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 Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]

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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Lun 22 Aoû - 1:42

Pourquoi cette journée était si chaotique ? Chaos de sang et souffrance... Souffrance physique et mentale, malheur renfloué dans l'inconscient, histoire tragique refaisant surface dans un émotionnel flot. Un flot, dont l'écume est sabordée d’aspérités telles que les sentiments contradictoires, de maladresse dont on se sent responsable, d'égoïsme, de témoignage de scènes atroces ou tout simplement le fait d'être victime... Et maintenant, victime de ces maux dont on a déjà subit les douleurs. Douleur que le corps transformé subissait maintenant. Maintenant qu'il venait de se faire mordre par Levana. Elle qui venait de perdre le contrôle de son corps au profit du loup en elle. Loup en elle qui n'avait aucun droit en ce monde, cela lui rappelait sa propre lycanthropie. Lycanthropie... pourquoi ?

La boucle est bouclée.

Se redressant accroupi pour la retenir, Filrahen était prêt à fuir. Les deux se faisaient de plus en plus menaçant. Il ne pouvait rien contre Levana, c'était une jolie jeune femme à qui il ne voulait faire de mal, et une louve beaucoup plus vieille que lui. Il pensa évidement plus à la première raison qu'à la deuxième. Elle se débattait, ses bras cherchant à retirer les siens. Il n'allait pas pouvoir garder son étreinte longtemps, ce n'était qu'une question de seconde. Et qui pourrait garder ses bras autour d'une jeune femme avant un deuxième assaillant ? Surtout un garde, donc déjà solide, renforcé par des pouvoirs de loup... Diantre, idiot de tailleur, pourquoi n'avais tu pas décidé de mordre toi même ? Croyais tu vraiment qu'une femme torturée sur ce sujet comme la couturière allait rester de marbre ? Ses bras l'expulsèrent en arrière, mais il se remit vite sur ses pieds, debout devant une demoiselle, maintenant aussi belle qu'enragée, ses yeux n'étant plus aussi beaux qu'avant. Non, c'était faux. Ils l'étaient encore plus, mais bercés de douleur et d'un sentiment... de puissance d'avoir un esclave, mais aussi un soupçon de désir, celui de réduire Filrahen à néant. Tout cela dans un ton ambré, celui du miel, de la sève d'arbre coulante le long de l'écorce écorchée par les vents et les pluies de la décade des moissons. Elle était tout à fait ça. Elle est le tronc, son maître la sève qui y a coulé et qui a semé le vent et la pluie le long de son cœur et de son corps.

Qu'il aille au diable.

Un pas chassé sur le coté. Un demi tour et déjà un pied de levé. Un appui sur une marche et déjà une course à grande foulé entre le mur et la rambarde. Un regard paniqué mais lucide qui cherche et n'hésite pas longtemps ; La chambre où ils s'étaient tantôt réfugiés. Avant qu'ils n'aient le temps de réagir, Filrahen fit tomber l'armoire devant la porte pour la bloquer. Il respira un instant et fit le point. Il n'avait d'autre choix que d'agir avec son instinct... et ce dernier n'annonçait rien de bon. Il se retourna et gloussa. Entendant le bois craqué dans les escaliers, il courut et passa à travers la vitre, atterrissant avec une roulade dans une ruelle vide. Heureusement. Il regarda de là où il venait et malgré ses coupures, il contourna le bâtiment pour rentrer furtivement dans le bâtiment sans attirer l'attention. Du moins un certain temps. Il commença à laisser une part de liberté à son loup, ses muscles palpitant légèrement, se sentant se remplir de vigueur. C'était une étrange sensation, mais une si bonne aide. Son corps devenait petit à petit au loup, mais la tête pensante resta humaine. Une tentative instable, un déséquilibre, un problème et tout pouvait basculer, comme tomber dans le même état que la cordonnière. Et ça, Filrahen refusait catégoriquement.



~~~~
Même si les lendemains sont vides de promesses
Rien ne pourra empêcher mon retour
Afin de devenir la rosée qui baigne ces terres
Et épargner les sables les mers et les cieux
Je vous offre ce sacrifice silencieux.
~~~~


Sur ses paroles, il leva les yeux vers ses détracteurs. Il prit appui sur ses puissantes jambes, s'aida de l'escalier et la rambarde sur sa gauche pour atteindre le palier via là où le soldat était tombé tantôt. D'un naturel bestial, il passa au dessus de la barre qui servait de sécurité et dans le dos du soldat qui n'était pas encore habitué à sa nouveau musculature et donc assez lent, le tailleur passa son bras sous sa gorge. S'en servant de bouclier devant Levana, s'orientant donc vers elle, il immobilisa le soldat en appuyant derrière son genou pour le mettre au sol et lui tortura un bras en le pliant. Il releva les yeux vers la lycanne et conclut ses mots vagues.

« Loveless. Acte 5 »

Un coup à l'arrière de la nuque de l'homme l’assomma, le laissant allongé au sol. Un pas en avant, et à nouveau le désir de la raisonner prit le dessus devant cet angélique visage. Il ne voulait pas la laisser comme cela et ne put supporter ce qu'il voyait. Était-ce le loup ou l'humain qui ordonna à son corps de l'enlacer à nouveau et à lui déposer un baiser sur les lèvres ? Aucune idée, mais il l'avait fait et murmura :

« Levana... Reprends toi... »



[Loveless ©Square Enix]


Dernière édition par Filrahen Coral le Mar 30 Aoû - 16:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Sam 27 Aoû - 18:58

"Rattrape-le ! "

Sa voix avait résonné dans toute la pièce, menaçante, inquiétante mais aussi inquiète. Inquiète que ce maudit tailleur ne s'en sortes. Elle l'avait pointée du doigt comme pour montrer son chemin au garde. Ce dernier s'était engouffré dans les escaliers à sa suite. Mais trop tard. Filrahen avait réussi à entrer dans la chambre et à s'y enfermer. Le garde essaya en vain de l'ouvrir. Jusqu'à ce que Levana le somme d'abandonner.

"cela ne serrt plus à rien. Vous êtes pris au piège. Rendez-vous. "

Sa voix n'était plus celle de la couturière mais bien celle de la lycanne en elle. La différence était flagrante.
La pauvre Levana était toujours enfermée dans son propre corps. Emprisonnée dans ses souvenirs. Des souvenirs douloureux qui l'empêchait de voir ce qui se tramait au dehors.
La louve, elle cherchait un moyen de reprendre le contrôle de la situation. Comment ouvrir cette porte ? Il n'y avait aucun autre moyen de sortir de cette chambre mise à part la fenêtre, mais le tailleur n'était sans doute pas assez fou pour sauter du premier et atterrir dans une rue à la vue de tous.
Les pensées s'entrechoquaient, se perdaient pour revenir en un instant dans sa mémoire, plus vifs et douloureux. Levana ne contrôlait plus rien. Elle souhaitait disparaître à tout jamais, que tout s'arrête. Toute la souffrance de ses 80 dernières années ressortaient en cette instant précis. Elle voulu crier sans qu'aucun son ne sortit de sa bouche. Elle voulu pleurer mais aucune larme ne lui vînt. Ses yeux refusaient de lui montrer l'extérieur et le peu de lumière qu'offrait le premier étage. Ils étaient fermés pour elle, elle n'avait pas le droit de voir. Elle devait rester la, à souffrir, à ressasser ses souvenirs encore et encore. A jamais.

Le soldat semblait perdu. Il aurait voulu fuir, mais comme si son corps ne lui appartenait plus, ses pieds restèrent encrés dans le sol. Il était conscient d'avoir subit un changement. Mais il ne mesurait pas encore l'importance de ce dernier. Il se tourna et regarda l'escalier qui lui parut bien sombre d'un coup. Puis il tourna la tête vers Levana, collée contre la porte qui sommait le tailleur de sortir de la. Que faire ? Il fallait qu'on lui explique. Il n'avait voulu qu'une chose lui, retrouver l'horrible meurtrier qui avait tué son ami la veille. Et il se retrouvait la, perdu, seul, complètement seul et ... Terrifié. Il se rendit compte qu'il avait peur. Peur, oui. Mais de quoi ?

La louve trouva illogique que Filrahen n'est pas répondu ne serait-ce qu'une fois à ces appels. Puis un bruit se fit entendre. En bas. Avait-il trouvé un moyen de sortir ? Elle n'eut pas le temps de réagir et le garde non plus que déjà le tailleur était derrière lui et le tenait. Il le fit se mettre à genoux dans un cri de douleur et dit quelque chose que la lycanne ne comprit pas, puis l'assomma.
Ils étaient maintenant seuls. Le visage de la lycanne était rester neutre, impassible tout le long de l'attaque. Son cerveau tournait à toute allure, bloquant Levana et essayant de trouver comment se sortir de cette situation. Mais déjà il s'était approché et l'avait prit dans ses bras. Une étrange chaleur envahit soudain le corps tout entier de la jeune femme et une vague d'apaisement parvint à Levana. Et lorsqu'il toucha ses lèvres des siennes, les souvenirs dans lesquels elle était bloquées, se changèrent en un méli-mélo de sentiments contradictoires mais tellement plus agréable et délicieux. Ils lui offrirent la porte de sorti.
La lycanne le repoussa de ses deux mains et se plia en deux. Elle ne faisait plus le poids maintenant mais luttait tout de même. Levana reprenait peu à peu possession de ces membres, de ses sens. L'amitié et l'amour sont des sentiments si humains...
Enfin elle reprit entièrement possession de son corps. Encorre un peu troublée et éblouis par la lumière, elle secoua la tête. Elle voyait flou mais reconnut le soldat allongé sur le sol. Elle paniqua alors. Etait-il mort ? Et ou était Filrahen ? Elle fût soulagée de le voir debout en face d'elle. Elle soupira de soulagement et se jetta dans ses bras, le serrant aussi fort qu'elle le pût, comme pour se convaincre qu'elle avait bien reprit le dessus.

"Oh mon Dieu je suis désolée, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je suis sincèrement navrée. Vous ai-je fais du mal ? "

Elle recula brusquement pour le regarder de long en large et de bas en haut. Elle fût soulagée de ne voir aucune blessure grave. Puis elle détourna la tête vers le garde. Qu'avait-elle fait ? Elle ne se souvenait de rien. Elle se rappelait du moment ou elle s'était retrouvée à genoux près du garde en bas, puis plus rien. Il n'y avait qu'une seule explication. La lycanne avait prit le dessus. Elle avait eu une "crise". Elle avait gagné du terrain. C'était la première fois que la louve prenait le pouvoir alors qu'elle était sous forme humaine. Elle ne l'aurait jamais cru capable de ça. Elle avait sans doute mordu le soldat ... Elle pouvait voir d'ici les traces de la morsure. Elle s'agenouilla près du corps inerte et se pencha. Il respirait encore. Elle regarda de l'autre côté du coup de l'homme. Ce qu'elle découvrit l'horrifia. Ou plutôt, ce qu'elle ne découvrit pas. Aucune autre trace de morsure. Il n'y avait qu'une seule marque, à droite. La ou elle était placée. Une seule personne a mordu le garde. Et c'était elle. C'était forcément elle. Tout se précipita une nouvelle fois dans sa tête. Il était son esclave. Une fois qu'elle comprit cela, elle put aisément deviner ce qui s'était passé durant son "absence". Une larme commença alors à couler, puis deux, les larmes ne cessaient de s'écouler de ses joues et ses yeux s’embuaient. Elle était de nouveau perdue, seule.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mar 30 Aoû - 19:56

Tremblante, flageolante. Calmez vous pauvres sottes ! Ces jambes, pourquoi bougent-elles toutes seules ? Ce n'est pas la peur... s'il avait eu peur, il ne serait pas partit de front. Quoi alors ? Le froid ? Non, impossible. Il faisait bon, la maison était en plein soleil.... non... Quoi ? Réfléchit.... L'émotion de ce jour et de la veille peut-être tombé dans ses pieds devenus aussi lourd que du plomb ? Et... pourquoi la couturière était-elle, pliée en deux ? Elle l'avait repoussé et maintenant... on aurait dit qu'elle souffrait... Mais Filrahen ne put se mettre à genoux comme il le désirait, pour la prendre dans ses bras et la réconforter. Il était là, statique et inerte, incapable de se déplacer. C'était bien sa veine. Les yeux ambrés de la jeune femme se levèrent et virent le soldat inconscient, ses jolies yeux embrumés par ce retour à la réalité, ce dur combat contre elle même... Puis elle le regarda. Déstabilisé, il faillit flancher. Épuisé et tout retourné, le lycan sentait mal. Elle se jeta sur lui et, de peur que ce fut une attaque, il était près à la repousser mais quand il sentit sa forte étreinte chaleureuse face à son propre manque de vigueur, il reposa sa main à l'arrière du crane de la jeune femme et caressa ses cheveux. Elle s'inquiétait pour son état de santé... C'était.... gentil. Et déjà, elle se reculait et inspectait s'il avait des blessures. Sa tenue était écorchée par le verre mais c'était les seuls dégâts. Son regard se détourna, fixant l'homme au sol. Pour quelqu'un qui avait témoin de la scène, comme Filrahen, c'était évident qu'il n'était pas mort. Mais Levana venait de resurgir de l'ombre de ses pensées, les ténèbres infinis de la nostalgie... et finalement, elle se posa à coté du corps. Non, il n'était pas mort.. mais oui, elle l'avait mordu...

Puis, après inspection de son cou... son visage se changea. Oui. Et pas positivement. Des larmes coulaient le long de son visage, le long de ses traits, glissant sur ses pommettes, ses joues puis tombaient sur le parquet. Les gouttes salées brisèrent le plomb qu'était les jambes de Filrahen et ce dernier s'agenouilla pour la prendre dans ses bras, pour lui apportait un peu de réconfort. Ce contact lui redonnait, à lui aussi, une bonne humeur, même si tant que les larmes couleront, il ne serait pas serein. Elle se calmerait bien tôt ou tard. Mais petit à petit, le soldat se réveillait, à nouveau, et le dernier ordre qui lui avait été donné était « Rattrape le ». C'est donc tout naturel qu'une fois éveillé, il s'était empressé de sauter sur le tailleur et de le ceinturer pour l'envoyer vers la rembarde. Mais avec de bons réflexes, Filrahen avait laché la couturière pour ne pas la blesser, s'était aidé de ses mains libres pour ne pas subir de dégats puis s'était débarassé de son assaillant d'un coup de coude dans la machoire. Plongeant vers le début de l'escalier pour avoir une petite distance de sécurité, il préféra ne pas se jeter sur les marches et se fracassait le crâne, comptant sur Levana pour le calmer, le lui disant à voix un peu forte, sans pour autant crier. Une fois fait, Filrahen voyait que le soldat, docile, ne voulait qu'une chose et c'était les tuer tous les deux. Mais, s'asseyant en tailleur près de la demoiselle affectée par ce qu'il s'est passé, il passa un bras dans son dos et posa son doux visage sur son épaule.


« Laissez moi vous expliquer ce qu'il s'est passé... Vous avez mordu... cet.. homme soudainement. Il était trop tard pour que j'impose ma marque, alors je vous ai extirpé de son cou alors qu'il se transformait. Mais vous étiez incontrôlable et finalement, tout deux, vous m'avez poursuivit... je m'étais caché dans votre chambre et j'avais bloqué la porte... Je me suis défenestré pour revenir par l'entrée, vous avoir par surprise et je l'ai assommé... et... désolé de vous voir ainsi... que dis je ! Ravagé que j'étais... je vous ai pris dans mes bras et... je... vous ai embrassé. Puis vous êtes redevenu normale. Mais Levana... » Il prit une de ses mains entre les siennes. « Ce n'est pas une fatalité... cela arrive à tout lycan, j'en suis sur ! Vous êtes gentille, belle et attentionnée, je suis sur que vous pouvez surmonter cette épreuve, et celles qui ont resurgit ! Vous êtes forte, et je suis prêt à vous épauler ! Si vous voulez de moi... Mais... nous avons gagné ! Il est à vos ordres et il suffit que vous dites qu'il parte loin de paris et se taise sur nos lycanthropies à tous les trois et cette histoire sera finie, vous oublierez à jamais son existence et il n'existera plus pour vous ! »

Fusillant du regard le soldat, ce dernier, se sentant menacé, baissa les yeux. Filrahen se releva et tendit sa main à la jeune femme.

« Allez... levez vous, faites face à la vie... je suis là tout ira bien... »
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mer 31 Aoû - 18:31

Douce chaleur d'un corps chaud contre un autre... Agréable sensation traversée de larmes douloureuses. Le tailleur l'avait reprit dans ses bras. Un instant elle aurai pu croire, oublier tout ce qui s'était passé. Une vague d'apaisement la submergeait lorsqu'elle sentit les bras du tailleur la laisser, la fuir. A travers ses yeux remplis de larmes, elle se rendit compte que le garde s'était réveillé et qu'il s'était remit à l'attaquer. Le tailleur lui asséna un coup de coude en pleine mâchoire et recula à bonne distance. D'une petite voix étrangler, elle ordonna au soldat de s'arrêter. Il s'arrêta net. Son corps ne lui appartenait plus. Elle lui appartenait. A cette seule pensée, un nouveau flots de larmes envahit la jeune femme de nouveau. Alors elle croisa le regard du soldat, la surplombant de toute sa hauteur et de toute sa colère, un regard dur, de reproche, qui en même temps semblait ne rien comprendre à ce qui se passait. Elle eut envie de crier, de l'implorer de lui pardonner. Lui dire que ce n'était pas sa faute. Mais il ne comprendrai pas. Du moins, pas tout de suite.

Filrahen s'était assise près d'elle et l'avait ramenné à lui. Elle douta alors qu'il puisse la calmer comme il l'avait fait auparavant. C'était impossible. Jamais elle ne s'en remettrait. Elle avait crée une abomination de plus dans ce monde, la seule chose qu'elle s'était jamais interdit de faire. Son désarroi était si grand qu'elle pensa un instant à libérer une fois de plus la lycanne en elle et faire ce que bon lui semblait. Mais le tailleur commença à parler. Elle l'écouta sans l'écouter. Elle savait déjà ce qui s'était produit. Elle l'avait deviné. Elle tiqua cependant lorsqu'il parla du baiser. C'est peut-être la seule chose dont elle aurait aimé se souvenir.

Les mots de réconfort qui s'en suivirent n'eurent pas grand effet sur la pauvre fille. Elle n'était pas aussi forte que cela. En fait si, elle l'était. Elle avait enduré depuis si longtemps. Dans le silence. Maintenant elle avait envie de tout abandonner. A quoi bon vivre ? Elle croyait avoir trouvé du réconfort. Elle était apaisé d'avoir tout déballé au jeune tailleur. Et tout ça pour quoi ? Pour qu'à nouveau tout ses espoirs soit anéanti. Elle eut une envie de suicide. La, maintenant, prendre un couteau et se l'enfoncer dans le cœur. Tuer cette sale bête qui sommeil en elle et la faire taire à tout jamais. C'est peut-être ce qu'elle aurait dû faire il y a bien longtemps. Elle se rappela alors pourquoi elle ne l'avait pas fait avant. C'était d'abord pour sa famille quand elle était encore en vie, qu'elle tenait. Puis ensuite ce fût pour des amis qui moururent à leur tour. Ils mouraient tous, un par un. Tandis qu'elle ne prenait pas une ride. Elle leva les yeux vers Filrahen qui s'était levé et tendait sa main vers elle.

«  Je suis là, tout ira bien. »

Les mots résonnèrent dans sa tête. Cette fois-ci, contrairement à d'autre, ils ne sonnaient pas faux. Lui aussi était un lycan, il ne viellerait pas non plus. Il resterait pour l'aider...

Retrouvant peu à peu des raisons pour continuer à vivre, elle prit la main du tailleur et se releva. Elle resta un moment silencieuse avant de s'approcher du soldat. Elle leva la tête vers lui tandis qu'elle lui prenait ses mains.

« Je suis vraiment désolée de ce qui vous est arrivés. De ce qui nous est arrivés... Mais maintenant il est trop tard. Je ne voulait pas ce qu'il s'est passé. Mais nous n'avions pas le choix. Vous nous auriez trahi … »

Tandis qu'elle parlait, des larmes coulait sur ses joues, encore.

« Alors maintenant que je suis ton maître, je vais te donner quelques règles. Ecoute bien, c'est important... Tu es un lycan, comme nous. A partir de maintenant tu fuira la nuit, la lune et ses rayons. Tu essayera coûte que coûte de vaincre le loup en toi. Tu es un homme bien pour avoir voulu venger ton ami, je sais que tu en es capable. Lorsque tu aura faim, tu ne chassera qu'en forêt. De même tu ne mordra pas d'humains, tu ne doit pas répandre cette maladie … Et enfin … Dernière règle, la plus importante de toute, jamais, au grand jamais tu ne parlera de ce qui s'est passé ici, tu ne nous connaît pas et tu n'es pas un lycan. Jamais tu ne dois en parler, à personne. Il en va de nos vie à tout les trois. »

Son regard s'était fait plus dur sur les dernières phrases et sa voix était plus assurée et sévère. Il fallait qu'elle sois prise au sérieux. Le soldat semblait avoir du mal à enregistrer toute les informations. Il lui paraissait difficile d'être devenu un tel monstre. Mais avait-il le choix maintenant ? Une chose est sur, il les haïrait toute leurs vies. Il avait envie de retirer ses mains mais quelque chose l'en empêchait, comme lorsqu'elle lui avait ordonné de s'arrêter. Il ne se contrôlait plus. Elle reprit la parole.

« Voilà. Maintenant... Tu dois partir. Pour ne plus jamais revenir. Partir loin d 'ici. Quittes Paris et va découvrir le vaste monde. Quittes même la France si il le faut. Et ne reviens jamais. Je te laisse libre à condition que tu respecte ce que je t'ai dit. »

Elle lâcha ses mains et recula d'un pas. Le soldat ne bougea pas tout de suite. Fallait-il qu'il quittes son emploi aussi ? De quoi allait-il vivre ? Elle ne pouvait pas lui demander une telle chose. C'est avec un pincement au cœur que les jambes du soldats firent demi-tour et descendirent les escaliers. Marche après marche, des pas lourds de sens. Vers l'inconnue.

Levana n'avait pas bougé. Elle le regarda descendre et ouvrir la porte avant de la refermer derrière lui. C'était finit. Tout était finit. Elle espérait seulement qu'un jour le soldat la comprendrais. Elle se tourna vers Filrahen, le regard encore bordé de larmes et d'une tristesse sans fin. La vie était si dur avec elle depuis sa transformation. Mais elle n'avait pas envie de fondre en larmes dans ses bras. Pas encore. Alors elle se tourna et descendit les marches à son tour. Elle sécha ses yeux d'une main tandis que l'autre tenait la rambarde des escaliers de peur que ses jambes ne s 'écroulent sous elle. Il fallait reprendre le nettoyage. Reprendre la couture. Et reprendre la vie.

Comme pour ne plus penser à tout ça, elle reprit une serpillière et se mit à nettoyer les quelques tâches de sang que le soldat avait laissé derrière lui.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Jeu 1 Sep - 20:07

Un grand cœur, et un amour débordant, voilà comment était Filrahen. Toujours prêt à faire plaisir aux gens qu'il aimait bien. Et cela l'énervait de voir une si gentille jeune femme, brisée en deux à cause de ce garde... ou était ce de sa faute ? Après tout, s'il n'avait pas eu une crise, s'il n'était pas venu se réfugier ici, même si ce n'était pas vraiment à sa responsabilité, rien ne se serait passé comme tel.... Mais si le soldat était resté à sa caserne, cela ne se serait pas produit non plus. Soudain, la vigueur du tailleur s'estompa. Il était responsable. De tout. Non, ce n'était pas lui, c'était son loup... Mais cela revenait au même. Ils partageaient le même corps, et c'était donc sa faute. Maudit... malheur... Coupable de la peine de Levana, coupable de la transformation de ce maudit garde, coupable des dégâts dans la boutique -les taches de sang et la défenestration. Sur le coup, il eut envie de re-sauter par la fenêtre, mais la tête la première pour se briser la nuque. Mmm cette envie d'entendre, au moment tragique et ultime moment, un craquement d'os et de cartilage avant le néant... La main toujours tendue vers la couturière. Et heureusement. Au contact de sa peau, et qu'elle se relevait, il revenait à la réalité. Mais à quoi pensait-il ? Il se reprit en main... le loup en lui jouait sur ses pensées et ce n'était pas bon. Poussant un soupir pour se vider la tête. Filrahen tourna la tête et observa la lycanne et le nouveau louveteau. Elle commença à lui expliquer la situation, ce qu'il devait faire ou non. Elle s'y prenait avec une bonne assurance à la vue de son état. Ses derniers mots sonnèrent durement. On aurait pu croire que sa crise n'avait jamais eu lieu. Ses dernières paroles furent des sommations de quitter cette ville, voir le pays. Des paroles dures à entendre... non pas pour le soldat mais pour le tailleur. Il avait eu à dire pareil à son frère. Plus exactement, voici ses propos... qu'il avait donné dans une lettre pendant son sommeil.

« A l'heure où tu liras cette lettre, je serais surement partit. Je sais que tu n'apprécieras pas ce que je t'ai fait, mais c'est pour ton bien. Je te jure que je t'aime, et je ne veux pas te perdre, mais nous sommes obligés de nous séparer à présent. Vis ta vie, oublie moi. Je reste ici pour couvrir tes arrières, pour que ta vie ne soit pas un enfer, pour que tu puisses avoir une famille, des enfants. Part, et ne pense à moi qu'au moment de ta mort. S'il te plaît.
Oublie mon nom, oublie mon visage, ne parle de moi à personne, garde ton secret et use de ruse. Vis en sérénité. Je te fais confiance et écoute moi pour une fois. »


Des paroles bien lourdes à écrire. Mais pour Levana, déjà que la tache l'incombait, elle n'était pas particulièrement contente de s’exécuter, et heureusement que cet homme n'était pas un ami ou une connaissance, sinon elle l'aurait très mal vécu. Tout est fini... Pas de la meilleure façon, mais fini tout de même. Le soldat traîna les pieds et descendit les marches. Levana descendit par la suite, le visage anéanti. Elle se remit au nettoyage, et Filrahen descendit ensuite les marches rapidement, sortant du magasin pour voir le soldat, à quelques mètres, hésitant, regardant Paris pour la dernière fois. Le tailleur s'approcha de lui et posa sa main sur son épaule pour alerter de sa présence.

« Vous êtes venu pour profiter de votre victoire... ?
-Non... Il fit non de la tête puis regarda les pavés Au contraire... je souhaitais m'excuser... et... vous donner mes plus plates condoléances. Et si vous ne me croyez pas... Si vous avez le malheur de rester en pleine lune un jour... une nuit plutôt... et que vous vous réveillez dans un massacre de sang, sans vous souvenir de rien... pensez à moi... et j'espère qu'à ce moment là, j'aurais votre pardon... sur ce... »

Il repartit vers le magasin, laissant le garde dans la plus profonde des tristesses et la plus effroyable des peurs, marinant dans ses songes. Levana était impassible, dans ses pensées, à essuyer le sol. Malgré ses craintes, ses principes ou ses déceptions concernant tout ce qui s'est passé, le lycan était sûrement le seul avec la tête sur les épaules ici. Il partit dans la cuisine, attrapa une serviette et remplit un gobelet d'eau. Revenant à coté d'elle, il s'agenouilla, lui essuyant les larmes avec le morceau de tissu avant de lui tendre le gobelet.

« Ça suffit Levana. Reprenez vous, buvez cette eau fraîche et allez de l'avant. J'ai vécu tout ça, je sais que c'est dur... mais il faut surmonter cette épreuve.... Faites le... pour moi... »
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Levana Storm
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 2 Sep - 19:06

Elle voulait oublier, ne plus penser à tout ça. Rien n'était arrivé. Il fallait juste nettoyer. Elle se leurrait et le savait très bien.

Le tailleur était sorti, allait-il l'abandonner ? Elle voulu craquer, déverser un torrent de larme une nouvelle fois. Mais elle tînt bon autant qu'elle pût. Pleurer ne servirait à rien et elle avait déjà perdu tant de larmes inutilement. Pourtant quelques gouttes d'eau salée continuait de couler sans qu'elle puisse rien n'y faire. Fatiguée d'essayer de les retenir, elle les laissa couler. Elle continua de frotter le sol avec ses deux bras tremblants. Agaçée, elle força encore plus sur la serpillière pour faire cesser ses tremblements, signe de faiblesse. Elle n'avait plus envie de penser à rien. Elle regardait le sol, tout était vide de sens. Tellement aspirée par son travail, elle ne vît pas le tailleur rentrer une nouvelle fois. Elle avait presque atteint ce qu'elle voulait. Ne plus penser.

Elle fût surprise lorsque le tailleur se posta devant elle, avec un verre d'eau et une serviette dans les mains. Elle le regardait, impassible, elle pensait que rien ne pouvais plus l'atteindre maintenant, elle avait touché le fond. Il essuya ses larmes tout en essayant de la réconfortée. Elle avait prit le main entre ses mains mais n'avait pas envie de boire. Pourquoi faudrait-elle qu'elle survive pour lui ? Ils se connaissaient à peine. Comment pouvait-il la supporter ? Elle n'était qu'une pleurnicheuse, une faible. Elle ne méritait aucune compassion. Alors pourquoi l'avait-il embrassée...

Elle releva la tête et une soudaine envie de se pendre à ses lèvres la submergea. Elle prit le verre d'eau et se le jeta en pleine figure comme pour se réveiller. A quoi pensait-elle ? Elle se rendit compte à quel point elle avait chaud. Ce verre l'avait un tant soit peu rafraîchit même si ce n'était pas son utilisation première. Mais il l'avait surtout réveillée d'un cauchemar. Il semblait à Levana qu'elle avait l'esprit plus clair maintenant. Tout s'était éclairé. Elle vit le tailleur en face d'elle arborer un visage emprunt à la surprise. Cela la fit sourire. La couturière était une de celles dont les humeurs pouvaient changer du tout au tout en un clin d’œil. Dans certains cas c'était très utile comme par exemple maintenant. Mais dans d'autre, ça pouvait apporter beaucoup de problème.

Elle continuait de le regarder avec toujours cette même envie de l'embrasser. Au moins juste pour le remercier. Elle savait pertinemment que ce ne serait qu'une excuse. De toute façon, elle ne le ferai pas. Elle n'oserai pas. En tout cas, pas dans ce contexte. Il y a à peine trente seconde elle était prête à fondre en larme parce qu'elle avait crée un nouveau lycan ! De plus, le sol était recouvert de partout de trace de sang, elle avait failli faire tuer Filrahen, et tout ce dont elle pensait maintenant c'était de l'embrasser. Remarque, lui l'avait fait alors qu'elle n'était même pas elle-même. C'est fou ce qu'un simple baiser pouvait la tourmenter, surtout en ce moment.

Finalement elle se pencha vers lui et déposa un léger baiser sur ses lèvres, avant de lui murmurer un merci sincère.


[C'est ... Cours et pathétique. O.O
Désolée.
EDIT ; troisième page. O.O ]
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mar 6 Sep - 16:19

Étrange réaction que se jeter à l'eau de cette manière. Ou devrais je dire, étrange façon de se désaltérer. Une fois pris en main, Filrahen pensait qu'elle allait s'abreuver de manière totalement... banale. Mais non. Elle avait empoigné le gobelet et se l'était jeté en pleine figure, pour se réveiller et se sentir avec l'esprit clair. Surpris d'une telle action, le tailleur arqua un sourcil. Ce n'était pas vraiment pour cela qu'il lui avait offert ce verre mais soit, elle l'utilisait comme elle voulait finalement. En retour de sa mine interpellée, le lycan reçu un sourire. C'était adorable mais bon, si elle ne broyait plus du noir, tout allait être mieux. Levana, de son regard ambré, continua de l'observer. Qu'avait-elle en tête ? Si seulement il pouvait lire dans les pensées pour tenter de mieux la comprendre... mais c'était une chose impossible. Dans les légendes les plus folles, il était dit que les vampires étaient capables de ces choses et pouvaient même manipuler les pensées. Folie ou vérité, il ne savait pas vraiment. Après tout, l'un et l'autre était si proche. Si un jour un ermite, un soit disant devin ou tout être si étrange lui aurait dit qu'il deviendrait lycan, il ne les aurait jamais cru. Et pourtant. Ainsi, si les suceurs de sang avaient ce pouvoir, le tailleur les aurait envié. Puis, après quelques secondes de réflexion et d'observation -ou était ce des minutes ?- la couturière s'approcha vers lui qui n'était pas encore redescendu sur terre. Et il était à mille lieux de penser qu'elle aurait fait ce geste qu'elle venait d'entreprendre. Lui qui cogitait, revint au monde réel chaleureusement en sentant au contact de ses lèvres, celle de Levana, cette lycanne qui voulait sa mort quelques minutes plus tôt, celle qu'il ne connaissait pas quelques heures auparavant. Puis, après s'être servit d'une telle manière, elle lui chuchota un merci. Mais se servir, elle le pouvait.

Le lycan la regardait, un peu gêné et envieux. Il avait apprécié ce contact quand elle était devenu incontrôlable, il avait aussi aimé cette douceur avec laquelle elle venait de s’exécuter, total inverse de la sauvagerie précédente. Filrahen prit alors les mains de la jeune femme entre les siennes et la fixa. Il se sentait étrange, comme s'il ne se contrôlait plus, comme si son loup l'avait dominé. Mais ce n'était pas ça. Non, il savait que son loup était à présent enfouit au plus profond de lui. Alors qu'il ne savait pas comment réagir, il semblait comme un pantin, son corps réagissant pour lui. Se levant en tenant les mains de la demoiselle pour l'y aider, il ferma les yeux et prit une grande inspiration. Son regard se plongea dans celui de la lycanne et il lui sourit :


« Mademoiselle Storm.... » Murmura t-il comme si les mots lui échappaient. « Je pense qu'après tout ce que nous avons vécu, nous nous sommes liés d'un terrible secret, entre nos aveux et... ce pauvre homme... Mais... » Il s'approcha d'elle, toujours en tenant ses mains, les lui posant sur le torse « Je crois que... notre union est... bien plus profonde... pour moi du moins... »

Sur ces paroles, il baissa la tête vers le sol, en fermant les yeux puis releva ses yeux sombres vers elle. Filrahen approcha son visage de celui de la couturière pour tenter de l'embrasser, un vrai cette fois, ni brisé par un retour à une forme humaine, ni par un merci. Non... Mais elle, entendrait-elle cela ainsi ? Elle pouvait très bien éviter cet assaut en le repoussant, refusant, le refusant. Il ne pouvait plus reculer et ne voulait pas. Si elle ne voulait pas de lui, ainsi soit-il. Mais il espérait que sa réaction soit en sa faveur. Il le saurait tôt ou tard.

[Yeah. Et j'ai eu du mal pour cette rep =s ]
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Sam 10 Sep - 18:50

Après tout ce n'était pas la fin du monde. De toute façon maintenant que le garde était parti et ce pour toujours (du moins elle l'espérait), tout redeviendrai à la normal. Enfin … Il lui restait encore à nettoyer le sang séché, à ranger le foutoir de la maison et à rattraper le retard qu'elle avait accumulée... Revenir à la réalité était difficile … Il fallait qu'elle se reprenne.

Ils s'étaient relevés tout les deux, ils se tenaient mains dans la mains, face à face, les yeux dans les yeux.

Ce qu'il lui dit la toucha profondément. Il est vrai que maintenant il partageaient un lourd fardeau, mais il n'y avait pas que ça. Au fond, ils «étaient amis, peut-être plus si l'on en croit l'action qui suivit. Les lèvres brûlantes et envieuses du lycan sur ses lèvres la firent frissonner. Elle ne voulait pas le repousser. Ce contact était si agréable, si doux... Tout les soucis étaient oublié dans ses moments là. Plus rien n'avait d'importance que de ressentir l'étreinte de Filrahen sur ses hanches, le sentir près d'elle, ensemble. Elle lui laissait prendre pleine possession de ses lèvres et lui laissait l'accès à sa bouche. Un long et langoureux baiser, accompagnée de caresses s'en suivit. Elle se décrocha enfin, un instant elle revînt à la réalité. Ce n'était pas le moment pour ce genre de frivolité. En était-ce vraiment ? La, oui. Il fallait qu'elle nettoie tout, qu'elle range tout, tant de choses à faire. Tout ses problèmes étaient revenu, la submergeant de nouveau. Elle voulait oublier... Elle voulait l'embrasser …

Elle ne sût pas vraiment quoi dire ni quoi faire à ce moment la. Elle était trempée et commençait à sentir des frissons lui parcourir le corps tout entier. La douce chaleur qui l'avait envahit était reparti aussi vite qu'elle était revenu. La réalité reprenait de nouveau le dessus. Mais quand cela-cesserait-il de l'accabler ?

Elle lui caressa la joue en signe de remerciement. Il faisait déjà tant pour elle, même si au fond, tout ce qui s'était passé était de sa faute. Mais il n'y pouvait rien. Si il avait su, il aurait tout fait pour éviter cela pensait-elle. Elle essaya de fixer ses sentiments envers lui. L'aimait-elle ? Sûrement, mais de quel façon ? Et lui, quel amour avait-il pour elle ? Celui qu'il sous-entendais en tout cas était profond... Plus qu'une simple amitié, bien plus qu'un simple secret les liants à tout jamais. En était-il de même pour elle ? Elle n'en avais pas la moindre idée. Elle se sentais bien avec lui, elle aimait se sentir proche de lui, le toucher, l'embrasser. Elle essaya de comparer ses sentiments pour lui avec ceux qu'elle avait déjà ressenti pour d'autres garçons, mais c'était difficilement comparable. Elle soupira et tourna la tête. Tout se passait si vite que rien n'allait plus nul part. Tout n'était qu'un énorme fouillis dans lequel elle devait se démener pour en sortir vivante.

"Filrahen ... Cela me touche énormément ... "

Elle ne savait pas quoi rajouter d'autre, elle ne savait pas quoi faire. Elle continuait de le regarder fixement sans rien dire. Son coeur battait vite, c'était seulement maintenant qu'elle s'en rendait compte.


[C'est nul, c'est nul, c'est nul. *va se pendre *
J'ai eu du mal aussi pour celle-la. T_T ]
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Dim 18 Sep - 23:53

Un parquet peut-être confortable finalement. Quand on est sur son petit nuage. Mille lieux plus loin que son corps, perdu dans un monde de songe et de pensées. Il était comme sur du coton, dans la tendresse, la joie et la rêverie, un monde paisible. Depuis combien de temps avait-il espéré qu'un moment pareil arrive ? Du moins les dernières minutes. Parce que non, Filrahen n'avait pas en dessein de se prendre une lance dans le corps. Il n'avait pas non plus désiré se régénérer à cause, ou grâce, à ses pouvoirs lycans. De plus, se faire traquer par le soldat de la veille, le voir devenir loup et faire resurgir chez la couturière son coté sombre, n'étaient pas dans ses plans non plus. Mais par contre, ce premier baiser volé, puis ces étreintes et l'autre baiser... Ce doux réconfort des vingts quatre dernières heures pitoyables, énervantes, éprouvantes, effroyables. Maintenant, tout était déjà oublié. Était ce ses bras ou ses lèvres qui avaient fait cela ? Que diable lui arrivait-il ? Et ce cœur qui, de marbre, réagit enfin. Qui se réveille. Dont les pétales s'ouvrent vers le soleil et enfin respire l’arôme de la tranquillité. Si lointain. Un arôme qu'il avait perdu, là bas, à la ferme, dans ce taudis de bois. Ce taudis qui avait abrité son innocence, sa vie de petit enfant. Un temps lointain, révolu. Depuis, cette tendresse enfantine avait été perdue, elle avait disparu. Depuis ce temps, où il était devenu un être avide de sang les soirs de lune. Mais, étrangement, ce temps si lointain semblait avoir disparu. Maintenant, il avait oublié tous les ennuis de sa vie, tout ce qui restait dans sa tête à ce moment était le goût de ses lèvres, la tendresse de ses bras, et ce regard ambré...

Sa peau, celle de ses doigts glissa. Contre sa joue. C'était... comment définir ? Délicieux ? Puis, ce fut sa voix qui résonna dans ses tympans, une douce voix, appréciable. Mais ses paroles ne traduisaient rien de ses sentiments. Il ne savait pas s'il y avait une quelconque réciprocité. Dans sa tête résonna alors plusieurs choses. En premier lieu, qu'il n'était rien d'autres que la pièce d'un pacte. Secondement, un très bon ami. Puis le maître dont elle avait parlé... avait-il son cœur, encore après ce qu'il avait fait ? Ou en avait-elle peur ? Ou ne voulait elle pas avouer son amour ? Tant de questions en une réponse de cinq petits mots... Perdu au fin fond de son imaginaire, de ses songes... son corps réagit à sa place. S'approchant de la belle, il dégagea une mèche de son visage angélique jusque derrière une de ses oreilles, coulissant par la suite sa main sur sa joue, descendant doucement pour la placer à plat sur son cœur. Déjà très proche de son corps. De son cœur. Qui battait, vite et fort, dans cette cage thoracique prête à craquer. L'adrénaline ? La peur de ce que Filrahen allait faire ? D'amour ? Son visage s'approcha, désireux, et il déposa. Hum. Vola. Un baiser, passionné. Un long baiser, se délectant de ses lèvres avec un fièvre de désir qui l'avait envahit. La main sur le cœur de la jeune femme glissa légèrement, très légèrement, quelques millimètres, un centimètre, un deuxième.. Non. Il se recula après ce baiser, retirant sa main. Il susurra dans un murmure :




« Je vous aime... Prenez votre temps pour savoir ce que vous en pensez, vous. Si vous voulez me retrouver, cherchez ''le Fil d'Argent'', mon magasin. Ne vous précipitez pas... »

Profitant de cet aveu qui pouvait lui avoir fait l'effet d'un coup de masse, l’assommant de réflexion, il se leva, fit une rapide révérence et sortit du bâtiment, le cœur battant. Il espérait qu'elle viendrait. Un jour. Dans dix ans, dans vingts ans, peu importe. Pour le moment, il était sous son charme. Mais il comprendrait si elle refuserait, après tout, ils ne se connaissaient que peu. Le coup de foudre ? Il espérait lui l'avoir laissé, dans le cœur. Ou au minimum, une belle image dans la tête. Qu'elle se souviendrait de lui, même si elle refusait sa proposition.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mar 27 Sep - 12:28

Un nouveau baiser. Différent des premier. Un baiser long et emprunt de sentiment. Il avait posé sa main sur son cœur, il savait maintenant qu'il ne laissait pas la couturière indifférente. Puis il avait reprit possession de ses lèvres. Ses lèvres étaient chaude, douce... Un frisson la parcouru et une vague de désir l'envahit. Elle posa une main sur son épaule et l'autre sur son torse à plat. Au bout d'un moment qui lui sembla une éternité, le couturier recula sa tête et retira sa main. Elle l'écouta sans rien dire en gardant les yeux fermés, puis quand il se décolla de lui les ouvrit pour le regarder tristement.

« Non, ne part pas... ». Aucun son ne sorti de sa bouche. Les paroles de Filrahen venaient de prendre tout leurs sens lorsqu'il se faufila au dehors. Elle resta la un instant, béa, puis se releva difficilement. Elle aurait put lui courir après si elle ne sentait pas ses jambes se dérober sous elle. Le contre-coup de tout ce qu'il venait de se produire sûrement. Cette déclaration soudaine … Elle aurait voulu qu'il reste. Pourquoi était-il partit ? Pourquoi la laissait-il seule avec cette bombe à retardement qu'il venait de lui soumettre ? Sur le coup, elle lui en voulu d'avoir prit la fuite si vite. Qu'allait-elle faire maintenant, seule dans sa boutique ? Avec toutes ses émotions qui affluaient ? C'est lui qui l'aidait à tenir le choc jusqu'à maintenant. Et voilà qu'il s'enfuyait en lui laissant en lui déclarant son amour. Amour. L'aimait-elle, elle aussi ?

Elle se regarda un instant, elle était dans un état déplorable. Trempée, les joues gonflées par les pleurs, les cheveux en bataille, on sentait aisément dans son regard qu'elle était perdu. Elle devait se reprendre en main. Elle alla une nouvelle fois se changer. Ses gestes relevaient plus de l'automatisme que de la conscience maintenant. Que penser du tailleur ? Qu'allait-elle faire ? Le revoir sûrement. Mais pour lui dire quoi ? Que ses sentiments sont réciproque ? Ou bien au contraire qu'elle n'éprouve rien pour lui ? Ce serai mentir que de dire cela...

Alors qu'elle mettait de l'ordre dans sa maison, elle faisait en même temps le ménage dans sa tête. Elle fit se qu'elle pu mais elle était épuisée et affamée. Elle avait besoin de se changer les idées. Elle se sentait sur le point d'exploser. Elle décida de prendre l'air un moment. Elle marcha jusqu'à la boulangerie ou elle acheta du pain et laissa le vent filer entre ses cheveux et démêler dans le même temps ses sombres pensée. Oui, elle l'aimait sûrement. Elle avait manger un quart de la baguette lorsqu'elle rentra chez elle. Elle s'étonna d'avoir les idées si clairs à présent. Elle trouverai son magasin et lui parlerai. Elle voulait le revoir. Le sentir, le toucher. Goûter de nouveau à ses lèvres... Se souvenir la convaincs définitivement de trouver son magasin. Elle ne savait pas encore quand. Elle avait maintenant du retard dans son travail. Mais elle irait. « LeFil d'argent »... Un jeu de mot avec son prénom, c'est ingénieux. Elle avait hâte d'y aller, non seulement pour le voir, mais pour aussi pouvoir constater ses talents de couturier. Ce sera toujours intéressant. Son moral avait considérablement remonté. Elle ne pensais plus qu'à lui et à le revoir, il lui manquait déjà...

[Fiiiniiiit. J'espère il te plaira et euh désolée pour le retard hein ... --' ]
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