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 Leah Allen MOODEN » Nice to meet you, sir.

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MessageSujet: Leah Allen MOODEN » Nice to meet you, sir.   Ven 25 Jan - 21:52

MOODEN Leah Allen




feat. Artist : Eiri.
    IDENTITÉ :


    Hybride
    Nom : Mooden
    Prénom: Leah Allen
    Age Apparent: 17 ans.
    Age Réel : 20 ans.
    Infant Vampire / Infant Lycan / Sang-Mêlé(e) : Sang-mêlée.
    Date et Lieu de Naissance : Quelque part dans les rues Brighton, lorsque les flocons de neiges pavaient l'allée de l'hôpital.
    Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle, bien que ce soit le cadet de ses soucis. Elle n'est pas dupe au point de rêver du grand amour, sachant qu'elle risque de mourir sous peu.
    Nationalité: Française, elle a quitté l'Angleterre très rapidement.
    Groupe : Hybride.
    Classe Sociale: Ridicule, bien que non désespérée, elle travaille au noir le soir dans les rues. Parfois fille de joie, parfois serveuse dans les taudis des bas-fonds, elle survit. Citadine, en somme.




Description Physique :

« Notre grand tourment dans l'existence vient de ce que nous sommes éternellement seuls, et tous nos efforts, tous nos actes ne tendent qu'à fuir cette solitude. » - Maupassant.


Il y avait en elle une bien sombre beauté, une mélancolie peu commune chez les demoiselles de son âge. Son regard vide, perdu dans les lumières tamisées des lieux semblaient chercher quelque chose. Ce « quelque chose » qu’elle ne trouvait pas dans les iris amoureux de ses clients, qu’elle ne trouvait pas auprès de la chair brûlante de ses conjoints. C’était une singulière jeune femme, son corps aimait là où ses idées criaient. Elle paraissait se réjouir de la luxure qu’elle partageait, le soir dans les draps abimés. Ces brefs moments où ses ongles mal dessinés s’implantaient dans ton dos avec passion et un soupçon de frayeur. Sa voix de poupée hurlait ton prénom à plaisir, mais tu le sentais. Les larmes qu’elle cherchait à enfouir dans ta nuque dispersaient son contentement et tu t’aventurais seul dans ce plaisir charnier. Ses lèvres fiévreuses n’étaient pas tiennes, et ne le seraient jamais.

Elle aurait pu remercier le sang maudit coulant délicieusement dans ses veines, elle aurait pu reconnaître que sa beauté était le seul cadeau digne de ses parents, que cette malédiction lui permettait de survivre en donnant de sa beauté le soir, aux faibles lumières et aux verres luisant d’un éclat malin. Seulement, ce n’aurait pas été juste. C’aurait été une insulte à ses yeux de brume qui se sont perdus devant la réalité de sa vie éphémère. C’aurait été le pire des blasphèmes que d’accorder à l’hémoglobine un bienfait qu’elle ne mérite pas. C’aurait été une douleur insupportable, criante de mensonge et de haine, que d’accepter l’exquis pêché hérité de la nuit. Envisager que sa nature soit une bénédiction était la pire des tortures, qu’elle affrontait avec la chaleur des corps en ébats. Elle ne pouvait le concevoir, en regardant le miroir devant elle. Elle se sentait ombre, parfois même fantôme, en regardant les débris de glace. Elle voyait un être qu’elle n’était pas. Elle voyait une femme qu’elle n’était pas. Elle voyait un ange qu’elle n’était pas. Elle voyait tout juste le montre que sa belle enveloppe corporelle s'évertuait à cacher. Un monstre. Un monstre puni par Dieu, un monstre condamné à ne pas vivre. Un monstre qui ne mérite pas de fouler le sol, damné jusqu'à dans le bien-fondé même de sa nature. Un monstre aux allures de divinité, tant la beauté est époustouflante. Un bien triste mensonge, la réelle facette qu'il cache n'est que pourriture et véhémence.

Et pourtant, cette magnificence brève sonne faux, quelque part dans le reflet du miroir. Elle ne peut braver la mort qui se glisse habilement sur les traits de son visage, la mort qui dévore ses membres et qui lacèrent ses organes avidement. Elle semble telle une fleur, disparaissant dans le voile de nuit, s’égarant là où plus personne ne porte son regard. Ses cheveux n’avaient plus ce bel éclat blond, usés par les mains rugueuses des hommes de suif. Elle ne pouvait plus passer ses doigts frêles sur son corps, de peur qu’il se brise sous les coups et violences qu’elle lui infligeait dans ses moments de pure jouissance. Elle est aujourd’hui un pantin mal articulé, rutilant et fatigué. Elle ne peut plus sourire sans verser une larme de dépit, elle ne peut plus danser au rythme des applaudissements. Elle ne saurait souffrir de décevoir ses clients, alors elle montre son plus beau jour, celui qu’elle calque sur les visages rayonnants de ses amies. Cette joie, cette allégresse qu’elle semble toujours effleurer à raison. Ses membres trop maigres ne peuvent soutenir le malheur qui croule sur ses épaules, lorsque la douleur de la malédiction vient lui lacérer le cœur déjà vieilli et désabusé. Elle porte alors sa main à sa menue poitrine, expirant longuement et priant pour les larmes sur ses joues de s’arrêter.

Une éternelle danse contre la mort, qui vient poser délicatement la main sur sa joue, lui murmurant que demain n'est pas loin et qu'elle-seule peut sauver la misérable âme qu'est Leah.




Description Mentale :
« Quand nous sommes heureux, nous sommes toujours bons ; mais quand nous sommes bons, nous ne sommes pas toujours heureux. » - Wilde.

Elle n’était guère rien de plus que la femme recevant la caresse d’un homme, la gifle d’une femme, tout en restant amère. Elle semblait un peu trop soyeuse, dans les décombres des ruelles mortes. Un tissu de laine blanc au milieu des souillons jonchant le beau sol des quartiers. Pour les hommes la convoitant, il était aisé de dire que c’était une belle catin. Pour les femmes, c’était peut-être un tantinet plus délicat.
    « Oh ça oui, une bonne catin ! », chanta railleur un bon bougre ayant bu le verre de trop. « Mais pas de vulgarités, chuuuut. Ne souillez pas la demoiselle, elle n’est pas de not’pauv’monde. Elle, c’est une poupée. C’genre de chose que tu touches pas d’trop, pour pas fout’de la suif partout. C’genre de bonne femme, que t’aimes bien toiser et qu’t’es bien joyeux d’connaître. Ah ça oui, mon bon monsieur. »
Il s’assoupit alors sur la table, sous les regards crédules de ses bons vieux compagnons de buvettes. November les observe, au loin, effacée dans l’ombre de la taverne. Elle ne dit mot, reste là et ne pense pas. Elle n’ose pas s’accorder de réflexion. Non, c’est dangereux, de réfléchir. Elle ne veut pas faire de remarques sur le jugement de l’homme. Elle ne veut faire de remarques sur rien. Elle aime se tenir à l’écart de ce qu’elle ne connait pas, elle aime être seule avec ses pensées. Seule avec ce monde inconnu des clients qu’elle côtoie.

Mais elle peut t’aimer, toi, qui a de belles pupilles. Elle peut apprécier ton sens de l’humour, tes railleries peu commodes et pas très catholiques. Même tes mimiques l’amusent, enfant de glace restée perdue quelque part dans les ténèbres de sa naissance. Elle sait éprouver la passion que tu lui offres, les sentiments que tu lui livres. Ses « je t’aime » sont des faibles murmures égarés, mais non pas dénués de l’amour qu’elle te donne. November n’est pas insensible, et quand bien même les larmes qu’elles partagent avec toi sonnent lasses plus qu’émotives, elles sont réelles. Lorsque qu’elles glissent sur tes joues, ressens la confiance qu’elle t’offre parfois à tort. Cette confiance qu’elle ne chérit plus, faute de temps.

Ce temps qui l’oppresse… Durant des heures, et des heures, la jeune adulte se tient devant l’horloge, pensive. Elle ne réagit plus, elle appartient au monde des songes et des simulacres. Elle aime la vie. Elle l’adore, elle la serre à grand bras. Elle est sa meilleure amie, son soutien le plus grand.. Mais aussi le plus cruel. Elle est sa pire ennemie tant aimée, ce pêché non pardonné. C’est plus fort qu’elle, November ne peut concevoir le manque d’amour que sa tendre confidente semble aimer à lui priver. Ses grains de sable du sablier qui s’évertuent à couler, sans jamais s’arrêter. Elle rêve de les saisir de ses doigts, les empêcher de partir aussi vite. Elle veut pouvoir retourner les aiguilles des cadrans, pouvoir remonter le temps. A peine eut-elle vu le jour, qu’un gouffre se créa sous ses membres frêles et éprouvés. Elle n’eut pas le loisir de découvrir l’idée de vieillir, le bonheur de partager cette existence avec un être chéri. Alors, elle s’est refermée.

De cette étrange fille condamnée émane une mélancolie que les poètes se plaisent à verser. Elle n’est pas l’objet de beaux discours, ni celui de glorieux desseins. Elle n’est rien de plus que des rumeurs égarées sur les lèvres des bas-fonds, une magnifique femme immaculée, vide de toute démence et malveillance. La réalité est plus lointaine encore, la vérité plus amère aux mots de November. Elle n’est certes pas maligne, mais cela est uniquement car le monde ne lui a pas appris ce qu’est mauvais. Elle ne peut se résoudre à faire le mal autour d’elle, quand le peu d’existence qui lui reste est une douleur non partagée. Elle ne veut pas faire souffrir ceux qui l’entourent, de même qu’elle ne désire pas expliquer cette singulière nostalgie qui s’empare d’elle en voyant les personnes heureuses. Elle n’est guère plus qu’un fantôme caché derrière le masque de soie qu’on lui a confectionné, au prix de sa damnation.



Biographie :

« Le Temps ressemble à un hôte du grand monde qui serre froidement la main à l'ami qui s'en va et qui les bras étendus embrasse le nouveau venu. » - Shakespeare.




24 Décembre, 115ème jour. Extrait de journal.
Je ne sais plus ce qui est juste, je ne saurais juger des bienfondés de l’humanité. Est-ce le bon choix, que de poursuivre jusqu’à ce que mort s’en suive cette pauvre femme éprouvée ? Voilà maintenant des jours et des jours qu’elle est traquée par le village. Est-ce sa beauté, que l’on peut lui reprocher ? Diaboliquement magnifique, cette femme a été sculptée dans le marbre du Paradis. Elle n’est pas comme nous, un regard, et vous êtes séduits par cette malicieuse mais à la fois triste lueur dans ses yeux. N’importe quel homme peut envier le destin de l’heureux élu, qui a caressé cette peau somptueusement douce, qui a embrassé ses courbes maudites, ce délicieux pêché que l’on n’ose approcher. Depuis cinq nuits déjà, elle réside chez moi. Je la cache des villageois, qui en veulent à elle et au bébé qu’elle porte. Ils la traitent de « démon », de « monstre ». Ils disent qu’elle est l’enfant du Diable même. Qu’importe, je me damnerai pour cette femme. Je ne sais qui elle est, pourquoi elle est aussi craintive et fuyante, ni la raison pour laquelle elle est pourchassée, mais je pense m’être épris d’elle. Une si belle créature, faible et pourtant menacée. Si vous aviez été à ma place, vous l’auriez protégée aussi…

28 Décembre, 119ème jour. Extrait de journal.
Nous avons du fuir de notre village, en direction de Brighton. Le bébé va bientôt naître. Cassandre refuse encore de me dire qui est son père, et la raison pour laquelle elle est aussi détestée. Je pense avoir mis les pieds dans le plus grand pétrin que j’ai jamais connu, mais tant qu’elle est à mes côtés, je peux le surmonter. Elle consent à vivre à mes côtés, si nous atteignions Brighton avant qu’on ne nous retrouve. Cassandre commence à perdre des couleurs, je m’inquiète pour elle et l’enfant…

15 Janvier, Notes concernant les patients.
Je me retrouve ici, à écrire une aventure fort étrange qui vient de m’arriver, il y a quelques jours de cela. Une fort belle femme, et un homme de la quarantaine sont arrivés précipitamment à l’hôpital, haletant et le regard fuyant. Ils semblaient chercher du regard quelqu’un, ou peut-être quelque chose, qui sait ? La femme avait le visage tordu de douleur, je présumai que le bébé était en train d’arriver. Bon dieu, quelle femme. Fut-il permis de créer pareille beauté, cette femme tuera des hommes, si cela n’est déjà le cas. Mais ce n’était pas là le plus singulier, loin de là. Les guidant à une chambre non occupée, la femme s’allongea avec rudesse et douleur avant de s’égosiller au fur et à mesure que le sang s’écoulait de son bas-ventre. Une voix si cristalline, semblant se briser à chaque effort.. Toute la nuit durant, nous luttâmes pour faire naître l’enfant. Une fille. Une adorable fille, aux yeux d’écumes et au corps chétif. A peine eussé-je le temps de prendre le nouveau né dans mes bras, que la malheureuse femme trépassa. Ni moi, ni son –je présume- mari ne purent réagir. Elle s’éteignit doucement, silencieusement, comme si elle s’était endormie. Le brave homme retint alors ses larmes, prit son bébé entre ses mains rugueuses et gelées, avant de laisser couler un sanglot étouffé. Il me fixa alors, une lueur disparaissant progressivement dans ses yeux d’ébènes. Il s’adressa à moi dans les termes suivants :
« Docteur. Vous êtes un brave homme. Vous venez ce soir de sauver un enfant, de combler un père, et de laisser partir sans regret une mère. Toutefois.. J’ai une requête à vous faire. Il n’y a qu’à vous, que je peux m’en remettre. Accédez à la dernière requête d’un homme condamné. Je n’ai plus longtemps à vivre, ce corps a souffert de bien des maux, et ne tiendra guère plus longtemps sans ma tendre aimée. Je vous en supplie, docteur. »
Je décelai dans sa voix un ébranlement peu comparable à toutes personnes désespérées que j’eus croisé jusqu’ici. Cet homme était touchant. Atrocement humain, en réalité. Misérable, faible, éprouvé par les aléas de la vie –et sait-on combien ils sont nombreux- et attentionné. Il n’en fallait pas plus, pour émouvoir un homme de sciences tel que moi.
« Je vous écoute. », déclarai-je solennellement, en écho à son ton si sérieux.
« Elevez cette enfant. Je vous en conjure. C’est ce qu’il reste de ma vie, ce n’est pas mon sang, ni ma chair, mais cela reste ma fille. Élevez-la, aimez-la, à la place de nous, parents incapables de le faire. Choyez-la, apprenez-lui ce qu’est la vie, la joie, la tristesse, l’amour… »
En un geste lent, je tirai sur ma barbe, réfléchissant.
« J’accepte. Mais dites-moi une chose… Qui est le réel père de cette enfant ? Viendra le temps où elle se posera des questions, où elle voudra des réponses. Je peux l’aimer, mais je ne peux lui mentir. »
« Croyez-vous au surnaturel ? »
« Si vous pensez aux vampires et aux lycans, et bien.. Ma foi, je pense ne pas me tromper si je disais que votre femme en fait partie ? »
L’homme étouffa un soupir à mi-chemin entre le rire et l’exaspération. Peut-être que le naturel de ma réponse était absurde.
« Nous avons été poursuivis. Vous savez sûrement ce que l’argent est, aux lycans… La balle n’a pas touché le cœur, ni aucun organe vital, cependant.. C’est... »
« Un véritable poison. De plus, accoucher n’était certainement pas aisé. Cette enfant est donc ce que les gens appellent grossièrement un hybride ? »
« Vous prenez cela avec tant de décontraction, Docteur, je ne sais que dire… »
« En tant qu’homme de sciences, je me dois d’être ouvert à des théories pour le moins burlesque. Et vous ? Êtes-vous des leurs ? »
« Je suis un humain banal, Docteur. Je peux seulement vous dire que le père est un vampire, mais ma tendre ne m’a guère dit plus à son sujet. Cette enfant est maudite, hélas. »
« C’est un bien triste sort, mais que Dieu vous bénisse et que vous puissiez partir en paix, mon brave. Me direz-vous votre nom, que je puisse vous adresser une prière ? »
« Mon nom, mon bon monsieur, n’a pas d’importance. Mais si vous tenez à bénir le vieil homme que je deviens, appelez-moi Allen. »
Sur ces mots, l’homme, résigné, glissa le bambin dans mes bras et partit sans dire mot de plus. Je contemplai alors l’étrange destin que je venais d’acquérir, une vie condamnée et coupable de tous les pêchés, un simple enfant orphelin. Peut-être qu’en relisant ceci, un jour, je réaliserai l’absurdité de cet évènement. Toutefois, je sais que cette enfant est spéciale. De par son existence, « Leah » est un être aimé. Elle sera heureuse, je l’espère. Je ferai en sorte de mener à bien la tâche que ce couple malheureux m’a confié.



Article de journal local de Londres, 18 Août XXXX. Gros titre :
« L’UN DES PLUS GRAND MEDECINS DE LA VILLE EST MORT. »
« Aujourd’hui dans les rues de Londres, un malheureux incident vient d’ôter la vie du renommé Docteur Mooden. Alors qu’il traversait la rue à grande vitesse –selon les témoignages-, il a été percuté par une calèche. Le pauvre homme est mort sur le coup, ses organes vitaux broyés dû à l’impact virulent. Il laisse derrière une enfant âgée de 15 ans, qui va sûrement aller chez un parent proche. C’est aujourd’hui un jour de deuil, que d’avoir perdu un aussi brave et habile médecin. Ses collègues nous ont fait parts de leur impression, du ressenti du drame. Leurs témoignages peuvent être trouvés ci-dessous : … »


Elle froissa avec hâte le morceau de papier entre ses mains, en oubliant d’essuyer les larmes qui roulaient sur ses joues. Elle cria de désespoir, seule dans sa chambre, livrée face à elle-même. Leah était orpheline, elle venait de perdre son père. Elle tomba au sol, les poings tapant sur le parquet et repliée sur elle-même. Elle n’arrivait pas à stopper ses pleurs, et encore moins à retenir sa voix fatiguée. « Pourquoi ?! Pourquoi ?! » Son désespoir happa la beauté de son visage en une tristesse impalpable. Elle s’allongea sur le sol, lasse et éprouvée. Morphée vint doucement l’étreindre, maigre réconfort face à la cruauté du monde qu’elle affrontait. En ouvrant les yeux, sa vie allait changer.



« Si j’connais la mam’zelle Leah ? Oh ça oui, mon bon monsieur. La plus belle catin du quartier, ça oui monsieur. Si elle est disponible ? Ah non, navré. Tous les jours depuis cinq ans, le 18 Août, elle se rend sur la tombe d’son père. Triste histoire, ça oui. Y m’semble que l’brave homme est mort dans un accident. Elle a commencé à travailler peu d’temps après ça. Oui mon bon monsieur, à 14 ans. Quel âge elle a ? P’t’être bien 18 ans ; ce genre de jolie fille, on n’veut pas mettre de nombres sur leur visage. Ah bah tiens, la voilà qui entre. Mam’zelle Leah ! »
L’interpellée leva doucement la tête, relevant ses yeux légèrement rougis. Elle chercha du regard la voix masculine, lorsqu’elle reconnut un de ses clients réguliers.
« Oh, bonsoir. »
« L’sir ici présent te cherchait. »
« Puis-je vous être utile, messire ? »
L’homme resta coi, semblant perdu quelque part sur les traits de Leah. Un bref éclair traversa ses pupilles, et il se racla la gorge.
« Un de mes amis m’avaient parlés de vous, milady. Et il ne tarissait guère d’éloges quant à votre aspect physique. Je comprends dorénavant les raisons de son fantasme. Je ne suis qu’un humble client, qui aimerait partager votre couche un soir. »
« Oh. »
Sans dire mot de plus, ils passèrent une nuit ensemble. Une fois de plus, Leah succomba au plaisir charnel et aima l’homme qui la prenait dans ses bras. Le lendemain, elle retrouva un cadavre jonchant le sol, son sang coulant avec abondance de son abdomen. Elle porta sa main à la poitrine, expirant un souffle de braise. Sa langue savourait la texture pâteuse de l’hémoglobine, alors que ce dernier séchait sur les lèvres de la femme maudite. En un soupir, elle bredouilla un « encore.. » exaspéré. Ses crises, au fur et à mesure qu’elle vieillissait, était de plus en plus fréquente et virulente. Comment expliquer le sang desséché sur ses limbes de vêtements, ou même la disparition parfois soudaine des clients ? Un jour, le gérant du taudis lui avait dit ceci, et si ce n’était pour le choc subsistant quelque part au fond de son âme pourrie, Leah se serait inquiété de l’état de celui qui l’hébergeait jour et nuit : « Je ne te demanderai pas de compte à rendre, je ne dirai rien quant aux tâches que je retrouve sur tes draps, je n’irai pas voir la police, mais tout ceci, Leah, c’est bien parce que tu es le meilleur gagne-pain que j’ai jamais eue. Les rumeurs ne font qu’ajouter à ta clientèle, alors évite juste de recommencer. » C’était absurde. Peut-être même inhumain, se disait-elle parfois. Mais elle, l’enfant damnée, maudit, avait-elle le droit de juger la méchanceté et le machiavélisme des autres ? Le peu d’âme qu’elle portait dans ce corps défaillant lui criait de cesser tout avis, pour le danger et la douleur qu’elle pouvait se préserver de connaître, car on ne joue pas avec le feu.

Le temps lui-seul était bien assez cruel de par sa façon d’être.



Derrière l'écran:


    Pseudo : nevertheless
    Age:
    Comment t'es-tu retrouvé parmi nous?: Partenariats, top-sites.. J'vous zieutais depuis longteeeeeeeeemps Mode stalkeur, tahu.
    Des Remarques ou impressions? Ca doit faire plus d'un an, que j'hésite à m'inscrire sur ce magnifique forum. Maintenant que j'l'ai fait.. J'bave devant la qualité des RPs et des personnages. Duh.
    As-tu lu le règlement ? Sir, yes sir.
    Code du règlement : Validé par le Roi des Rois! ☼


Dernière édition par Leah A. Mooden le Dim 3 Fév - 13:35, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Leah Allen MOODEN » Nice to meet you, sir.   Ven 25 Jan - 23:02

Oh. Toi. Je t'aime.

Ton personnage... Mon dieu il me tarde d'en savoir davantage! *^* Et puis Eiri quoi... EIRI!
Je suis impatient de te découvrir, ma chère ~

Oh, j'en oublie mes manières! Je te souhaites la bienvenue en mon humble Royaume de France et j'espère que tu t'y plaira, ma foi ♫

Royalement,
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MessageSujet: Re: Leah Allen MOODEN » Nice to meet you, sir.   Sam 26 Jan - 14:34

C'est trop d'honneurs que de recevoir pareil attention, Majesté. Vous m'en voyez toutefois plus que ravie, et je salue humblement votre attention à mon égard !

Merci, en fait. 8D
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MessageSujet: Re: Leah Allen MOODEN » Nice to meet you, sir.   Dim 3 Fév - 13:36

Wazah, désolée du double-post. Pas bien, vilaine fille. Mais j'ai finiiiiiiiiiiiiii o/
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MessageSujet: Re: Leah Allen MOODEN » Nice to meet you, sir.   Dim 3 Fév - 14:39




Et bien, que dire?
Pour être tout a fais honnête, j'ai adoré, sinon dévoré ta splendide fiche. TU m'a fais voyagé et pendant le -trop- court instant ou je me suis perdu entre tes lignes, j'en ai zappé tout ce qui pouvait m'entourer. Ce fut très plaisant et j'avoue que j'adorerais pouvoir écrire aussi bien que toi, Leah! Tu a une plume somptueuse de laquelle je suis tombé sous le charme!

Je te valide avec grand plaisir dans le groupe des Habitants/Hybrides en tant que Citadine Parisienne ♥
En espérant que tu te plaise parmi nous, je te laisse maintenant voguer sur le forum au gré de tes envies ♫

Royalement,
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