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 Sous le vent. ||PV : Armand d'Abandourt

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Cielle Dawndream
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MessageSujet: Sous le vent. ||PV : Armand d'Abandourt   Mer 2 Jan - 10:57

Paris. Cielle y patrouillait à cause de la possible présence de vampires nouveau-nés. Des morts inexpliquées se produisaient sans cesse dans les rues de la capitale française et la police royale peinait à trouver des preuves et faisait du sur place concernant l’enquête. Ainsi, secrètement, la blafarde s’était rendue hors des murs de Notre-Dame en entendant cela, pour agir à son tour. Les disparitions subites ayant principalement lieux dans les quartiers bourgeois, ou se situaient quelques hôtels, la sorcière décida de prendre une chambre pour une nuit ou deux dans les alentours, afin d’être au cœur même du problème si le besoin s’en faisait sentir. Les propriétaires de l’auberge, des partisans de sa « conditions », acceptèrent même de laisser Hélios rentrer par la porte arrière du bâtiment afin de lui épargner la pluie. Il resterait ainsi dans la cave, à l’abri des intempéries de plus en plus fortes à l’extérieur.

Passons, Cielle remonta le couloir et les escaliers partant de la cave afin de remercier une nouvelle fois les propriétaires à l’accueil. Le rez-de-chaussée était vraiment très bien meublés, de jolis meubles cirés brillaient en reflétant la lumière des lustres dorés du plafond et les tapisseries semblaient, non, étaient de très belle qualités, preuves indéniables que cette auberge hébergeait régulièrement des Haut-Bourgeois et qu’ils recevaient en contrepartie une belle somme rondelette. Les présentations achevées, la maîtresse des lieux lui intima de la suivre dans les étages jusqu'à sa chambre. Là encore les couloirs parfaitement entretenu et le bois noirs des escaliers et des portes trahissait le lien que ces gens pouvaient avoir avec la Bourgeoisie car de simples aubergistes ne pourraient jamais meubler leur gagne-pain de la sorte. Il était tout de même agréable de pouvoir loger dans un tel endroit ainsi Cielle ne fit aucuns commentaires, se contentant de suivre sagement jusqu'à ce qu’on l’arrête devant une suite portant le numéro « 12 ». On lui remit une clef en argent et la maîtresse de maison disparut dans l’escalier adjacent au couloir sombre qui lui faisait face en leurs indiquant l’heure du dîner et l’extinction des feux. Bon, c’était parfait, la Nordique avait un peu de temps devant elle, puisqu’il était seulement midi.

La chambre tenait plus d’une véritable suite princière que de la petite chambre d’auberge. Décidément cet endroit recelait mille et une surprises. Il n’y avait qu’un lit mais il était évident qu’il pouvait accueillir au moins trois personnes. Au-dessus de ce meuble-ci se trouvait les armatures de la couche, couleurs rouges rehaussées de velours flamboyant. Il fallut l’admettre la fille d’Eve restât un instant figée comme une statue de faïence à la porte de la chambre. Elle n’arrivait pas à croire que cette chambre soit bien la sienne. Tant d’espace, ça frisait presque le ridicule par rapport à ceux dont elle avait besoin. Et puis, elle n’avait plus vraiment l’habitude de tout ça, qui plus est…

Se décidant enfin à rentrer à l’intérieur, la demoiselle posa ses effets personnels à côté du lit et se laissait tomber nonchalamment sur le matelas confortable à souhait. Un bras vint de poser au-dessus de ses yeux pour ne plus voir la lumière du jour et, alors qu’elle ne pensait à rien de particulier, elle s’endormie. Cielle fit un rêve étrange, où plutôt son rêve avait la forme d’un flash-back. Et une personne en particulier apparu dans son esprit : son ex-fiancé, le jeune et beau Marquis à qui elle aurait dû être promise. Pourquoi rêvait-elle de lui ? Mystère, elle n’en savait rien et puis après tout ce n’était qu’un rêve ! Elle se remémorait inconsciemment leurs première et dernière rencontre et figeât sur un moment clef, le moment où elle avait dansé pour la toute première fois avec lui. Mais le défilement de souvenirs repris bientôt son court et ce passage fut vite absorber dans les limbes de ses songes. Ses rêves continuèrent.

Ce fut le tintement lourd de la cloche de Notre-Dame, toute proche qui réveilla la jeune femme. Il était déjà bien tard et la nuit s’était faite maitresse du ciel de la ville il y a longtemps déjà. Engourdie, Cielle eu alors comme projet d’aller se dégourdir les jambes à l’extérieur. Arrivée dans le couloir, la demoiselle eu un léger frisson. Sans doute avait-il été provoqué par les rêves qu’elle avait faits et qui lui rappelait le notable. Pourquoi avait-elle rêvé de lui d’ailleurs ? Se tournant un instant vers la fenêtre du couloir elle observait son reflet dans la glace avant de fermer les yeux et de se laisser aller à un flash-back.
Citation :

Elle était là, dans sa belle robe de mousseline, se disant que d’ici peu, elle serait officiellement mariée à ce bel homme. Même si on ne lui avait pas laissé le choix, devant la glace de sa coiffeuse, elle s’observait sous tous les angles en souriant. Bien que nerveuse, elle n’en demeurait pas moins trépignante d’impatience. Mais ceci était une époque révolue à présent.

Rouvrant rapidement les paupières, Cielle chassa ses idées noires et entreprit de descendre à la cave après un bref passage au rez-de-chaussée dans le but d’aller chercher son loup pour une petite sortie. De toute façon si la famille de son ex-partenaire ne l’avait pas fait recherchée, c’était qu’ils ne devaient pas en avoir grand-chose à faire d’elle, tout compte fait. C’était difficile à admettre, mais il fallait bien se faire à l’idée. Après tout, elle n’avait jamais été qu’une fille de bourgeois. Les bons partis, bien meilleurs qu’elle, devait ans aucun doute pulluler à la Cour du Roi. C’était ainsi.

Une fois dans la cave la demoiselle dit à son loup de la suivre, il allait sortir par la porte de derrière de l’auberge, celle qui donnait sur la grande avenue piétonne. Seulement, Cielle irait marcher tandis qu’Hélios volerait fin de renseigner sa maitresse au cas où il repère quelques chose d’anormal. Il n’y avait plus âme qui vive nulle part aux alentours tant l’heure tardive était présente ici-bas. Tant mieux, cela facilitait grandement le travail du duo. Il s’envola en générant une bourrasque puissante de ses ailes immaculées, faisant valser les cheveux et les vêtements de sa maîtresse au passage. Attendant que voir entièrement son loup disparaitre dans la nuit, Cielle débuta sa marche nocturne, inconsciente des dangers qui l’attendaient sournoisement.
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MessageSujet: Re: Sous le vent. ||PV : Armand d'Abandourt   Lun 14 Jan - 12:13

Il portait dans ses yeux la force de son cœur.
Dans Paris son désert vivant sans feu ni lieux,
Aussi fort qu'une bête, aussi libre qu'un Dieu.
Charles BAUDELAIRE

Les toits de Paris étaient son domaine cette nuit là. Alors que les badaud dormaient et que les travailleur rentraient, ivre mort de leurs excès journalier, Armand lui courrait. Volant de toit en toit comme le spectre de cette ville. Paris la magnifique ne l'avait jamais été pour lui. Paris la belle n'avait toujours été qu'un bossu dans le cœur du jeune anglais. La seule raison pour lui d'apprécier cette ville était qu'elle était la capitale internationale du vice. Aucun lieu au monde n'était plus putride que Paris, plus souillée, plus lamentable. Et dans cette obscurité immonde naissait des créatures démoniaques. Des choses si fortes qu'elles vivaient là depuis des millénaires sans jamais s'être fait reconnaître. Des créatures d'une puissance qu'elle excitait Armand au point de lui faire oublier tout ces gens misérables qu'il côtoyait. Les vampires et les Lycans étaient pour lui un cadeau divin. Un cadeau que lui offrait le roi de France. C'était d'ailleurs la seule raison pour laquelle l'ancien britannique n'avait pas rompu son contrat avec le monarque. Après tout il était d'abord entré sous ses ordres pour mieux le tuer. Qui y avait-il de plus délicieux à combattre qu'un monarque ? Combattre une puissance divine incarnée en homme semblait ce qu'il y avait de mieux pour un sadique comme Armand. Et pourtant... cela n'avait plus d'importance depuis l'arriver des créatures de la nuit dans sa vie.

En ce soir d'hivers sous une lune très éclairée c'est ce qu'il était venu cherché, le sang de ses erreurs de la nature. Le roi ne lui avait plus rien assignée depuis un bout de temps, et la veille, alors qu'il s’apprêtait à traquer des humains en représailles, Charles de France l'avait enfin appeler pour une mission. Des crimes sanglant souillait la beauté de Paris. Armand cracha en se remémorant les paroles du roi. Ce petit monarque semblait aimé Paris, malgré tout ce qu'il en savait. Malgré la débauche des nobles, les vices des bourgeois et la misère des pauvres. Armand était devenu en quelque sorte le protecteur de cette ville souillée. La milice s'occupait dans l'ombre de faire disparaître tout ce qui était gênant, et de vider peu à peu toute la population vampires et lycans de la ville. Le milicien malgré son dégoût pour la population de Paris oeuvrait à cette tâche avec joyeuseté.

Armand se posa sur le toit de la plus haute battisse de Paris, enfin la deuxième plus grande, la Cathédrale de Paris lui étant interdite par le roi pour on ne sait quel raison. Un genou sur les tuiles, pencher vers la rue ne dessous de lui, il regardait les derniers hommes ivres rentrés chez eux. Tout était maintenant calme à Paris. La ville qui ne dormait jamais, roupillait pourtant beaucoup. Les yeux du miliciens brillaient sous l'éclat de l'astre lunaire. Son sourire luisait lui aussi d'un blanc à en faire pâlir les vampires et leurs dentitions parfaites. Concentré sur tout le quartier Armand humait l'air hivernal pour repérer un quelconque signe de vie. Il concentrait son ouïe pour entendre tout ce qui se passait. En dessous de lui un homme ronflait dans sa chambre pendant que sa femme faisait des choses inavouables. Mais ce petit détail fut très vite dissipé dans l'esprit du chasseur par un bruit quasi inaudible de pas. Quelqu'un marchait sur les pavés, un pas très fin, sûrement féminin. Qu'est-ce qu'une femme aurait bien pu faire dans ces ruelles malfamées à une heure pareille ? Elle ne devait clairement pas être humaine...

Armand ce laissa choir sur le balcon de l'étage du dessous puis sauta agilement sur des tonneaux deux étages plus bas. Son pas pressé ne fit que peu de bruit, et avec son agilité naturelle il grimpa très rapidement sur le bâtiment d'en face. Il recommença sa course, sautant de maison en maison au dessus des petites ruelles de Paris. Son ombre apparaissait et disparaissait en une fraction de seconde dans ces rues, comme un fantôme hantant ces lieux. Le bruit de pas se rapprochait au fur et à mesure qu'il gravissait des palissades. Il se retrouva rapidement parallèle à sa cibles, quelques mètres derrière elle. Son pas leste ne faisait quasiment aucun bruit, habitude qu'il avait prit pour ne pas être repérer par les lycans. Ses pupilles vertes s'enflammaient, la chasse était un de ses passes temps favoris. Traquer quelqu'un était si stimulant. Le plus drôle était quand la personne s’apercevait qu'elle était suivit et s'enfuyait en perdant son sang froid. Le milicien sortit son poignard et passa un coup de langue sur celui-ci en ricanant.

Trois pas furent suffisant à l'homme pour se positionner à la hauteur de la demoiselle. Il était à un coin de rue, attendant patiemment quelle choisisse la direction qu'elle prendrait pour recommencer à la suivre à distance. Cette traque était ennuyeuse, elle semblait bien banale cette femme. Et elle ne ressemblait pas à une créature en chasse, quelque chose le tracassait. Il sentait une deuxième présence, mais n'avait toujours pas repérer cette chose. Pourtant il en était sûr, la chose qu'il sentait savait où il était. Ce pourrait-il que ce soit lui qui soit chasser ? Armand fit la moue, était-ce possible qu'il soit la cible ? Cela expliquerait la démarche hasardeuse de la demoiselle qui servait d’appât et faisait semblant de n'être rien de plus qu'une demoiselle perdue. Ce n'était pourtant pas l'habitude des vampires de faire des traques à plusieurs, surtout contre des humains. Et les lycans n'auraient jamais élaboré de plans aussi compliqués. Même quand ils chassaient en meutes leur stratégie était toujours la même , traquer, encercler, manger...
Cette situation était vraiment bizarre, restant à quelques mètres de la cible Armand marchait sur les toits, restant hors de porté du regard de la femme, le couteau dans la main, prêt à sauter sur la femme si quelque chose se passait. Lycan ou vampire, qu'importait avec l'effet de surprise il ne lui faudrait qu'une seconde pour décapiter la demoiselle, pas le temps pour une transformation, à peine assez pour permettre à un vampire d'esquiver. Tout ce passerait sans bavure.
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Cielle Dawndream
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MessageSujet: Re: Sous le vent. ||PV : Armand d'Abandourt   Sam 19 Jan - 20:30

" C'est l'indifférence d'autrui qui fait que l'on s'attarde parfois trop sur notre propre personne"
- Anonyme

Alors qu’elle continuait d’avancer toujours plus dans les ruelles de Paris, s’enfonçant davantage dans ce miasme loin d’être inoffensif pour sa sécurité, Cielle ressentait le froid s’abattre sur son derme. Etrange, il ne lui avait semblé être en pleine saison fraiche. Pourtant, les frissons que son corps tout entier véhiculait ne pouvait trahir son état, aussi, elle frictionnât elle-même ses deux bras l’un contre l’autre, dans l’espoir de se réchauffer un peu. Mais un mauvais pressentiment la pris également à la gorge, cette fois.

Il y avait quelque chose. Et pas n’importe quoi, un danger. Ça, son instinct le lui avait clairement murmuré.

Toutefois, se sachant assez influençable de nature et sujette à la paranoïa – surtout depuis les récents évènements qui lui sont arrivés – la sorcière préféra mettre ses ressentit de côté, pour le moment. Certes, elle n’était pas dans le milieu le mieux famé des environs, mais tout de même ! Il ne fallait pas laisser la peur prendre place au creux de son esprit, c’aurait été partir en s’handicapant soi-même. La peur n’est pas réelle.

Elle ne l’a jamais été. Cette chose n’est jamais qu’un produit issu de l’imaginaire humain. Hors, Cielle n’était plus humaine. Plus à ses yeux. Elle était devenue l’instrument de Dieu et rien d’autre, le fruit d’une jonction entre chair et légende. Par conséquent, elle ne pouvait plus de permettre d’avoir « peur ». Il lui fallait reléguer tout ceci au plus profond d’elle-même et être forte, pour changer. Car c’est sa faiblesse qui l’avait conduit jusqu’à la situation qu’elle se doit d’endurer maintenant.

Sa foi et son dévouement envers le Seigneur tout puissant ainsi que sa nation la France devait la poussé à ne pas tomber dans les griffes immondes et souillées de la médiocrité. Ou, tout du moins, plus qu’elle ne l’était déjà. Soupirant, la française continuait son avancée dans les faubourg, se persuadant comme elle le pouvait que tout allait bien, malgré les circonstances.

Son attention fut alors captée par ses jambes, laissées presque entièrement à nue pour plus de praticité. En plus de son « travail » à l’église de Notre-Dame de Paris, Cielle s’était trouvé en la couture une occupation qui l’empêchait, tout du long qu’elle était en plein travail, de se remémorer les sombres épisodes de sa vie.

Aussi, secrètement – et elle espérait que ses autres compatriotes ne le découvre pas – elle se fonctionnait moult tenues, plus extravagantes les unes que les autres. Elle laissait ainsi s’exprimer ses instincts créatifs et se perdait presque corps et âme dans cette passionnante activité. En revanche, elle n’avait pas pensé à la « décence » de la tenue qu’elle portait aujourd’hui. Rougissante, elle s’arrêta un instant en se rendant compte de ce pêché. Elle était seulement un peu plus vêtue qu’une fille de joie ! Seigneur Dieu ! Comment avait-elle put omettre un « détail » de ce genre ? Se maudissant mentalement, la jeune femme remerciât tout de même le ciel de lui avoir fait enfiler une longue cape dans les tons sombres ; ainsi, son dos et l’entièreté de ses jambes arrières étaient protégés du regard du monde. Le problème venait de devant, pour tout dire. Son juste-corps glissait sur son derme jusqu’au-dessus des cuisses, et une petite paire de chaussures venait compléter cet ensemble, en montant presque jusqu’aux genoux. Soudainement, elle s’étonnât que personne ne lui ai rien dit quant à son étrange habit.

Cielle se promit de se changer dès que possible et de ne plus reporter pareille chose avant bien longtemps ! Quelle honte, mais quelle honte ! Elle qui n’avait plus jamais osé montrer son corps depuis sa rencontre adolescente avec le jeune homme venue du Nord, la voici qui s’exhibait en plein Paris et en pleine nuit ! Ses parents se retourneraient à coup sûr dans leurs tombes respectives s’ils voyaient ça !

Une larme roula sur les joues de la demoiselle qui vit alors les visages de son père et de sa mère lui apparaitre, bien malgré elle. Non, elle devait s’empêcher de ruminer le passé, elle ne pourrait rien y changer de toute manière. Secouant la tête, la fille d’Eve veillât à ce que sa capuche tienne bien en place pour que l’on ne distingue pas ses cheveux blancs. De jour, lorsqu’une mèche dépassait de son aube de nonne ont la regardait de travers, mais de nuit… Avec tous les prédateurs, humains comme surnaturels qui rodaient ici, c’aurait été se suicider, purement et simplement.

Serrant fortement les poings, Cielle augmenta le rythme de sa marche, réduisant de beaucoup l’espace entre chacun de ses pas qui résonnait sur les pavés humides de la Capitale. Tout était calme. Beaucoup trop calme. Et voici que la jeune femme sentie de nouveau son sang se glacé dans ses veines. Et encore, elle manquât de faire un arrêt cardiaque en entendant la voix d’Hélios résonner aux confins de sa cervelle.
    « Maîtresse ?
    -Hélios ! Imbécile tu m’a fait peur ! lui répondit-elle, en télépathie parfaite.
    -Veuillez m’en excusez.
    -Que se passe-t-il ?
    -Un inconnu vous suit depuis tout à l’heure.
    -Comment ?
    -Oui, il semble expérimenté en matière de meurtre. Il empeste le sang et l’humain.
    -C’est un criminel alors, nul besoin de s’inquiéter de lui ; nous chassons le vampire ce soir ne l’oublie pas.
    -Je ne suis pas certain qu’il ne soit pas aussi dangereux que ces derniers, Maîtresse.
    -Vraiment ?
    -Oui.
    -
    -Souhaitez-vous que je l’interpelle ?
    -Non Hélios, ça ira, je vais essayer de me débrouiller seule, inutile d’intervenir pour l’instant.
    -D’accord. »
Puis, la Dawndream s’était arrêté en pleine rue, juste avant un carrefour de ruelles. Se disant que peut-être, l’humain en question accepterait de l’escorter – sans qu’elle ne lui révèle rien de sa mission – afin qu’elle ne reste pas trop seule non plus, elle se décidât alors a parler, sans pour autant se retourner ;
    « Qui est là ? »
Cielle fondait bien trop d’espoir sur l’empathie que pouvait avoir ses anciens semblables pour leurs prochains. Pensez une seule seconde que quiconque accepterait de l’aider en ce soir de plus en plus brumeux, c’était s’illusionner de beaux mensonges. Mais elle était ainsi, confiante envers le monde, idéaliste, optimiste et surtout… oh oui surtout… incapable de discerner le bien du mal lorsqu’il s’agissait d’un être plus ou moins humain. Elle avait encore beaucoup à apprendre de la vie. Bien plus qu’elle ne le pensait.
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MessageSujet: Re: Sous le vent. ||PV : Armand d'Abandourt   Jeu 24 Jan - 16:55

Accroupi sur le rebord de la toiture Armand ressemblait à une félin. Sa tête penché au dessus du vide lui permettait de voir la femme dans la ruelle sombre. Le vent soufflait sur les toits, ce n'était pas le meilleur soir pour jouer au ramoneur et se balader sur des ardoises. Les yeux du milicien brûlaient d'excitation. La chasse c'était vraiment quelque chose d'agréable. Si il n'avait pas été à la solde du roi de France l'ancien anglais serait sûrement un criminel. Un de ces êtres hantant les rues, et qui malgré leur humanité ne ressemblait en rien au reste de la population. Ces êtres qui étaient soient des coquilles vides, où des hommes amoureux de la vie au charisme flamboyant.

Armand ce rappelait qu'un jour il avait ainsi croisé un peintre aimé de beaucoup, un homme fort charmant pour la plupart des gens. Pourtant ses toiles criantes de vérités et représentant des vanités n'étaient qu'une facette de ce personnage. Un homme amoureux de son art au point de faire le pêcher suprême pour s'approcher de la perfection. Le nombre de cadavre entassé à l'arrière de son atelier avait réussit à faire tomber dans les pommes les soldats du roi. Enfin, Armand n'était pas ce genre de criminel. Il n'était même pas considéré comme criminel en France, c'était un brave milicien qui faisait son travail à merveille. Un travail qui l'avait mené ici de soir là.

La demoiselle du dessous c'était arrêtée, elle attendait. Armand n'était pourtant pas trahis d'après lui. Ces pas avaient été des plus silencieux, le vent était face à lui pour ne pas être découvert. A aucun moment son nombre n'avait atteint le sol ni même les parois verticales des bâtiments. Rien n'avait été laissé au hasard. Et pourtant, les paroles de la femme eurent vite fait d'enlever toute illusion au chasseur. En ce soir d'hivers il avait été repérer par une femme qui semblait tout à fait banale vu du haut de la toiture...

Armand coinça son poignard dans la ceinture derrière son dos, et de sa gestuelle agile descendit en quelques mouvement le mûr du bâtiments de 3 étages. Lorsqu'il atterrit sur le sol ses talon firent un petit « clap » qui résonna tout le long de la rue en plusieurs écho de plus en plus silencieux. Le sourire sadique sur ses lèvres faisaient maintenant place à un air mécontent et un peu effrayant. Cela l'énervait de s'être fait avoir. Lorsqu'il jeta un regard à la femme qu'il suivait depuis quelques minutes déjà il ne pu s'empêcher de pester.

« Tsss et fallait que je tombe sur une catin en plus ! »

Les détails qu'il pouvait voir au travers de la cape qu'elle portait ne pouvait le tromper. Lui qui avait ces habitudes avec ce genre de femme les reconnaissait entre mille. Il faut dire qu'elles étaient les seuls du royaume à s'exhiber de la sorte. Cela ne gênait pas Armand en soit, c'était assez bête de ne pas montrer au monde ce que Dieu faisait de mieux. Enfin, le fait que cette femme soit une prostituée l'éloignait encore plus de l'archétype du vampire. Armand avait déjà vu des vampires proxénète, mais le milieu était tellement rude et les rumeurs rapide, qu'il était assez difficile de faire disparaître les clients sans que quelqu'un le remarque... Seul les courtisanes de luxe du palais étaient assez protéger pour pouvoir faire ce genre de chose. De plus les vampires pour la plupart aimaient le bon sang, le sang de noble. Malgré que la populace soit elle aussi touchée par les attaques des créatures de la nuit, celle-ci préféraient faire l'impasse sur plusieurs repas et faire un festin avec des victimes qui ont du goût. Malgré toute cette connaissance Armand préférait poser une dernière question pour s'assurer qu'elle fut vraiment humaine et sans lien avec son monde.

«  Vous êtes de quelle espèce ? »

Cette question sonnait faux pour la plupart des gens. Seul ceux connaissant la vérité pouvaient comprendre la question. Et même si il était aisé de mentir Armand avait les yeux fixé sur la demoiselle. Tout changement de comportement qu'il trouverait suspect serait une raison de sortir son poignard de son dos et de trancher une gorge. Le roi accepterait sûrement cette bavure du moment que le milicien lui donne la tête du vampire. D'un autre côté laisser la femme en vie si elle n'avait rien à se reprocher était une bonne chose. Même si les vampires avaient des goûts de luxe, celui qu'il traquait était surtout un vampire affamé se cachant dans la population qui tuait sans différenciation. Et pour ce genre de créature une catin était un met recommandé. Surtout si elle avait pour seule escorte un homme que Armand qui passait aisément pour un simple client... Être l’appât n'était pas dans ces habitudes, mais ça avait quelque chose de passionnant. Un petit instant seulement passa après sa question, mais le milicien était impatient, et il ne pu s'empêcher de parler d'une voix autoritaire et insolente.

« Répond femme de joie ! »
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MessageSujet: Re: Sous le vent. ||PV : Armand d'Abandourt   Mar 12 Fév - 11:47

Finalement, peut-être aurait-il mieux valu qu’elle ne s’entête pas autant et qu’elle laisse Hélios intervenir comme bon lui semblait. Sa persévérance lui paraissait avoir été une très mauvaise idée, en définitive. Elle ne pouvait que s’en mordre les doigts, maintenant qu’elle était face à un individu qu’elle n’aurait su identifier comme dangereux ou non. La sorcière se retournât et aperçu alors la silhouette de cette âme qui, d’après les dires de son loup, la suivait depuis un petit moment maintenant. Le moins que l’on pouvait dire, c’était qu’il avait l’air dangereux, peut-être même autant qu’un lycan ou un vampire. Mais avait-il des objectifs différents, cela dit ? Peut-être qu’il ne s’agissait tout simplement que d’un fou souhaitant se donner en spectacle de rue dès lors que le soleil était caché sous la voute de l’horizon. Peut-être qu’il voulait la posséder avant de l’abattre. Peut-être qu’il était une chose encore plus effroyable que les créatures que la nonne était censée exterminer. Peut-être…

Tant de choses qui lui traversaient l’esprit, c’en était presque une torture. Elle se sentait extrêmement mal à l’aise, pour tout dire. L’aura que dégageait cet individu n’avait absolument rien pour la rassurer, quand bien même son loup demeurait tout proche, son instinct de biche apeurée reprenait le dessus. Et maintenant, elle s’interrogeait de nouveau sur la crédibilité des choix du Seigneur tout puissant. Pourquoi avoir fait d’elle une fille d’Eve alors qu’elle n’avait ni le physique ni même le caractère ou le probable courage pour remplir une telle tâche ? Non content de la frustrer, cela lui donnait l’impression d’être encore plus faible qu’elle ne l’était déjà. Autant dire qu’elle haïssait ce sentiment de toutes ses hypothétiques forces.

Elle écouta attentivement l’homme l’interroger, à distance raisonnable. De quelle espèce était-il ? Il se moquait donc ? Comment et surtout pourquoi lui demandait-il ce genre d’information ? Quelque chose lui sifflât qu’il n’était finalement peut-être pas comme la majorité des êtres peuplant Paris. Elle faillit sourire en se disant que, peut-être, tous les deux luttaient dans le même but, mais la phrase assassine qui sortit de la bouche de l’indigent eut tôt fait de la faire virer à l’écarlate, la vexant au moins autant qu’elle ne la gênait profondément. D’ailleurs, elle eut un peu de mal à formuler une réponse claire et concise ;
    « J-Je…Je ne v…vous permet pas, malotru ! Je…. Je suis une fille de Bourgeois et une nonne de la Sainte Église ! »
Son visage prit une teinte cramoisie alors tandis que son cœur manquât un battement qui la fit sursauter. Elle enchainât, sur un ton un peu plus effacé :
    « Ce….Ce n’est pas de ma faute si ma… ma condition m’oblige à être…. Légèrement vêtue…. Je n’aime pas ça moi ! » Tentât-elle de se défendre, sans grande crédibilité, toutefois.
Détournant le regard, elle se mit à regarder le sol tout en essayant frénétiquement de baissant davantage le morceau de tissu qui descendait jusque sur ses cuisses, dans une vaine tentative puisque de toute évidence, le vêtement n’allait pas être rendu élastique ainsi. Seigneur, ce qu’elle était gênée, mais gênée !
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