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 Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]

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Levana Storm
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MessageSujet: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mer 1 Juin - 21:25

Cliente très exigeante qu'elle avait dû servir là. Levana tenait pas moins de cinq robes dans la main, et aucune d'elle ne convenait à Madame. Elle devrait repasser demain à la même heure, avec une nouvelle robe. Et bien entendu, elle n'habitait pas la porte à coté. Une bonne demi heure de marche était nécessaire en temps normal. Mais avec les cinq robes lourdes et encombrantes qu'elles portait, sans compter sa propre robe, la demi heure se transformait facilement en trois-quart d'heure, voir une heure quand la population était de sortie et comme elle est toujours de sortie ...

Levana essayait tant bien que mal de se faufiler à travers toute ses personnes, faisant bien attention à ses robes. Ce n'était pas la première fois qu'elle était confrontée à ce genre de problème, et elle commençait à avoir l'habitude, même si ses pieds lui faisaient horriblement mal. Chaussures inadaptées, la foule qui lui écrasait les pieds à coup de sabot, elle avait du mal à s'en sortir à certain coin de rue. Enfin, elle gardait espoir d'arriver en vie à son magasin d'ici moins de dix minutes. Plus que quelques minutes avant la fin de cette enfer qu'elle devras recommencer entièrement le lendemain. Certes avec moins de robes, mais enfer tout de même.

Quelle vielle femme exaspérante, elle n'as plus rien d'autre à faire que d'essayer des robes à longueurs de journée pour ne pas les acheter. Heureusement que le salaire est élevé, sinon ce la ferait bien longtemps qu'elle ne serait plus cliente. La faire courir ainsi, par n'importe qu'elle temps, à n'importe qu'elle heure, pour des robes qu'elle ne mettait jamais ! Les rares fois ou Levana l'avait vu avec une de ses créations sur le dos, c'était pour des sorties le soir, pour aller s'enfermer dans une grande pièce, entouré d'autre gens, regarder des comédiens se donner la réplique, plus communément appelé théâtre. Ce n'était pas le genre de chose qui intéressait la jeune femme et elle ne comprenais pas pourquoi les personnes se bousculaient autant pour voir une pièce. Cependant elle aimait tout de même les comédies.

Dans ses rêveries, Levana ne remarqua même pas qu'il ne lui restait plus que la moitié du chemin à faire. Encore un effort, et elle découvrirait un homme à moitié mort (ou vivant c'est selon) devant sa porte.

Plusieurs fois, elle fût bousculée, et plusieurs fois, personne ne s'excusait. Ce qu'elle craignait, c'est d’abîmer ces belles robes, ou pire même, qu'on lui vole ! Cela aurait été terrible. Ca lui ait arrivé une fois. Une superbe robe bleu azure. Envolé ! Un méchant petit voleur, il l'avait certainement repérer de loin et avait préparé sont coup. En tout cas, il l'a bien eu. Mais elle ne ferait pas deux fois la même erreur. Pour elle, chaque robe est unique et donc exceptionnelle, elle ne pouvait se permettre ne serait-ce que d'en écorcher une.

Enfin, elle arriva à moins de trois mètre de chez elle. la foule cachant encore la joyeuse surprise qui l'attendait, elle avançait paisiblement, heureuse de retrouver son petit chez soi et de pouvoir se reposer. Mais il n'en ait rien ! Devant sa porte se trouvait la, un homme ensanglanté. Le monde passait autour de lui, l'enjambait, mais personne n'en avait rien à faire. Levana l'enjamba à son tour, ouvrit la porte de son magasin entra. Elle se retourna pour le regarder. Il était dans un sale état. Alors elle posa ses robes dans un coin, puis revînt vers lui et s'agenouilla. Il respirait encore. Elle soupira. Qu'allait-elle bien pouvoir faire de lui ? Une chose est sur, elle ne pouvait pas le laisser la, il ferait fuir la clientèle. Elle le prit donc comme elle pût et le tira à l'intérieur. Bon dieu, qu'est ce qu'il est lourd ! De son frêle corps de jeune femme, elle réussi tout de même à extirper assez de force pour réussir à le faire entrer dans l'arrière boutique.

De la, elle observa l'inconnu, voir ou il était blessé. Elle alla dans la salle de bain et prit ce qui lui restait comme pansement et revînt. L'homme avait bougé. Elle resta perplexe deux minutes avant de s'avancer prudemment.



[ Euh, désolée pour les innombrables fautes que j'ai dû commettre ><]
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Jeu 2 Juin - 13:55




Il faisait chaud et froid en même temps. Une chaleur humide, un froid éolien. Les couleurs faisaient un beau contraste, le blanc si pur de l'animal tacheté avec un rouge obscur. Était-ce la nuit qui le rendait sombre ? La lune éclairée pourtant si bien, et ce n'est pas Filrahen qui dirait le contraire. Actuellement, il n'était pas disposé à répondre, mais son apparence le faisait à sa place. Les yeux clos, les mains recourbées sur elle même, il semblait dormir dans sa robe de poil arctique. Si une personne se serait baladée dans les rues à cette heure ci, il aurait eu pitié de l'animal qui semblait mort. Mais... que se passe t-il ? Les cils vibrent, l'animal semble vouloir survivre et rouvrir ses yeux. Se courbant de douleur, il serra entre sa mâchoire, entre des crocs pointues et puissant, la lance qui le maintenait au sol. Il la lança comme il pouvait d'un coup de tête avant de lâcher un dernier soupir.


La journée avait pourtant bien commencé. Quelques clients étaient venu lui acheter des choses. Comme tout magasin de luxe, trois ventes et l'on a bien gagné sa journée. C'est donc face à une duchesse venu de loin qu'il avait d'abord eu affaire. La charmante dame était vêtu d'une longue robe violette et d'un chapeau immense trônant sur sa tête avec, comme par magie, une cohérence certaine. Elle était venu avec une jeune femme, habillé moins joliment. Passant dans les rayons, la dame de haute famille avait apprécié deux œuvres du lycan qui attendait en bout de rayon le choix d'une duchesse plutôt sympathique qui n'avait pas d'orgueil envers les petites gens. C'est donc deux robes en mains que Filrahen l'avait mené à l'arrière boutique, elle et « son page », si on pouvait la nommer ainsi. Il s'était éclipsé le temps qu'elle essaya les robes, devant un miroir de deux bon mètres. Finalement, elle décida de prendre une robe dans les teintes plus orangées, pour l'été.
Le deuxième client était un homme de petite taille qui ne présenta aucune appartenance noble ou bourgeoise, mais il acheta quand même un vêtement de bonne manufacture, pas l'un des plus cher mais qui faisait quand même son prix. Comme quoi, les apparences sont parfois trompeuses. La tenue était une sorte de chemise à manche courte, descendant un peu plus bas que les chemises courantes, munie de broderies sur le dos. Elle était en velours rouge bordeau.
Le dernier client était un homme qui semblait plein d'assurance, mais qui manquait d'argent. Il voulait faire un cadeau pour sa femme, mais peu cher. Après moult recherches, Filrahen et lui finirent par se mettre d'accord sur un chapeau légèrement usé qui fut bradé. Personne ne l'aurait voulu de toute façon, et le prix était encore correct.

Après ces ventes, le lycan se dit qu'il aurait bien mérité une petite promenade. Il se balada donc dans les rues de Paris, mais peu habitué à virevolter de cette manière, il s'y perdu. Il chercha des points de repère, essaya de reprendre le chemin inverse, mais rien à faire. Il avait l'impression d'avoir changé de ville comme par magie. Il crut reconnaître un clocher mais il n'y en avait pas qu'un dans cette grande ville. Il fit halte à une taverne et commanda un verre d'eau pour se désaltérer. Oui, notre tailleur ne boit pas d'alcool. Il remercia le teneur des lieux d'une petite piécette en plus. Les pourboires font toujours plaisir, et Filrahen n'était pas dans le besoin. C'est alors que le crépuscule commença à tomber. De panique, l'homme à la chevelure opale courut dans les rues. La nuit semblait se précipiter, poussant le soleil à un exil forcé, voulant prendre sa place sur la scène et rejeter son compagnon de feu de l'autre coté de la planète. Dégouté, il essaya de se cacher dans une ruelle, mais une fois minuit, il ne pourrait plus se cacher. Il essaya de longer des murs toujours en cherchant son chemin, ou une auberge... mais sa chance le rattrapa ; une rayon de la lune le balaya.

Les bras le long du corps, le visage fermé, la tête fixant le sol, il serra les poings et serra les dents. Ça allait commencer, un spectacle comme on en voit peu ; soit parce qu'on en est la victime et qu'on ne se souvient pas de tout, soit parce qu'on en est la cible et on meurt très tôt. Sa peau s'écarta pour laisser passer une pilosité corporelle d'un blanc que l'on ne peut voir que chez les animaux polaires ou les vieillards aux cheveux platines. Une douleur dans son échine l'obligea à courber son dos, il perdit alors sa conscience humaine pour devenir l'animal qu'il n'aime pas chez lui. La transformation se finit, et un hurlement nocturne retentit dans la ville.
De ses puissantes pattes, le loup se mit à courir à travers les ruelles cherchant de la nourriture. Filrahen passa à coté d'un ivrogne mais l'odeur de l'alcool et son état pitoyable n'en faisait pas un bon repas. La lucidité de l'animal lui fit reprendre la route. Lorsqu'il marchait, il ne dégageait aucun bruit. La lune tapait sur son pelage, le faisant ressortir de la pénombre comme un cristal qui brille. Ses yeux vifs repérèrent de loin à travers l'obscurité un homme qui se baladait. Cible privilégiée car il était seul, et de dos. De sa course régulière, il se rapprocha et bondit, refermant sa mâchoire sur son épaule. L'inertie de son saut lui fit faire presque un salto, tout en maintenant la clavicule serrée. Le pauvre bougre qui se baladait fut donc expédié au sol, la puissance de l'éjection lui cassant les genoux. L'homme criait, implorant l'animal de le laisser ; Il savait très bien qu'il était condamné. D'un coup de patte, le lycan lui écrasa le crane contre le sol. Ses cris étaient de plus en plus nombreux et remplit de désespoir, mais sa voix faiblissait. Son sang jaillissait, et comme à son habitude, le loup était maniaque et ne voulait pas salir ses poils de neige. Tout à coup, un bruit de métal se fit entendre. La tête de l'animal se leva, les oreilles dressées, un muscle en bouche. Deux gardes, un à l'épée et l'autre à la lance, le regardait. Filrahen se retourna et commença à courir. Les deux hommes le poursuivirent et une fois sa viande avalée, Filrahen leur fit face. Celui a l'épée n'attendit pas son ami un peu plus en arrière. Erreur de croire qu'un humain seul pouvait rivaliser.

D'un petit bond en arrière, il esquiva l'épée qui se posa au sol, qui lui avait cependant fait une petite taillade en diagonal le long de son tronc. A peine les pattes au sol, il chargea, posant son pied sur la tranche de l'épée qui était donc inutilisable et il ferma sa mâchoire sur le cou à découvert, déchirant la carotide et la jugulaire. Il s'écrasa au sol la tête à moitié décrochée, se vidant de son sang. Son ami, plus malin, approcha calmement. On le voyait enragé. Il fit mine de donner un coup de lance et Filrahen se décala sur le coté doucement, sauf que ce n'était qu'une feinte et un mouvement rapide de l'humain passa la lance à travers son corps. Le loup ne bougea plus avant de s'écraser sur le sol, devant une maison. Il ne bougea plus, presque mort. L'homme paniqué et désarmé prit sur son dos son compagnon et partit loin.


~~~~~~


A l'aube, son apparence était redevenu normale, personne n'avait pu le voir sous forme de loup, heureusement. Dans une mare de sang, il semblait dormir, ou mourir tout dépend du point de vue. Le temps passa, les rues se remplirent et les gens ne firent guère attention à lui. C'est seulement plus tard dans la matinée qu'il se fit trainer jusque dans une salle, son sang se rependant sur le sol. Ce mouvement l'avait réveillé, et il émergea petit à petit. Les dents serrées, il passa une main sur son torse touchant la plaie de l'épée, de l'autre il se tint le bas droite des cotes, ou la lance s'était planté assez profondément. Il grogna de douleur et vit une jeune femme à la porte, avec du matériel.


« Merci.... Et désolé pour le sol... »

Il ferma alors les yeux tout en souffrant. Il les entre-ouvrit entre deux douleurs et aperçut mieux le matériel qu'elle amenait. Des soins. Il leva sa chemise rougit par le sang, la remontant jusqu'au torse, n'ayant pas la force de l'enlever.
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Levana Storm
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Jeu 2 Juin - 19:51

Levana regardait le jeune inconnu. Il était vraiment dans un sale état. Ce qui l'étonna, c'était ces cheveux blancs, alors que de visage, il était jeune. Elle ne lui donnait pas plus de 25 ans. Il avait l'air de souffrir le martyr. Cependant il réussit tout de même à parler, il la remercia et s'excusa de la traîner de sang qui partait de son entrer pour finir jusque dans son arrière-boutique, en passant par la grande salle ou s'entreposait toute ses créations. Elle allait perdre un temps fou à nettoyer après, car le temps de le soigner, le sang aura séché. Heureusement pour elle, elle est spécialisée dans la vente à domicile. Mais elle sera certainement retardée dans son travail à cause de lui. Enfin, le plus important maintenant était de le soigner.

Elle s'avança donc vers lui sans dire un mot, et, remontant sa robe pour lui faciliter la tâche, elle s'agenouilla. Cette robe aussi serait difficile à nettoyer. Elle venait à peine de s'agenouiller qu'elle était déjà tâchée. Mais passons au choses sérieuses. Le jeune homme remonta sa chemise dans un effort presque sur-humains. Levana vit alors une plaie profonde qui crachait toujours plus de sang. Elle se demanda comment il avait pu survivre avec une telle perte de sang. Elle n'était pas médecin et ne savait comment réagir face à cela, mais elle ne paniqua pas et resta impassible. Elle prit alors un bout de tissu le posa sur la plaie en espérant faire arrêter le sang de couler. Elle se releva pour aller chercher une bassine d'eau froide et un autre morceau de vieux tissu qu'elle trempa dedans. Une fois le premier torchon imbibé de la substance rouge, elle prit le tremper et nettoya comme elle put la plaie. Malheureusement, elle n'avait rien pour désinfecter. Elle voyait le garçon souffrir atrocement sous les différentes pressions qu'elle effectuaient. Elle en était sincèrement navrée, mais elle y était contrainte.

Enfin la blessure nettoyée, elle commença à dérouler le bandage. Mais ça allait être une autre pair de manche pour l'appliquer. Jouer aux apprenti infirmière n'était vraiment pas au goût de la demoiselle. Elle se demanda tout de m^me si il ne valait pas mieux appeler un médecin. Et si il fallait recoudre ? Et si la blessure s'infectait ? Toutes ces questions tournaient dans sa tête et lui faisaient perdre un temps précieux. Alors elle sonorisa ses pensées :


" Dois-je appeler un médecin ? "

Elle se posa aussi toute sortes de questions sur ma manière dont le jeuen homme a pu en arriver la. Comment a-il pu arriver devant Elle regarda le jeune homme et attendit une réponse entre deux vives douleurs. Elle ne savait franchement plus quoi faire. Elle le regardait impuissante. Le jeune homme était plutôt musclé mais d'une taille fine, agréable à regarder. En d'autre circonstance, elle l'aurait certainement apprécié car Levana aime les beaux garçons, et celui était ... Particulièrement beau avec son torse dénudé. Ses cheveux d'une couleur tout à fait invraisemblable et pourtant bien réel lui tombaient sur les épaules, et Levana prit soin de les mettre en arrière pour ne pas les tâcher d'avantage. Mais peut-être que si il s'en sors, ils pourraient se parler, devenir ami. Mais c'était à cette seule condition, qu'il reste en vie. Et c'était mal parti. Avec le peu de connaissances que Levana possédait en médecine, il ne serait pas très avancé. Le pauvre était tombé sur la mauvaise personne, devant la mauvaise porte. Levana avait de gros doute sur son pronostic vital. La plaie était sérieuse, et même si elle appelait le médecin maintenant, avec la foule qu'il y avait dehors, elle doute qu'il arrive à temps.

Mais Levana ne voulait pas de morts sur la conscience, pas un homme comme lui qui plus est. Alors elle le pressa en ajoutant :



"Je vous avouerait que je ne suis pas experte médical alors... Si vous savez ce que je dois faire, je vous serez gréer de me le dire au plus vite ... "


Malgrè sa panique intérieur, son visage restait assez neutre.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Jeu 2 Juin - 21:22

Beaucoup de liquide rougeâtre avait été perdu en cette triste nuit. La lance avait presque touché l'intestin, mais elle n'avait ''que'' cassé une cotte. Un mal pour un bien, cela pouvait être pire. La douleur l'obligeait à se crisper de tout son corps. Il ne savait pas vraiment à quelle vitesse allait la régénération lycanthrope, mais il fallait compter dessus. Tous ses sens étaient en alerte, comme si le lycan qu'il avait été cette nuit ne s'était pas endormit pour préserver le corps qu'il hante. Car c'était bien ça, il n'était qu'à moitié maître de son corps, poussé par un instinct de loup. Quand la jeune femme était revenu, il s'était forcé à lever son vêtement humide pour laisser les plaies apparentes. Les mains essayant de boucher l'arrivée de sang, il serrait les dents et attendit que la détentrice des lieux viennent à son aide. Une étrange chaleur envahissait ses mains pendant qu'elle remontait doucement sa robe pour ne pas la tacher, ce qui était peine perdue. Il recula ses mains pour laisser place à la jeune femme.

L'odeur de son sang lui arrivait au nez, chose indiscernable par un humain lambda. Il appréciait cela même si c'était le sien, et avait presque faim. Étrange pour la situation. Il n'était qu'à moitié conscient en réalité, son coté humain se demandait ce que faisait la jeune femme, et son coté lycan cherchait à satisfaire sa perception, respirant le sang, observant les lieux, tentant la régénération, bref, une multitude de choses se passaient en Filrahen avec seulement si peu qui lui était ''visible''. C'est à dire que, autant il savait pour l'odeur du sang et la recherche d'élément dans la pièce, autant il ne savait pas pour la régénération. C'est un peu comme quand un humain est malade, il sent qu'il va mal, mais il ne sent pas les globules blancs se battre contre l'intrus. La jeune femme partit alors subitement, laissant les bandages aspiraient un maximum de sang. Elle revint équipée d'une bassine d'eau froide et de bandage. Elle s'affaira à nettoyer les plaies et les bandages comme elle put. Chaque fois que l'on touchait à la plaie, c'était un élancement de douleur supplémentaire, mais elle n'avait pas le choix. Il la vit ensuite prendre un bandage, le dérouler et... rien. Elle hésitait. Elle pensa alors à voix haute.

Un médecin ? Non, il ne fallait pas, s'il y avait une chance même minime pour qu'il soit reconnu lycan il fallait écarter la solution. De plus, on lui demanderait sûrement pourquoi il est blessé de cette manière. Sa respiration augmenta, autant par la douleur que par la peur. Il n'avait jamais été autant blessé... Il ferma les yeux pour réfléchir, mais quelques choses en lui se produisait, il ne savait néanmoins pas quoi.


~~ « Allez Fiilll, laisse moi prendre le contrôle, tu sais très bien que je peux nous soigner. Et la demoiselle là, ne ferait-elle pas un bon repas ? Peu à manger mais sûrement exquise. Fiiilll, ne joue pas les idiots »

Son coté lycan était infernal, psychologiquement, le tailleur était sur le bord de la rupture. Soudain il fut complètement rappelé à la réalité, il cracha du sang à coté de la propriétaire du bâtiment. Elle lui adressa à nouveau la parole. Filrahen allait devoir prendre un choix, et c'était très compliqué. Soudain, ses yeux s'ouvrirent un peu plus que ce qu'ils n'étaient. La douleur d'une part, mais aussi une information qui venait de lui arriver. L'odeur que la jeune femme dégagea fut traduite par son cerveau, c'était une lycanne, il sentait cela presque comme un instinct. Il crut à une farce de son coté lycan et n'y fit guère attention. Et d'ailleurs, pourquoi se concentrait-il sur elle plutôt que sur les plaies ? Il divaguait.

« Je... hum... n’appelais pas le médecin.. argh... ramenez du fil et une aiguille... si vous en avez... Il va falloir me recoudre... vous le ferais.... J'ai foi en vous... »



Il recracha du sang, un signe involontaire d'empressement. Il reporta son regard sur elle, les yeux l'implorant presque. Il tâtât du doigt l'entaille la plus longue mais la moins profonde, celle le long de son tronc en diagonal. Elle n'était pas grave et ne saignait plus. Il poussa un soupir de soulagement coupé net par la douleur d'un abdomen bougeant. Il passa à nouveau ses doigts près de la plaie et c'est là qu'il sentit sa cote cassée. Il s'efforça alors de dire à la jeune femme une fois revenu de la quete de matériel :

« J'ai besoin de votre corset... urg... ou un dans vos affaires.... peu importe... grrra.... J'ai une cotte cassée au dessus de la plaie.... umpf »

Il cessa de parler, il souffrait beaucoup trop.
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Levana Storm
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 3 Juin - 19:05

Ok, alors soit Levana a un grain, soit elle n'as pas compris pourquoi il avait besoin d'un corset, auquel cas cela revient au même, elle a un grain. Cependant, comme la jeune fille ne savait pas quoi faire et que le jeune homme usait de ses forces pour lui parler, elle se leva rapidement et alla chercher un de ses corsets. Il ne voulait pas que l'on appel un médecin et attendait d'elle qu'il la recouse. Cette idée lui jeta un froid. Recoudre de la cher humaine n'était certainement pas chose aisée, même si Levana maniait fils et aiguilles avec beaucoup d'adresse.

Elle revint donc, corset, fils et aiguilles à la main. Elle se ragenouilla au même endroit et le regarda dans les yeux un instant. Comment pouvez-il faire confiance à une inconnue ? Peut-être parce qu'il n'avait pas le choix... Certainement d'ailleurs. Elle posa le corset et prit le matériel qui servait d'habitude à coudre des vêtements. Ses mains tremblantes étaient la seule chose qui trahissait son angoisse. De fait, elle eut du mal à passer le fil dans l'aiguille, elle qui d'habitude le passait du premier coup, elle dû s'y reprendre 4 à 5 fois. Et lorsqu'enfin elle y arriva, une vague de dégoût la submergea. Tout ce sang... Avant d'être le monstre qu'elle est maintenant, Levana était capable de s'évanouir à la vue d'une goutte de ce liquide. Quel ironie, maintenant elle est condamnée à en voir toute sa vie, sa triste et longue vie ... Parfois même le sang l'attirait. Mais dans ce cas la, il y en avait beaucoup trop , cela avait donc l'effet inverse, le liquide rougeâtre la révulsait. Son côté humain avait prit le dessus, assez du moins pour être répugné, mais pas trop tout de même pour en faire un malaise. Il fallait sauver ce jeune homme. Ce n'était certainement pas le moment de tomber dans les vapes.

Essayant de contrôler ses tremblements, la jeune fille les rapprochaient de la plaie.


" Bon, ça ne doit pas être bien plus compliqué que de coudre des vêtements. Je suis couturières voyez-vous, et je manie l'aiguille comme personne. Si cela peut vous rassurer... "

Comment peut-on rassurer quelqu'un quand nous même sommes prit de panique ? Il ne va pas y croire une seule seconde. En outre, ce qu'elle disait était stupide, si les couturières pouvaient devenir médecins, ça se saurait. Enfin, elle essayait sans doute de faire une pointe d'humour, c'était peine perdue...

Elle arriva au niveau de la blessure, prête à percer la peau déjà bien amochée. Elle regarda le jeune homme dans les yeux, comme pour lui demander si il était prêt, et ce dernier fit un petit hochement de tête. Elle hésita encore un peu. Comment était-elle censée le recoudre ? Elle s'énervait toute seule de ne pas avoir de réponse à cette maudite question vital ! Exaspérée, elle commença enfin à faire entrer l'aiguille dans la cher. Elle cousu donc comme elle pût, écoeurée de le faire, voyant l'homme souffrir atrocement. Elle en avait mal pour lui. Mais il fallait le faire. Pourquoi elle ? Pourquoi fallait-il que ça tombe sur elle ? La vie est parfois injuste. Mais de quoi se plaignait-elle ? Après tout, ce n'est pas elle qui était en train de se vider de son sang dans d'atroce souffrance.

Elle continuait son ouvrage avec pénibilité. Elle ne manquerait certainement pas, après cette séance de soin, et si il s'en sors, de lui poser tout un tas de question sur le pourquoi du comment de la chose. De temps en temps, elle lui jetait un coup d'oeil furtif, et c'était toujours le même spectacle, un visage défiguré par la douleur... Ca en devenait insoutenable. Elle termina. Enfin, il lui sembla. Elle regarda son "oeuvre" et dit :


" Avec ce que je viens de faire, vous n'avez pas intérêt à trop bouger. Sinon, cela ne tiendras pas. Ce n'est pas du grand art, mais je pense que cela devrait suffire ... "


Elle le regarda un instant, puis reprit son bout de tissu, le retrempa dans l'eau, et renettoya la plaie et ses contours. Elle trempa ensuite sa main dans l'eau et la passa sur son front.

" Ca va ? "

Cette phrase lui avait échappée. C'était stupide de demander ça. Bien sur que non ça n'allait pas ! Pour se rattraper elle ajouta :

" C'est stupide de demander cela, je retire ce que j'ai dit, ne répondez pas, gardez plutôt vos forces pour votre guérisons ... "

Gênée de cette maladresse, elle prit le corset dans les mains. Un peu honteuse elle demanda :

" C'est ... Pourquoi faire ? "


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 3 Juin - 22:31

Une question vint étrangement à l'esprit de la victime de la patrouille de cette nuit, une question assez mal placée pour le contexte mais il se passait tant de choses dans sa tête que se demander combien de litres de sang on a dans son corps semblait presque humain. Il se posait la même question pour les lycans d'ailleurs, parce qu'il n'était plus vraiment un humain. La souffrance devint presque une routine à tel point que les élancements ne le faisaient plus remuer, mais toujours autant souffrir. Quelle avancée! En tout cas, il avait été recueillit par une femme qui était assez réactive pour ne pas le laisser mourir. C'était toujours mieux qu'une petite vieille qui se serait tourné les pouces. Elle s'était levée et précipitée dans une armoire la plus proche pour y extraire un corset. Tout ce qu'il fallait espérer c'est que Fil' passerait dedans, il était assez maigre tout comme elle donc la possibilité était assez grande pour que le vêtement lui aille, à part si la masse musculaire génait. Mais tout d'abord, repensons à ce trou dans la peau.

Corset, aiguille et fils en main, elle revint et se ré-installa dans la marre de sang. Il tourna la tête et vit qu'elle tremblait un peu. L'angoisse était une chose naturelle. Cela ne mettait pas en confiance, mais il avait une irrépressible envie de lui faire confiance. C'est ainsi qu'il ferma les yeux, attendant la première pénétration de la pointe de fer dans sa peau. Si tout se passerait comme prévu, il pourrait se soigner grâce à ça. Pendant l'attente qu'il trouva interminable, il écouta ses paroles. Elle était donc couturière, quasiment le même métier que lui en somme. Les aiguilles étaient son rayon, sa confiance grandit soudain. Après tout, la peau est un tissu, organique mais un tissu quand même. Il suffisait de faire abstraction de tout le dramatique de la situation. Facile à dire ? Oui certes, mais le lycan ne pouvait compter que sur elle. Il tint donc sa respiration à partir du moment où il sentit la main de la femme se posait sur son ventre. Il fallait presser la plaie pour refermer le trou et ainsi commencer à coudre. Et ça, c'était douloureux.

Un râle de douleur retentit quand l'aiguille se planta près des bords de la plaie, puis un autre pour l'autre coté de la plaie et le retour à la surface de l'aiguille, mais il fallait encore la planter plusieurs fois. Si le sang commençait à manquer, c'était surtout les forces qui le quittaient, et ces râles qui l'épuisaient en plus de sa lutte. Mais Filrahen était un battant, il ne lâcherait pas. Au bout d'un moment, elle lâcha son ventre, et il poussa un soupir de soulagement. Autant le trou fait par la lance n'avait pas fait très mal sur le coup, autant ce soin avait été extrêmement douloureux. Elle le mit alors en garde de la fragilité de l'oeuvre. Peu importe. Elle nettoya légèrement la plaie et lui demanda s'il allait bien avant de s'excuser de ces paroles qui était plus un automatisme qu'autre chose. Puis, elle lui tendit l'objet qu'il avait demandé et qui n'était pas très approprié vu la situation. Mais il avait une idée derrière la tête qui était tout simplement géniale. Il se redressa lentement, d'une part pour économiser ses forces, d'autres part à cause des coutures assez fragiles.


« J'ai une cotte cassée... et il ne faut pas bouger ma peau au niveau de la blessure.... »

Il attrapa le corset, retint un peu sa respiration, tint un bandage contre les coutures pour ne pas trop tacher le vêtement gracieusement offert à sa guérison, et il l'enfila. Ce dernier permettrait de maintenant sa cotte et sa peau en position. Il se tourna lentement en demandant à la femme de lacer au dos, histoire de bien serrer, mais pas trop. Heureusement qu'il lui tournait le dos car les baleines du corset le rendait ridicule. Il avait toujours sa chemise toute repliée au niveau du cou, et il n'attendait que le serrage avant de la faire retomber pour cacher ce ridicule habit réservé le plus souvent au femme, surtout un tel modèle.

« Vous devez avoir des tonnes.... de question à me poser... Mademoiselle.... comment ? »

Il soupira de douleur, et fermât les yeux en attendant, le regard un peu flou par manque d'hémoglobine.

[Court désolé]
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Levana Storm
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Sam 4 Juin - 20:33

[ Mais arrêter de dire que vos postes sont court et regardez les miens >< ]

Levana fût surprise de constater que le corset lui allait si bien, dans la mesure où c'est un homme. Bien sur, il ne lui allait pas comme un gant, mais il rentrait dedans et c'était la l'essentiel. Idée étrange qu'il avait eu, mais pas si bête. Il lui demanda d'aller serrer cette machinerie qui d'habitude sert plus à torturer les femme qu'à soigner des hommes. Pour une fois que ce machin pouvait servir à quelque chose de disons ... Noble. Elle fit donc le tour de la personne et laça la chose. Elle ne tira pas comme à son habitude, elle y alla beaucoup plus délicatement et le serra juste assez pour le tenir droit. Il fit alors retomber sa chemise.

« Vous devez avoir des tonnes.... de question à me poser... Mademoiselle.... comment ? »

Oui, Levana en avaient des question à poser. Mais elle n'allait pas l'accabler maintenant, ce serait impolie et mal convenue. Poser des questions à un mourant. En voilà une idée. Levana se leva et se remit devant lui pour le regarder.

" Levana Storm. C'est ainsi que je me prénomme. Oui, j'avoue avoir certaines questions à vous poser, mais nous verrons cela quand vous serez rétablie voulez-vous ? "

Pour la première depuis leur rencontre, Levana avait sourit. Cela lui parût légèrement délacé étant donné son état. Mais si cela pouvait l'encourager et lui redonner un peu de chaleur...

" Avez-vous besoin d'autre chose ? De l'eau peut-être ... ? "

Levana regarda autour d'elle et tout ce qu'elle voyait, c'était du sang. Le nettoyer allait être une véritable épreuve. D'ailleurs elle devrait commencer maintenant, pendant qu'il n'as pas encore tout à fait séché par endroit. Il est clair qu'elle allait en passer du temps à frotter le sol. Ce qui impliquait aussi énormément de retard dans son travail. Comment allait-elle se débrouiller avec sa cliente de demain ? Elle ne pouvait se permettre de rater se rendez-vous. Enfin, d'ici demain, le blessé ira mieux, elle pourra le laisser seul un instant. En espérant qu'il ne lui volerait rien. Mais il avait l'air plutôt aimable, et elle aurait plutôt tendance à lui faire confiance. De toute façon, elle n'aurait guère le choix. Elle en était persuadée, par on ne sait quel miracle, il s'en sortirait. C'était comme un pressentiment. Son heure n'était pas arrivé, et il n'allait pas mourir ici. Comment pouvait-elle en être aussi sûr ? Il est quand même bien amoché... Sensation tout à fait étrange qui lui parcourait l'échine depuis quelques instants. Depuis qu'elle avait finit sa couture...

Il souffrait toujours... Levana ne savait pas comment réagir face à cela, et même si ces angoisses s'étaient apaisées une fois la plaie recousue, et même si elle était pratiquement sûr qu'il s'en sortirait, il restait cette petite boule, qui nouait son ventre, elle qui n'avait rien avaler depuis hier au soir. Elle était habituée à manger peu, mais n'était certainement pas habituée à tant d'émotions. Malgré son visage neutre, elle restait une femme avec un coeur, et tout ceci la bouleversait. Son côté humain l'emportait facilement sur son démon intérieure pour ce genre de situation. Elle était complètement démunie devant un enfant qui pleurait, ou bien devant un homme qui souffrait. C'est pourquoi elle eu beaucoup de mal à supporter ce que Peter lui avait fait découvrir en la mordant sans la tuer. Ce monde obscur, elle aurait préféré ne jamais le connaître. Aurait-elle préféré que Peter la tue ? Peut-être... Seulement il ne l'as pas fait. Alors il fallait vivre avec, vivre avec cette maladie... Un jour elle sait que voir un homme au bord de la mort comme celui qu'elle avait dans son arrière-boutique, ne lui ferait rien. Ni chaud ni froid. Peut-être même qu'au lieu de l'aider, elle l’achèverait ... Cette idée la révulsait. Mais elle n'en était pas encore la, elle se battrait !

Maintenant qu'elle l'avait recousu et aider à mettre le corset, Levana ne savait pas quoi faire de plus. C'est pourquoi elle avait posé cette question. Le sol devait être inconfortable, mais elle doutait que l'homme, dans l'état où il se trouvait, aurait le courage de se lever pour aller s'allonger surplus confortable. Alors Levana eut l'idée d’amener à lui un lit. Enfin un lit, une couverture et un oreiller tout du moins. Elle sortit donc de la pièce et marcha jusqu'à sa chambre. De là, elle ouvrit un placard et sortit une couverture noir. Elle referma le placard et prit un oreiller de son lit. Elle revînt vers l'inconnu et déposa le tout par au sol.


" J'ai pensé que vous seriez peut-être plus à l'aise avec un oreiller et une couverture ... "





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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Dim 5 Juin - 20:14

Levana Storm. Un prénom original et un nom qui ne semblait pas français. Un prénom léger à la prononciation grâce aux deux 'a' qui camouflent la première syllabe un peu sèche. Tandis que son nom sonne avec bien moins de volupté, assez abrupte de par ses quatre consonnes pour une unique voyelle. Levana Storm... il ne la connaissait pas assez pour savoir si elle représentait la même signification de son appellation, ou du moins l'interprétation qu'il en a dégagé. Elle voulait qu'il se repose plutôt que de parler. Elle rayonnait de beauté quand elle souriait et sur le coup, Filrahen fut déstabilisé. Il voyait relativement flou donc cette beauté était masquée d'un voile. Elle voulait maintenant savoir s'il désirait quelque choses comme de l'eau. Tant d'attention lui fit plaisir. Il acquiesça.

« Merci c'est gentil. Je veux bien un peu d'eau et hum... Un aliment avec du sucre si vous avez...Si cela ne vous dérange pas... »

Il avait moins mal depuis la couture de sa peau, d'une part parce que la douleur se concentrait plutôt sur les petits trous autour de la plaie, et d'autre part parce que son sang ne s'écoulait plus -ou en tout cas moins. Le corset appuyait le long de son corps tenant la compresse et sa cote en place. Maintenant, il savait qu'il n'était plus en danger. Il allait bientôt pouvoir se régénérer grâce à sa lycanthropie. Il la maudissait mais là il serait sauvé par son aide. Mais en même temps, sans elle il n'aurait pas été blessé. Allongé sans force, il la regarda partir doucement vers la sortie se disant qu'elle était sûrement partit chercher l'eau et un aliment remplit de sucre, voir un sucre tout court, mais elle revint avec une couverture et un oreiller. Il la regarda, à moitié allongé sur le sol taché de sang. Il sourit de l'attention, mais il se força pour se lever, à moitié courbé. Il prit la couverture qu'il mit sur ses épaules, posa l'oreiller sur la chaise qui était derrière elle et s'allongea, le coussin dans le dos. Il se tint l'endroit blessé en la regardant.

« C'est bien gentil de votre part, mais d'ici un quart d'heure j'irais mieux. Faites moi confiance... Posez vos questions... je suis tout ouïe. »

Sentant du sang dans sa gorge, il gloussa pour tenter de le ravaler, il ne voulait pas cracher sur le sol ou dans sa manche. Il attrapa une de ses chaînes qui pendait, en métal froid, et la serra dans ses mains. Il était rare de voir une personne avec tellement de chaînes de métal qu'on en croirait une écharpe étant donné que son cou en était plein, ou était-ce sa sorte de minerve de cuir qui donnait cette impression ? Peu importait finalement, Filrahen était juste habillé d'une manière particulière comparé aux autres personnes. Avant-gardiste ? Peut-être pas à ce point, mais tout simplement original. Il n'aimait pas se plier aux règles banales et communes, mis à part celles de bienséance qui étaient de mise dans son métier, il côtoyait beaucoup de personnes d'un rang non négligeable.
La couturière aussi sûrement.

Il chercha les questions qu'elle pourrait lui poser et les réponses adéquates. Pour ces blessures ? Il pourrait dire la vérité, il serait forcé étant donné qu'elle serait obligé de lui demander pourquoi dans un quart d'heure il serait en meilleure forme. Sa lycanthropie... il ne la cachait pas. Et puis elle ne voudrait sûrement pas le revoir après être guérit, après tout il avait tout sali. Quelles autres interrogations pouvaient porter la demoiselle ? A propos de son style vestimentaire ? A propos de son identité ? Son métier ? Ce n'était sûrement pas ce qu'elle voulait savoir en priorité, mais ne sait-on jamais. Il n'avait rien à cacher finalement. Il lâcha finalement sa chaîne. Filrahen aime bien les titiller quand il réfléchit, c'est pour dire qu'il n'y touche pas souvent. Quelques fois en dessinant un patron de vêtements mais sans plus.


« Je ne vous dérangerais plus très longtemps, une fois soigné, je nettoierais le sang et je n'importunerais plus votre hospitalité. »

Il poussa un prochain soupir, vidant ses poumons, toussant un peu de sang restant sur ses lèvres, qu'il essuya avec sa manche déjà sale de sang, essayant d'épargner la couverture.
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Levana Storm
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Lun 6 Juin - 19:46

De l'eau et du sucre. De l'eau, elle en avait, mais du sucre... Elle se leva et fouilla dans les placards. Des placards vide... La jeune femme ne mangeait pas souvent chez elle. Elle se contentait de peu manger et en général, elle ne mangeait pas chez elle, toujours invitée à droite à gauche ou aller manger seule en ville. La raison ? Levana n'aimait pas et ne savait pas cuisiner. C'est sûr, Levana n'était pas une bonne femme au foyer et ne le saurait jamais. Elle ne savait même pas si elle comptait avoir des enfants plus tard. Enfin ... Avant d'être transformée, elle avait ce rêve, le rêve de toute petite fille normal. Etre mariée à un homme bien, et avoir deux enfants. Un garçon et une fille. Le premier serait le garçon, il pourrait ainsi protéger sa petite soeur. Ils auraient une belle maison avec un saoul pleureur dans leurs jardin. Quel magnifique arbre... Enfin, tout ces rêves sont maintenant brisés, et plus encore. Elle ne pensait plus du tout à cela maintenant, à quoi bon ? D'une part parce que de toute façon elle avait largement le temps d'y penser, d'autre part, parce qu'en réalité, c'était déjà tout réfléchis. Si elle donnait naissance à des enfants, eux aussi seraient lycans... Mais cette race ne doit pas perdurer, quitte à ne jamais connaître le bonheur, elle ne procréerait pas. De plus, elle ne saurait tolérer de voir ses enfants tuer des gens pour se nourrir. Elle ne savait pas vraiment si sa lycantrophie se transmettrait mais elle ne voulait pas prendre de risque. Levana est prudente. Cependant elle ne serait pas contre une remède qui ferait que ces enfants seraient normal... Remède ou miracle plutôt ...

Levana venait de faire tout les placards de la cuisine sans succès. Elle n'avait pas de sucre. Elle retourna vers l'homme assis par terre, contre une de ses chaises de l'arrière-boutique. Cet homme qui lui avait pourris son parquet de sang. Cet homme qui l'avait sali et même emprunté un corset, mais cet homme qui avant tout, était blessé. Elle le regarda sans dire un mot. Elle fût soudain un peu honteuse de ne rien avoir dans ses placards. Du sucre. C'était le minimum requis dans une cuisine. Et ce dont il avait besoin pour se soigner... Mais elle avait oublié le verre d'eau. Alors elle retourna dans la cuisine, prit le premier verre dans le placard du haut, le rinça un peu, fît couler l'eau à l'intérieure et retourna auprès du jeune homme. Elle lui tendit alors le verre et avant qu'il ne pose la question lui répondit.


" Navrée... Je n'ai rien qui s'apparente à du sucre ..."

Elle le regardait d'un air un peu gênée. Elle se recula et s'assit par terre. La robe s'étala sur le sol et Levana tapa dessus pour en enlever l'air qui la faisait gonfler inutilement.

« C'est bien gentil de votre part, mais d'ici un quart d'heure j'irais mieux. Faites moi confiance... Posez vos questions... je suis tout ouïe. »

D'ici un quart d'heure ? Vraiment ? Elle avait peine à le croire vu son état. Enfin, si il disait vrai, ça l'arrangerait bien, parce que seule, elle ne s'en sortirait pas. En quinze minute quand même... A moins qu'il ne soit l'un de ses monstres sanguinaires, elle doute qu'il puisse être sur pieds. En même temps, cela expliquerait pas mal de chose si il faisait parti de cette catégorie, notamment le fait qu'il soit blessé ainsi. Et pourquoi ne pas lui poser directement la question ? Mais il était toujours assez mal en point. Levana hésitait encore. Peut-être devrait-elle tout de même attendre qu'il se rétablisse pour lui poser ses questions. Il parlait encore avec difficulté... Ou du moins, il avait du mal jusqu'à ce qu'il dise qu'il se soignerait vite et qu'il l'aiderait à nettoyer. Avait-il lu dans ses pensées ? Bien sur qu'il l'aiderait. Il ne repartirait pas d'ici avant d'avoir fait deux-trois tâches ménagère ! Il lui devrait bien ça. Alors Levana n'hésita plus.


" Vous pourriez déjà commencer par vous présentez... Il est inconvenable de parler à une dame sans le faire... "

Elle disait cela pour plaisanter bien sur, et lui fît comprendre d'un de ses plus charmant sourire. Puis elle pensa qu'en attendant que le jeune homme se remette sur pied, elle pouvait peut-être s'avancer dans son travail. Mais elle regarda le sol, entaché de sang. Mauvaise idée, c'était le meilleur moyen de salir tout ses travaux. Ca n'en valait pas la peine. Tant pis, il lui faudrait attendre.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Jeu 9 Juin - 11:26




Partant dans les ténèbres obscurs de l'extérieur de la salle, il vit la jeune femme partir en quête des mets qu'il avait pu réclamer. Enfin, du sucre surtout, autant l'eau était son idée (et il n'était pas contre) autant le sucre était la sienne. Pendant son absence, Filrahen ferma les yeux. Il se sentait plus apaisé que cette nuit et maudissait à nouveau sa lycanthropie, même s'il en avait besoin au moment actuel. Il sentait son sang lui remonter dans les narines... Le peu de liquide qui lui restait dans le corps allait vite, affluant dans ses vaisseaux comme des saumons remontant une rivière ; Avec force, ce sang irriguait ses muscles, comme si l'adrénaline était en route en son corps.

Poussé par un instinct animal, il se redressa calmement, doucement pour ne pas se brusquer lui même. L'image de la lance le feintant et rentrant en lui le hantait encore. Il serra instinctivement les dents à cette pensée sanglante, pleine de remords. Étrangement, il se souvenait parfaitement de cette nuit. C'était la première fois qu'il se souvenait d'une nuit complète, de la transformation à son agonie. Perdu, il se revoyait faillir sous la transformation, les poils remontant le long de son corps, puis ses os se modifiaient avant que ça ne soit ses mains qui se changèrent en pattes griffues. Il se revoyait en pleine course, plongeant sur le pauvre passant en lui déchiquetant ses membres, il se revit fuir... et finalement, il sentit à nouveau la douleur de l'épée le long de son torse, de la lance qui resta logée toute une nuit en lui. Cela faisait mal, mais plus pour très longtemps. Ses pupilles légèrement bordeaux, il se releva, ne tenant qu'à moitié en équilibre. Sa vue était flou sur les cotés, mais il tenait le coup. Son coté lycan avait une majeure partie de son corps, et il savait qu'il ne devait pas mourir pour perpétuer ce malheur qu'était la transformation nocturne en loup.

Il s'agenouilla devant la flaque qu'il avait fait, ses mouvements étant limités, et il se replia, sur lui même, le dos courbé penché au dessus de la flaque. Se rendait-il compte de ce qu'il faisait ? Non, il était plongé dans l'ivresse du sang, dont l'odeur l'attirait affreusement. Il tendit la langue et commença à lécher le sol, recueillant un maximum de sang. Soudain, il se reprit en main, il secoua la tête et se releva, se remettant dans le siège, son sang en bouche ou du moins le goût. C'était en même temps bon et repoussant. Bon physiquement parlant, repoussant psychologiquement. Elle revint, le regarda, et repartit immédiatement. Soit. Un verre d'eau à la main, mais s'excusa pour le sucre. Filrahen murmura un faible :


« Ce n'est pas grave »

En fait si, il ne pouvait pas gagner de force avec un sucre rapide, il devrait se contenter de l'eau. Il but, nettoyant sa bouche qui avait trop le goût de sang. Sa gorge sèche fut désaltérée, le lycan se sentait un peu mieux, et la vit s’asseoir sur le sol au coté de la flaque de sang. Toute souriante, elle était ravissante, et avec de l'humour qui plus est. Il devait donc se présenter, formalité habituelle après tout. Il s'éclaircit la voix en toussant doucement, puis dit :

« Je me prénomme Filrahen Coral, mais vous pouvez m'appeler Fil'. Je suis un tailleur, je travaille dans un petit magasin qui me sert aussi d'atelier et de logement sur les Champs Elysées. Et avant que vous ne me posiez la question, je suis un lycan... »

Tentant un coup de bluff, il finit sa phrase avec un ton sur de lui alors qu'il ne l'était pas plus que ça, et surtout il ne voulait pas que son instinct lycan avait raison, mais n'avait d'autre choix que d'essayer pour voir si c'était vrai :

« ...Tout comme vous, Mademoiselle Storm. »

L'ajout de son nom rajoutait un petit coté de certitude, simple expérience en réalité. Peut-être se découvrirait-il un nouveau talent qui sait. Soudain il sentit pour la première fois de sa vie, sa blessure se résorbait lentement. Il poussa un petit ''argh'' en se tenant l'endroit de la blessure, les yeux toujours bordeaux plutôt que le noir habituel. Il la regarda, souriant. Il n'avait pas grand chose à dire, sachant qu'il partirait dans peu de temps, après un petit nettoyage. Rien de bien méchant. Envers des gens qui lui était inconnu, il n'était que très peu loquace, mais elle allait sûrement avoir de quoi réagir après ses paroles.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 10 Juin - 20:51

« Ce n'est pas grave »

Elle n'en étais pas convaincu. C'était tout de même incroyable de ne pas avoir du sucre sous une quelconque forme à la maison. Elle irait bien demander à la voisine si elle en avait... Cette vielle femme aimait beaucoup faire gâteaux pour ses petits enfants et Levana eut le droit à plusieurs parts de ses pâtisseries. Les meilleurs qui soient, tout d'abord parce que la vielle femme était très bonne cuisinière, ensuite parce qu'elle les préparent toujours avec beaucoup d'amour. Ca lui rappelait les pâtisseries de sa mère. Eux aussi étaient délicieux et cela lui manquait beaucoup. Dommage que Levana n'ai pas hérité de ses talents de cuisinières. Mais de toute façon, pour qui maintenant cuisinerait-elle ? Pour elle ? Ca n'aurait pas été d'aussi bon goût... De toute façon la question était vite réglée.

" Si vous le voulez, je peux aller voir ma voisine, elle fait souvent des gâteaux, elle doit donc avoir du sucre... "


Elle se leva, accompagnant le geste à la parole. Puis il commença à se présenter alors elle s'arrêta et se retourna. Iil s'appelait Filrahen et exerçait le même métier qu'elle. Un point commun. Mais elle fût surprise d'entendre un deuxième point commun qu'elle aurait préféré ne pas avoir. Lui aussi était un lycan. Comme son hypothèse qu'elle avait formulée dans sa tête un peu plus tôt, cela expliquait pas mal de choses. Mais elle ne se serait jamais douté que cela aurait pu être vrai. Dans un sens, Levana était soulagée de cette nouvelle. Au moins, il guérirait c'était certains. Mais cela faisait de lui un homme dangereux. Elle ne le voyait pas comme tel, mais si sa première hypothèse était juste, pourquoi pas celle-là ? Pouvait-elle réellement lui faire confiance ? Il n'avait pourtant pas l'air méchant ... Non, elle laissa cette éventualité de coté. Elle l'avait tout de même soigné, il n'allait pas l'agresser.

Sa surprise fût plus grande encore lorsqu'il ajouta qu'elle-même était une lycanne. Et il visait juste. Comment l'avait-il apprit ? A moins que ... De nouveau se mit en place dans sa tête des scénarios tous plus improbables les uns que les autres. Il la connaissait déjà, c'est pourquoi il avait choisit de tomber devant sa porte. Mais comment la connaissait-il ? Les questions étaient de plus en plus nombreuses à son sujet. Il n'allait pas échapper à l'interrogatoire. Décidément, tout cela était bien étrange. Même si ne rien savoir l'énervait assez, elle était excitée par la situation. Ce n'est pas tout les jours que ce genre de chose vous arrive, et même si c'est un peu effrayant et impressionnant, au final, c'est assez amusant... Levana se dégoûtait de penser de telles choses. Comment pouvait-elle penser que trouver un homme à demi mort dans la rue pouvait être amusant ?! C'était tout sauf amusant... Pourtant la situation lui donnait le sentiment de ... Comme une enfant qui va ouvrir ses cadeaux d'anniversaires.


" Comment le savez-vous ? Comment avez-vous atterrit ici ? Je veux dire, devant ma porte ? Et votre blessure, comment vous l'êtes vous fait ? Ce n'est tout de même pas anodin ... "

Elle cherchait toujours une explication à ce qui lui arrivait, une explication logique sans pouvoir trop y parvenir car dans ses idées farfelues, il n'y avait absolument aucune cohérence. Enfin, pourquoi se casser la tête ? Il allait tout lui dire. Ou du moins il avait intérêt.

[court désolée. ]
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Sam 11 Juin - 19:17

Il venait d'émettre ses paroles dans un souffle incertain, se fiant plutôt à ses sens qu'à son aptitudes intellectuelles. Filrahen est plutôt quelqu'un de terre à terre, il préfère comprendre ce qui l'entoure pour l'analyser et prendre les décisions en conséquence. Être bohème était pour lui insensé, il ne voyait pas comment on pouvait agir sans peser le pour et le contre. Le mal le tiraillait de l'intérieur, cette douleur qui n'était plus la même mais pour le même blessure. La régénération de la chaire était une chose relativement indolore tant que les fibres musculaires ne se liaient pas encore, et encore, les capillaires sanguins étaient si infimes que la douleur pouvait à peine être sentit. Pour le lycan, c'était la première fois donc il le vivait plutôt mal, même si c'était gérable. Le pire était évidemment la régénération osseuse. Son corps devait affluer des restes de calcium et en recréer pour coller les particules et remettre sa cote en place, puis la raccorder, cela en un temps record. La douleur de cette opération était encore pire que quand on se brise un os, c'était un comble. Le corset améliorait la réaction physico-chimique en maintenant les deux bouts plus ou moins droit le temps de créer la matière blanche d'ivoire. Les yeux qui était d'un rouge sombre du lycan au lieu de leur noir ténébreux habituel se levèrent vers la lycanne.

Ses paroles semblaient avoir fait mouche, la surprise l'avait atteinte. Pour une fois, son coté lycan ne l'avait pas trompé, et il le soignait, mais Filrahen n'allait pas se laisser berner ; Le démon en lui voulait survivre autant que l'humain, mais concernant la divination à propos de la nature de la couturière, était-ce parce qu'il était dominé et que son corps l'avait deviné lui même, ou était ce un message de son autre lui, son coté impitoyable qui l'avait rendu dans cet état ? Il ne pouvait pas le deviner. Dans son extrême impatience dans savoir plus, Levana posa avoir une salve de question de la même manière qu'on demande quelques choses avec l'excitation de la nouveauté. Étrangement elle n'était pas sur ses gardes, cela signifiait donc que Fil était le premier à découvrir ce secret et qu'elle voulait savoir comment il avait su cela. Il passa une main dans ses cheveux, l'autre posée sur sa blessure qui le démangeait de pénibilité. Il se leva dans une lenteur peu étonnante et s'approcha d'elle en marchant d'un pas lourd. Une fois devant elle, toujours la main gauche sur sa blessure à droite, il parla d'une voix douce.



« Je ne sais pas... je l'ai sentit... c'est la première fois que je rencontre une lycanne et mon coté lycan a sûrement réussit à déceler cela chez vous... Et c'est aussi lui qui a fait que j'ai fini dans cette état devant chez vous. Je me suis perdu en ville, la nuit est tombée et je me suis transformé... Dans cette rage primaire qui contrôlait mon corps modifié par cette maladie qu'est la lycanthropie, j'ai pris pour cible un passant.... paix à son âme. Par la suite des gardes m'ont attaqué, '' j'ai '' fuit jusqu'à devant chez vous... Un premier garde m'a asséné un coup d'épée, la grande coupure peu profonde que j'avais en travers du corps, mais je l'ai tué. Le deuxième garde avec une lance m'a attaqué et il m'a atteint, partant avec son ami ou du moins son cadavre, me laissant pour mort devant chez vous. Je m'excuse de vous avoir importuné... »

    Il lui prit ses deux mains, jointes, et les recouvrit des siennes, les levant, toujours en la fixant dans ses grands yeux magnifiques. Le globe était une bille blanche brillante muni d'une grande marque noire remplie d'une couleur ambrée. Ses yeux étaient grands, clairs et brillants ce qui rendaient son regard attendrissant, voir charmant. Il cherchait à y déceler une quelconque réponse à sa question, voir même une vérification que c'était bien une lycanne, car d'aspect extérieur, rien ne portait à croire une telle sottise.


« Comment êtes vous devenu lycanne ? Cela m'intéresse... Vous n'êtes pas obligée de répondre mais je suis très curieux concernant ce mal incurable qui nous touche tout deux, malheur que nous devons supporter pour le restant de nos jours. »

Il relâcha les mains de la jeune femme, baissant les yeux vers le sol, serrant les dents car la douleur était encore très gênante, mais elle allait bientôt être finie.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Lun 13 Juin - 20:33

Il s'était levé lentement pour venir se planter devant elle. Les yeux dans les yeux, ils se regardèrent. Lui parlait, elle l'écoutait. Ainsi il s'était transformé et s'était fait attaquer... Il devait être bien imprudent pour s'être fait avoir de la sorte. Levana était de nature prudente et s’arrangeait toujours pour rentrer au moins une heure avant le couché du soleil. En cas de force majeur, elle partait s'isoler en forêt. Il s'excusa de nouveau pour la gêne causé. Mais tant qu'il l'aidait à tout remettre en ordre, ou du moins un minimum, ça irait. Mais la partie de sa réponse qui avait le plus intriguée Levana, c'était comment il avait deviné qu'elle était une lycanne. Il l'a 'sentit' ? Ce genre de choses se sent ? C'était aussi la première fois qu'elle rencontrait un lycan et pourtant si il ne lui avait pas avoué, elle ne l'aurais jamais deviné, enfin, elle n'en aurait jamais été sur. A vrai dire, il aurait ensuite été obligé de trouver une excuse valable au fait qu'il aurait guérit bien miraculeusement. Enfin bref, passons.

Il lui prit les mains et ce contact la fit frissonner. La, elle sentit en effet quelque chose de différent. Ses yeux percèrent les siens encore plus profondément. Ses yeux étaient ambrée. Une couleur inhabituelle mais qui pourtant ne choquait pas. C'était au contraire une très jolie couleur. Elle semblait perdue dans ce regard à la fois étrange et charmeur. Puis après un bref silence, il lui demanda comment elle était devenu lycan. Comment cette maladie l'avait atteinte... Alors il pensait la même chose qu'elle ... La fin de sa phrase lui fît froid dans le dos. Elle savait qu'elle était condamné, mais voir quelqu'un d'autre dans le même cas qu'elle assombrissait encore plus sa vision des choses. Elle ne s'était jamais dit que d'autre gens pouvait être dans son cas. C'était stupide d'ailleurs, de ne jamais y avoir pensé. Elle le dévisagea de haut en bas. Lui aussi en était un. Elle avait du mal à réaliser.

Il lâcha ses mains et baissa la tête. Levana continuait de le regarder, un regard vide emprise à ses pensées. Elle revînt à elle et lui prit le bras pour le faire se rasseoir.


" Ne restez pas debout... Reposez-vous avant tout. Vous avez beau être un lycan, la régénération a ses limites. "

Elle avait dit cela d'un ton sérieux. Il souffrait encore, cela se voyait. Mais Levana ne pouvait rien faire de plus, il n'y avait plus qu'à attendre que le coté lycan fasse son travail. Pour une fois qu'il pouvait servir à quelque chose. Cela dit, c'était à cause de lui qu'il en était la... Elle s'était de nouveau agenouillé près de lui. Elle garda une de ses mains près des siennes. Levana avait, sur le moment, envie de le prendre dans ses bras, de le câliner, de lui retirer sa souffrance. Sentiment inexplicable dû au fait qu'elle comprenait sa douleur, ce qu'il endurait chaque jour, et elle aurait voulu porter son fardeau, pour ne plus qu'il souffre. Elle ne le connaissait pas pourtant, cet inconnu qui se tenait devant elle. Et pourtant, à ce moment précis, elle aurait voulu tout faire pour lui.

" Je le suis devenue lorsque mon maître m'a mordu ... Cela fait maintenant bien longtemps. J'étais amoureuse de lui à l'époque, mais il m'a ... "trahi". Il m'avait montré son coté Lycan, mais le l'avait prévenu, je ne voulait pas qu'il me morde. Pourtant il l'as fait... J'aurais dû m'en douter, j'ai été trop naïve."


Son regard s'était posé sur le sol. Elle le déposa ensuite sur le jeune homme après avoir finit de parler. Pourquoi lui racontait-elle ça ? Parler de sa vie à un inconnu n'était pas dans ses habitudes. Parler tout court en fait. Mais peut-être que le fait qu'il soit lycan et qu'il puisse donc la comprendre joue dessus. Certainement d'ailleurs. Elle n'aurait pas pu en parler à un humain.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 17 Juin - 20:47

Le lycan avait sortit tant de paroles troublantes en une fois qu'il avait déstabilisé la couturière. Il avait découvert un secret qui devait sûrement à jamais être scellé dans une tombe de souvenirs, cadenassé au plus profond d'un sarcophage coulé dans le plomb, un endroit inaccessible, un endroit qui ne faisait plus que parti des plus lointains songes, d'une personne qui ne voulait plus entendre de ce lieu interdit, son corps atteint par ces événements reniés. Il était dur d'assumer ses massacres, de comprendre à présent ses réactions et surtout de maîtriser ses instincts et ses réactions réflexives. On pouvait faire attention, se cacher derrière un masque, se faire passer pour ce que l'on est pas, se plonger dans un rêve de vie chimérique, celui qu'on aurait pu avoir, ou presque, sans se rendre à la réalité que l'on est un animal, avide de sang, de chair, de tripes, de membres en morceau ou encore de cette froideur dont les morts ont le secret. Un peu comme la couturière. Sous son physique gâté par la nature, ses attitudes plus qu'humaine, un métier, aucune bavure du à son corps.... Elle ressemblait parfaitement à une humaine. Mais face à un lycan, aussi jeune que Fil', cela ne prenait pas. Mais elle.... Elle semblait tant maîtriser son corps qu'on pouvait deviner qu'elle n'était pas des plus jeunes derrière son masque. A coté de cela, le tailleur lui ne cachait rien, il assumait face au monde qu'il était un lycan. Il n'assumait juste pas ce qu'il était face à lui même, face à celui qu'il était, et surtout la façon dont cela s'est produit. Et les conséquences qui ont découlé. La dévisageant, il la vit, le regard bas, ces deux grands yeux sans émotion, surplombés par des cils qui appuyaient la tristesse de son regard. Ses cotes l'élançait encore un peu plus. Dur vengeance pour avoir brisé une si belle couturière, comme si la vue de son visage empli de malheur ne suffisait pas. Soudain elle sembla revenir à la réalité, quittant ses rêveries, le poussant par le bras doucement, délicatement.

Ses paroles furent aussi fines qu'une enclume, le forçant à s’asseoir. Il reprit sa place dans le siège qu'il avait occupé jusque là. Oui il était lycan, et oui la régénération avait ses limites, mais l'issu de ce pouvoir était déjà bientôt à portée. Quelques instants et sa cote serait scellée à son corps, sa plaie disparue ou presque, ne laissant à cette blessure qu'une simple pensée cachée derrière la chaleureuse présence de Levana. D'ailleurs, elle voulait qu'il se repose... Qu'elle était drôle, gentille et mignonne rien qu'avec ses paroles... attentionnée en somme. Mais il se refusait de somnoler ou dormir avec un travail à accomplir qui était de nettoyer ses affluences de sang, incrustée dans le bois. Pour tout ce qu'elle avait fait, et de son naturel généreux, le lycan aurait été prêt à changer les planches de bois brut du sol, lui même. Évidemment, elle n'aurait pas voulu, d'une part parce que c'est quand même un sacré travail, et qu'il était en quelque sorte en convalescence. Mais docilement, le tailleur s'était exécuté, ne voulant défier le teneuse des lieux sur son terrain, son charme pouvant sûrement faire des ravages. Elle resta proche de lui, le surplombant étant debout et lui affaissé dans son siège. S'il avait voulu répliquer, c'était peine perdue. Déjà était-il à nouveau la cible d'une salve de parole émanant de la jeune femme qui lui raconta son secret, celui qu'il avait déterré. Il s'attendait à un lycan la mordre une nuit en plein milieu de la rue, ou encore une agression en pleins milieu d'une foret. Mais la vérité était tout autre, une trahison amoureuse, la rendant servante d'un loup qui méritait la mort. Aveuglée par ce doux sentiment qu'était l'amour, elle s'était faite avoir en beauté. Elle semblait avoir expiré un doux péché qu'elle avait gardé pour elle seule. Ses yeux témoignaient d'une douleur. La douleur de son abdomen semblait disparaître, et Fil' se leva, ignorant les derniers tiraillements. Peu habitué à porter un corset -en même temps quel homme l'était ?- il enlaça la jeune femme, tout en se reposant sur le siège, ce qui obligea la louve à se positionner sur ses genoux. Il la regarda droit dans les yeux, il savait qu'il pouvait lui faire confiance.


« Quelle terrible histoire... La passion vous a caché la vérité. Mais je ne supporte pas l'idée que vous soyez soumise, cet homme mérite la mort. Je suppose que vous voulez connaître mon histoire, alors je m'y lance. »

Le tailleur s'éclaircit la voix, prenant une grande inspiration en fermant les yeux, puis commença son récit, avec sa narration détaillée habituelle :

« J'étais fils de paysan, au nord est de Paris, loin dans la France profonde. J'avais un aîné, et le cadet était mon frère jumeau. Le plus grand de nous aidait notre père, alors que notre mère nous éduquait, moi et mon frère. Mais j'étais le genre de jeune enfant qui multipliait les bêtises, j'étais donc puni à chacune de mes fuites pour ne pas avoir aidé. Peu importait, j'étais devenu robuste à force. Mais un jour je proposai à Grimpow, mon identique, de venir avec moi dans la forêt pour une fois. Nous péchâmes mais je m'éloignai un peu pour.... des besoins naturels. Un loup m'a attaqué mais je l'ai tué. Il ne m'avait pas touché, j'aurais pu en rester là. Mais de ma modestie, je dus le montrer à mon frère pour lui montrer ma cible, et voulant faire un collier avec les dents de la créature, je m'y suis coupé. Idiot que j'étais. »

Il liait la parole au geste, absorbant plus facilement son public. Il alla chercher dans ses multiples colliers, celui orné de dents. Il le montra et soupira.

« Voilà mon péché. Mais l'histoire ne s’arrête pas là, ça serait trop beau. Quand je suis rentré le soir avec Grimpow, mon père a voulu se venger sur ma fréle copie. Il le battit fort au point de le clouer au lit. Un soir, veillant sur lui, la lune m'a touché. Je suis descendu titubant dans la salle principale, mon ainé s'y trouvait, nos parents étant sortit. Il prit sa croix chrétienne entre les doigts. Paix à son âme. Je suis remonté et j'ai transformé mon jumeau. Nos parents sont rentrés, ma mère est morte d'une crise cardiaque, mon père de tristesse. Paix à leur âme aussi, je n'ai jamais voulu leur mort. Nous partîmes alors, fuyant la dure vie, et finalement je suis ici. Désolé de vous raconter tant de choses malheureuses, vous n'en avez sûrement pas besoin, je vous ai déjà touché en remarquant notre tare commune, je m'en excuse. »

Il se leva, retirant son étreinte autour de la jeune femme. Il fixa le sol rouge puis retira sa chemise qu'il jeta sur le siège, se débattant les bras dans le dos pour retirer le corset, laissant alors son corps un peu ensanglanté, mais en parfait état. Il la regarda alors à nouveau, faisant une révérence en lui tendant le corset :

« Maintenant que je suis opérationnel, puis-je avoir de quoi nettoyer mes salissures ? Je partirais après, je ne voudrais pas vous opportunez. »


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Dim 19 Juin - 19:05

Quelle terrible histoire en effet. Mais sans doute moins terrible que la sienne. En l'écoutant parler, Levana se rendit compte qu'il y avait pire qu'une simple transformation. Tuer ces propres parents et changer son frère jumeau en monstre en faisait sans doute partie. Même sous l'effet de la transformation, il paraissait difficile à la jeune femme que l'on puisse tuer sa propre famille. Même si c'est indirectement... Mais la façon dont il "s'excusait" laissait à penser qu'il n'aimait pas réellement ces parents, et cela pouvait se comprendre si ces derniers exerçaient vraiment des violences sur leurs enfants.

Finalement, avec le recule, Levana se rendit compte qu'elle même aurait été capable d'agresser un de ses proches, car en étant sous sa forme lycan, on ne se rend compte de rien, ni de qui on attaque, ni ou on le fait. A vrai dire, c'est comme si elle s'endormait pour se réveiller le lendemain, dans une clairière en forêt, comme si rien ne s'était passé. Seuls témoins de ses crimes, le sang autour de sa bouche et sur son corps qu'elle prendrait soin de nettoyer dans une rivière non loin de la, et la lune. Celle-la même qui l'avait transformée, celle-la même qui l'avait incitée à tuer.

D'un autre coté, il valait peut-être mieux qu'elle ne se souvienne de rien sinon le poids de la culpabilité l'accablerait probablement. Elle sait pourtant pertinemment qu'elle tue pour survivre, mais ne sachant pas qui sont ses victimes, elle peut compter sur la chance pour croire qu'elle n'as tué qu'un pauvre animal qui passait par là, sans défense, même si ce n'est que rarement le cas...

Enfin, le pire reste peut-être tout de même les circonstances de sa transformation. Il aurait pu éviter tout ça. C'est si ironique. Il a réussi à échapper à un loup, à la mort ! Et pourtant, il s‘est condamné à pire. Mais elle ne lui en ferait pas la remarque, à quoi bon remuer le couteau dans la plaie ? Il a déjà assez souffert comme ça, nul besoin d'en rajouter. Il s'en repend déjà assez chaque jour de sa vie.

Le fait est que pour conter son histoire, il avait fait asseoir Levana sur ses genoux. En d'autre circonstance, l'homme se serait prit une gifle. Tant de familiarité, il n'avait donc aucune gêne ? Enfin... Elle avait pu enfin se confier un minimum. Cela fait tellement longtemps qu'elle gardait tout pour elle, dans son coeur. Même si il ne savait en fait pas grand chose, rien que d'avoir avoué qui elle était réellement, et pouvoir se montrer sous son véritable jour, l'avait libérée d'un poids. Pour cela, elle le remerciait. Alors elle le laissa faire. Il lui avait montré sa croix, fait toute sortes de gestes pour rendre son récit plus vivant. C'était agréable.

Enfin il finit de parler, se leva et retira sa chemise. Levana fût alors à deux doigts de rire lorsqu'elle vit son corset sur lui. Ca ne lui allait pas. Il avait du mal à l'enlever. Il lui aurait demander, Levana l'aurait aidé volontiers. Mais il y arriva tout seul, et lui rendit en faisant une révérence. Elle zieuta la laie, elle s’était refermée. Il ne restait plus que du sang sur son corps dénudé. Dans la fleur de l’âge, le jeune homme était fin et musclé, un corps parfait. Mais elle ne tarda pas à détourner les yeux, il n’était pas question de cela maintenant. Il lui proposa de faire du nettoyage et Levana lui répondit en souriant.


" Oui je vais chercher tout ça. "


Elle reprit la bassine d'eau de couleur maintenant rosé par le sang et alla la vider dans l'évier de la salle de bain. Elle la nettoya rapidement avant de la remplir de nouveau d'eau chaude cette fois, et d'y mettre à tremper le corset tâché de sang. Elle prit ensuite un seau, un balai et une serpillière qui se trouvait dans un placard et les tendit au jeune homme.

" Tenez, vous pouvez vous servir de ça, la salle de bain est là-bas et n'oubliez pas de nettoyer dehors s'il vous plaît. Oh et ... Ne vous forcez pas trop tout de même. "

Quant à elle, elle alla se changer dans sa chambre. Elle mit un pantalon plus ample et une chemise qui lui allait trop grande. On remarquait bien vite que ce n'était pas la sienne mais celle d'un homme. Elle s'attacha les cheveux rapidement sortit de sa chambre, robe à la main. Quand elle revînt, Filrahen s'était mis au travail. Elle mit à tremper sa robe en espérant qu'elle serait récupérable.

Puis elle se mit elle-même au travail, prenant une serpillière et nettoyant le sol comme elle put.

Elle n'avait rien dit à propos de ce qu'il lui avait dit. Elle était désolée de ce qui lui était arriver, mais il le savait certainement déjà, pas besoin de prononcer des mots pour cela... Et autant ne plus en parler pour le moment.

Le temps défilait tandis que le sang disparaissait sur le plancher. A la moitié du travail, Levana proposa une pause pou se restaurer et boire un coup.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 24 Juin - 14:01

Il ne faisait pas chaud. L'obscurité semblait cacher le plafond. En levant les yeux, nous étions avalés par les ténèbres, avec une immense peine de se croire enfermé dans les abysses d'un monde rempli de vices. Le bois est sec et rude, et malgré l'humidité rouge qui l'avait envahi, il avait séché d'une rapidité inégalable. La fine pellicule de vermillon qui recouvrait cet élément brut et naturel lui donnait une teinte ambré à la lumière, réfléchissant les milles et un éclat du soleil. Le soleil ne rentrait quasiment pas dans la petite remise où Fil et Levana avait pu commencer à faire connaissance à part un fin rayon de lumière qui bordait le long de la porte qui illuminaient jusqu'à la flaque de sang. Le souffle court mais la motivation remplie d'une joie d'aide, le lycan regarda la jeune humaine qui reprit ses affaires et partit vers la porte qui laissait le soleil remplir la pièce de sa douce lumière une fois ouverte. Les rayons jaunes et chauds faisaient disparaître la pénombre, telle une brosse frottant un tableau pour y effacer une craie peu appréciable ; l'obscurité.

Toujours torse nu, Filrahen jeta sa veste sur le siège où il eut beaucoup souffert, puis il cala ses multiples bijoux sans valeur derrière la bande de cuir à son cou pour les immobiliser. Il s'accroupit alors, passant un doigt sur le sang encore frais car abondant à l'endroit de son hémorragie. Il regarda le liquide puis suivit des yeux la trace de sang, voir ce qui était sec et ce qui ne l'était pas. Il vit revenir la lycanne avec du matériel pour nettoyer. Souriant, il prit la serpillière et le seau avant de la voir repartir. Il devrait se coller à cette lourde tache, seul. Il n'était pas vraiment en état de dire quoi que ce soit mais il fut relativement déçu. Trempant le tissu rugueux dans le contenu aqueux, il le posa par la suite sur le bois, ses mains faisant des petits ronds pour frotter le sang en espérant ne laisser aucune trace. L'eau rongea la mince couche sèche, devenant brunâtre, le tissu absorbant ce liquide maintenant assombri. Une fois pleine de sang, Filrahen prit la serpillière et le remis dans le seau pour l'essorer. C'est alors que la magnifique créature revint avec des vêtements plus large, des vêtements de détente ou de travail dirons nous. Même si ses magnifiques courbures étaient maintenant ensevelies, son agréable visage était toujours là sans être caché comme son corps.

Équipée elle aussi d'un chiffon, elle le rejoignit au sol, se mettant elle aussi sur ses genoux et ses mains pour frotter le liquide qui coulait tantôt sur le sol plutôt que dans les veines de son possesseur. Le temps passa dans un silence froid et profond, ponctué par quelques bruits de frottement ou d'eau qui coule dans le seau de métal à coté d'eux. Il était remplit d'un liquide bordeaux. Ils avaient bientôt fini de frotter tout le sol de la petite remise, mais il resterait encore la traînée rouge le long de la pièce principale allant de la porte d'entrée à l'endroit où ils étaient actuellement. En effet il avait sali le long du salon quand la jeune femme l'avait traîné pendant son inconscience. Devant la porte d'entrée, sous le porche qui accueille les clients se trouvaient aussi du sang, une flotte qui avait sûrement séchée au soleil ne laissant qu'une fine épaisseur sur la pierre granuleuse. C'est alors qu'il proposa une petite pause. Filrahen la regarda de ses yeux sombres et noirs, un sourire aux lèvres, et acquiesça. Il posa la serpillière sur le bord du seau, et se leva en s'étirant, un peu de sueur trônant le long de son torse nu.


« C'est une bonne idée, l'air de rien faire le ménage de toute une maison doit être un travail phénoménal, fiouu »

Il essaya sa main sur son sarouel et la tendit vers Levana pour l'aider à se lever. Il la suivit alors vers là où elle voulait prendre cette petite pause. Il examina au passage le sang et dit sur le chemin, en se tapotant le torse :

« Et bien il y en a du liquide vital dans ce petit corps ! Mais au fait.... votre... ''Maître'' n'est pas dans le coin j'espère ? Je n'aimerais pas qu'il pense que je sois un meurtrier et qu'en me voyant si dévêtu qu'il pense mal... »

Filrahen se sentit légèrement mal à l'aise sur le coup de ses paroles.


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Lun 27 Juin - 19:00

Filrahen l'aida à se relever. Levana adorait passer sous les caresses d'une grande main douce d'homme viril. En y regardant de plus près, il était niveau physique, l'idéal masculin de Levana. Elle ne pût s'empêcher lorsqu'il l'aida, de regarder son torse plus en détail, détaillant chaque courbes de son abdomen, remontant ainsi jusque ses pectoraux. Tout était parfait et harmonieux, proportionnellement à sa taille plutôt fine de jeune homme. Agréable à regarder, et sans doute à toucher ... Bien que le fait de se remettre sur ses jambes ne prennent pas bien longtemps, il parût à la jeune femme que ses quelques secondes se transformèrent en minutes, bloquée dans ses pensées d'homme parfait et viril. Elle repensait à ceux qu'elle avait déjà eut, à ses anciens amants, et les comparait à celui qui se dressait devant elle, haut et fier. A vrai dire, celui-ci faisait parti des meilleures que la jeune femme ai pu rencontrer jusqu'ici. En soixante ans de vie, on a le temps d'en voir défiler des torses. Mais celui-ci était disons ... Spécial du fait qu'il appartenait à un Lycan. C'était étrange pour Levana de se dire que lui aussi pouvait se transformer en loup, elle aurait aimé le voir par curiosité, car elle-même ne s'était jamais vu pendant une transformation...

Après avoir admiré le torse du jeune homme, Levana se mit à marcher en direction de la cuisine. Il prit alors la parole, se demandant se que pourrait bien penser Peter de sa présence ici. La jeune femme se posa aussi la question. Elle n'y avait elle-même pas penser. Enfin, pas de raison de s'inquiéter, Monsieur était partie en voyage.

" N'ayez crainte, il n'est pas la pour le moment. "

Quand bien même il les surprendraient, elle faisait bien ce qu'elle voulait, il n'avais pas à se mêler de cela... Enfin ... Levana chercha à changer de sujet, n voulant pas parler de de Peter maintenant.

" Depuis quand êtes-vous ... Lycan ? "

Ils se trouvaient maintenant dans la petite cuisine de l'appartement. Les placards étaient à à droite quand on entrait, et à gauche se trouvait une porte menant à un petit salon, suivi de près par une table ronde collée au mur, accompagnée de ses deux chaises. Elle invita Fil à prendre place sur l'une d'elle.

" Vous aimez le thé n'est ce pas ? "

Sans même attendre de réponse, elle mit à chauffer de l'eau et sorti une boîte verte dans lequel se trouvait le thé. Elle la posa sur la table et eut comme un éclair de génie. La veille, on lui avait donné une tablette de chocolat, comment n'y avait-elle pas pensé plus tôt ?! Evidemment, elle ne l'avait pas rangée à sa place et l'avait laissée dans l'arrière-boutique. Elle alla donc chercher cette fameuse tablette de chocolat noir, puis trifouilla dans ses placards, à la recherche d'une casserole. Enfin, elle la trouva, déballa le chocolat, le cassa en petit carré et le mit dans la casserole qu'elle fit chauffer. Puis Levana soupira. Elle détestait cuisiner, et rien que de faire ça l'agaçait. Voilà pourquoi elle n'invitait jamais personne chez elle. Elle mit la table, sorti les sous-coupes, les tasses et les cuillères et sorti par la même occasion du pain. C'était du pain en boule, fariné dessus. Un peu trop cuit à son goût, mais il ne restait que celle-la quand elle l'avait achetée. De toute façon avec le chocolat, il m'y paraîtra plus ! Elle servi le thé dans les tasses et en proposa une à son invité. Enfin, elle fit son dernier mouvement avant de pouvoir s'asseoir tranquillement, elle prit la casserole qui contenait le chocolat fondu. L'odeur alléchante montait jusque dans ses narines. Quelle délicieuse odeur sucrée... Rien que d'y penser, Levana en avait l'eau à la bouche. Elle se posa enfin sur la chaise et posa la casserole au milieu de la table, de sorte qu'il puisse se servir en premier s'il le désirait.

Après avoir scruté son torse, Levana s'attarda sur son visage. Il était beau garçon, il était jeune malgré ses cheveux blancs, sans doute lié à la lycantrophie maintenant qu'elle y pense. Mais cela ne gâchait pas sa beauté. C'était même assez agréable ... Niveau physique donc, il n'y avait rien à dire. Après pour le reste, elle allait le découvrir, mais pour l'instant, il lui plaisait plutôt bien. Certainement une amitié est née... Bon, bon, Levana pensait à peut-être plus qu'une amitié...
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Ven 1 Juil - 16:45

Quelques gouttes glissaient le long de la pierre abrupte, la flaque séchant au soleil matinal qui berçaient de ses rayons la populace semblable à des fourmis travaillant pour leur reine. Les petits parisiens marchaient innocemment. Après tout, ils ne pouvaient se douter de ce qui se tramait dans la capitale. L'air était empli d'un parfum de lavande, sûrement à cause de l'herboriste qui se trouvait non loin de là. Le sang éparpillait sur les marches à l'entrée semblait avoir attiré l'attention d'un petit homme, un saltimbanque qui jouait du luth. Qu'il aille au diable. Quoique lui n'aurait pas de problèmes, c'est plutôt les deux résidents du magasin qui allaient en avoir. Courant dans son habit violâtre il courut vers la Milice. Et bien soit.

Pendant ce temps, dans le bâtiment, un homme dans un sarouel foncé et le tronc à l'air suivait une jeune femme, une couturière. Même si elle était beaucoup moins élégante maintenant, dans ses amples vêtements, cachant ses douces et fines courbes. La question qu'il venait de poser, en suspend, lui résonna dans la tête. Etait-il idiot ? Oui, je pense. La suivant vers la cuisine, il se sentait serein maintenant. Plus rien n'allait le gêner aujourd'hui, à part le petit ménage qu'il devait faire. Il pourrait profiter de sa journée en compagnie de la demoiselle, puis rentrer chez lui pour se reposer. Pour ensuite reprendre une vie normale. Demain il pourrait à nouveau ouvrir son magasin pour vendre des vêtements. La vie allait reprendre son cours. Du moins c'était ce qui était prévu dans l'absolu. Une réponse arriva enfin à ses oreilles, d'une voix agréable, il sut que le lycan à l'origine du malheur de Levana n'était pas là. Tant mieux. Arrivant dans la salle qui rimait le plus souvent avec nourriture, il s'assit réfléchissant à propos de la question. Depuis quand était-il un enfant de la lune ? Un petit moment. Il regarda la jeune femme s'affairer tout en prenant place sur un siège qu'elle désignait. Le lycan acquiesça pour sa deuxième question et parla pendant qu'elle préparait le petit « goûter ».


« Cela doit faire environ vingts décades que je me suis fait mordre. Et environ 10 que je suis à Paris. Je pense, je n'ai pas calculé. Et vous donc ? »

Prenant sa tasse, il la plaça devant lui, humant le parfum de l'infusion. Il aimait le thé même s'il n'en buvait que rarement. Il préférait le café, mais c'était aussi une denrée rare et cher. La casserole était posée entre eux deux, l'odeur du chocolat montant dans la salle. Voyant qu'elle ne se servait pas, il prit la boule et coupa un bout de pain avant de mettre un peu de chocolat fondu dessus. Par galanterie, il tendit la tartine à la jeune femme pour en refaire une pour lui par la suite. Le cacao était vraiment un met onctueux, unguineux fruit des tropiques, douceur des palais, idéal pour les gourmandises. Ses dents mordirent le pain, le faisant croquer, la bouchée se faisant broyer par des molaires avant de s'enfoncer dans la gorge. C'était délicieux. Arrivé à la moitié de sa tartine il but le liquide chaud de la tasse et finit ensuite par finir sa tartine. C'était délicieux, et tout sourire, il chuchota :

« Ce petit goûté était merveilleux mademoiselle. Et si je puis me permettre vous avez de très jolis ye... »

Ses paroles furent coupés par deux gros bruits dans la porte avant d'être ouverte. Un bruit de métal tinta contre le parquet encore ensanglanté. En alerte, Filrahen jeta un regard un peu paniqué vers la jeune femme. Il ne bougea pas, et l'homme qui était entré somma les habitants du lieu de venir le voir. Le tailleur se leva sans bruit d'un pas félin, glissant son regard vers l'entrée. L'homme était un soldat, celui qui l'avait blessé la nuit dernière, il était seul et suivait la trace de sang au sol. Le lycan serra des dents et regarda à nouveau la couturière. Il s'approcha d'elle et chuchota :

« Laissez vous faire, jouer la comédie, je m'occupe de tout »

Il passa sa main à son bras et la tira délicatement, hochant la tête pour lui dire qu'elle devait avoir confiance. Il s'approcha de l'entrée et l'homme avec une nouvelle lance le regarda, la chemise ensanglantée en main. Son regard était agressif, heureusement, avec le midi qui approchait le boulevard était moins pleins de monde, donc personne ne voyait ce qui se passait. L'homme grogna, il voulait venger la mort de son ami lors de la nuit. Il ne comprit pas que Filrahen était un lycan, pensant à un cannibale, l'obscurité de la nuit ayant donc protégé son secret. Mais voilà, il était toujours prêt à être tué à cause de son meurtre. La lance se mit à l'horizontal et fonça vers le pauvre tailleur. Il lacha Levana et il esquiva la même feinte que dans la soirée, prenant le bout de l'arme en main et la brisant, ce laissant alors qu'un simple bâton à l'homme qui l'assaillait. Le reste de l'arme fut jeté et empoignant à nouveau la jeune femme à ses cotés, il monta à l'étage se réfugiant dans une chambre, profitant de la stupeur du soldat. S'enfermant et tenant la porte, il vit une armoire, et observa la lycanne :

« Si vous voulez mieux vous habiller, faites le, je ne regarderais pas. Mais si ce garde ébruite mon ''meurtre'', je serais mal... Soit il faut acheter son silence ce qui me semble impossible, soit il faut... »

Il ne finit pas sa phrase n'aimant pas trop cette alternative, mais il n'avait pas beaucoup le choix. Il ne voulait pas croupir dans le fond d'une geôle. Il avait le regard vide en réfléchissant puis se reprit, la regardant dans les yeux, fixant l'armoire et finalement reportant ses pupilles vers la porte qu'il tenait. Le soldat était derrière et essayait de la pousser. Le tailleur demanda, sans se retourner, si elle avait de quoi vêtir le torse nu. S'ils devaient fuir, cela passerait plus inaperçu. Il attendait juste que Levana se change si elle le voulait, et qu'elle décide si elle voulait le voir prisonnier ou meurtrier. Dur dilemme.


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mar 5 Juil - 18:40

Cela faisait moins d'un an qu'il avait été atteint par cette maladie. C'était donc assez récent, comparé à elle. Cela lui fit bizarre de se dire qu'elle était en réalité beaucoup plus âgée que lui.

"Cela fait maintenant soixante ans que je suis née. J'ai été transformée à l'âge de dix-sept ans. Je suis donc Lycanne depuis quarante trois ans déjà. Et j'ai toujours vécu à Paris. "


Levana dégustait la tartine que lui avait gentiment préparé l'invité. C'est elle qui aurait dû le faire et non l'inverse. Mais elle n'y avait pas pensé. Quelle hôte indigne elle faisait. Mais ces remords s'en allèrent bien vite lorsqu'elle se remémora tout ce qu'elle avait fait pour lui depuis qu'elle l'avait retrouvé à demi-mort devant sa porte. Et là, il se retrouvait devant du pain, une bonne tasse de thé et surement la gourmandise préférée de la jeune femme. Le chocolat fondu encore chaud était agréable à son palais friand de se met sucré, accompagné du croustillant du pain et de la douceur du thé, rien ne pouvait être meilleur à ce moment la.

Elle finissait à peine sa tasse de thé, lorsque le jeune homme fût coupé dans sa phrase par deux énormes bruits dans la porte, pour enfin être ouverte. Les deux jeunes gens se regardèrent, Filrahen paniqué, Levana passif. Qui donc osait entrer de la sorte chez elle ? Sans son autorisation ? Cette intrusion ne restera pas impuni ! Une voix se fit entendre à l'entrée, une voix d'homme fort et agressif. Filrahen regarda qui était entré avant de se tourner devant elle et de lui chuchoter de le laisser faire, qu'il s'occupait de tout. Quel prétentieux ! Cependant elle se laissa faire, hâtée par les geste de son compagnon. Il lui prit le bras s'avançant vers l'entrée. Un soldat ... Il était certainement la à cause du sang. Ils auraient dû nettoyer l'entrée d'abord. L'homme était visiblement en colère mais Levana ne s'expliquait pas pourquoi. Il portait un regard insistant sur Fil. Puis le soldat passa à l'attaque sans aucune raison apparente. Qu'est ce donc que cela ?! D'abord, on s'invite chez les gens sans autorisation, ensuite on les attaques ?! Le soldat n'était visiblement pas dans son état normal, elle se demanda même si il n'avait pas bu. Le jeune homme n'eut aucun mal à esquiver la lance du soldat qui filait droit sur lui. Il la brisa en deux tel un vulgaire bâton. Profitant de la surprise du détenteur de la lance, ou ce qu'il en restait, il tira Levana à l'étage, et s'enfermèrent dans une chambre.


" Si vous voulez mieux vous habiller, faites le, je ne regarderais pas. Mais si ce garde ébruite mon ''meurtre'', je serais mal... Soit il faut acheter son silence ce qui me semble impossible, soit il faut... "

A ses dernières paroles, Levana comprit de quoi il retournait. Le soldat qui les attaquaient n'était autre que celui qui avait blessé Filrahen hier soir. Tout en restant dans son tourbillon de pensée; elle se hâta de sortir une robe du placard. Cela faisait bien longtemps qu'elle n'était pas entré ici. Heureusement, elle gardait toujours ses robes qu'elle trouvait ratées, et en prit donc une au hasard. Tout en faisant signe de la main au jeune homme de se tourné, elle prit la parole à voix basse, comme pour finir sa phrase (Le garde pouvait être derrière la porte à l'affût du moindre bruit):


" Le tuer ? Et bien nous voilà dans de beaux draps. Mais ce garde n'a aucune preuve contre vous, que voulez-vous qu'il dise ? La en l'occurence, il cherche à vous tuer mais ... "

Tout en continuant sa réflexion, elle détachait un à un les boutons de la chemise qui ne lui appartenait pas. Puis elle fit glisser lentement le pantalon large qu'elle avait mit, laissant ses jambes dénudées. Elle vérifiait d'un rapide coup d'oeil si Fil ne la regardait pas, mais à vrai dire, à ce moment précis, peu lui importait. Elle se délesta enfin de la chemise blanche avant d'attraper une robe et les dessous qui allait avec. Elle enfila le tout et reprit:

" Seules les tâches de sang les ramènent jusqu'à nous... Nous aurions dû les nettoyer avant. Vous avez raison, tenter de le soudoyer serait inutile, mais nous n'allons tout de même pas aller jusqu'à le tuer ... C'est tout de même un être humain, et nous sommes ici sous forme humaines, nous avons donc une conscience, et la mienne m'interdit formellement d'en arriver à cet extrême... Nous avons déjà assez tués comme ça... "

Elle avait finit d'enfiler une robe pourpre. Elle n'avais pas prit la peine de mettre un corset, de toute façon, elle n'en avait pas à sa disposition, et puis elle était certaine que le soldat ne lui en tiendrait pas rigueur, et encore moins Filrahen. Elle s'avança vers ce dernier qui se tenait devant la porte.
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Sam 9 Juil - 12:42

Volte face avec ce bois ouvragé comme peu savent le faire, le travail des ébénistes est d'une perfection que les seuls maîtres artisans qu'ils sont savent faire. Autant que les plus grands tailleurs pour les tenues du moins. Le choc d'une épaulette de faire abîmait la porte, c'était dommage mais peu importait, il n'était pas chez lui et pensait plus à lui qu'à la porte. La tenant fermement, reculant un peu après chaque assauts avant de se recoller contre la poterne, de la même couleur que la pièce, presque confondu avec le mur. Dans quelle galère s'était-il encore mis ? Dans quelle situation avait-il engouffrait la lycanne ? Mais heureusement que le jeune loup aux cheveux opalins était accompagné d'une douce présence féminine, attentionnée et souciante. Délicate. Elle avait l'esprit bien plus calme n'étant pas directement impliquée et envisagea d'éviter le meurtre. Et bien soit mais comment calmer cet homme qui, cette nuit là, avait perdu un ami ? Et avait raté son travail qui était de tuer le loup. Penser que ce soldat pourrait être raisonné était idyllique. Haineux. Voilà ce qu'il était, un homme dont la conscience et l’intellect sont pervertis par des sentiments, la tristesse entre autre. Pauvre humain. Mais c'était compréhensible.

Volte face avec ce bois ouvragé, Filrahen attendait que la jeune femme se change pour qu'ils puissent faire quelques choses tout deux. S'enfuir, se battre, autre chose. Il ne savait pas comment tout ceci allait tourner, c'était une situation délicate. De plus, même en se rendant à cet homme une fois calme, le lycan serait perdu, la parole d'un militaire, membre de l'état, est bien plus forte qu'un jeune tailleur. Et surtout, si son secret de lycanthrope avait été découvert, il finirait à la potence, les restes de son corps brûlé autour de fou croyant que la maladie se baladait au simple contact. Diable, combien de nobles aurait-il contaminé si cela se passait comme cela ! Levana reprit à nouveau la parole, était-elle prête ? Il ne pouvait pas dire de vérifier, c'était quitte ou double et il était bien trop occupé. Mais immédiatement après la fin de son allocution, le lycan la regarda, l’œil brillant, la tête tournée, sans plus penser à la possibilité qu'elle soit dévêtue :


« J'ai tué. Pas nous. Je sais très bien que le meurtre n'est pas une bonne idée, que c'est un péché grave, mais la parole d'un militaire est bien plus écoutée que celle d'un homme comme moi. » Il soupira, parlant à voix plus basse « Et s'il a découvert de quel sang nous sommes, il est évident que personne ne prendra le risque de me laisser en liberté »

Il laissa un silence, la contemplant de bas en haut en réfléchissant. Il ne voulait pas tuer mais il n'avait pas trop d'idée. Il devait gagner du temps avant que la lucidité de l'homme ne revienne et qu'il aille chercher de l'aide. Il fallait agir vite. Un assaut retenu, et la seconde d'après le temps que l'humain reprenne à nouveau de l'élan, Filrahen avait ouvert la porte, son pied se levant et cognant à plat sur le torse de l'homme qui passa par dessus la rambarde et retomba à l'étage inférieur. Courant et sautant lui aussi, il le rejoignit, debout alors que sa cible était au sol. Sur le coup, le loup du lycan eut envie de prendre le contrôle pour dévorer cet homme, plantant ses crocs dans son cou, ses flancs, faisant craquer entre sa mâchoire. Mais le tailleur resta lucide, comme à son habitude. Il regarda autour de lui et vit une petite tablette soutenant un pot de fleur. Il retira la tête le posant au sol rapidement et s’empara de sa nouvelle arme. Déraisonné ? Non, il n'allait pas le tuer, l'homme qui agonisait quelques minutes plus tôt se servit juste du meuble pour donner un coup sur la tête, histoire de l’assommer. Y avait-il été trop fort ? Ses doigts se posèrent au niveau de sa grasse gorge. Un battement. Parfait. Il leva ses yeux pour chercher à voir la cordonnière, l'appelant :

« Avez vous de quoi faire des liens ? Il doit bien y avoir de quoi ici... Cela nous permettra de réfléchir.... Même si je n'ai que peu d'idée. »

Il regarda ce qui aurait pu s'apparenter à un cadavre, son crane saignait. La chemise de Fil se trouvait assez proche et étant déjà pleine de sang, il s'en servit pour contenir celui du soldat. Ce n'était pas non plus une énorme hémorragie, mais il allait avoir une sacrée migraine à son réveil. S'il le pourra, évidemment.


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mar 12 Juil - 10:48

Que s’est t-il passé ? Que faire ?! Tout est aller si vite. Levana n’a rien vu venir. En voyant Filrahen ouvrir la porte, elle avait eut un mouvement de recul avant que ce dernier ne mette un coup de pieds sur le torse du garde. Celui-ci passa par-dessus et retomba dans les escaliers, suivit de Fil. Levant quant à elle, resta un moment perplexe avant de les suivre. Elle descendit, robe en main les marches qui la séparait du garde au sol et de son compagnon qui cherchait quelque chose des yeux. Il prit soudain une tablette sur laquelle étais disposé le magnifique pot de fleur que sa mère aimait tant. Elle allait donc riposter mais il le vit le poser tranquillement à côté. Mais que compte t-il faire de sa … Elle n’eut pas le temps de se poser la question que déjà le garde étais inconscient, gisant sur le sol avec une tâche rouge qui dégoulinait sur le sol. Levana crut exploser. Ils avaient nettoyés ! Mais plus important encore, on avait dit qu’il ne fallait pas le tuer ! Elle s’approcha et s’agenouilla pour vérifier elle-même qu’il respirait encore. Elle fût soulager de sentir son poult qui restait néanmoins faible. Elle se releva pour aller chercher des liens solides et l’attacher. Dans quelle histoire s’était-elle fourrée ?! Qu’allaient-ils en faire ? Elle prit les cordons de son rideau en pensant que ca fera l’affaire et revint vers eux.

« Bien et maintenant ? Que faisons-nous ? »

Levana essayait tant bien que mal de contenir sa colère qui s’agrandissait chaque seconde. Elle soupira longuement. Ses pensées se bousculaient, se fracassaient dans sa tête. Tout allait si vite. Elle en avait mal à la tête. Qu’allaient-ils bien pouvoir faire ?! S’enfuir ? Non, elle ne pouvait pas, ou irait-elle ? Tuer le soldat, non, c’est contre ses principes. Le faire passer pour un fou alors. Nettoyer tout le sang de chez elle et lui faire croire qu’il s’étais fait assommer la veille et que tout ce qui s’était passé jusqu’à présent n’était que pur illusion. C’est beau les rêves … Ils n’y croiraient pas, et tout nettoyer en si peu de temps étais impossible. Le tuer alors … Seule cette solution persistait dans sa tête. S’en débarrasser. Le combat entre la lycanne et l’humaine faisait fureur dans sa tête ce qui n’arrangeait rien. Tandis que ses pensées s’entrechoquaient, Levana avait finit de passer le cordon autour des mains du soldat, ainsi qu’à ses pieds. Son compagnon lui, avait reprit sa chemise imbibée de sang pour contenir celui du soldat. Elle repensa à ce qu’il lui avait dit plus tôt. Effectivement, ils ne pouvaient pas le laisser repartir, même si on le prendrait pour un fou, les gens de la ville étant plus terre-à-terre, ils ne prendraient pas de risque et se débarrasserait aussitôt de lui. A cette idée, le côté lycan de la jeune femme attaqua sur un autre front. Pourquoi ne pas se débarrasser de Fil’ lui-même ? C’est à cause de lui que tout cela arrive. Elle pourrait très bien libérer le soldat et tout lui raconter ! Levana chasse ses idées sombres en secouant sa tête. Il lui était impossible d’agir ainsi. D’une part, parce que le lycan aurait pu aussi trahir son secret, d’autre part, car s’était la première fois qu’elle en rencontrait un, un autre comme elle, et elle s’était attachée à lui, malgré tout les problèmes qu’il ne cesse de lui apporter.


"  Et si … On le menaçait ? "

C’était une idée comme une autre. Une idée qui n’aboutirait pas, puisque le soldat ne marcherait pas dans la combine … Quoi que… Un éclair de génie vînt lui parcourir soudainement l’esprit.

"Et si on le transformait en lycan ? Ainsi, il deviendrait comme nous, et il ne pourrait aller raconter ce qu’il s’est passer, ni se que nous somme, sous peine de trahir lui-même son secret. "

C’était la seule idée qui lui venait à l’esprit et qui serait moins pire que la mort à sons sens. A vrai dire, elle ne savais pas très bien si c’était elle ou son coté Lycan qui le voulait vraiment. Car le transformer a aussi ses mauvais côtés … Mais attendons de voir ce qu’en pense le jeune lycan …


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mer 20 Juil - 13:10

Dans quel pétrin s'était-il fourré ? Dans quelle galère avait-il emporté la couturière ? Ils étaient à présent deux hors la loi étant donné leur agissement sur un membre de la garde. Ce pauvre bougre, avide de vengeance -ce qui était tout à fait légitime- et désirant la mort d'un lycan... savait-il seulement ce dur secret ou il n'avait rien remarqué à cause de l'obscurité ? La lune l'aurait trahit, Filrahen, son fils indigne de trouver de quelconques avantages à sa lycanthropie et de devenir ami avec son loup ? Cela aurait été le moment parfait pour que la sphère brillante la nuit se venge, elle aussi. Finalement, personne ne pouvait aider la dure existence du tailleur. Il était condamné à souffrir pendant l'éternité de sa vie, semble t-il. Sur le coup de l'action, il avait de la chance d'être posé à genoux à coté du corps, sinon, en réfléchissant à la tournure de sa vie, il aurait failli. Son regard noir se posa sur sa veste qui se remplissait de sang, peu cependant. La jeune femme propriétaire des lieux immobilisait le corps de l'humain, les mains jointes, les pieds de même. Il ne le savait sûrement pas, mais l'homme blessé au crane allait voir sa vie chamboulée du tout au tout, subitement. Hier après midi encore, il était occupé de déambuler dans les rues, insouciant, veillant à la paix de la cité avec son ami. Cet ami, mort, lui, blessé et qui allait soit mourir soit.... Que disait Levana à ce moment là ? Le menacer ? Mais de quoi ? De la mort ? Une fois libre il pourrait très bien se venger, mais elle n'était sûrement pas naïve et avait une idée derrière la tête. Ils ne pouvaient, tout deux, prendre autant de risque.

« Une.... menace ? A quoi pensez vous.... ? »

Des éclaircissements étaient les bienvenus, en effet, Filrahen n'est pas lecteur de son histoire comme vous, mais l'acteur, sans texte et en improvisation, ce que l'on appelle vivre. Et comme toute improvisation, on ne sait pas ce qui nous attend. Il était donc en attente d'une quelconque réponse. Le nœud de l'histoire se tramait et le dénouement s'approchait à grand pas. Ce petit jeu avait assez duré, et les jours du garde étaient comptés. L'idée de Levana fut exprimée, et l'humain n'allait plus l'être, il était fini... Le pauvre, voilà que son existence se verrait infini dans quelques temps, que ses nuits deviendraient pénibles, qu'il serait habité par un être vil et fourbe, que plus jamais il ne serait libre, sous la tutelle... du tailleur ou de la couturière d'ailleurs ? Filrahen avait déjà une idée de ce qu'était mordre quelqu'un, car il avait son petit frère, jumeau, sous son joug. C'était involontaire mais il avait un assez mauvais souvenir de ce type de morsure.... Lui ne l'avait pas subit mais elle devait être horrible. Il acquiesça finalement en regardant la ravissante lycanne. Il se leva en s'approchant d'elle, prenant ses mains et les joignant entre ses propres pattes.

« Je suppose que vous ne voudrez pas l'avoir sous vos ordres, ni le mordre, moi non plus. Nous sommes trop humain pour cela. Alors pour ne pas savoir qui réduira ce pauvre en esclave, voulez vous mordre avec moi, en même temps, chacun d'un coté du cou ? Cela sera le secret qui nous liera... »

Il plongea son regard dans celui de la couturière, l'attirant un peu plus vers le corps inerte. C'était un choix difficile, mais mieux que le meurtre. Allait-elle accepter ? L'improvisation continuait dans le grand théatre qu'était la vie...


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Dim 31 Juil - 20:55

Il était maintenant campé devant elle et tenait ses mains entre les siennes. Ils se regardaient tout deux dans les yeux, des lueurs d’inquiétudes ne cessaient de flotter dans leurs regard. Il fallait donc en arriver à cette extrémité, même si elle était moins conséquente que la mort... Cela soulevait aussi tout un tas de question moral chez Levana. Elle était contre la propagation de ce virus incurable et pourtant elle était prête à faire un lycan de plus juste pour échapper à sa propre fin. Et celle de Filrahen. De même, sa conscience lui interdisait de tuer, ou du moins lorsqu’elle n’était pas sous sa forme animal. Cependant, il leur fallait une solution, ils ne tenaient ni l’un ni l’autre à mourir. De plus, son coté sombre l’incitait à le mordre, à mordre ce pauvre garde qui aurait mieux fait de s’abstenir à revenir sur les traces de la tragédie de la nuit dernière.

Partager ce lourd fardeau sera difficile, pensa-t-elle un instant. Elle venait à peine de se confier sur son côté lycan qu’elle devait déjà cacher autre chose, autre chose chose qui pouvait se révéler bien pire … Il fallait donc le mordre à deux pour ne pas le soumettre à de l’esclavagisme… L’idée de le garder comme serviteur lui effleura, ça ne lui aurait pas déplu d’en avoir un, au moins pour nettoyer son sol. Mais elle savait très bien que cela n’était guère possible. Elle hocha simplement la tête pour signifier qu’elle était d’accord. Elle s’avança vers le corps inerte du soldat et se pencha à son cou. Elle n’avait encore jamais mordu quelqu’un lorsqu’elle était humaine. Elle attendit un instant qu’il se mette en place de l’autre côté pour avant de rapprocher encore ses crocs de la chair du malheureux. Elle s’arrêta net à un moment.

« Il … Ne faudrait pas attendre qu’il se réveil ? Sinon il ne nous croira jamais … »



Après réflexion, elle se dit qu’il verrait certainement les traces dans son cou et que si l’un d’eux se transformait, il le croirait. Elle se souvînt aussi de sa propre transformation. Au début, ca ne lui avait rien fait. Mais sa toute première fût horriblement douloureuse. Elle senti un frisson lui parcourir le corps de haut en bas et secoua légèrement la tête pour chasser ses affreux souvenirs. Elle regarda Filrahen en attendant une réponse, une main posée sur l’épaule du soldat. Le pauvre… Elle avait pitié de lui. Il voulait seulement comprendre, au final il comprendra et recevra en même temps une malédiction. Voilà ce que c’est parfois d’être trop curieux.

Elle commençait à légèrement paniquer. Ces mains devenaient moites, son ton de moins en moins assurée. Elle allait craquer sous peu. Il fallait qu'on en finisse au plus vite. Son côté lycan prit le dessus. Il la tiraillait depuis le début pour le mordre. Elle en avait subitement envie, encore plus qu'au minutes précédente. Elle serra l'épaule du garde avec sa main qui la tenait et se pencha vivement vers son cou. Elle le lécha à l'endroit ou elle comptait le mordre et sans plus se retenir d'avantage, elle planta ses crocs avec force dans sa chair. Le sang dégoulina de la plaie nouvellement ouverte tandis que Levana en avalait à grosse gorgée. Il n'était pas spécialement bon et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de boire. Elle avait été vaincu ...
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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Lun 1 Aoû - 14:38

Il y avait de gros doutes qui planaient dans la salle. Et même s'ils avaient plusieurs choix, ils n'étaient guère réjouissant d'aucunes manières. Tuer un curieux avide de vengeance, ou le transformer à un tas de chair immortel qui serait aux ordres d'un des deux lycans présents.... Où alors ils étaient tout trois libérés d'un destin peu enviable, ou alors ils allaient tout les trois continuer leur vie dans le malheur. En fait, cela ne changeait pas grand chose pour Filrahen et Levana ; Ils étaient déjà pourri par le poison du loup en eux, seul le destin du soldat allait changer. Ce dernier aurait pu être ignoré par les deux loups, le futur d'un inconnu n'est pas vraiment important, du moins tant que cela ne nous touche pas. C'est dommage d'en arriver là, mais ils n'avait guère le choix. L'hésitation était à son comble. Son corps était inerte, gisant au sol. Il aurait été si simple de faire l'une ou l'autre des actes proposés... C'était compréhensible, il était à la merci de tout. Une idée vint en tête au lycan. Et si ils l'enfermaient dans une geôle cachée, le détruiraient psychologiquement et le rendrait ivre quasiment toute la journée en le forçant à la gnôle ? Non... cela serait trop dangereux de se rendre dans un même lieu, et garder un garde en prison.... si tout était découvert, c'était le bûcher et la lapidation assurée. Cette idée repartit aussi vite qu'elle était venue...

La lycanne se plaça à genoux à coté du futur loup. L'instant était froid et palpable. Ils allaient faire une chose que, ni l'un, ni l'autre, n'aimerait. Et ils regretteraient sûrement, mais ont-ils le choix ? Prenant place du coté opposé, il se positionna lui aussi à genoux, sa tête légèrement penchée pour inspecter le cou, relevant son regard vers la jeune femme même si une mèche blanche le gênait un peu. Attendre qu'il se réveille ? Le pauvre allait déjà assez souffrir les siècles à venir, lui rajouter la conscience de devenir un monstre.... c'est pire que supportable. Et avoir le cou ensanglanté allait lui mettre la puce à l'oreille avant que tout aveu soit fait. Le tailleur se redressa légèrement et haussa les épaules :


« Je ne pense pas que cela soit judicieux... Après tout nous devrons quand même lui dire et il le remarquer... eh ! »

Sa phrase fut stoppée en voyant la couturière perdre le contrôle. Il n'eut pas le temps de réagir qu'elle le mordait déjà. Damned. Ses yeux plongèrent sur le cou de son coté et il se dit que cela ne servait plus à rien de mordre en même temps..... maudit loup qui la dominait. Il se leva en hâte passa au dessus du corps et attrapa la louve par la taille pour la tirer en arrière. Il fallait juste le transformer, et pas alimenter l'animal en soi. Ses bras autour d'elle la retenait contre lui, et déjà le garde subissait des spasmes, son corps vibrait sous la transformation. Ses muscles se gonflèrent, un râle de douleur se fit entendre. Se redressant doucement tout en retenant la jeune femme, Filrahen vit celui qui était à ses trousses plus tôt souffrir. Son esprit meurtri remplaça ce corps inerte par son frère jumeau.... son étreinte autour de la taille se dé-serra, ses yeux s'emplirent de tristesse. Jamais Grimpow n'avait voulu dire comment il avait vécu ce changement, cette nuit, où le tailleur l'avait changé contre son gré. Il avait souffert pareil ? Oh... Mon frère, tu me manques, pensait-il. Ses yeux étaient emplis de tristesse, et soudain, il retint à nouveau Levana, revenant à la réalité. Il posa sa tête sur son épaule pour murmurer à son oreille tout en pouvant la regarder.

« Calmez vous.... je vous en prie, retenez ce loup et ressaisissez vous ! Vous en êtes capable.... s'il vous plait Levana... soyez forte.... »

Alors qu'il tentait de la calmer, le soldat avait finit de souffrir, et maintenant plus fort et conscient, il pouvait se défaire de ses liens en les craquant.... Il fallait que sa nouvelle maîtresse l'ordonne de ne rien faire... Sinon Filrahen allait risquer de se faire tuer, et Levana, dieu sait ce qu'elle allait faire si elle ne reprenait pas le dessus...


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MessageSujet: Re: Quel journée éreintante vraiment ...[ PV Filrahen *-*]   Mar 9 Aoû - 19:50

Le sang... Du sang ... Toujours plus ...
Levana se sentit soudain tirée en arrière et retenu par des bras d'hommes. Elle se débattit voulant continuer à boire, sa soif n'était pas étanchée et ce corps inerte lui offrait gracieusement.

"Lâchez-moi, lâchez-moi !! "

Elle n'avait de cesse de se débattre jusqu'à ce qu'il la relâche. Mais déjà le corps immobile du garde se mit à convulser. La transformation avait commencée. L'homme avait l'air de souffrir. Non, il souffrait. La lycanne se souvînt alors de sa propre transformation et de la douleur qu'elle avait ressenti. Elle se souvînt ...

Il l'avait plaquée au mur et l'embrassait d'un baiser embrasé. Ses lèvres en brûlaient encore. Elle pensait qu'il allait lui faire l'amour. Il l'embrassa dans le coup, passant ses mains autour d'elle pour défaire avec habileté les lacets de son corset. Levana était au courant de sa vrai nature. Mais qu'importait, elle l'aimait. Il lui en avait fait la demande, mais elle avait refusé. Elle ne l'aurait jamais cru capable de le faire contre son gré. Il passa sa langue sur le cou vulnérable de la jeune femme avant d'y planter ses crocs. Levana sentit la douleur de ses dents pointu pénétrant avec vigueur sa chair. Mais au delà de cette douleur, au delà de tout ce qu'elle a pu connaître, au fond d'elle-même, quelque chose changeait, quelque chose naissait ... Il but lentement quelques gorgées de sang avant de retirer ses crocs dans un petit gémissement d'homme content d'avoir réussi. Il lécha le peu de sang qui sortait de la plaie avant de la lâcher vulgairement comme on lâche un objet sans aucune valeur. Levana était alors immédiatement tombé à genoux. Elle posa ses mains par terre. Son sang bouillonnait en elle. Elle commença à crier. La douleur s'intensifiait chaque fois un peu plus. Des larmes coulèrent le long de ses joues devenue pâle. Elle s'écroula par terre, se tordant de douleur. Elle voyait Peter le sourire au lèvres. Elle avait mal et lui riait presque. Comment avait-elle pût être aussi naïve ? La douleur s'estompa peu à peu. La douleur physique, mais la douleur morale, elle, ne faisait que commencer.

Elle reprit avec d'avantages de force ses mouvements, sa colère envers Peter se répercutant sur le pauvre lycan. La transformation du garde était terminée et il était maintenant totalement conscient. Et près à l'aider ... C'est elle qui l'avait mordu, c'était donc elle son maître ... Le loup en elle savait parfaitement comment réagir ... Levana, impuissante ressassait sa transformation avec toujours cette même question, comment avait-elle pût être aussi bête ? Elle avait tellement honte d'elle-même qu'elle ne cherchait pas à reprendre le dessus sur elle-même. C'était peine perdu de toute façon. La lycanne avait complètement prit le dessus. Même les mots de la voix rassurante du tailleur ne la firent pas broncher.

"Lâchez-moi maintenant ! Ou je l'envoie vous trancher la gorge. "

Sa voix était dur, froide et n'entendais aucune riposte. Elle se dégagea de son emprise et recula alors. Même son regard n'était plus le même. Son corps n'appartenait plus qu'à l'animal sanguinaire qui tapissait en elle depuis longtemps. Jamais la lycanne n'avait autant prit le dessus lorsqu'elle était humaine. Le tailleur et le garde était à sa merci, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait, cette idée la réjouissait et augmentait sa force. Elle comptait boire le sang du tailleur qui avait l'air meilleure que celui de se simple soldat, puis elle demanderait à son esclave de tout nettoyer et de se débarrasser du corps... C'était parfait. Il ne restait plus qu'à agir.

"J'ai soif et tu m'a empêcher de boire ... Tu en payera les frais. "


Elle esquissa un petit sourire et demanda au garde de l'attraper. Il n'était pas encore totalement remit. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait, mais il allait obéir, car il le devait. Il était à présent debout, face à lui. Il se mit à marcher vers lui, comme en trans. C'en était finit du petit tailleur...


[Bon euh désolée, vraiment désolée pour le retard, mais j'ai eu quelque soucis ...'Fin bref, répondu, et j'espère que ca te convient. ]
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