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 Limasys Denacle

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MessageSujet: Limasys Denacle   Ven 1 Juil - 19:04

LIMASYS DENACLE




feat. original
    IDENTITÉ :


    Nom :Denacle
    Prénom:Limasys
    Age:23 ans
    Date et Lieu de Naissance :Paris, la magnifique ville lumière, le 06 septembre
    Orientation Sexuelle :Sa seule relation relation sérieuse avec un homme n'a pas fini de façon à ce qu'elle se soumette à une seule orientation sexuelle désormais.
    Nationalité:Française
    Groupe :Humaine
    Classe Sociale: Milicienne (même s'il n'y a pas de catégorie en couleur pour ça XD)




Description Physique :

Ne vous fiez pas aux apparences, Limasys est belle, sensuelle, presque de manière irréelle mais ce n'est pas un vampire, c'est tout simplement une humaine qui a été particulièrement gâtée par la vie comme peuvent l'être certaines personnes prises au hasard dans la grande chaine universelle. Cela est encore plus flatteur me diriez vous car rien ne vient accentuer cette beauté à part ses gênes légalement hérités de ses parents : les yeux de sa mère, les cheveux de son père. Mais qu'est ce qui caractérise cette beauté, autre que le charisme incroyable qui se dégage de cette douce humaine ? Ne serait ce pas sa chevelure de jais généreuse qui s'écoule voluptueusement le long de ses épaules jusqu'au milieu de son dos de manière rectiligne, qui d'un dégradé que peu présent, accapare régulièrement une partie du visage d'une mèche d'ébène récalcitrante, régulièrement repoussée et désespérément accrochée à une oreille mais qui se complait en un détachement récurrent de celle-ci. S'il y a de ça, ce n'est cependant pas l'unique raison. Ses magnifiques yeux pénétrants d'un bleu envoutant ne doivent sûrement pas laisser indifférent eux non plus. Certes ils captivent -tant par leur couleur que par leur silencieux message et pesanteur qu'ils expriment- mais peut-être pas autant que la grandeur du regard que les longs cils recourbés et nombreux lui permettent d'avoir sans artifices, décuplés par la seule ouverture des yeux et l'attirance vers le ciel de ces longs traits noirs, nécessaire pour faire plier n'importe qui par ce regard ainsi terminé et agrandit. Tout cela fait déjà beaucoup, n'est ce pas suffisant ? Oh si mais la fin n'est pas encore pour tout de suite. Des lèvres légèrement pulpeuses viennent encore rehausser ce visage de poupée, loin d'être innocent. Il est vrai que ce visage n'a que peu voire pas de défauts apparents mais qu'en est-il du corps ? Le galbe n'est qu'harmonieux offrant des formes généreuses, abondantes n'étant pas le terme à rajouter, mais présentes montrant la féminité d'un corps bien formé: poitrine élégante et attirante, très souvent soulignée par un décolleté totalement prometteur ; taille suivant la courbe dans le relief d'un vase antique ; rondeurs légèrement musclées permettant une préhension agréable mais pas forcément toujours aisée car pas offerte à tous. La douceur se répand également sur cette peau de lait malgré les douleurs supportées et les efforts perpétués. Elancées sont ses jambes pour terminer le décours du physique prometteur d'une humaine en fleur. Oserais-je encore parler des mains ? Non... Elles suivent le cheminent du reste du corps permettant de s'émerveiller d'une beauté si naturelle. Sans défaut apparent était cependant bien le terme, bien que point du aux gênes cette fois-ci mais à un vécu personnel, une marque indélébile injurie un corps sans pareille. Dans son dos originellement magnifiquement dessiné s'est introduit une cicatrice maintenant rétablie mais bien ancrée dans la chair traversant par la diagonale l'entierté de son dos allant se nicher jusqu'à la naissance de son épaule gauche. Cette marque n'a pas été choisie mais représente beaucoup de chose pour notre humaine. Cela marque le défaut physique le plus flagrant que l'on puisse trouver chez elle. Bien que ça ne soit pas constamment apparent, le masquer ne fait pas forcément partie du jeu. Cette marque fait partie intégrante désormais d'elle et si un jour vous la voyez, ne vous attendez pas à connaitre son histoire, elle n'est pas facilement révélée.

Les fioritures qui argumentent très souvent les doigts et poignets des femmes ne font pas partie des ornements dont dispose notre jeune demoiselle. Précieuse par le comportement, elle n'apprécie cependant que peu la compagnie des cliquetis d'argent qui pourraient aisément se faufiler sur la peau. Ce ne sont que des outils de beauté superficiels qui n'apportent que peu de complaisance et qui en réalité n'augmentent pas tellement la beauté. Notre jeune humaine s'en passe donc sans aucune difficulté. Le seul bijou précieux qu'elle garde, qui n'est en rien un artifice de séduction mais bien une relique d'un passé dépassé mais encore bien ancré dans son coeur, est un anneau en or qu'elle porte autour de son cou, au bout d'une chaine d'argent. Rien d'autre ne viendra entacher ce présent précieux dont elle ne se sépare jamais. Il n'y a cependant pas que les rajouts des orfèvres qui peuvent combler un corps, il ne faudrait pas oublier ce qui le cache un tantinet aux yeux des autres : les vêtements. Ainsi si les bijoux ne sont que des artifices inutiles aux yeux de notre humaine, les habits par contre n'en restent pas moins primordiaux pour les désirs inavoués ou qui ne le seront que plus tard... Ni nobles, ni bourgeoise, sans pour autant être un soubassement de la population, les habits portés restent d'une certaine simplicité mais néanmoins avec une certaine pointe d'originalité due à la créatrice qui n'est autre que la porteuse de ceux-ci. Robe frivole, décolleté plongeant, fente affriolante, elle aime ce qui suggère un corps attirant et qui permet l'imagination d'événements peu avouables mais pas pour autant irréalisables. Robe toujours en deux parties, le haut retrace les formes en habitude du corset pourtant délaissé désormais et le bas, jupon souple, est ajouté à celui-ci pour parfaire ce qu'était les robes à l'époque. Le côté bouffant de cette seconde partie n'est pas de mise pour la jeune humaine car cela ne lui semble nullement pratique pour les virées nocturnes. Suite au passage de rang de milicienne, elle a cependant légèrement bouleversé cette mode traditionnelle pour les jupons plus courts permettant un meilleur confort encore pour ses pratiques désormais violentes qu'elle pourrait réaliser au cours de ses obligations royales. Cette fonction spéciale l'a également inciter à aborder un style capillaire légèrement différent obligeant le soulèvement régulier de sa longue chevelure en une queue haute retenue par des tissus récupérés des restes de la création vestimentaire qu'elle s'octroie. Ce n'est pas ce qu'elle préfère mais il faut bien faciliter son travail désormais mortel et qui ne permet que peu d'erreurs voire pas du tout. Ainsi l'aisance est de mise avec cette coiffure facilement réalisable.

Maintenant que le tour d'un physique déroutant et d'une tentation rare vous a été décrit, serez vous à même de résister à Limasys ? De toute façon, ne vous en faites pas, si elle a jeté son dévolu sur vous, sa toile séductrice vous capturera jusqu'à ce qu'elle vous ait dévorée.


Description Mentale :


Oh le physique ne vous suffit pas ? Je ne sais pas s'il est utile de connaitre le contenu d'un corps aussi ravissant. Mais puisque vous insistez je me vois obligé de répondre à tous vos désirs... Tout comme Limasys se ferait un plaisir de le faire également. Car oui, notre humaine excelle dans l'art de la satisfaction masculine. Lorsqu'un homme la regarde, elle sait pourquoi et elle ne restera pas impassible à ses désirs. Après tout pourquoi engager la privation quand la satisfaction peut être de la partie. Voici donc le principe de notre demoiselle aux moeurs faciles. D'un comportement sensuel, engageant et surtout attirant, elle se complait dans les arts de la séduction. Elle ne lésinera pas sur les atouts susceptibles de lui appartenir qui pourraient entrainer l'appréciation mais surtout l'envoutement de la gente masculine. Limasys est comme ça, ouverte à toutes propositions pouvant faire appel à ses charmes. De par son histoire, peut-être pourrions nous croire que cela n'est qu'obligation et contentement professionnel, mais ce n'est cependant pas le cas. Notre demoiselle use de ses charmes et offre ses prouesses à quiconque lui plaît ou l'intéresse. Cela peut tout à fait être un atout dans la nouvelle tâche qui lui incombe, remords et bienséance ne font plus partie des ses principes. Pourquoi perdre du temps à réfléchir quand les actes peuvent apporter complaisance et réalisation des buts à atteindre. Mais attendez car elle satisfait les hommes mais pas uniquement eux cependant. Notre humaine se plaît à se savoir polyvalente et ne rechigne pas à d'autres corps à savourer. Ainsi, une femme peut tout à fait être une de ses cibles lorsqu'un regard s'est échangé et qu'une ouverture a été créée. Cette humaine offre ses services à tous ceux qui la sollicite. Se contenter de peu ? Ce n'est pas dans ses envies. Autant s'accaparer toutes les possibilités et les fruits imprévus que l'on peut croiser sur sa route. Comme vous l'avez donc compris, le monde recèle nombreux artifices qui peuvent épanouir une vie. Tout est bon à faire, à prendre et à essayer, peu importe le domaine. Cependant, la manière de vivre les choses a changé suite à un événement important de la vie de la jeune humaine. Tous ces beaux principes étaient toujours vécu avec sourire, amusement et envie. La vie était un jeu dans lequel il fallait plonger sans jamais s'arrêter. Désormais, la vie est une guerre dont elle est une pièce qui compte bien tout faire pour détruire le camps adverse. La simplicité s'est envolée, la réflexion s'est imposée et la vie a pris un sens totalement différent. Bien que toujours volage, ce but est un divertissement pour garder un semblant de positif dans une vie désormais faite de cruauté et de haine. L'hésitation n'est plus possible, la résignation non plus. Il faut accomplir ce pour quoi on a été choisi, vengeance personnelle. La mort n'est pas une option, la survie une obligation. Rien ne peut la détacher de sa mission.

Grande amatrice d'armes et plus particulièrement de sabre, Limasys en a toujours une sur elle, principalement à lames. Ainsi, lorsque la journée s'annonce, bien que connaisseuse du mode de vie vampirique, elle s'accorde néanmoins le bénéfice du doute et immobilise dans une jarretière spécifique ce fer glacial qui n'a d'autres fonctions qu'offrir une protection rapide et défensive. Même si son rythme de vie s'en voit changé et que la chasses aux vampires l'oblige à connaitre le repos la journée. Lors de ses sorties nocturnes par contre, les deux jambes sont ornées de ces artifices métalliques en argent, bénis dans l'eau sainte. Un sabre également se trouve généralement porté au niveau du dos permettant une préhension facile et surtout une libération de son fourreau rapide. Petit bijou nostalgique, notre humaine y prend grand soin et y prodigue des produits nourrissants et renforçant avant de lui offrir également la bénédiction saine. Car après tout, qui est le mieux placé que Dieu pour punir les affres de l'enfer. Croyance à laquelle elle déroge facilement mais qui aurait éventuellement fait ses preuves selon les enquêtes royales et les conclusions produites. Cela lui était au fond bien égal à notre humaine. Une race seulement obstrue son esprit de haine et de vengeance. Seule cette race goûtera de manière prépondérante sa lame. Cette obsession n'amène que reviviscence et ruminations. L'alcoolisation est devenue le somnifère des moments octroyés au sommeil. Sa consommation est devenue excessive et lorsque la nuit se termine, l'état d'ébriété peut parfois laisser à désirer. Peut-on oublier un être aimé ? Buvez, sombrez dans l'inconscience alcoolique et oubliez. L'oubli ne dure qu'un temps et le réveil reste tout aussi difficile. Mais le sommeil est venu et il a emporté ce que vous êtes loin de vous, au moins un petit moment.

Une dernière petite précision ? Bien que la peur ne soit pas un sentiment abondamment présent chez notre humaine -une détermination sans borne annihile tout effet indésirable- elle n'en reste pas moins humaine avec ses failles et ses faiblesses. La plus grande étant sa claustrophobie. L'origine date d'une époque révolue, un jeu de cache cache dont la cachette a fait des siennes, enfermant pour un temps certain une demoiselle dans un placard. Ce n'était pas grand chose, juste une porte ancienne, un claquement trop fort et un petit bout incapable de rouvrir celle-ci. Les séquelles n'empêchent pas notre demoiselle de vivre normalement car cette légère déficience n'est que partiel, amenant plus un état phobique des endroits dépourvus de lumière, petits et clos. Ainsi, une cave sans lumière est un endroit impossible à arpenter pour Limasys. L'enfermer dans un tel endroit n'amènera que crises d'angoisses et effondrement psychologique. Le seul moment où la jeune femme forte se transformera en une enfant apeurée. Bien évidemment, il est rare que cela arrive voire pratiquement impossible, mais cette peur reste présente.



Biographie :

Je n'ai besoin de personne pour raconter mon histoire car au fond qui peut la connaitre mieux que moi-même ? Ce que recèle mon coeur, ma tête et mes souvenirs, mon corps... Je suis la seule qui peut vous le narrer.


Il fut un temps où j'avais une famille...


vous savez ? Ces êtres qui vous gâtent, font de vous une princesse désirée et fortement comblée. C'était la belle époque il faut le reconnaitre. L'époque où l'amour primait sur les problèmes. Tout cela remonte à loin maintenant même si les souvenirs restent ancrés et font partie d'un passé révolu. Je dois beaucoup à mes parents. Loin de faire partie de la noblesse, ils m'ont donné la vie parfaite, loin de tout tracas. Je devais simplement aider de temps en temps ma mère qui devait également s'occuper de mon petit frère. Une belle petite famille de quatre. On comblait souvent notre temps libre en famille, à se balader dans les rues, s'octroyer parfois le luxe d'un repas en famille dehors. C'était plutôt rare car cela coutait cher et même si mes parents travaillaient tous les deux, ils ne pouvait pas se permettre trop d'extra. Ils devaient entretenir notre foyer, une maison sans prétention, cossue mais chaleureuse dans laquelle il faisait bon vivre. J'aimais cette période, quelques années tranquilles à ne penser à rien. Mon petit frère était tout jeune, il était né six ans plus tard. Je m'occupais aussi de lui, il était mignon avec ces petites préhensions autour de mon doigt. Ma mère était particulièrement heureuse de cette seconde naissance. La question n'était pas que je ne comblais pas ses attentes, mais d'après mon père, elle avait toujours voulu avoir deux enfants et d'autant plus s'ils étaient du sexe opposé. Elle disait être fille unique et le regrettait amèrement contrairement à mon père qui avait deux autres frères encore dans sa famille, même si ceux-ci ne vivaient plus à Paris depuis quelques années. Ma mère était ainsi satisfaite et la vie l'avait gâtée comme il se devait. Dommage que ça n'ait pas duré... Il était bien connu que les nouveaux nés ne restaient pas toujours en vie longtemps. Bien sûr, ce n'était pas le cas de tous les enfants, mais que cela arrive était monnaie courante et ne choquait plus tellement. Enfin...c'était le cas quand ça n'arrivait pas dans votre famille bien sûr, car la mort de mon petit frère couta la vie à ma mère quelques années plus tard, pas pour les mêmes raisons. Mon petit frère nous réveilla tous une nuit, il devait avoir deux ans, j'en avais huit. Je m'en souviens car ses pleures provoquaient un réel déchirement. Sa douleur était particulièrement audible et on ne pouvait que s'inquiéter en le voyant aussi mal, presque s'étouffer dans des larmes sans fin. Quand j'écoutais mes parents, ils semblaient particulièrement inquiet parce qu'il avait de la fièvre. Trois jours après il était mort. Le deuil se fit ressentir pendant de longues semaines. Mon père remontait la pente tant bien que mal pour s'occuper de moi. Ma mère semblait ailleurs, dépourvue de toute envie et de toute capacité à continuer à m'aimer. Avait-elle seulement l'impression que j'existais encore ? Je ne le sus jamais. La mort de mon frère avait provoqué une déchirure telle chez ma mère, qu'elle était devenue dépressive jusqu'à se laisser mourir réellement quelques années plus tard. Mon père s'était acharné pour la faire revenir vers nous. Mais ce ne fut pas possible. J'avais dix ans et je vivais seule avec mon père, après avoir perdu mon petit frère et ma mère. Croyez le ou non, mais je ne suis pas arrivée à pleurer, mon père effondré pour la deuxième fois à côté de moi.



La vie continue à deux...

Quelques mois plus tard, mon père finit par reprendre le cours de sa vie, continuant de s'occuper de moi qui, bien qu'encore jeune, avait attrapé une certaine autonomie. Quand un de vos parents travaille et l'autre ne s'occupe pas de vous, il faut bien apprendre à se nourrir, faire les courses et survivre. J'étais donc devenue la nouvelle petit femme de la maison, si on peut appeler ça comme ça. Jusqu'à présent j'avais toujours été à l'école, mais à mes douze ans, j’arrêtai pour me consacrer aux tâches ménagères. Mon père n'avait pas émis ce souhait, mais j'avais personnellement fait ce choix pour l'aider, lui qui travaillait comme ouvrier toute la journée et qui mort fatigué n'avait plus qu'à se reposer et manger tranquillement une fois rentré. De toute façon, je préférais largement lire pendant mon temps libre plutôt qu'écouter à l'école. Je ne trouvais pas ça particulièrement utile et je préférais de loin m'activer dans la vie pour combler et satisfaire notre petit foyer communautaire. Notre vie nous convenait plutôt bien. Nous n'oublions pas les morts dont on fêtait l'anniversaire chaque année en ayant aménagé un petit autel dans notre modeste masure. C'est durant cette période que j'appris à connaitre les sabres. Mon père avait hérité de son grand père d'un sabre très ancien qui aurait appartenu auparavant à un guerrier nippon légendaire. Émerveillée, je ne pouvais qu'observer fièrement ce vestige d'une bravoure ancienne, cet héritage familial. Mon père me racontait beaucoup d'histoires épiques dont ce sabre et son propriétaire étaient les héros. Je n'ai jamais su si elles étaient vraies et sincèrement, cela n'avait aucune importance car ces moments que nous passions à deux, devant le feu, ou lors des repas font partie de mes souvenirs les plus chers et les plus heureux. Ses histoires me transportaient toujours et je m'imaginais ainsi, héroïne en possession de ce sabre. Mon père m'appris à m'en occuper, à en prendre soin et à veiller à ce qu'il reste intacte. Il était toujours aussi dangereux et utilisable. Je devais agir précautionneusement. J'aimais ce sabre et je n'ai jamais su dire si c'était parce qu'il était l'arme d'un guerrier extraordinaire ou si c'était parce que mon père y était très attaché. Lors de mes promenades dans les rues, j'avais par hasard découvert une petite boutique d'antiquaires qui possédait un sabre - pas aussi magnifique que le notre - dont il faudrait absolument que je parle à mon père. J'étais particulièrement heureuse, je me souviens, ce jour là... A l'idée de pouvoir lui annoncer. Mais finalement il n'est jamais rentré du travail. J'ai eu la visite de deux autres hommes. Il y en avait un, je m'en rappelle très bien, qui avait une cicatrice sur le front. Elle était très étrange d'ailleurs cette cicatrice et je me souviens l'avoir observée longtemps avant de prendre conscience de la nouvelle : accident de travail, mort sur le coup. Le second homme n'avait rien dit. J'avais 15 ans.



Même seule la vie continue...


15 ans, plus de famille. Heureusement que j'avais un toit. Autonome, je ne fus pas désespérée une fois que mon père me quitta et je sus me débrouiller seule. Je commençais à être habituée à perdre les gens qui m'entouraient. La mort de mon père ne me fit toujours pas pleurer. Je n'étais pourtant pas insensible et mon corps était tout aussi lourd que lors des autres décès. Mais la vie continuait et il fallait que je poursuive ma route, seule cette fois-ci. Ce ne fut pas compliqué dans un premier temps. J'avais de l'argent de côté que mon père mettait au cas où et j'avais eu la dernière paye de mon père malgré sa mort. Nous faisions déjà attention à ne pas dépenser trop mais là je diminua presque de moitié les dépenses, ne mangeant que le minimum et ne faisait aucune folie de toute sorte. J'avais déjà appris avec le temps à coudre mais plus pour les réparations et les accrocs qui pouvaient se faufiler dans les vêtements. Mais avec le temps, je pris plaisir à découvrir la conception vestimentaire en récupérant des tissus de toute sorte et plus particulièrement les vieux habits de mon père qui étaient encore présents dans la maison. Je réalisa ainsi plusieurs robes, pas beaucoup, mais quelques unes qui me permettaient d'avoir des nouveaux vêtements sans aucun frais. Mais il aurait été naïf et utopique de croire que j'arriverais à tenir longtemps avec simplement ces quelques fonds. Ceux-ci finirent bien évidemment par s'épuiser et après une semaine de restriction alimentaire stricte, je dus bien reconnaitre qu'il fallait maintenant que je me trouve un travail. Je m'y étais prise un peu tard... Ou plutôt j'avais espéré tenir plus longtemps avec l'argent qu'on avait économisé avec mon père. Mais il fut vite consumé...trop vite pour que je réalise qu'il était temps de me bouger. Il n'était cependant jamais trop tard et après cette dernière semaine drastique je me mis en quête d'un job, n'importe lequel ça m'était bien égal. C'est ainsi que je fis une rencontre fortuite et inattendue. Beaucoup diraient que ce n'était pas de la chance, personnellement je l'ai pris comme tel. Madame De Vilna se faisait-elle appeler pour son plus grand plaisir. Personne ne sut jamais vraiment pourquoi. Elle disait s'occuper de filles en détresse. Plus tard je compris qu'elle se voulait maternelle simplement pour attirer les jeunes filles perdues. Pour ma part, ce furent ses paroles concernant un emploi potentiel qui parvinrent à mes oreilles et suscita mon attention. Au fond je ne désirais pas plus et pouvoir faire revenir de l'argent pour vivre était m primordial dans l'immédiat. Au vu de sa façon d'amener les consignes professionnelles, si on pouvait appeler ça comme ça, je compris bien vite ce qu'elle attendait de moi avant qu'elle ne me l'explique clairement et proprement. Voulais-je devenir une fille qui offre un moment de bonheur aux hommes pour les détendre de leur dure journée ? Je n'en savais rien et je m'en foutais un peu, l'essentiel étant le revenu qui allait remplir mes poches. J'acceptai donc sans grande hésitation, à la surprise de cette femme maternelle qui s'imaginait devoir me convaincre par de fallacieuses paroles. C'est comme ça que je connu ce qu'on appelait vulgairement le sexe. Mes premières fois fut douloureuses avant que l'habitude ne prenne le pas, puis que finalement les désirs des hommes et des femmes ne fassent parties de mes connaissances dont je fis l'exploration de manière approfondie. Etre une catin était particulièrement négatif aux yeux des gens mais j'y trouvais mon compte, tant financièrement que dans l'amusement que je pouvais en retirer. Je vivais toujours dans ma maison familiale me rendant dans la maison d'hôtes où se rendait les personnes suscitant un moment de plaisir intense. Car oui je ne faisais pas le trottoir, j'avais la chance d'être au moins encadrée. Et puis un beau jour, il entra dans ma vie...


La solitude se meure, l'amour prend vie...


Qui il était ? Je ne le sus que très tard. Il s'était présenté un jour, une fois, pour découvrir le plaisir. Cela faisait maintenant deux ans que je faisais ce travail qui au fond me plaisait et dont je ne cherchais pas à me soustraire. Ce jour là, je raccompagnais un client régulier à la porte- régulier disait privilèges- et nos regards se croisèrent, ce qui lui suffit pour décider que c'était avec moi qu'il voulait passer la nuit. Il ne voulait pas un moment. Il avait demandé la nuit. Je ne savais strictement pas pourquoi, c'était la première fois qu'il venait. Je devais reconnaitre qu'il était attirant, mais pas parce qu'il était beau - il l'était mais ce n'était pas prédominant- mais parce qu'il avait un regard très particulier qui semblait parler à sa place. Sans savoir pourquoi, quand nos regards s'étaient croisés, j'avais compris que ce n'était pas la dernière fois que nous nous voyions. Néanmoins, je n'avais pas forcément compris qu'il serait attiré et me choisirait parmi la panoplie de catin que l'on pouvait trouver dans l'établissement. Aussi naturellement qu'avec les autres, je l'avais accompagné à ma chambre, où je comptais donc passer la nuit avec lui. Contre toute attente, lorsque je m'approcha de lui pour répondre à ses désirs, il se refusa à moi et m'entraina au lit. Au départ, je pensais qu'il souhaitait tout simplement faire ça correctement. C'était rare ou alors c'était des hommes qui me jetaient sur le lit dans un signe de domination. Mais lui, non seulement il ne semblait pas être dominant mais en plus, il m'attira avec lui en tenant ma main dans le seul et unique but de dormir avec moi. Il avait quelque chose d'innocent tout en ayant un regard peu fuyant et assuré. Son air et son regard semblaient contradictoires, tout en étant divinement associé. Dire que j'étais sous le charme aurait été trop rapide, mais il m'intriguait fortement je devais le reconnaitre. Nous avons passé un moment à simplement nous regarder avant qu'on finisse par parler et qu'au lieu de dormir, nous en sommes venus à discuter longuement sur nos vies respectives. Il n'avait pas l'air de souhaiter autre chose et pour une fois, cela ne me déplaisait pas. On s'est endormi tard, l'un contre l'autre. On avait discuté de tout et de rien mais on ne se connaissait pas du tout, je ne savais même pas comment il s'appelait. Lorsqu'il partit le lendemain matin, je ne m'attendais pas à le revoir. De fait, je ne le vis plus pendant presque un mois. Mais quand on m'annonça qu'un garçon voulait passer la nuit avec moi, même sans l'avoir vu, je compris instinctivement qui s'agissait de lui. On passa de nouveau la nuit ensemble, à parler. C'était étrange de se sentir à l'aise avec quelqu'un d'inconnu. Mais j'étais bien avec lui. Il n'attendit plus un mois pour revenir. Bien plus tard, je sus que c'était parce qu'il avait réalisé un voyage à l'étranger et que c'était par obligation qu'il avait attendu aussi longtemps pour revenir me trouver. De fil en aiguille nous nous rapprochèrent fortement et un jour, l'attirance fut telle que nous en sommes venus à coucher ensemble. C'était bien différent de tout ce que j'avais connu jusqu'à présent. C'était doux et passionné à la fois, bestial par moment, terriblement envoutant et le plaisir ne fut jamais aussi intense. C'est à partir de là que j'appris enfin son nom : Johan. Il sut également le mien, le vrai, pas le surnom que j'utilisais en tant que catin. Je pense que doucement nous sommes tombés amoureux l'un de l'autre et nous en sommes venus à vivre ensemble chez moi. Il n'y avait plus d'argent entre nous, juste de l'amour. J'appris aussi que contrairement à moi, il était plus aisé mais qu'il avait quitté ses parents dans le but de se débrouiller seul. Il travaillait d'ailleurs lui aussi ce qui nous permettait de vivre paisiblement. Etonnament, il ne me reprocha nullement de rester une fille aux moeurs légères malgré que nous étions ensemble. Pour être honnête, j'étais terriblement heureuse avec lui. La solitude qui s'était accumulée depuis plusieurs années suite aux décès répétés des membres de ma famille et qui était maintenant détruite par la présence quasi continuelle d'un homme à mes côtés était en réalité un poids pour moi. Forte et autonome, je n'avais jamais pris le temps de me rendre compte vraiment des effets induits chez moi. Mais j'étais heureuse qui soit là et plus le temps passait plus l'amour que je lui portais était fort. J'aurais du savoir que le bonheur n'est qu'un plaisir éphémère... La vie me l'avait assez appris jusqu'à présent.

Même quand on aime, la solitude demeure...

Ce qui se produisit, j'eus beaucoup de difficultés à le comprendre au vu de son caractère surnaturel et étrange. Johan était un artiste. Ce n'était pas son travail mais à ses heures perdues, il peignait énormément. Il avait un côté décalé que j'aimais beaucoup, des idées nouvelles, une façon de penser différentes de la norme. Il était plutôt calme et à la fois impatient des détours que la vie pouvait provoquer, étant persuadé que rien était inéluctable et que tout avait un but, comme notre rencontre. J'aimais le regarder peindre. C'était un plaisir que je me procurais et qui ne se terminait que quand son pinceau quittait la toile. Tout ça faisait de lui un être à part. Et puis un jour, il disparut. Nous n'avions aucun sentiment négatif l'un envers l'autre. Il avait l'habitude de parfois partir un ou deux jours suite à une impulsion artistique mais il repassait toujours au moins à un moment à la maison pour laisser un mot à mon adresse. Là, quatre jours s'écoulèrent avant que je rentre un soir d'une nuit à la maison close et que je le trouve profondément endormi dans le lit, aucune lumière ne passant dans la chambre. J'étais soulagée de le voir et quand je m'approcha de lui, je remarqua quelques petites tâches sombres sur son vêtement, qui ne m’alertèrent pas interprétant celle-ci comme des tâches de peinture. Je le regarda longtemps avant de le laisser se reposer et d'attendre dans le salon simplement. Quand il se leva, je le trouva fort pâle et son regard avait changé, ce fameux regard que j'aimais tant et qui le rendait si irrésistible. Il semblait comme vide, loin. Les tâches n'étaient pas non plus des tâches de peintures...le tissu blanc qu'il portait s'en était trop imprégnés. Je n'étais pas stupide mais je ne posa pas de questions car me voir entraina chez lui un désir qu'il voulut combler aussitôt. Il s'était passé quelque chose j'en étais sûre car l'homme que j'avais à mes côtés était à la fois le même par moment et à la fois totalement différent à d'autres. Il me fallut plusieurs jours pour me rendre compte en réalité qu'il n'allait plus du tout travailler, qu'il ne sortait plus de chez nous le jour restant cloitré à dormir, que nos ébats étaient de plus en plus rarement doux et bien plus souvent passionnés voire bestiaux, qu'il ne peignait plus du tout, qu'il ne mangeait plus non plus sans pour autant maigrir et que son comportement de manière général était particulièrement intriguant. Ma première réaction fut de parler avec lui de tout ça, mais il m'indiquait qu'il était toujours le même et surtout qu'il m'aimait toujours voire plus encore. Je ne sus pas pourquoi à l'instant même, mais à ces paroles, mon corps frissonna et pour la première fois je ne me sentis pas à l'aise avec lui. J'avais avec moi un étranger et je n'avais pas la moindre idée du pourquoi. L'amour rend peut-être vraiment stupide mais je ne pus m'empêcher de laisser couler les jours et les semaines sans vouloir admettre qu'il me fallait intervenir de nouveau. Et puis un jour, en fin de journée, alors que Johan allait bientôt se lever, le soleil déclinant doucement à l'horizon, je m'étais dit que j'allais lui reparler avant d'aller travailler. Et pour ça, j'avais prévu de le mettre devant le fait accompli et de préparer son repas préféré du temps où il était l'homme que j'avais aimé. Je ne sais pas vraiment comment parce que j'étais plutôt douée en cuisine, j'en vins à me couper la main avec le couteau. Ce n'était pas forcément une plaie importante mais le sang était par contre abondant. J'eus à peine le temps de poser le couteau que Yohan était à côté de moi. D'un sursaut je lâcha un cri, surprise par son approche inattendue et surtout que je n'avais pas entendue. Je m'en souviendrai toujours de son regard... Ce n'était plus le brun noisette que j'aimais, mais le rouge carmin que je détestais désormais. Il prit lentement ma main avec un sourire carnassier-découvrant des canines pointues que je n'avais jamais remarquées- et lentement il se mit à lécher ma plaie avec un plaisir non dissimulé. Je ne savais pas ce qui me dégouta le plus sur le moment : le fait qu'il aime mon sang ou le regard qu'il tourna vers moi comme s'il comptait me dévorer, dans le sens propre du terme. Je ne pus le supporter et arracha ma main de la sienne avant de me reculer et de vouloir partir. S'en suivi une chasse entre sa saisie de mon poignet, ma fuite, sa poursuite... Il était tellement rapide que je ne comprenais pas si j'étais dans la réalité ou dans un cauchemar. Il n'empêche qu'apparemment il fut lassé de mes tentatives de fuite répétées et que je me souviens très bien que la dernière fois que je lui ai tourné le dos, une douleur fulgurante me traversa et me cloua genoux au sol. Je ne sais pas ce qu'il avait fait, il n'avait aucune arme en main, mais mon haut étant déchiré et une plaie béante traversait mon dos de l'épaule gauche à la hanche droite. Au moins j'étais devenue immobile. J'étais à sa merci. Pourtant...un cri rauque et rempli d'un désespoir que je ne compris pas traversa la maison avant qu'il ne s'estompe tout comme Johan qui venait de disparaitre complètement. Il ne revint que des semaines plus tard et moi j'avais désormais une cicatrice dans mon dos. Je n'étais plus crédule, il n'était plus celui que j'aimais. Du moins c'est ce que je croyais.

Il rentra, ces semaines écoulées et moi croyant ne plus jamais le revoir. Il était blessé, apparemment il n'avait pas su où aller d'autre que chez moi. Crédule je ne l'étais plus mais apparemment amoureuse encore assez pour le recueillir et le soigner. Le dernier point ne servit à rien car quelques minutes plus tard, il était quasiment soigné. Je n'avais jamais vu ça... Il resta deux jours à la maison. Il resta simplement dans le lit. Puis il disparut de nouveau. Il revint comme ça épisodiquement avant de me demander pour rester, me promettant de ne plus me faire de mal. J'accepta sa proposition. C'est comme ça que dans les mois qui suivirent, j'appris à connaitre son fonctionnement. Il ne m'avait pas menti, il ne me toucha plus du tout. Il revenait simplement pour dormir la journée. J'avais compris que la lumière du jour était néfaste pour lui après une scène qu'il m'avait faite lorsque j'avais ouvert les rideaux de la chambre la journée. L'argent non plus n'était pas son fort. Mais une chose me titillait... C'était la nourriture. Il ne mangeait aucun aliment que j'achetais, jamais, rien, et une fois je retrouva un haut à lui avec du sang de nouveau. Je décida de le suivre une nuit. J'avais besoin de comprendre, de savoir. Tuait-il ? Le souvenir de cette nuit, de son regard lorsqu'il avait léché ma main, ne m'avait jamais vraiment quitté... Je me fis aussi discrète que possible et c'est là que je le vis... Dragueur, sensuel, manipulateur, avec des jeunes filles insouciantes, frêles, naïves. Qui était-il donc ? Sûrement pas Johan. Il n'était tout simplement qu'un démon dévoreur de chair humaine sans aucun scrupule. C'était ce que je vis... Un monstre qui s'abreuva de sang au cou d'une donzelle égarée la tuant et la laissant pour morte après. Je partis discrètement pour ne surtout pas me faire repérer prise de nausées et je rentra à la maison. Voilà qui était devenu l'homme que j'avais tant aimé : un être froid, manipulateur, cruel et tueur. Il fallait que j'intervienne... Pourquoi ? Parce qu'au fond, l'être que j'aimais était mort il y avait des mois maintenant et la personne qui avait pris possession de son corps n'était qu'un monstre. Par amour, je devais le libérer... Ainsi, le lendemain pendant son sommeil, je m'approcha de lui et d'un geste vif, je transperça son coeur de la lame de mon père, ce sabre du héros ancien qui avait déjà tué tellement de vie. Si seulement ça avait été aussi simple. Ses yeux s'ouvrirent dans un état de souffrance et il regarda la lame. D'une voix faible il me demanda ce que j'avais fait... Prise de panique, j’enfonça davantage la lame qui entra profondément dans le sommier avant de me reculer pour l'observer. Cela lui faisait mal mais il était encore vivant... Quand je le vis saisir le manche du sabre dans le but de le retirer de son corps, je pris peur et la seule idée qui me vint fut de faire entrer la luminosité dans la pièce noire. La lame l'immobilisa sur le lit l'empêchant de fuir instantanément une fois confronté à la lumière et aux rayons fulgurants d'un soleil estival. Mais son cri se fit si douloureux que je ne pus m'empêcher de refermer les rideaux. Son corps n'était que brulures là où avait frappé le soleil. Cette vue était horrible...D'autant plus qu'il lui fallut plusieurs jours pour mourir. Mais la présence de la lame dans son coeur l'empêcha de cicatriser et moi je l'empêcha de retirer la lame ouvrant les rideaux à chaque fois qu'il essayait. Au bout de la première journée il était terriblement faible...Au bout de deux jours à se rythme là, sans nourriture, ses yeux ne se rouvrirent jamais. Il n'était plus qu'un corps froid, réellement sans vie... Quand je pris conscience des choses, je pleura pour la première fois de ma vie. La raison n'était pas le meurtre de l'être aimé - j'étais persuadée que c'était la bonne solution - ... mais parce que pour la première fois, je me retrouvais à nouveau seule suite à une décision personnelle, et non à cause du destin. J'étais l'instigatrice de ma solitude.



L'amour se meure, la haine survit

La suite est plutôt simple. Incapable de quitter le corps mort de Johan, écroulée sur lui, absente, je ne m'étais pas rendue au travail depuis maintenant plus d'une semaine. Qu'est ce qui poussa ma patronne à venir voir, je ne le sus jamais. Mais quand elle pénétra dans la maison dont la porte n'était pas fermée à clé, elle nous découvrit et comprit. Elle chercha à me protéger, je décida de me rendre. Je fus cataloguée criminelle. On considéra qu'il avait sûrement du me tromper pour que je le tue de cette manière. Je ne démentis pas. A quoi cela servait-il ? De toute façon, je n'avais plus grand chose qui m'attendait dans la vie à part la solitude et en prendre conscience m'avait rendue particulièrement lasse et lointaine de toute cette vie. Jusqu'au jour où j'entendis des conversations là où on envoyait des criminels. Ils parlaient d'autres personnes comme Johan... Il en existait d'autres ... Pour la première fois, je signala alors les raisons de mon meurtre. Coup de chance ? Mais mes paroles ne furent pas prises comme insensées et furent considérées avec beaucoup d'attention. Deux choix s'offrirent à moi alors : rester comme j'étais ou être graciée et faire partie d'une milice un peu spéciale au service du roi. Mon choix fut vite fait. Il existait des êtres comme Johan et je voulais avoir accès aux connaissances qu'ils possédaient. Mes attentes furent comblés et mon savoir s’accrut. Johan n'était qu'une victime et alors que mon amour était mort, une haine grandit pour ces monstres assoiffés de sang :vampire ils les appelaient. Il existait également une autre race de monstre, parfois hommes, parfois animaux, mais cela m'était bien égal. Je ne désirais mettre un terme qu'aux vampires -affaire personnelle. Ainsi je travaillais pour le roi et relâchée, je voulus me rendre chez moi. Une maison vide mais toujours là. Cet endroit recelait presque tous les morts que j'avais aimé, à part mon père. Cette maison était un appel aux morts. L'endroit parfait pour entamer ma deuxième vie de milicienne. Je décida également de retourner voir ma patronne qui m’accueillit avec étonnement mais chaleur. Elle avait récupéré mon sabre quand on était venu chercher le corps et elle me le rendit. J’hésitai beaucoup à le reprendre mais finalement j'en fis mon arme de prédilection. Je repris également mon emploi de catin car c'était une source d'informations sans bornes et je voulais une couverture. J'étais désormais prête à faire face à ma vie de tueuse de vampires.



Vous voilà désormais au courant de ma vie.

Que veux tu que ça me fasse humaine ?

Oh à vous peut-être rien mais moi j'ai ressenti un plaisir malsain à vous expliquer pourquoi vous allez mourir.

Laisse tomber, tu n'arriveras jamais à me tuer.


Si seulement vous n'étiez pas aussi sur de vous ...






Derrière l'écran:


    Pseudo : Loliii agaiiin : D
    Age: toujours le même
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?:Ah ben toujours de la même façon
    Des Remarques ou impressions? Ben j'aime vraiment ce fofo pour faire un DC : p
    As-tu lu le règlement ? Je ne devrais pas ?
    Code du règlement : Validé par Calypso "ps : je t'aime aussiiiiiii !"
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MessageSujet: Re: Limasys Denacle   Jeu 7 Juil - 18:14

Désolé du double poste mais voilà j'ai fini ma fifiche /o/
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MessageSujet: Re: Limasys Denacle   Jeu 7 Juil - 21:00

Yo !

Excellente fiche, très bien écrite et complète. Ce DC est une excellente idée et j'ai vraiment pris plaisir à te lire .
Je ne te ferai donc pas patienter plus longtemps, je te valide donc avec grand plaisir, en tant que Milicienne, dans le groupe des Vampires.

Calypso se chargera de créer l'image de ton rang, en attendant je te souhaite la bienvenue parmi nous et je te rappelle les formalités, c'est-à-dire, ton Journal de Rp et Relations et Liens .

Bonne soirée ~
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MessageSujet: Re: Limasys Denacle   Jeu 7 Juil - 21:04

Merci beaucoup *_*

*conteeeeeente*
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Limasys Denacle

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