployé des efforts titanesques pour réprimer sa Soif de sang et même après tous ces siècles il n'y parvenait qu'à grande peine, il avait rencontré des vampires prétendant pouvoir cacher cette Soif avec aisance, il ignorait si cela était vrai mais lui en était incapable, il y avait toujours cette lueur sombre au fond de son regard, cette envie de meurtre qu'il ne pouvait éteindre, bien sûr peu de gens pouvaient se rendre compte à quoi cette lueur était due, peu de gens savaient qui il était vraiment et l'on mettait souvent ce regard sombre sur le compte de la misanthropie de Maël ou sur une guerre à laquelle il aurait participé et qui l'aurait marqué.
Bien évidemment cela convenait parfaitement à Maël qui ne souhaitait pas voir sa véritable nature être exposée au grand jour, malheureusement l'énorme ascension des Vanfield au sein du royaume avait attisé la curiosité et la jalousie, et en fouillant un peu certains vampires avaient découvert qui ils étaient réellement, la première réaction de Maël avait été de les supprimer purement et simplement mais cela ne fit qu'attirer davantage l'attention et il dut se résoudre à ce que des vampires soient au courant de la nature de sa famille mais les Vanfield continuèrent à rester à bonnes distances des autres vampires n'entretenant aucune relation avec eux si cela n'était pas nécessaire de sorte que les vampires finirent par se désintéresser des Vanfield, qui refusaient de s'impliquer dans leurs conflits et les recevaient toujours avec politesse mais en leurs faisant comprendre qu'ils ne devaient pas trop s'éterniser auprès d'eux. Et c'est ainsi que sa famille continuait d'exister, restant loin des autres de leur race et s'évertuant à faire croire en leur humanité avec un certain succès puis qu’à la connaissance de Maël il n'y avait aucun humain ou lycan conscient de la vraie nature des Vanfield.
Quelle ne fut pas la surprise de Maël lorsque Megane aborda justement le sujet de sa famille, il fut tout d'abord étonné qu'elle soit au courant, il ne s'y était pas attendu, il pensait que les Vanderkan avaient autre chose à faire que de s'intéresser à lui, une fois l'étonnement passé, ce fut la méfiance qui s'empara de Maël, pourquoi les Vanderkan s'intéresseraient-ils à lui, il n'avait pas l'intention de se plonger dans leurs luttes de pouvoirs dont il ne voyait pas l'objectif, à ses yeux le pouvoir avait toujours été un fardeau et il ne l'avait jamais désiré mais il concevait que tout le monde n'était pas d'accord sur ce point. Bien que méfiant, Maël reconnut que Megane n'avait rien fait pour le mettre mal à l'aise et décida de répondre sincèrement, il la jaugea du regard un court instant puis répondit d'une voix polie :

-Beaucoup ? Vous exagérez Duchesse, j'ai fais en sorte de...Limiter leur nombre. Maël ne put se retenir de sourire en pensant au genre de limitation à laquelle il pensait. Ensuite il est vrai que je souhaite rester discret mais la solitude était bien trop lourd tourment et je ne me sentais pas le courage d'affronter l'éternité avec, j'ai donc bâti cette famille pour qu'il devienne plus supportable. Je ne sais pas si la solitude vous pèse autant qu'à moi, mais je n'étais pas prêt à sacrifier tout contact juste pour passer inaperçu. Maël marqua une nouvelle pose et rajouta, quand à la crise dont vous parlez, je dois bien avouer tout ignorer à son sujet, je ne suis pas très informé des problèmes que pourraient rencontrer notre race ces temps si.

Maël reporta son attention sur la chapelle, le lieu était vraiment étrangement mal assorti à leur conversation, ce lieu de prière était surement le dernier qu'il aurait choisi pour parler de politique, surtout de celle des vampires, mais cela importait peu, lorsque l'on évoquait la politique ce qui comptait par dessus tout c'était de le faire à l’abri des oreilles indiscrètes, or cette chapelle légèrement isolée et dans laquelle régnait un silence qui permettrait à Maël d'entendre arriver tout nouvel arrivant bien avant qu'il ne pénètre dans l'édifice était un excellent lieu. Il aurait été bien naïf de la part de Megane de croire que parce qu'il refusait de s'y impliquer, que Maël était un novice dans l'art de l'intrigue, bien au contraire pour conserver sa quiétude et celle de sa famille, il avait du très vite se former à ce subtil art dans lequel rien n'est jamais acquis et où le plus vieil ami devient rapidement un ennemi mortel. Et après tout ces siècles il devait avouer sans trop de prétention être devenu plutôt habile à ce petit jeu dangereux. La première chose qu'il avait appris avait été de récolter le plus d’informations possible sur son interlocuteur, c'est pourquoi il écouta avec intérêt la réponse de Megane, il était plus qu'évident qu'elle ressentait une grande fierté à être une Vanderkan ce que Maël pouvait comprendre, de plus elle semblait avoir aussi peu de compassion pour les humains que lui, tentant de cerner le caractère de la belle duchesse, il lui répondit en souriant :

-Et vous avez bien raison Duchesse, pourquoi se priver ? C'est dans notre nature et Le Seigneur lui-même ne semble pas s'offenser que nous nous repaissions de ses ouailles, mais après tout ses voies sont dîtes impénétrables, il y a peut-être un sens caché pour l'humanité derrière le fait qu'il nous autorise à nous servir sans modération. Comme vous devez d'ailleurs le savoir, j'étais moi-même un humain originellement, je fis parti des brebis que le Seigneur se devait de protéger mais quand j'ai eu besoin de secours ce n'est pas de lui qu'elle me parvint.


Maël venait d'évoquer sa transformation, inconsciemment sa main s'était portée à l'emplacement de son cœur, là où il avait la profonde cicatrice, reste de cette flèche qui lui avait percé le cœur bien des siècles auparavant, sans l'intervention de son noir sauveur qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui, il n'aurait pas survécu mais le prix s'était montré bien élevé pour cette vie donnée.

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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Ven 26 Aoû - 12:20


    Dans cette chapelle l'atmosphère était très étrange voir inquiétante du moins du point de vue des humains ... S'ils y en auraient eu avec nous lors de notre petit entretien. Tous les éléments étaient présents pour faire naître une certaine peur chez les motels, encore une faiblesse de leur part. La pénombre angoissante, un silence pesant, et deux êtres si beaux qu'il était inconcevable de penser qu'ils étaient humains. En ce monde la perfection n'existait pas et pourtant nous en étions la preuve "vivante" lui et moi. Chaque trait sculptait sur mon visage était fait pour attirer le regard de la gent masculine ... Ou de jolies demoiselles. Cette beauté factice n'était présente que pour cacher une laideur telle, qu'elle pouvait en retourner un prêtre dans sa tombe. J'étais un monstre, il était inutile de le nier. Par contre, cacher cette vérité était tout un art que j'avais perfectionné tout au long des siècles. L'instinct de survie sans doute, ou juste le plaisir de tromper ma nourriture. Tuant de sang froid juste pour mon bien-être, j'étais tout aussi cruelle que Lucifer le grand ennemi de Dieu qui n'était qu'une énième chimère des humains. Un humain avait dit un jour "Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux." et il n'avait pas tort.
    Je n'étais qu'à quelques pas de Maël fixant les traits gracieux de son visage sans la moindre pudeur, puis le délaissant peu à peu mon regard descendit finalement vers son cou blanc comme neige. Son cœur ne battant plus depuis sa transformation malencontreuse, je n'y percevais aucun pouls battant contre sa peau si délicate, preuve qu'il était "mort". Mais heureusement ça ne gênait aucunement mon appétit incessant. Mortel ou vampire, je ne faisais pas la fine bouche goûtant à tout ce que je trouvais sur mon chemin. Chance inespérée ou infortune, la nourriture ne pouvait hélas que subir. Alors oui, goûter au liquide vitale de mon compère était une chose à envisager. Mais bizarrement j'avais l'impression d'y avoir déjà goûté, j'avais de plus en plus la certitude de connaitre ce vampire. Il n'était pas rare que j'oublie le visage de mes victimes, l'immortalité en étant probablement la cause. Soupirant un peu, cette sensation me gênait fortement, je n'aimais pas beaucoup être dans l'ignorance. Depuis quand était-il "froid" ? Son regard meurtrier en disait long, et son contrôle de lui-même était plutôt bon à première vue. Aussi longtemps que j'avais vécu, j'avais laissé derrière moi quelques "souvenirs" qui était en général générer par mes caprices. Alors si Maël était par inadvertance le fruit d'une de mes fantaisies, cela ne m'aurait pas surprise plus que ça. Dans tous les cas il n'en avait pas souvenir, et heureusement. Bon nombre n'avait pas aimé que je leur offre l'immortalité. D'ailleurs Maël n'en avait pas pris goût au vu de ses paroles.

    - « Dans ce cas je vous conseil de vous en informer et très vite. En étant chef de famille vous avez obligation de protéger les vôtres il me semble, et rester dans l'ignorance vous sera fatale. » Mes lèvres esquissèrent un petit sourire, le regardant de nouveau dans les yeux. Je ne prenais pas de pincette quand j'avais quelque chose à dire, « Tuer quelques uns des nôtres n'est pas un crime punis, les Vanderkan ne l'interdisent pas. Par contre, quand notre survie est menacer chacun de nous se doit d'être présent. Et ce qui trame en ce moment devient de plus en plus dangereux chaque jours. Nous devons résoudre ceci au plus vite. »

    Plongeant de nouveau dans mes pensées les plus profondes, je faisais travailler rigoureusement ma mémoire retraçant alors les moments qui furent pour moi soit importants soit intenses. Le fait d'avoir ce sentiment de déjà vu quand je regardais ce vampire m'agaçait vivement, j'avais en horreur ce genre de choses comme dit plus tôt. Ainsi je me devais de résoudre cette petite affaire. L'observer était un moyen de faire ressurgir des choses, et le fait qu'il touche son cœur ne m'était pas inconnu. J'avais connu autrefois un humain blessé à mes pieds ... Et non pas par pitié, mais par caprice car il me susurrait de l'achever je l'avais mordu. Toujours face à lui, je vins glisser une de mes mains dans son cou. Le touchant du bout de mes doigts la tentation était grande, mais je n'allais pas le mordre par la force. J'étais d'une bonté flagrante !

    - « Se fier à Dieu est futile. On est mieux servis que par soit même comme on dit. Nous mériterions la potence pour notre impudence » Riant un peu face à mes propos, Maël attisa ma curiosité en évoquant une partie de son passé. C'est justement ce que je voulais savoir. Qui l'avait transformé ? Quand ? Où ? « Depuis combien de temps n'êtes-vous plus un enfant du Seigneur ? D'ailleurs l'avez-vous déjà été alors qu'il ne vous a pas sauvé ? C'est assez ironique je trouve, il n'a pas levé le petit doigt pour vous, alors qu'un monstre a fait beaucoup plus. Regrettez-vous votre vie passée ? »

    J'avais déjà vu pleins de vampires regretter amèrement leur ancienne vie pour plusieurs raisons. Par exemple en ayant vu des êtres chers mourir ou encore être lasse de voir défiler les siècles encore et encore. Mais quand était-il pour Maël ?

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Dernière édition par Megane Vanderkan le Ven 9 Sep - 7:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Mar 30 Aoû - 21:08

Maël observait la chapelle et ses sobres décorations avec ce qui pourrait paraître être de la politesse, son regard vagabondant autours de lui sans vraiment s'attacher sur un élément précis, il devait donner l'impression d'un potentiel acheteur visitant une demeure avant de décider si ou non il souhaite emménager, à cette pensée il dut retenir un léger éclat de rire. Il venait de s'imaginer s'installant dans ce lieu de culte, sous les yeux même du pseudo-Dieu omnipotent que les humains vénéraient avec presque autant d'ardeur que le dit Dieu en déployait à leur montrer qu'il se fichait totalement d'eux, quel pied de nez magnifique cela serait là à tous ses arrogants prêtres qui se pensaient tout puissants du haut de leur sacerdoce et distribuaient des conseils moraux qu'eux même étaient incapables d'appliquer, Maël n'avait rien envers la religion en elle-même mais ces présupposés connaisseurs de la vérité absolue et détenteur de la parole divine parce qu'ils parlaient le latin et avaient fait quelques études le laissait songeur et il n'était pas sûr que c'était là le plus sûr moyen de se rapprocher du Seigneur à considérer bien entendu qu'il exista bel et bien ce qu'il avait mis de plus en plus en doute au fur et à mesure que les siècles avaient passé. Quoi qu'il en soit, l'idée de vivre dans une église ou un monastère le laissait rêveur et lui donnait un goût de revanche secrète sur tous ses hommes d'église dont l'arrogance n'avait d'égale que l'ignorance, s'imaginant déjà souiller le lieu des pires manières, éclaboussant de sang les icônes, versant du vin sur l'autel ou s'y adonner à des activités beaucoup moins avouables.
Pendant que Maël s'était plongé dans ses pensées touchant aux différents moyens de rendre ces mornes lieux de cultes plus....Festifs, Megane s'était approchée du taciturne vampire et le dévisageait avec une étrange lueur dans les yeux, se demandant si elle ne comptait pas le mordre, Maël ressentit un léger frisson lui parcourir l'échine, remontant lentement le long de sa colonne vertébrale, ses pupilles s'étaient légèrement dilatées et sa respiration avait accélérée. Croyant tout d'abord qu'il s'agissait de peur Maël finit par se rendre compte qu'il n'en était rien, l'idée de se faire mordre par cette Vénus de beauté l'attirait, il ne parlait de vulgaire attirance physique comme la ressentait parfois les humains, créatures répugnantes qui ne faisaient que se laisser guider par ses instincts les plus vils, c'est le concept même de la morsure qui l'attirait, les lèvres parfaitement proportionnées se posant délicatement sur sa nuque puis les canines venant lui érafler la peau avant de la déchirer avec force. L'image lui plaisait, il ressentait cette sourde envie dans tout son corps, qui semblait presque la réclamer avec nostalgie, dans l'espoir de se remémorer une scène proche voir identique.
S’écœurant lui même d'avoir eu de telles pensées, Maël les enfouit au plus profond de lui et reporta son attention sur quelque chose de plus terre à terre, Megane avait parlé d'une menace pour leur race tout entière et Maël se demanda un instant si elle disait la vérité. Il est vrai qu'il avait été très pris par les affaires privées des Vanfield récemment mais de là à passer à côté d'un danger pouvant poser à leur race un problème de taille, il y avait un fossé qu'il ne pensait pas avoir franchi. Se demandant si la belle sylphide se jouait de lui ou exagérait, il lui demanda avec un sérieux qu'il n'avait pas encore eu depuis le début de la conversation :

-Je prend mon rôle très à cœur et ne compte pas mettre ma famille en péril par manque d'attention, je suis tout ouïe Duchesse, quel peut donc être ce funeste danger que même les Vanderkan en viennent à craindre pour leur survie ? La fin de sa phrase avait été dite avec une légère pointe d'ironie montrant qu'il la pensait exagérant quelque peu même si derrière cette ironie perçait une imperceptible inquiétude montrant qu'il redoutait qu'elle soit sérieuse. Quand à la présence des Vanfield, ne vous tracassez pas, nous ne permettrions pas que le moindre mal vous soit fait.

La fin de sa réponse s'accompagna d'une élégante révérence, bien sûr sa prétendue dévotion aux Vanderkan n'était pas si indestructible que ce qu'il venait de dire, ils les respectaient pour le certain contrôle qu'ils exerçaient sur les vampires et n'avait jamais eu à s'en plaindre mais sa loyauté envers eux n'était basée que sur un point fondamental, le sentiment de sécurité, être de leur côté était une protection indéniable et s'opposer à eux du suicide pur et simple mais si cela changeait un jour il se pourrait bien que les Vanfield ne lèvent pas le petit doigt pour les aider, bien sûr ce n'était que pure spéculation, et il était plus que probable que si un jour les Vanderkan étaient mis à mal, Maël et les siens ainsi que beaucoup de leur race aient déjà disparu de la surface de la Terre, quoi qu'il en soit sa fidélité à leur cause n'était rien de plus qu'un calcul d'intérêt entre les avantages à les soutenir et les inconvénients à s'en faire des ennemis.

C'est une étrange sensation qui le fit sortir nouvelle fois de ses pensées, un faible contact glacé sur sa nuque, à l'endroit où se trouvait sa jugulaire, ce contact lui arracha un frisson et sa surprise fut grande lorsqu'il se rendit compte qu'il s'agissait de Megane, comptait-elle le mordre ou l'étrangler ? Maël hésita un moment à se reculer mais sachant qu'il ne pourrait l'en empêcher si c'était bien là ce qu'elle voulait et voyant qu'elle ne semblait pas montrer d'agressivité à son égard, il ne se déroba pas. Cependant la question qu'elle lui posa le troubla, pourquoi la grande Megane Vanderkan porterait-elle le moindre intérêt au récit de sa transformation, pensant tout d’abord lui mentir, c'est la vérité qui sortit de sa bouche lorsqu'il se mit à parler :

-Cela fait beaucoup de questions d'un coup. Vous avez raison le Seigneur m'a abandonné, oui je l'avoue aujourd'hui avec honte j'ai cru il y a bien longtemps lorsque j'étais encore humain qu'il nous aimait et se préoccupait de nous mais quand il a fallu agir mes prières restèrent sans réponse, enfin sans réponse ce n'est pas tout à fait vrai puisque une créature des ténèbres y répondit elle et m'accorda une nouvelle vie même si j'en ignore encore les raisons, ce que j'en pense ? Et bien j'avoue que dans un premier temps la perte de mes proches m'a ébranlé, maintenant je ne sais plus, tant de siècles se sont écoulés et je suis toujours là à regarder le monde changer, cette sensation à quelque chose de grisant. Quand à la date de ma transformation, elle est aisée à situer, vous souvenez-vous de la bataille de Bouvines ? Et bien y être un chevalier au service du St Empire n'était pas la meilleure place, j'ai été transpercé par une flèche en plein cœur et j'ai chu dans la rivière, ce sont mes derniers souvenirs en tant qu'humain...Voila Duchesse vous savez tout et je dois bien avouer avec embarras que vous êtes la première personne a autant en apprendre sur moi.

Même après tout ce temps, Maël se souvenait de son dernier jour en tant qu'humain à la perfection, les cris de guerre des hommes, le fracas de l'acier, le bruit sourd du galop des chevaux, tout cela était gravé dans sa mémoire, chaque seconde de cette journée, parfois il en rêvait la nuit, il se souvenait de tout jusqu'à sa chute, ensuite le noir complet et c'est durant cette zone d'ombre qu'il avait été transformé en ce qu'il était aujourd'hui.
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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Ven 9 Sep - 8:42

    Je n'avais pas dissimulé une certaine envie de gouter à son liquide vermeil qu'était son sang et pour être honnête je l'avais fait exprès. Un être de la nuit possédait plusieurs atouts, notamment une sensibilité hors norme percevant alors en chaque bétail la moindre inspiration, ou la moindre émotion. Il était donc naturel que même si j'avais essayé de le dissimuler, Maël l'aurait découvert ... Et n'aimant guère me fatiguer pour rien autant être honnête devant un suceur de sang. Mentir était une chose vaine. De plus il n'était pas vraiment dans ma nature de cacher mes désirs, quand je voulais quelque chose je le faisais savoir au premier concerner. Mon regard alors braquer sur lui, chacun de ses gestes m'étaient perceptibles. C'est alors que je compris sans grands efforts qu'il n'était pas contre un éventuel "échange mutuel", effectivement je pouvais lui accorder quelques gouttes de mon sang s'il en avait envie, oubliant de lui aviser par contre qu'il en serait dépendant par la suite. Je trouvais ça, assez amusant. Peu de personnes avaient déjà eu la chance de gouter le nectar d'un sang pur, un Vanderkan entre autre, mais je pouvais lui offrir à lui par simple impulsivité. Nous le préservions depuis des siècles dans nos veines sans jamais le "salir" avec d'autre. Rare et précieux nous le gardions jalousement. Mais hélas le jeune homme se rétracta assez vite se concentrant sur autre chose, la nymphe ayant alors perdu contre cette guerre arrivant dangereusement.
    Ne cachant pas ma petite déception pour avoir loupé une belle occasion de gouter un nouveau met, je pris place sans aucun scrupule sur l'autel. Ce petit édifice sacré n'étant pas très haut, il fût assez simple d'y monter avec ma longue et encombrante robe. Heureusement que j'étais habile, les vêtements féminins de notre époque étant certes ravissant, mais très inconfortable. Il suffisait de porter un corset pour savoir de quoi je parlais ou encore de mettre ces maudits escarpins qui faisaient fureur. Balançant alors mes jambes comme une jeune femme n'ayant pas encore perdu son âme d'enfant, je guettais toujours la venue d'intrus que j'allais certainement achever, si il ou elle avait la malchance de venir en ces lieux. En cette période confuse il fallait redoubler de vigilance, nous avions déjà bien assez de problèmes comme ça. Malgré tout je tendais une oreille attentive à mon hasardeuse rencontre, trouvant qu'il était étrange qu'il ne soit pas plus informé que ça. Peut-être était-ce à cause du fait qu'il ne vivait pas à la cour ? Ou parce que lui et sa famille n'entretenaient pas de relation extérieure ? Il prenait de toute manière cette situation comiquement.

    - « Je vois que l'humour est de rigueur chez vous ... Mais arriverez-vous encore à sourire après cette brève explication ? » Esquissant un léger sourire je le regardais, et lui expliqua les faits avec certaines précisions, mais laissant tout de même quelques points noir ne lui faisant pas confiance. « Dieu seul sait comment des humains ont eu connaissance de notre existence. Il en va de même pour les lycans. Cette information est arrivée jusqu'au Roi, ce qui ne l'a guère laissé indifférent, et ça se comprend. Il a alors enrôlé des personnes que l'on nomme secrètement "Milice". Ce sont des chasseurs en quelques sortes. Cela explique les disparitions mystérieuses de certains d'entre nous et des morts plus que douteuses. Je ne vous cache pas que je suis en train de travailler sur une solution adéquate avec mes frères ... » Tout en lui expliquant je regardais son visage pour voir une quelconque réaction de sa part. « L'anonymat est terminé. Ils savent que nous existons, et ils nous cherchent. Si j'étais vous je ferais attention. »

    Il voulait la vérité, et bien il l'avait. La situation était grave, un grand changement qui faisait vacillait dangereusement notre existence était arrivée et Maël n'était pas au courant. J'avais hâte qu'il réagisse, je voulais voir comment il allait réagir. Allait-il prendre peur ? Allait-il perdre ses moyens et se mettre en colère ? Descendant alors de mon perchoir je vins alors me glisser dans son dos pour humer une nouvelle fois son odeur. Je lui avais déjà fait comprendre que le gouter me titiller grandement, je voulais son sang c'était décidé. Certes je m'étais soulagé avec le prêtre tantôt, mais l'idée de gouter à un vampire à cette heure tardive de la nuit et dans cette chapelle me tenter grandement. Mais je n'eus le temps de faire quoi que ce soit que le noble décida de me faire le récit de son passé. L'écoutant toujours de façon attentive, sa vie antérieure ne me laissa guère indifférente. Il valait mieux découvrir la vérité un peu tard plutôt que de ne pas la découvrir du tout.
    Ne faisant plus un geste les souvenirs me revint. Bien sûr que je connaissais la bataille de Bouvines vu que j'étais présente sur les lieux après cet évènement tragique. Opposant les troupes royales françaises et anglo-germano-flamande, la bataille fût très meurtrière. Ayant eu vent de ce morbide évènement je vins sur place pour y voir un spectacle pouvant me divertir. Voir des humains s'entretuaient était toujours excitant. Proche des lieux suivant la rivière qui fût plus rouge que jamais, j'y ai trouvé un corps ... Vivant. Mais de là à dire que c'était Maël ... Je n'arrivais pas à mettre un visage sur le soldat. Mais moi qui ne croyais pas aux coïncidences, il était fort probable que ce soit moi le dit monstre des ténèbres. Étais-je embarrasser de cette découverte ? Non. Je trouvais plutôt amusant de retrouver une de mes créations s'il en était bien une après quelques siècles passés. Mais je devais m'en assurer.

    Il y avait une manière sûre de savoir si oui ou non il fût une victime de mes caprices et elle était simple : le mordre. Non seulement je voulais boire son nectar, mais en plus j'y étais "obliger" pour me souvenir de cette époque lointaine. Je faisais d'une pierre deux coups ce qui arrangeait bien mes affaires ! De plus je pouvais vérifier ce petit détail sans que Maël y voit quelque chose de suspect en accusant sans vergogne ma gourmandise. Effectivement je ne savais pas s'il remerciait son créateur ou non. Avait-il de la haine pour le vampire qui lui offrit une nouvelle vie ? Ou l'adulait-il ? J'allais lui poser la question juste après mon petit encas. M'approchant doucement de nouveau face à lui histoire qu'il ne soit pas surpris de mes actes, je ne cachais nullement ce que j'allais entreprendre. Souriante, j'avais délibérément détruit l'effet de surprise ,car il était un vampire. Glissant alors mon visage dans son cou, je vins d'abord embrasser sa peau de façon sensuelle, enivrer par son parfum lui susurrant alors « Vous sentez bon ... ». Puis mes canines s'enfoncèrent profondément dans sa chair. Dieu était le témoin privilégié de ce péché excessivement délicieux, et là je me souvins ...


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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Dim 18 Sep - 10:22

Maël crut apercevoir une moue de mécontentement se dessiner sur le visage sans défaut de la belle vampire, il avait donc bien interprété la situation, il était clair qu'elle venait de se nourrir et pourtant elle n'était pas rassasiée mais était-il seulement possible de l'être ? Peu importait la quantité de ce divin nectar porteur de vie qu'il ingérait, Maël ressentait toujours au fond de lui cette sourde envie de planter ses crocs dans la première gorge visible, de vider de leur sang tous les humains présents. Il avait passé beaucoup de temps à tenter d'amadouer sa dévorante pulsion et maintenant encore il éprouvait toutes les difficultés du monde à la réfréner bien longtemps. Son regard vide toujours posé sur Megane, il se demanda s'il en allait de même pour elle, peut-être les Vanderkan se maîtrisaient-ils avec plus d'aisance ? Il avait entendu parler, d'infants, répugnantes engeances, fruit d'une union maudite entre un humain et un vampire, ces infants ne ressentant qu'une Soif amoindrie et pouvant se priver de sang pendant des mois, s'interrogeant sur le fait de savoir si les Vanderkan leurs ressemblaient sur ce point, il finit par conclure que la question ne présentait que peu d'intérêt, en effet les Vanderkan ne portant que peu d'attention au prix de la vie des autres, qu'ils soient ou non capables de maîtriser leurs pulsions meurtrières n'avait aucune importance, ils se servaient lorsqu'ils le désiraient et personne n'était réellement en mesure de les en empêcher. Pourtant s'il avait bien interprété ses mimiques, il semblerait que Megane souhaita le mordre, Maël continuait de la suivre des yeux étant moitié sur ses gardes, moitié conquis par la belle sylphide, cette dernière avait hissé sa svelte silhouette sur l'autel et commençait à balancer ses jambes dans le vide comme aurait pu le faire une enfant, bien que ne faisant qu'ajouter à son immense beauté, cette étrange posture lui donnait un aspect des plus inquiétants pour qui savait quel genre de monstre se camouflait derrière ce masque d'humanité et d'élégance, elle n'était pas comme lui une simple créature de la nuit, elle était la nuit, une monstruosité au delà des mots, il ne pouvait qu'imaginer le sentiment d'horreur absolue que devait provoquer chez ses infortunées victimes le fait de voir cette élégante et visiblement sans défense jeune femme réellement hors d'elle, de voir ses traits si délicats se changer et arborer peu à peu une expression de haine bestiale. La simple terreur qu'elle devait inspirer était une arme suffisante pour terrasser la plus part de ses ennemis mais étant doté d'un sens de l'humour bien particulier, Dieu, la Nature ou quel que ce soit le nom de l'entité qui était responsable de sa création, lui avait fourni d'autres armes et Maël n'avait jamais vu un Vanderkan en action mais encore une fois avait entendu bien des rumeurs à leur sujet, certaines étaient surement exagérées et il doutait fortement qu'ils puissent se débarrasser d'une vingtaine de vampires d'un simple claquement de doigt mais il ressentait au fond de lui, comme un reste de son sixième sens animal, qu'il n'avait aucune chance contre l'un d'entre-eux , que leur affrontement ne pourrait être qualifié de combat en tant que tel mais plutôt d'exécution. Cela dit malgré toute leur puissance les Vanderkan eux-même semblaient craindre quelque chose, une force mystérieuse qui selon Megane les mettait tous en danger, désireux d'entendre quelle pouvait être cette entité fantasmagorique capable de telles prouesses, il écouta la réponse de la Duchesse avec attention.
Quel ne fut pas son étonnement lorsqu'il comprit qu'elle parlait des humains, ainsi le Roi avait eu vent de leur existence et avait monté un groupe spécialisé dans l'élimination des créatures fantastiques. Bien que restant totalement impassible, dissimulant l'effet qu'une telle nouvelle avait sur lui, Maël ne retint qu'à grande peine, une exclamation de dédain. Alors c'était ça la terrible menace qui allait tous les exterminer ? Les humains, une bande de paysans mal dégrossis armés de fourche et de torche et tellement noyés par leur ignorance qu'il avait toujours semblait miraculeux à Maël qu'ils arrivent de temps en temps à faire quelque chose de constructif. C'était absurde, la réputation de toute puissance des Vanderkan était-elle à ce point surfaite qu'ils en craignent les humains et leurs pitreries mi-religieuses mi-enfantines pour se protéger d'eux. Maël était rassuré, il doutait que cette milice puisse lui poser de réels problèmes mais de nature méfiante, il envisagea la solution la plus extrême dans l'hypothèse où lui et sa famille serait découvert et réellement mis en danger, partir, il lui suffisait de s'éloigner pour un royaume moins au fait de leur existence et de s'y réfugier mais il ne pensait pas qu'il en serait réduit à de telles extrémités, pas par des humains.
Remarquant qu'il avait laissé courir un certain temps depuis la réponse de Megane et que le silence c'était installé, Maël se décida enfin à reprendre la conversation et demanda sur un ton emplit de scepticisme :

-Les humains ? Je comprend maintenant pourquoi j'ignorais tout de cette...Menace, les Vanfield sont discrets et à ma connaissance aucun humain et a fortiori le Roi ne sont au courant de notre vraie nature. Mais Duchesse, le problème est-il si grave ? Tout ce qu'un Roi peut faire, un autre peut le défaire, il vous suffirait de faire supprimer ce Roi qui nous a démasqué et de montrer à son successeur combien engloutir des fortunes dans la chasse à des créatures qui n'existent pas est absurde et à quel point ces ressources seraient bien mieux utilisées à nous défendre contre des menaces qui elles existent comme l'Angleterre par exemple.


C'est ainsi que Maël aurait réglé le problème de cette Milice s'il l'avait considéré comme gênante, le fait que le Roi actuel croit en l'existence des vampires ne signifiait pas leur fin, rien en garantissait que son successeur aurait la même ouverture d'esprit à ce sujet et avec des proches lui affirmant qu'il n'y avait lieu de poursuivre des personnages chimériques, des proches comme les Vanderkan par exemple, il y aurait fort à parier que ce Roi leur serait plus favorable. Bien évidemment, Maël n'avait fait qu'exposer son point de vue et ne comptait pas lui même recourir à de tels stratagèmes, il ne voyait vraiment pas en quoi cette Milice pouvait être une menace pour eux mais peut-être surestimait-il les aptitudes des vampires ?

Maël entendit soudainement une respiration dans son dos et tourna légèrement la tête, se retrouvant nez à nez avec la Duchesse, celle-ci ayant profité de son inattention pour se glisser furtivement derrière lui, tout d'abord émerveillé par la perfection quasi irréelle de ses traits, il comprit rapidement quelles étaient ses intentions, elle désirait le mordre, sentant tout d'abord une montée d'angoisse, Maël se demanda s'il survivrait à un tel acte, en effet rien ne garantissait qu'elle lui laisserait assez de sang pour qu'il puisse vivre mais il savait qu'il n'était pas de taille à l'en empêcher de plus, une nouvelle fois il éprouva une certaine attirance à l'idée d'un tel acte mais préférant ne pas développer là ces sentiments et leurs raisons il se contenta de se réfugier derrière la pensée qu'elle était une Vanderkan et qu'il ne pouvait rien contre elle. Elle lui tournait autours tel un loup qui a réussi à isoler une brebis, n'appréciant guère cette image il se doutait cependant que c'est ainsi qu'elle devait le voir, une brebis, une pauvre âme qu'elle aurait réussi à capturer. Désormais en face de lui, Megane approcha doucement sa tête de sa nuque, presque inconsciemment, Maël pencha légèrement la tête pour lui offrir une meilleure prise et s'abandonna tout simplement à la morsure de la Duchesse, qui ne fut à son plus grand étonnement pas immédiate, il sentit tout d'abord les douces lèvres de la jeune femme se poser contre sa nuque et ne put retenir un frisson de plaisir à cette sensation. C'était la première fois qu'il s'autorisait une telle proximité avec quelqu'un et il en ressentait une certaine gêne bien que ce sentiment ne fut pas des plus déplaisants. ayant encore le temps d'ajouter en réponse à la remarque de Megane quelques mots, il chuchota «Vous aussi Duchesse...», il n'eut cependant pas le temps de s’appesantir plus sur sa propre envie de mordre la jeune femme celle-ci ayant prit les devants, il sentit ses canines s'enfoncer profondément dans sa chair, frissonnant une nouvelle fois, de manière nerveuse l'une de ses main passa dans le dos de Megane et s'y agrippa, ses yeux se fermèrent tandis qu'il tentait tant bien que mal de se détendre et d'oublier la possibilité de mort que la divine créature accrochée à sa gorge représentait. La douleur était moins importante qu'il ne l'avait imaginé mais elle faisait naître en lui le souvenir d'une douleur qu'il avait ressenti le jour de sa transformation, une douleur déchirante et tellement écrasante qu'elle lui avait ôté la parole, il avait cru en mourir tant cela avait fait mal, une souffrance qui lui en avait fait oublié qu'il était agonisant, une flèche plantée dans la poitrine. Et pourtant c'était bien cette douleur qui l'avait sauvé, c'était cette peine qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui. Ne sachant plus où il était, dans un chapelle avec la belle Duchesse Vanderkan ou effondré sur la berge d'une rivière avec une étrange forme sombre penchée au dessus de lui, Maël resserra doucement sa prise dans le dos de Megane et s'en remit à elle pour l'empêcher de perdre pied avec le réel.
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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Dim 25 Sep - 14:43

    Outre les plaisirs charnelles qui pouvaient nous procurer tous les biens faits du monde, les morsures vampiriques étaient à elles seules une union intense et torride. Nous procurant une jouissance telle que j'en fus dépendante la toute première fois que du sang coula dans ma gorge pour arriver au plus profond de mes entrailles. Se nourrir était primordial pour survivre, les vampires n'échappaient pas à cette règle universelle. Mais dans mon cas c'était bien plus qu'un besoin, c'était une drogue. Effectivement, même si mon organisme n'avait pas besoin que je m'alimente j'avais un besoin obsessionnel d'avoir constamment du sang en bouche. Ce liquide avait du pouvoir sur moi. Victime de cet opium, la même infortune condamnés ceux qui avaient le malheur de gouter ne serait-ce qu'une goutte de mon sang, la souche de la lignée la plus puissante se cachant dans l'ombre, les Vanderkan.
    Cette proximité que j'avais rongée peu à peu entre Maël et moi était sensiblement dangereuse pour lui, car je savais que l'idée de me mordre lui était venu à l'esprit. Mais me concentrant davantage sur ce je faisais, je ne m'en inquiétais pas bien trop intéresser à ce que je goûtais. Son sang était pour faire simple, un véritable délice. Chaque gorgée était synonyme de jouissance que je faillis ne plus me contrôler à cause de mon amour pour l'hémoglobine bien trop présente. Me forçant alors à arrêter - question de survie pour ma nouvelle connaissance -, restant tout de même très proche de lui faisant alors naitre une certaine ambiguïté si des regards indiscrets nous auraient vus, je me léchais doucement les lèvres ne pouvant m'empêcher de sourire comme une idiote l'aurait fait. Son odeur ne m'avait nullement trompé, elle reflétait exactement ce que j'avais imaginé quand son liquide vermeil s'immisça sensuellement dans ma bouche. Mon visage toujours dans son cou, de multiples sensations me traversèrent alors violemment dans le corps faisant ainsi frissonner les moindres parties de mon anatomie. C'était ça la vraie jouissance pour un être de la nuit. Reprenant peu à peu mes esprits, je n'avais toujours pas de réponse aux questions qui me gênaient vraiment sur son passé. La seule certitude étant que son sang ne m'était pas inconnu. Il était donc fort possible que je sois l'auteur de sa transformation, mais avant d'éclaircir ce point je devais l'éclairer moi-même sur le problème que je lui avais exposé.

    Apparemment je m'étais mal exprimée, car Maël ne réalisait pas la gravité de la situation. Si le Roi avait eu écho que ces histoires fantaisistes sur des créatures de la nuit étaient peut-être vraies, croyait-il vraiment que nous les Vanderkan aurions pris la peine d'être contrarier ? Rien ni personne ne nous faisait peur en ce monde. Par contre, nous étions soucieux que des humains saches réellement que nous existions. Qu'ils nous avaient déjà vus entre autre. Cette Milice avaient déjà tués des membres de notre espèce, preuve absolue et incontestable que les grosses bêtes sanguinaires étaient sorties de leurs livres stupides. La réalité était tout autre, et ça le Roi et ses maudits pions en avaient conscience à présent. Ce détail me contrarier car cela pouvait alors enclencher une guerre historique. Je n'avais aucun problème pour enclencher un génocide, j'avais émis cette solution radicale, mais mes frères étaient contre l'idée que leur brebis se fassent sauvagement égorgées. Je pouvais très bien me passer de jouet, les exterminer était certes une solution extrême mais efficace. Regardant alors Maël dans les yeux, je repris mes explications pour être plus claire cette fois-ci.

    - « Je viens de vous dire qu'un nombre indéterminé d'humain ont connaissances de notre existence. Je ne parle pas de rumeur grotesque infondés qui circulent dans les oreilles de cet idiot couronner. Mais je parle bien de faits irréfutables. C'est pourquoi il a créé cette Milice dans l'espoir que ces créatures des enfers maudite par Dieu disparaissent à jamais. Même si je tuais de mes mains ce blondinet arrogant, il est à présent trop tard. Nous ne savons pas qui, ni combien sont au courant. L'idée de tous les dépecer un par un me tente grandement, mais je ne peux prendre cette décision toute seule. » J'étais très sérieuse, tuer était banal pour moi. J'étais sans pitié d'où la crainte que je faisais naitre chez certains. Mes yeux ne regardant que cet homme, je voulais voir si cette fois il avait bien compris. « Heureusement ces imbéciles ne connaissent pas tous les secrets de notre race. »

    Je laissais de côté mon visage froid pour reprendre une apparence douce et taquine. Touchant de mon index la plaie que j'avais infligée à son cou, j'aurais bien voulus gouter de nouveau à son nectar mais m'abstenais pour son bien être. Je ne voulais pas qu'il meurt. De plus toutes les bonnes choses avaient une fin, ... Malgré que j'avais encore un peu faim. Soupirant, une question me bruler ardemment les lèvres « Si vous aviez en face de vous votre créateur, que feriez-vous ? Je ne parle évidemment pas du tout puissant ... » Dis-je riant un peu. Je voulais savoir sa réponse avant de lui dire ce que je savais. Il n'était pas ma première œuvre d'art, et beaucoup étaient ceux qui voulaient ma peau après leur avoir offert un cadeau empoisonné. C'était une sorte d'assurance de lui demander son ressentiment. Ça m'évitais non seulement d'être en mauvaise posture, mais aussi d'éviter de gâcher ce petit entretient très agréable.
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MessageSujet: Re: Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]   Lun 31 Oct - 18:11

Les canines de Megane s'étaient profondément enfoncées dans la gorge de Maël, il sentait le liquide carmin s'échapper peu à peu de ses veines, une étrange sensation d'engourdissement l'envahissant peu à peu, gagnant ses extrémités puis s'étendant progressivement, lui donnant l'impression d'avoir passé une journée éreintante, le laissant dans un état de légère somnolence. C'était la première fois qu'on le mordait, du moins la première fois dont il se souvenait et ses sentiments étaient mitigés, il ne pouvait nier que l'étreinte et la proximité de la Duchesse fut déplaisante, il en ressentait même une certaine satisfaction, néanmoins il se sentait vulnérable, plus qu'il ne l'avait jamais été depuis sa transformation, à chaque gorgée du merveilleux liquide vermeil que la belle lui arrachait, il sentait la langueur l'envahir un peu plus. Cette sensation de fragilité lui déplaisait, il n'y était plus habitué, cela faisait maintenant des siècles qu'il avait abandonné sa condition d'humain pour devenir une créature de la nuit, il s'était accoutumé au sentiment de puissance et de force que son statut de vampire lui accordait. De plus, plus le sang se fit rare en lui, plus Maël commença à ressentir avec force l'envie de se nourrir, sa Soif de sang était brutale, presque animale, l'aspect le plus primaire de sa personnalité, celui qu'il n'était toujours pas capable de contrôler malgré les siècles passés. C'était une envie complètement irrationnelle et absolue et il lui était arrivé de prétexter les empêchements les plus incongrus pour s'éclipser en vitesse d'une réception, d'un diner ou autre car l'un des invités avait éveillé son appétit. Malheureusement pour Maël, la seule personne susceptible de lui procurer ce nectar vermeil dont il ne pouvait absolument pas se passer était la jeune femme qui semblait avoir décidé de le lui retiré jusqu'à la dernière goutte. Tandis qu'il se demandait si son sang exerçait une attraction particulière sur la Duchesse, celle-ci arrêta finalement, presque à contre cœur, restant cela dit fort proche de Maël créant une proximité fort ambiguë, observant un moment l’irréelle perfection de la sylphide à ses côtés, il finit par lui adresser un regard interrogateur ne comprenant plus ses intentions.

Mais visiblement les interrogations de Maël devraient attendre encore un moment, en effet un autre sujet tracassait l'adorable créature, la Milice. Lorsque la Duchesse ré-aborda une nouvelle fois le sujet, Maël eut grande peine à retenir un soupir de lassitude, allait-il encore entendre un sermon sur la vigilance à observer vis-à-vis d'eux ? Il en était conscient mais ne voyait réellement pas le problème que posait cette Milice, si certains vampires avaient été assez stupides pour se faire démasquer puis tuer par cette Milice, Maël n'avait qu'une chose à dire, les vampires se porteraient mieux sans de tels veules individus. Néanmoins, au fur et à mesure du discours de Megane, Maël dut avouer qu'il avait clairement sous-estimé la menace que pouvait représenter les humains, il inclina légèrement la tête en signe d'excuse et murmura d'un ton contrit :

-Mes excuses Duchesse, pardonnez mes mots. J'ai fait preuve d'arrogance, la Milice est une menace réelle et j'ai sous-estimé les Vanderkan et leur capacité à se débarrasser de ceux qui gênent notre race, cela ne se reproduira pas. Je vous prie de mettre cela sur le compte de l'isolationnisme dont ma famille fait preuve, nous avons peu pour ne pas dire aucun, contact avec les autres représentants de notre race et sommes donc peu au courant de vos aptitudes. Maël hésita un instant puis finit par lancer un regard hardi et ajouta. Je reste néanmoins convaincu que supprimer le Roi permettrait de rendre ce problème moins important. Puisque le Roi actuel connait notre existence, il faut s'en débarrasser et s’assurer que le monarque suivant n'obtienne jamais la preuve de notre existence. Il suffira ensuite de demander à ce nouveau Roi qui ignorera notre existence de dissoudre la Milice, ses membres en seraient désorganisés et plus facile à éliminer. Cette stratégie est-elle donc si saugrenue Duchesse ? Je suis peu accoutumé au jeu de la politique et j'accepterais vos critiques avec humilité.

Une nouvelle fois l'attitude de la Duchesse changea, ses doigts vinrent effleurer la trace de morsure sur la nuque de Maël, lui arrachant au passage un frisson réprimé avec peine, cela avait quelque chose de déstabilisant Megane était capable de passer d'une discussion politique à une bien plus intime en quelques instants, le faisait-elle volontairement pour éviter que son interlocuteur ait le temps de préparer un mensonge ou était naturel chez elle ? Maël n'était pas capable de le déterminer, comme il était incapable de savoir ce qu'elle pouvait bien penser de lui, elle lui donner parfois l'impression de le prendre pour un simple jouet entre ses mains et parfois comme une sorte d'animal exotique ayant éveillé sa curiosité. De plus la question de Megane était troublante en elle-même, ce qu'il dirait s'il rencontrait celui ou celle qui l'avait transformé ? Maël n'en était plus si sûr. Dans un premier temps bien évidemment c'est la colère qui avait envahi le vampire fraichement créé et déjà abandonné sans aucune raison, il se serait surement montré agressif envers son créateur s'il l'avait rencontré trop tôt. Ensuite, la solitude le gagnant, il l'avait cherché pour ne tout simplement plus être seul, l'isolement lié à sa condition de vampire lui pesant. Enfin, ayant trouvé un palliatif de fortune à sa solitude et ayant accepté ce qu'il était devenu y décelant même certains avantages, Maël n'était plus aussi assuré que par le passé de pourquoi il cherchait cette personne. Légèrement pensif, il répondit à la question de la ravissante vampire :

-Je ne peux l'affirmer avec conviction, j'ai ressenti de la colère envers celui ou celle qui me créa, il se peut que j'en ressente encore mais je ne le crois pas. Peut-être suis-je bêtement à la recherche d'une raison à mon existence ? Si je trouvais enfin cette personne qui me transforma, j'imagine que la moindre des choses serait de la remercier, après tout qu'elles qu'aient été ses raisons, elle me sauva la vie en me remodelant à son image et elle me permis de découvrir un monde dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Et je dois avouer que je suis intrigué de savoir quelle genre de personne mon créateur peut bien être et quelles purent être ses raisons. Mais pourquoi me demandez-vous cela Duchesse ?


Spoiler:
 
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Est-ce vraiment notre première rencontre ? [PV avec Megane]

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